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Un épisode pluvieux remarquable est en court. On relève 15 mm depuis minuit, 64 mm depuis vendredi et 144 mm depuis le 1er mai sur notre station météo.

Des inondations locales sont probables. Elles pourraient altérer les conditions de circulation automobile mais aussi les transports en commun, notamment le métro.

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Les chroniques météo de l'année 1890-1899...

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Repères historiques

Evènements météo marquants

Les tornades du 18 août 1890 : De très nombreux orages souvent destructeurs traversent la France entre le 16 et le 18 août 1890. Certains d’entre eux sont si violents qu’ils provoquent des tornades (véritables aspirateurs sortant de la base du nuages). Ces tornades ravagent notamment les villes de Dreux (Eure et Loire) et St Claude (Jura) où elles provoquent localement des dégâts considérables.

Au passage de la tornade du 30 août 1890 dans le centre de Dreux


La tornade de Dreux


L'épisode Cévenole 20 au 22 Septembre 1890 : Le climat des Cévennes est caractérisé par un automne souvent très pluvieux. Les inondations y sont fréquentes, notamment dans le Gard et l’Ardèche où en raison d’un relief très accidenté, elles peuvent avoir des effets catastrophiques. C’est le cas au cours des 20, 21 et 22 septembre 1890 où l’on dénombre plusieurs dizaines de victimes (50 morts à Vallon).

Les inondations catastrophiques de la fin septembre 1890 dans l'Ardèche - Va-et-vient établi pour faire passer des vivres aux habitants du hameau de Fontenay, isolé par la rupture du pont sur l'Eyrieu.

L'Hiver 1890 - 1891 très rigoureux (Pour plus de détails sur cet événement, CLIQUEZ ICI):
Cette vague de froid est caractérisée par sa longueur ( du 26 novembre 1890 au 20 janvier 1891) et par la quasi absence de neige. Ceci a pour conséquence de détruire une grande partie des céréales. A Paris, la Seine est entièrement gelée du 11 au 24 janvier et la température minimale est paradoxalement mesurée le 28 novembre. C’est d’ailleurs la température la plus basses jamais enregistrée au cours d’un mois de novembre depuis 1788. Ce froid affecte toute la France, y compris le nord de l’Algérie. La Loire gèle dés le 15 décembre à Nantes.


Vague de froid de décembre 1890 à Paris - les parisiens regardent la Seine charrier des glaçons


la Seine charriant des glaçons - vue prise devant le Trocadéro (Paris)

Patinage de rigueur sur le lac du Bois de Boulogne



L'hiver de 1890-91 - Le vapeur "Ashton" au milieu des glaces, à Ostende (littoral Belge de la Mer du Nord)


Débâcle de la Seine lors du dégel de la mi-janvier 1891 - La ruptures des glaces auprès du Pont de Neuilly par des Remorqueurs

Le froid tue aussi !



La vague de froid de janvier 1891 ne touche pas seulement la France métropolitaine. Alger est enseveli sous la neige ! Une rue de la ville haute…

18 août 1891
Le plus violent cyclone depuis 1780 frappe la Martinique (voir le graphique de pression). La tempête ne dure que 5 heures.

Octobre 1891 :

Des inondations monstrueuses concernent le Sud-ouest de la France, notamment Carcassonne où le niveau de niveau de l'eau atteint 9m et plus de 7 mètres dans Limoux. Cette crue catastrophique fait 7 morts et de nombreux blessés.


Les chaleurs remarquables du mois d’août 1892 : Les températures dépassent 40° à l’ombre dans le sud-ouest et le Centre du pays.


Vague de froid intense de janvier 1893
(Pour plus de détails sur cet événement, CLIQUEZ ICI)
Pas moins de trois hivers très rigoureux sont observés au début de la décennie 1890. En janvier 1893, il fait jusqu?à -19°C à Lyon, -25°C à Belfort, -30°C à Langres et -31°C à Auberive, en Haute-Marne.

La Loire à Angers


Place du Châtelet, un soir de neige en janvier 1893

Le mois d’août torride de l’année 1893 : Un an plus tard, le mois d’août est de nouveau très chaud mais également très sec. Une vague de chaleur exceptionnelle concerne toutes les régions du 8 au 24 août.

