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39 / 45 : La météo au service de la guerre

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Article publié le 08/05/2013

Les belligérants de 14 / 18 s’en étaient déjà rendu compte : la maîtrise des observations météorologiques est un atout stratégique de taille en temps de guerre. En effet, si une bonne visibilité s’avère indispensable pour certaines opérations (les reconnaissances photographiques ou les bombardements par exemple), un temps bouché est au contraire favorable aux mouvements secrets des navires ou autres convois. Il prémunit aussi des attaques aériennes de l’ennemi.

Ainsi, durant la seconde guerre mondiale, côté Allemand, chaque armée possédait son service de prévision météo. Les données étaient codées et transmises par onde radio. Les réseaux météo des pays occupés n’étaient jamais détruits, mais, au contraire, réquisitionnés. En France, une partie des équipements les plus pointus put néanmoins être transférée vers les colonies d’Afrique du Nord (essentiellement au Maroc) avant que l’Office National Météorologique ne soit occupée à la mi-juin 1940. Plus au sud, en zone dite « libre », le Centre Départemental de Lyon Bron fut improvisé comme nouvel office national du régime de Vichy. Il n’avait, lui aussi, d’autre choix que de renseigner l’ennemi. 
 
Malgré cette mainmise des Allemands, les Alliés gardèrent un avantage dans le domaine de la météorologie. En effet, l’Europe étant d’abord et avant tout influencer par des perturbations en provenance de l’Atlantique, les réseaux de mesure des britanniques et des américains primaient, d’autant que ces derniers les renforcèrent rapidement en multipliant les navires météorologiques et les vols météo. 

 
Les Allemands firent de même sur les territoires occupés les plus stratégiques, notamment la Norvège et le Spitzberg. Ils déployèrent des réseaux de stations météo au sol, des vols et des navires météo. Ces derniers furent néanmoins souvent repérés et coulés par les Alliés (trahis par les messages radio qu’ils émettaient) et, de fait, jamais l’occupant n’eut la maîtrise du ciel (météorologiquement parlant).
 
Les Alliés bénéficièrent d’un autre atout de taille. Ils furent les premiers à maîtriser la technologie du radar, leur permettant de détecter les bombardiers allemands. Les premiers radars n'étaient donc pas voués à la météorologie. Au contraire, leurs utilisateurs se plaignaient des échos parasites par mauvais temps. Néanmoins, sitôt la guerre finie, des chercheurs américains et canadiens adaptèrent l’outil pour lui permettre de détecter au mieux les météores. En France, les premiers radars météorologiques seront installés à Trappes en 1949, puis Lyon-Bron en 1959.

 
Ainsi, on pourrait écrire iniquement qu’après avoir favorisé l’émergence de la météorologie aérienne en 14 / 18, la seconde guerre mondiale de 39 / 45 favorisa l’avènement d’un des outils majeurs de la météorologie moderne. 
 
L’armistice du 8 mai 1945 mit fin à 6 ans de guerre après 70 millions de morts (dont 45 millions de civils) et, pour les survivants, un traumatisme éternel. 
 

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