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Météo en France
PRUDENCE

Le dernier épisode pluvieux de ce mois de mai exceptionnel est terminé même s’il bruine encore ce soir et cette nuit (notre premier bilan). La Seine approche des 4 m au Pont d’Austerlitz et déborde d’ores et déjà sur certains quais (les photos et notre suivi). Des secteurs des Yvelines, de l’Essonne et de la Seine-et-Marne demeurent inondés ce soir et la prudence reste de mise malgré l’arrêt des pluies lors de vos déplacements en dehors de Paris.

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Les chroniques météo de l'année 1870-1879...

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Repères historiques


Evènements météo marquants

Les fortes chaleurs du mois de juillet 1870 :

C’est dans le Centre et le midi que l’on observe les températures les plus élevées avec 38°C à Toulouse, 39°C à Lyon, 40°C dans les Landes et 41°C à Poitiers.


Le terrible hiver 1870 - 1871 : La fin de la guerre Franco-Prussienne de 1870 a été marqué par un hiver particulièrement rigoureux. Les mois de décembre 1870 et janvier 1871 ont été très froids, notamment dans le midi de la France. A
Montpellier, la température descend ? -16° et une grande partie des arbres du jardin botanique ne résiste pas ? ces gelées inhabituelles. La couche de neige atteint 75 cm ? Perpignan et 1m10 dans la campagne du Roussillon. La gravure donne une idée du froid qui régnait près de Paris.

Lors du siège de Paris, les températures descendent à -20°


Bataille de Bapaume (Pas-de-Calais) - 7 jours plus tôt (le 12 décembre 1870), le thermomètre descendait autour de -20°C dans la région.

Fin décembre 1872
Une série de tempêtes provoquent des inondations dans le Nord de la France et coule des bateaux près des côtes Atlantiques.

Inondations du Parc de Saint-Cloud (au bord de la Seine, près de Paris) à la fin du mois de décembre 1872


Tempête de fin décembre 1872 dans le Sud-ouest - Naufrage du Germany à l'embouchure de la Gironde - 97 personnes sont sauvées par le Joseph Tristan et les marins du Mendoza

Très violent orage du 9 juin 1873 à Paris :


un soldat est écrasé par une guérite


Les bains froids du Pont de la Tournelle (Paris)


Un arbre tombe sur deux enfants 


Orage du 9 juin 1873 à Paris - le vent et la pluie créent des scènes de panique


9 août 1873
Un très violent orage ravage Nîmes avec de la grêle et surtout de violentes rafales de vent.

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La vague de chaleur de l’été 1874 : Durant cet été, la température dépasse 30° pendant 14 jours consécutifs à Paris et 19 jours à Angers. Dans la capitale, le thermomètre affiche une valeur maximale de 38°. Importante sécheresse sur la moitié nord.


Les inondations de juin 1875 dans le sud-ouest : A la mi-juin 1875, de fortes chutes de neige se produisent sur tout le massif pyrénéen. Il s’en suit un important redoux accompagné de pluies torrentielles pendant 3 jours consécutifs. Ces fortes précipitations associées ? une fonte spectaculaire de la neige provoque des inondations considérables dans tout le bassin aquitain. La ville de Toulouse est particulièrement touchée où la Garonne atteint la cote de 11m70. Le quartier St Cyprien est engloutit sous plusieurs mètres d’eau. Le pont St Pierre puis le pont St Michel s’écroulent. Dans sa furie, le fleuve détruit de nombreuses maisons, jetant ? la rue, des centaines de familles ouvrières. C’est un énorme désastre et la vallée de la Garonne restera longtemps meurtrie par cette inondation. Il y aurait eu au moins 3000 morts.