Le mois se termine par des pluies torrentielles sur le Languedoc-Roussillon.


Les tornades du 21 septembre 1893 : Ce jour là, une zone d?orages particulièrement violents traverse le nord du pays ainsi que les régions méditerranéennes. Des tornades sont constatées sous certains orages, notamment à Maisons-Laffite (nord-ouest de Paris) et Cette (Hérault) où les ravages sont inestimables.


Les inondations de la fin du mois d’octobre 1894 dans le nord : Après un été 1894 frais et humide, les épisodes de très fortes pluies de la fin du mois de septembre et surtout de la fin du mois d’octobre provoquent des crues dévastatrices dans le nord du pays. Les dégâts sont considérables.


Un château envahit par les eaux, lors de des inondation de fin octobre 1894, à Blendècques (Nord)

L’ouragan du 12 novembre 1894 : Après les inondations de la fin du mois d’octobre, un véritable ouragan balaye la moitié nord de la France dans la journée du 12 novembre 1894. Cette tempête est encore plus forte que celle du 26 janvier 1884. Les rafales de vent dépassent les 150 km/h en Bretagne et sur les côtes de la Manche.


Ouragan du 14 novembre 1894 - le Pont-Lorois, sur l'Etel (Lorient), renversé

La vague de froid du mois de février 1895 (Pour plus de détails sur cet événement, CLIQUEZ ICI): Le mois de février 1895 est le plus sec et le plus froid depuis celui de l’année 1740. A Paris, la moyenne des températures est de - 4°2, soit un déficit de plus de 8°. La Seine est complètement gelée entre le 10 et le 24 février (l’une des dates les plus tardives jamais enregistrées). A titre d’exemple, la température descend jusqu’à - 15° à Nantes, - 15°5 à Paris, - 18° dans le Calvados et - 23° près d’Orléans.

La Loire à Sully



A Rouen, on traverse la Seine à pieds


Vague de froid de février 1895 - fontaine gelée, place du Châtelet (Paris)

Vague de froid de février 1895 - fontaine gelée, dans les jardins du Luxembourg (Paris)

Vague de froid de février 1895 - fontaine gelée, place de la Concorde (Paris)

Vague de froid de février 1895 - fontaine gelée, place ST- Michel (Paris) 





Dans le même temps, une avalanche ensevelie en partie, la station de Barèges (Hautes-Pyrénées).


Toit balayé sur 40 mètres par le souffle de l'avalanche d'Orlu

Le 27 avril 1895, le barrage de Bouzey (Vosges), construit sur un grés poreux, céde et cause des dégâts jusqu'à Nomexy. Ce fut une véritable catastrophe, causant la mort directe de 88 personnes, et de 200 personnes au total, notamment à cause de la pénurie d'eau potable au cours des semaines suivantes dans les villages alentour. Il s'agissait d'une rupture brusque, mais qui avait été précédée par l'apparition de fissures et de déformations importantes. Elle rasa totalement les bâtiments en aval. Lors de la catastrophe de 1895, le réservoir ne contenait qu'un tiers du volume actuel moyen. 


Engloutissement de Bouzey (Vosges) : la catastrophe de Bouzey (88), au moment où le barrage cède, le 27 avril 1895



Les chaleurs exceptionnellement tardives du mois de septembre 1895 : Le mois de septembre 1895 est le plus chaud et le plus sec de l’histoire des relevés météorologiques. La sécheresse est absolue sur toute la France sauf dans le sud-ouest. Entre le 2 et le 9 septembre, la température atteint 37° à Auxerre, 36° à Rennes et Limoges, 35°5 à Paris (record absolu), 35° à Orléans et 31° à Brest.Aucune goutte de pluie n’est observée à Paris du 14 août au 1er octobre. A Toulouse, la période sans pluie s’étend du 8 août au 29 septembre.

Le très violent orage du 26 juillet 1896 à Paris : Une vague d’orages de grêle extrêmement violents traverse une grande partie de la France et notamment Paris dans la journée du 26 juillet 1896. Dans la capitale, cet orage ravage une zone allant de Montsouris à Belleville en passant par Bastille et le jardin des plantes. De nombreuses vitres sont brisées, de gros arbres sont déracinés et les parterres de fleurs sont totalement hachés au jardin des plantes.






