Principaux aléas climatiques observés en France
Pour plus de renseignements, vous pouvez acheter le livre « Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé – auteur : Guillaume Séchet - il s’agit d’une chronique abondamment illustrée répertoriant les principaux événement météo année par année, en France depuis 1900.
Si vous avez des documents sur des évènements climatiques et que vous voulez les publier dans cette rubrique, n’hésitez pas à me contacter. Merci beaucoup.
D'une façon générale, en janvier
| Phénomènes |
Commentaires |
| Canicules
|
Ce phénomène
est impossible au mois de janvier... |
| Sécheresses
|
Si des périodes
prolongées de temps sec et anticyclonique
peuvent se produire, elles n'ont pas de conséquence
immédiate car l'évaporation et l'évapo-transpiration
(végétaux) est limitée au cours
de ce mois. En revanche, c'est la période
pendant laquelle les réserves en eau se reconstituent
dans les nappes souterraines et un hiver sec suivi
d'un printemps et d'un été secs sont
lourds de conséquences. |
| Fortes pluies
|
Les régions
méditerranéennes sont fréquemment
touchées par d'intenses précipitations,
lorsque des dépressions viennent s'isoler
sur le Golfe de Gêne mais également
sur les Baléares. Dans le premier cas, les
pluies touchent plutôt la Provence et la Corse,
alors que dans le second, elles concernent en priorité
le Roussillon. Ces épisodes sont toutefois
moins fréquents en janvier qu'en automne
car la mer n'est plus aussi chaude. Elle ne dégage
donc plus autant d'énergie. Le reste de la
France peut également connaître de
fortes pluies, notamment lors des flux très
perturbés d'ouest. Les cumuls sont surtout
importants sur les reliefs exposés à
ces vents d'ouest (collines de Normandie, massif
armoricain, Vosges, Jura, Morvan...). |
| Inondations
|
Les inondations par étalement sont fréquentes et les plus importantes ont eu lieu au cours de ce mois. L'exemple de janvier 1910 est bien entendu une référence. On peut également citer janvier 1924, janvier 1955 et janvier 1995 (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré). Ces inondations interviennet surtout après un long épisode de temps perturbé car en cette saison, l'évaporation et l'évapo-transpiration (végétaux) y est très faible. Les inondations par ruissellement, se produisent essentiellement dans les régions méditerranéennes et très rarement sur le reste du pays, lors de brutales averses liées à un temps particulièrement instable. Lorsque des tempêtes ont lieu en même temps qu'une forte marée et éventuellement d'importantes précipitations, les régions littorales peuvent être temporairement submergées. Ce type d'inondation est très localisé. |
| Orages
|
Ils ne sont pas
liés à la chaleur mais plutôt
au froid...Ils se produisent en effet lorsque de
l'air très froid arrive en altitude. Il n'est
pas rare que ce type d'orage soit accompagné
de neige ou de grêle. Ils ont lieu plutôt
près des côtes car c'est là
que le contraste thermique entre le sol (en l'occurrence,
la mer) et l'altitude, est le plus important. C'est
la raison pour laquelle, les orages sont encore
assez fréquents sur les régions méditerranéennes
car le gradient thermique vertical est encore plus
grand qu'ailleurs. Mais ils ne sont pas aussi fréquents
qu'en automne. |
| Grêle
|
Elle peut se produire
sur toutes les régions, pourvu que l'instabilité
soit suffisamment importante (voir l'explication
sur les orages). Les grêlons sont toutefois
moins gros qu'en saison chaude car le contraste
thermique est moins important. Les régions
méditerranéennes ainsi que les côtes
de la Manche et de la mer du nord semblent plus
exposées que les autres régions. |
| Tornades
|
Le phénomène
est très rare et là encore, il s'observe
notamment près des côtes, toujours
en raison de ce gradient thermique vertical et de
cette instabilité plus forte qu'ailleurs.
La Corse, la Côte d'Azur, le littoral charentais
et vendéen, ainsi que le Boulonnais semblent
être des régions particulièrement
exposées. |
| Tempêtes
|
Avec les inondadtions et les vagues de froid, il s'agit d'un des risques climatiques les plus fréquents en cette saison. Ces tempêtes interviennent lorsque les dépressions passent un peu au nord d'une région et qu'elles sont en quelques sortes "propulsées" par le courant jet (très puissant courant de haute altitude provoqué par un grand conflit de masses d'air). Plusieurs tempêtes peuvent alors affecter le pays en seulement l'espace de quelques jours. L'exemple du 25 janvier 1990 est une des références (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré). En ce qui concerne les vents locaux, le mistral et la tramontane peuvent être très virulents et provoquer de gros dégâts, lorsque de l'air continental polaire déferle tout à coup sur le pays (janvier 1985 - consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré). Lorsqu'une tempête passe sur une région, l'effet Venturi provoque une accélération du flux, d'où des dégâts souvent plus importants qu'ailleurs. |
| Fraîcheur
|
Il s'agit d'un
risque climatique, uniquement en saison chaude... |
| Douceur
|
En janvier, les
températures maximales peuvent dépasser
15º sur toute la France. Ces valeurs sont atteintes
lorsqu'un puissant courant de sud-ouest à
ouest-sud-ouest véhicule de l'air sub-tropical.
