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30 ans après la terrible tempête des 15 & 16 octobre 1987

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Article publié le 13/10/2017

Parmi les plus puissantes tempêtes ayant touché la France métropolitaine en octobre, on peut citer celles du 25 octobre 1859, du 6 octobre 1961, du 4 octobre 1984 ("Hortense"), du 30 octobre 2000 ("Oratia"), du 27 octobre 2002 ("Jeannett"), du 3 octobre 2006 ("Renate") et du 28 octobre 2012. Mais la plus terrible reste à ce jour celle des 15 et 16 octobre 1987, il y a maintenant 30 ans.





Une dépression s'est très rapidement creusée en progressant vers la Bretagne le 15 (952 hPa à Quimper). Les vents soufflèrent en tempête dès le début de soirée sur la Gironde, la Charente-Maritime et les Pays de la Loire (144 km/h sur l'Ile d'Yeu et la Pointe de Chassiron). Ils atteignirent des valeurs exceptionnelles durant la nuit en Bretagne (176 km/h sur la Pointe de Penmarch, 216 km/h sur la Pointe du Raz) puis en Normandie où la station météo à la Pointe-de-la-Hague a été arrachée. L’enregistreur est arrivé en butée au sémaphore de la Pointe du Roc à Granville (soit 216 km/h) et le sodar de la station de Jobourg (176 m alt) a enregistré 242 km/h. Le Nord-Pas de Calais (166 km/h à Boulogne-sur-Mer) fut également très secoué tandis que les rafales se révélèrent moindres en Ile de France (119 km/h à Roissy) et en Picardie (119 km/h à Beauvais).



Malgré un faible coefficient de marée limitant les effets dévastateurs, le bilan fut particulièrement lourd : 15 morts, des dégâts estimés à 23 milliards de francs, 1 250 000 abonnés privés d'électricité, le quart des forêts bretonnes détruit. Plusieurs clochers d’église sont tombés dont celui de Concarneau (l’église sera fermée puis finalement détruite quelques années plus tard). Sur les bords de mer, de nombreux bateaux ont coulé ou se sont échoués.


Quimper au lendemain de la tempête - 16 octobre 1987 - Météo Villes

La Grande-Bretagne a été touchée encore plus durement que la France, par les vents violents mais aussi par des pluies diluviennes. Les Britanniques considèrent cette tempête comme la plus violente depuis celle de novembre 1703 (>>, >>).


Londres au lendemain de la tempête - 16 octobre 1987 - Daily Mail

Les dommages causés par cette tempête furent équivalents à ceux d’un ouragan, ce qui lui a valu le nom d’ouragan de 1987 par les médias français (the great storm of 1987 au Royaume-Uni).

Une de Ouest-France, au lendemain de la tempête - Météo Villes

Le fait que cette tempête fut mal prévue et que des avertissements ne furent pas émis à temps conduisit à un réexamen des pratiques de Météo-France et du Met Office. L'amélioration du réseau de stations et de bouées météorologiques ainsi que le travail sur les modèles de prévision numérique a permis, 5 ans plus tard, de prévoir la tempête "Daria" correctement.

Retrouvez cet évènement et bien d'autres sur notre chronique et notre almanach.


 

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