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> Une forte canicule va s’installer cette semaine, avec un pic envisagé ce jeudi, et nous sommes désormais placés en vigilance orange (valable dès demain 06h). Le record de chaleur absolu (tous mois confondus) sur la station de Paris-Montsouris est en très grand danger puisque nous pourrions atteindre les 41 voire 42°C lors de ce pic (le seuil des 40°C a été atteint une seule fois seulement dans l’histoire à Paris depuis le début des relevés en 1872 : le 28/07/1947 avec 40.4°C. Consultez tous les records de la région >>). Toutes les informations sur cette canicule >>

> Aujourd’hui lundi, la hausse s’accélère déjà avec 33°C envisagés dans la capitale. De fortes chaleurs qui s’annoncent plutôt respirables compte tenu des valeurs attendues entre mardi et jeudi !

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Bilan national détaillé de l'année 2018 en France

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Article publié le 17/01/2019

TEMPERATURES :

L'annonce a déjà été effectuée il y a plusieurs semaines : l'année 2018 s'est avérée être la plus chaude observée en France depuis le début des relevés il y a plus d'un siècle ! Avec une température moyenne de 13.9°C, l'anomalie nationale s'élève à +1.4°C par rapport à la norme 1981-2010, dépassant l'ancien record de 2014 (+1.2°C).

Un excédent de chaleur généralisé à l'échelle du pays. Mais la situation s'est montrée encore plus exceptionnelle dans les régions de l'Est et notamment du Nord-Est où l'anomalie atteint en moyenne +1.6°C à +1.8°C (localement jusqu'à +2.0°C). A contrario, les régions bordant l'Atlantique et les Pyrénées possèdent une anomalie plus éloignée des records (+0.8°C à +1.0°C).

En point d'orgue de cette année record en terme de chaleur : la canicule du 24 juillet au 8 août dernier, où le thermomètre a franchi localement la barre des 40°C, mais surtout a permi d'atteindre des records absolus tous moins confondus sur plusieurs stations, en terme de température diurne mais également nocturne (Lyon, Lille, Béziers ou Perpignan).

Une canicule remarquable par son intensité mais surtout sa durée (16 jours), faisant d'elle la plus forte depuis la canicule de 2006 (retour sur cette vague de chaleur depuis notre actualité dédiée >>).

PLUVIOMETRIE :

Au niveau pluviométrique, la situation est contrastée. Si le cumul national se trouve très légèrement excédentaire (+5%) par rapport à la norme 1981-2010, elle le doit principalement aux pluies particulièrement abondantes observées sur le pourtour méditerranéen, notamment au cours du printemps puis de l'automne. Un excédent compris entre +30 et +50% en moyenne entre le Languedoc-Roussillon, la Provence, la Côte d'Azur ainsi que la Corse. L'excédent maximal a été atteint sur la station du Luc (Var) avec un cumul total de 1434mm (soit +84,6% par rapport à une année normale).

Le mois de janvier s'était montré par ailleurs agité et humide sur de nombreuses régions, avec une successionnant de tempêtes occasionnant de nouvelles crues d'ampleur sur le bassin de la Seine (>>), mais également le mois de mai marqué par de violents orages (>>), portant l'année 2018 vers celle la plus foudroyée de ces 30 dernières années (>>).

La majorité des épisodes Cévenols et Méditerranéens se sont concentrés entre octobre et novembre (5-10 octobre >>, 16/17 octobre, tempête Adrian du 29 octobre >> , 4 novembre, 20 novembre, 23 novembre >>). Mais l'épisode le plus marquant et désormais ancré dans les mémoires restera celui dénommé comme la "catastrophe de l'Aude du 15 octobre 2018", déversant plus de 300mm sur la commune de Trèbes en une nuit, provoquant la mort de 10 personnes et occasionnant un véritable désastre sur plusieurs communes du département (retour sur cet évènement >>).

A l'inverse, la pluviométrie s'est montrée déficitaire dans l'Est et surtout le Nord-Est de la France. Un déficit globalement compris entre 10 et 20% sur ces régions, localement jusqu'à 30% entre Alsace, Lorraine et Franche-Comté. C'est la commune de Fessenheim (Haut-Rhin) qui a relevé la plus faible pluviométrie à l'échelle nationale lors de l'année 2018 avec seulement 474mm cumulés (un déficit d'environ 30%).

Une chaleur et un manque de pluie qui n'était pas sans conséquences dans le Nord-Est, principalement lors d'une saison automnale particulièrement aride. Débutant dès le mois d'août, la sécheresse des sols s'est prolongée jusqu'au début du mois de décembre. La Franche-Comté était la région la plus durement touchée, avec une sécheresse des sols inégalée durant l'ensemble du mois d'octobre et novembre (nos actus dédiées >>, >>).

 

ENSOLEILLEMENT :

Au niveau de l'ensoleillement, le bilan annuel global fait état un très léger excédent (+5%). Mais là également ce bilan se voit contrasté : si la moitié Nord a pu profiter d'un soleil plus généreux que d'habitude (+10% à +15% en moyenne, de +20 à +30% près des frontières du Nord-Est), il s'est montré parfois discrets sur l'extrême Sud (Pyrénées, Méditerranée), avec un déficit atteignant jusqu'à -10% dans les Alpes de Haute-Provence. A titre de comparaison, l'ensoleillement a été supérieur à Charleville-Mézières (1979 heures) qu'à Biarritz (1843 heures).

Plusieurs périodes ont été exceptionnellement ensoleillées. Mais le mois le plus remarque restera septembre, avec de multiples records mensuels battus sur de très nombreuses régions (>>).

 

BILAN (rapport à la normale 1981-2010) :

  • Température : +1.4°C
  • Pluviométrie : +5%
  • Ensoleillement : +5%

Cartes : Météo-France

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