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Selon le GIEC, le changement climatique est plus grave que prévu

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Article publié le 25/09/2019

Toute la cryosphère est menacée

La cryosphère représente l'ensemble des zones gelées de notre planète: glaciers, calottes polaires, banquise, permafrost...

 

Régions polaires

Les calottes polaires, situées sur les terres les plus froides et inhospitalières de la planète fondent pourtant à toute vitesse. Durant les deux dernières décennies, la fonte de la calotte Antarctique a triplé et celle du Groenland a plus que triplé.

2019 a connu des surfaces de fonte exceptionnelles au Groenland, restant largement au-dessus des normes presque tout l'été. Seul 2012 passe significativement devant. La carte représente le nombre de jours où une fonte a été observée (au 23 septembre).

 

Glaciers

Pour de nombreuses populations, la destruction de la cryosphère engendre un risque direct pour leur survie. Par exemple, en Himalaya, les glaciers sont la seule source d'eau durable et les grands fleuves d'Asie y prennent source, leur fonte totale menaçant dès lors des centaines de millions de personnes.

Les glaciers d’Europe, d’Afrique de l’Est, des Andes tropicales et d’Indonésie pourraient perdre 80 % de leur masse actuelle d’ici à 2100 selon le pire scénario jusqu'à présent considéré (+4.8°C à la fin du siècle), et reconsidéré à +7°C à présent par une étude française récente >>

De par ses caractéristiques, le glacier est une garantie de ressource en eau durant les périodes de sécheresse (qui durent 6 mois dans ces régions, par régime de mousson). Leur disparition entrainnerait une baisse significative voire un assèchement des grands fleuves asiatiques en saison sèche. Infographie i.pinimg

 

Permafrost

Du côté du permafrost, la majorité des infrastructures du Grand Nord Américain ou Russe sont construites dessus. Leur fonte entraîne un affaissement des sols et une destruction de toutes les constructions comme les maisons, les industries, les routes ou les oléoducs/gazoducs. Pire, ces sols contiennent d'énormes quantités de méthane, un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, qui se retrouve libéré à la fonte.

Dégâts sur un bâtiment militaire russe dû à la fonte et à la déformation du permafrost. Image> Vladimir Romanovskiy - Université d'Alaska Fairbanks

 

En France...

A l'échelle de a France, ces deux aléas sont également à redouter car la fonte des neiges éternelles et des glaciers dans les Alpes mettra toute l'hydrologie qui en dépend en incapacité de lutter contre les périodes de sécheresse. De plus, le permafrost se comporte comme le "ciment des montagnes" au-delà de 3500 à 3600m environ. Sa fonte entraine leur déstabilisation et leur destruction.

Eboulement de la face Ouest des Drus, dans le massif du Mont-Blanc en France par Jean Francois Hagenmuller à retrouver ici >>

 

 

 

Les océans, un voisin des plus menaçants

Pire que l'altération de la cryosphère qui ne concerne qu'une petite partie du monde, celle des océans est bien plus inquiétante. En effet, les océans couvrent 71% de la surface du Monde et régissent 80% du climat sur Terre.

 

Acidification des océans

Selon le rapport, les océans ont également absorbé 80% des émissions anthropiques de dioxyde de carbone. En étant en contact avec l'eau, cet dioxyde de carbone se transforme en acide carbonique selon une réaction simple et rapide (CO2 + H2O → H2CO3) conduisant à une acidification tout aussi rapide des océans et mers du monde entier. Les organismes des océans sont à la base d'immenses chaînes alimentaire, d'une source de nourriture abondante (82 millions de tonnes de pêche annuelle sur les seules eaux océaniques et maritimes sauvages) et de plus de 80% de l'oxygène relâché dans l'atmosphère. Tout cet équilibre est au bord d'un cercle d'emballement destructeur et irréversible de la biosphère benthique et pélagique notamment par la dissolution des coquilles, présente chez le plancton.

Variations du PH  océanique entre 1700 et 1990, le bassin Atlantique Nord, sujet aux tempêtes est le plus concerné. L'anneau autour de l'Antarctique est sans doutes dû au brassage très intense des eaux au niveau des Quarantièmes Rugissants, dissolvant dès lors plus de CO2 que des eaux calmes. A aucun endroit sur Terre, la variation n'est neutre ou positive.

 

Hausse du niveau des mers

Si les océans s'acidifient et risquent d'engendrer une destruction de la biosphère marine, ils menacent aussi directement les terres et notamment de nombreuses plaines alluviales, deltas et zones insulaires de basse altitude qui pourront se retrouver submergées avant la fin du siècle. En effet, selon le rapport, environ 10% de l'Humanité (680 millions actuellement, 750 millions à la prochaine décennie) habitent dans ces zones dont de très grandes et importantes villes comme New-York ou Bangkok.

Des mesures urgentes de préservation (digues) ou de déplacement de population doivent dores-et déjà être prises. En effet, ces zones sont situées en général entre 0 et 2m d'altitude alors que les océans ont pris 15cm au siècle dernier et que leur augmentation est 2,5fois plus élevée à présent, nous menant à une fourchette située à près de 60cm à la fin de notre siècle.

 

Bangkok, prise d'une crise de construction anarchique, s'enfonce... Déjà située au niveau de la mer, la ville fait face à un double problème avec la montée des eaux. Image REUTERS/Athit Perawongmetha pour RFI

 

Influence climatique

Les océans ont une formidable capacité d'absorption de la chaleur. A eux-seuls, ils absorbent 90% de la chaleur en trop, liée à l'effet de serre anthropique. Malheureusement, cette chaleur emmagasinée n'est pas stockée et reste instable. Ainsi, progressivement, la part réémise augmente. Même si nous diminuons drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès aujourd'hui, le planète mettra déjà entre 1000 et 4000ans pour se rétablir aux températures d'un niveau préindustriel. Le Réchauffement peut être ralenti, mais pas inversé pour les prochaines décennies. Malheureusement, le GIEC prévoit que les océans aspireront 2 à 4 fois plus chaleur d'ici 2100, dans les scénarios optimistes!

Si les pôles sont actuellement les zones qui se réchauffent le plus vite, ce sont aussi les zones où l'océan capte le plus de chaleur une fois libre de glace. Cette chaleur est réémise vers l'atmosphère au niveau des latitudes tropicales et équatoriales ainsi que de l'Europe via le Gulf Stream. Ces zones connaitraient donc un accroissement des températures plus lent mais aussi beaucoup plus long que les zones polaires. Si la hausse se stabilise un jour aux pôles, elle se poursuivra durant plusieurs siècles aux latitudes intertropicales et en Europe de l'Ouest. >>

 

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