Crues catastrophiques de la Garonne - Ecroulement du Pont de l'Adour à Tarbes, le 23 juin 1875










Crues catastrophiques de la Garonne - inondations du 25 juin 1875 à Agen


Crues catastrophiques de la Garonne en juin 1875 - aspect général de Toulouse au moment où la Garonne est à son niveau le plus élevé


Crues catastrophiques de la Garonne en juin 1875 à Toulouse - Episode de la mort du marquis d'Hautpoul à l'angle de l'Hôtel-Dieu

Le très violent orage de Lisieux du 7 juillet 1875 : Quelques jours après les inondations de Toulouse, un violent orage provoque des torrents de boue dans la ville de Lisieux. L’eau atteint à peu près le même niveau qu’? Toulouse mais la solidité des constructions normandes limite les dégâts.

L'inondation éclair du 25 juillet 1875 à Lisieux (Calvados)


Les inondations catastrophiques du 12 septembre 1875 dans le Gard
: Ces inondations emportent 100 maisons et provoquent la mort de 80 personnes.


Inondations éclair du 12 septembre 1875 à  Saint-Chinian (Hérault) - transport des victimes au cimetière


Inondations éclair du 12 septembre 1875 à  Saint-Chinian (Hérault) - Aspect du Pont et de la rue Tisserands après l'inondation

29 septembre 1875 : éclipse partielle de soleil à Paris.


Eclipse partielle de Soleil du 29 septembre 1875 à Paris (vue au Pont-Neuf)

Les Inondations du mois de mars 1876 et l’ouragan du 12 mars : Le mois de mars 1876 est très pluvieux et très agité. Pratiquement tous les cours d’eau sortent de leur lit, notamment dans les bassins de la Seine, de la Loire et du Rhône. Paris et surtout Rouen sont très touchées. Dans la journée de 12 mars, un véritable ouragan s’abat sur toute la partie nord de la France. Les rafales dépassent alors les 120 km/h et les dégâts sont très importants.


L'ouragan du 12 mars 1876 à Paris - les promeneurs, au-delà du pont National







Crue de la Seine à Paris - mars 1876




Crue de la Seine - mars 1876 - la vallée de Billancourt depuis les hauteurs de Meudon


Crue du Rhône - mars 1876 - sauvetage des habitants de Saint-Fous par des pontonniers

La neige du 13 avril 1876 : En région parisienne, les chutes de neige sont si importantes que des arbres cassent sous son poids.

Le printemps de 1876 - effet de la neige au Bois de Boulogne, dans la matinée du 13 avril !

La chaleur de l'été 1876 : A Paris, la température dépasse les 30° pendant 17 jours consécutifs alors qu’on atteint 23 jours à Angers.


Le 15 mai 1878 : Ce jour-là, un rapport de l'Académie des Sciences relate qu'une trombe "d'une extrême violence" est entrée dans la Vienne par la vallée de la Charente et a traversé toute sa moitié sud, touchant Charroux, la vallée de la Bouleure jusqu'à la jonction avec le Clain, Malpierre (aujourd'hui Les Malpierres), Dierme (aujourd'hui Dienne), Château-Larcher, Pindray, Hains (aujourd'hui Haims) et Liglet. Un peu partout des dégâts considérables, arbres arrachés ou tordus, toitures arrachées, des branches lourdes transportées sur des centaines de mètres. De gros arbres sont arrachés et soulevés de terre par le tourbillon.
Le rapport évoque 4 blessés : à Dierne (Dienne) une femme est jetée violemment au sol et devra garder le lit 3 jours. Aux Vignes, 3 autres personnes sont ensevelies sous un pailler, nécessitant la mobilisation de secours. Et le chiffre n'est certainement pas exhaustif puisque entre Lhommaizé et Fleuré, les compartiments d'un train ont été soulevés par la trombe au-dessus du rail gauche.


Les inondations du 8 octobre 1878 dans l’Ardèche et le Gard : Il tombe plus de 300 mm de pluie en seulement l’espace de 24h. Ces inondations provoquent de très importants dégâts.


Pluies verglaçantes du 22 au 24 janvier 1879
La forêt de Fontainebleau est très touchée. Des milliers d’arbres tombent sous le poids de la glace.