Les vents de sud sont généralement
moins chauds car plus continentaux et moins forts.
L'air a donc le temps de se refroidir sur le continent.
Par effet de foehn (air se réchauffement
par compression, en descendant d'une montagne),
le phénomène est accentué et
les températures peuvent exceptionnellement
dépasser les 20º sur le Pays-Basque ou
le Roussillon. |
| Grand froid
|
Les vagues de froid font bien entendu partie des aléas les plus fréquents, en janvier. Elles surviennent lorsque de l'air continental polaire déferle d'Europe du nord-est ou de l'est. Lorsque cet air nous vient de Russie, on appelle ceci le "Moscou-Paris". Les températures peuvent alors rester inférieures à -5º tout au long de la journée, y compris sur les littoraux exposés aux vents continentaux. Les températures les plus basses sont observées après une invasion d'air continental polaire de plusieurs jours, lorsque le sol est enneigé, que le vent s'est calmé et que la nuit est dégagée. A ce moment et dans le cas extrême, la température peut descendre aux alentours de -20 à -30º en plaine sur les 2/3 du territoire (-10 à -15º sur les côtes). Les localités les plus froides étant les hauts plateaux abrités des régions continentales (Haut-Doubs, Vercors). Notez également qu'à la faveur du vent, le ressenti devient éprouvant et dans les cas extrêmes, lorsque la température est inférieure à -10º au thermomètre et que le vent reste fort, la température réellement ressentie peut descendre en-dessous de -30º. Ce phénomène très rare en France, est beaucoup plus fréquent au Canada ou en Sibérie. En France, la vague de froid la plus importante a été observée en décembre 1879 mais ce cas est isolé et en janvier, le froid est d'une façon générale, plus intense qu'en décembre. Le mois de janvier 1985 est la référence la plus récente et la plus connue (consulter la météo depuis 1850 ou l'almanach illustré). Lorsque le temps glacial persiste pendant plusieurs jours, les cours d'eau finissent par geler et les fleuves charient des glaçons puis il arrive qu'ils gèlent entièrement (très rare). Certains secteurs du littoral de la mer du nord et de l'embouchure de la Loire peuvent également geler. Une banquise se forme par exemple à la hauteur de Dunkerque à peu près tous les 10 ans. |
| Gelées
|
En cette saison,
elles sont si fréquentes, qu'on ne peut parler
de risque climatique... |
| Neige
|
Toutes les régions
de plaine peuvent être concernées.
La couche de neige maximale peut partout atteindre
au moins 30 à 40 cm. En plaine, les chutes
de neige les plus fortes sont observées dans
la vallée du Rhône, lorsque l'air méditerranéen
entre en conflit avec l'air contiental-polaire,
situé plus au nord. Noter que les régions
littorales (notamment les côtes de la Manche),
sont également très exposées
lorsque l'air glacial venu du continent, déferle
sur une mer dont la température est bien
supérieure. Il se produit alors de l'instabilité
et de fortes averses de neige peuvent avoir lieu
sur de mêmes régions pendant plusieurs
jours. C'est ainsi qu'on a déjà pu
mesurer au moins 2 mètres de neige en Normandie (hiver
1829-1830). |
| Pluies verglaçantes
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Il s'agit de pluie
tombant dans une pellicule d'air froid où
la température est négative. Les météorologistes
expliquent un peu rapidement le fait que cette pluie
tombe sur "un sol froid"; elle tombe tout
simplement dans une couche d'air froid. Le sol n'est
pas pour autant plus froid que l'air car lorsque
ces précipitations se produisent, il n'y
a généralement pas de rayonnement.
Les cas sont nombreux, notamment dans les plaines
et vallées du nord et du nord-est, lorsque
l'air froid résiste dans les basses couches
alors que l'air océanique et doux est présent
dans les couches supérieures (parfois une
centaine de mètres, seulement). Le phénomène
ne peut pas vraiment se produire en haute montagne,
ni sur le littoral de la Méditerranée
(ou très rarement). |
Avalanches
|
Le risque est
de plus en plus important, au fure et à mesure
que l'on avance dans la saison. Ces avalanches surviennent
généralement après un épisode
neigeux particulièrement intense. Le phénomène
est encore plus fréquent lorsque cet épisode
de fortes précipitations est rapidement suivi
d'un redoux. Les avalanches peuvent se produire
pratiquement sur tous les massifs mais surtout lorsque
la pente est très raide. C'est notamment
le cas dans les Alpes et les Pyrénées. |