L'été 1879 est pourri car très frais et humide. Des inondations sont signalées dans le Nord-est au mois août.


 l'été 1879 pourri dans le Nord-est

La Vague de froid du mois de décembre 1879 (Pour plus de détails sur cet événement, CLIQUEZ ICI): La vague de froid de décembre 1879 fait partie des plus importantes jamais enregistrées en France depuis plusieurs siècles. Un froid glacial venu de Russie déferle sur la France à partir du 2 décembre, jusqu’au 28. A Paris, la température moyenne de ce mois atteint - 8° alors qu’elle est normalement de +5°. Le thermomètre affiche d’ailleurs un record absolu dans la matinée du 10 décembre avec - 24° au parc Montsouris et - 26° à St Maur. Il fait par ailleurs - 28° ? Orléans, - 30° ? Nancy et - 33° à Langres (Haute-Marne). L’épaisse couche de neige tombée dans la bassin de la Seine préserve la plupart des récoltes, hormis la vigne et les arbres fruitiers. Pratiquement tous les cours d’eau de France gèlent et la glace atteint des épaisseurs jamais mesurées. Le midi est tout de même beaucoup moins touché par ces froids extrêmes.



La neige à Langres 



La neige à St-Lo (50)



Une buvette Groënlandaise est improvisée sur les quais de la Seine ! 




Paris sous 40 cm de neige, le 9 décembre 1879 - Les abords du sénat (Palais du Luxembourg)


La neige est déversée sur la Seine alors gelée

Vague de froid de décembre 1879 - les effets de la neige à Paris (après la tempête du 9 décembre) - le marché Saint-Martin s'écroule sous le poids de cette neige 


Vague de froid de décembre 1879 - La Seine gelée au niveau du Louvre


Vague de froid de décembre 1879 - ouvriers cassant la glace sur la Seine (en avant du Pont des Invalides)


Vague de froid de décembre 1879 - le déchargement des tombereaux de neige dans la Seine - vue prise sur le Pont-Neuf


Vague de froid de décembre 1879 - le dégagement des Couvertures à l'Annexe du Mont-de-Piété, rue Malher


décembre 1879 - La Saône gelée


le froid en France - décembre 1879


L’embâcle de la Loire, lors du redoux du début du mois de janvier 1880…



Températures minimales relevées au cours du mois de décembre 1879 (Guillaume Séchet)

Pour plus de détail sur cet événement, CLIQUEZ ICI

Compte tenu de l’immense travail réalisé pour permettre à cette chronique d’être mise en ligne gratuitement à disposition des internautes, il paraît logique que vous lui apportiez un minimum de soutien - merci d’avance Guillaume Séchet.

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Les graphiques présentés ci-dessus sont le fruit d'un très long travail personnel. Il s'agit des écarts à la moyenne des températures et des précipitations, calculés en moyenne pour l'ensemble de la France. Les noms des régions indiquent les extrêmes. Ces informations ne peuvent pas être utilisées à des fins commerciales.  Guillaume Séchet


Les documents mentionnés ci-dessus sont le fruit d'une recherche personnelle de plusieurs années à Météo-France ainsi que dans la plus grande librairie de presse ancienne de France ("La Galcante"). Grâce à ce travail de très longue durée nous possédons la plus importante banque de données en la matière (plus de 10 000 documents). Ainsi, entre 1999 et 2007, j'ai pu réaliser la rubrique "de temps antan", diffusée quotidiennement sur la Chaîne Météo et plusieurs ouvrages sur les évènements météo en France, dont le livre « Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé - il s’agit d’une chronique abondamment illustrée répertoriant les principaux événement météo année par année, en France depuis 1900. Si vous avez des documents sur des évènements climatiques et que vous désirez les publier dans cette rubrique, n’hésitez pas à me contacter. Merci beaucoup. Guillaume Séchet.
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