Violent orage du 27 juillet 1896 à Paris

La tornade du 10 septembre 1896 à Paris : Il s’agit de la seule tornade connue à Paris. Ce gigantesque tourbillon d’une centaine de mètres de diamètre prend naissance sous un orage près de la place St Sulpice (6eme arrondissement). Il traverse ensuite la capitale dans le sens sud-nord en passant par l’île de la cité et la place du Chatelet, la place de la République et l’hôpital St Louis.Les dégâts sont très impressionnants, notamment dans la rue Réaumur. On dénombre 5 morts et plusieurs centaines de blessés. Certaines personnes périront noyés dans la Seine. Un véritable cyclone balaye la France deux semaines plus tard. Il s’agira de la plus violente tempête pour un mois de septembre depuis 140 ans.




L’impressionnante tornade du 10 septembre 1896 à Paris


La place Saint-Sulpice (Paris), au moment où la tornade s'est formée - le 10 septembre 1896 vers 14h40



Tornade du 10 septembre 1896 à Paris


La tempête du 25 septembre 1896

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La tempête du 4 décembre 1896


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Tempête dans l'Ouest : tempête du 4 décembre 1896

Janvier 1897 : fortes chutes de neige en Provence


Neige abondantes à Sanary-sur-mer (Bouches-du-Rhône) en 1897 - près du lavoir construit sur le terre-plein de la plage

L'inondation éclair du 5 juin 1897 à Voiron : Un très violent orage éclate sur Voiron et le Massif de la Chartreuse dans l’après-midi du 5 juin 1897. Il s’en suit un torrent de boue destructeur qui emporte tout sur son passage. Le centre industriel de Voiron est ruiné. Cette catastrophe se produit heureusement après la sortie du travail mais le bilan se chiffre tout de même à plusieurs victimes.





Les rues du centre de Voiron après le passage du torrent de boue destructeur du 6 juin 1897

La tornade du 18 juin 1897 à Colombes : Moins d’un an après la tornade qui traverse Paris, une autre tornade ravage le nord-ouest de la région parisienne dans la journée du 18 juin 1897. Les secteurs de Courbevoie, la Garennes Colombes, Asnières et St Ouen sont les plus touchés. On comptera une dizaine de morts.




la place du centre d'Asnières ravagée après le passage de la tornade du 18 juin 1897




La chaleur exceptionnelle du mois d’Août 1898 : A Paris, il faut remonter à l’année 1842 pour trouver un mois d’août aussi chaud. Une importante sécheresse sévit également sur toute la France. La température atteint 41° à Angoulême, 39° à Bordeaux et Limoges, 38° à Moulin et Angers, 37° à Orléans et Versailles.


L’été 1899 : Particulièrement chaud au sud de la Loire avec par exemple 29 jours de températures supérieures à 30° à Angers et 51 à Bordeaux. Au cours de cette année 1899, on n’observe que 115 jours de pluie à Paris alors que la moyenne se situe aux alentours de 160.

Compte tenu de l’immense travail réalisé pour permettre à cette chronique d’être mise en ligne gratuitement à disposition des internautes, il paraît logique que vous lui apportiez un minimum de soutien - merci d’avance Guillaume Séchet

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Les graphiques présentés ci-dessus sont le fruit d'un très long travail personnel. Il s'agit des écarts à la moyenne des températures et des précipitations, calculés en moyenne pour l'ensemble de la France. Les noms des régions indiquent les extrêmes. Ces informations ne peuvent pas être utilisées à des fins commerciales.  Guillaume Séchet


Les documents mentionnés ci-dessus sont le fruit d'une recherche personnelle de plusieurs années à Météo-France ainsi que dans la plus grande librairie de presse ancienne de France ("La Galcante"). Grâce à ce travail de très longue durée nous possédons la plus importante banque de données en la matière (plus de 10 000 documents). Ainsi, entre 1999 et 2007, j'ai pu réaliser la rubrique "de temps antan", diffusée quotidiennement sur la Chaîne Météo et plusieurs ouvrages sur les évènements météo en France, dont le livre « Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé - il s’agit d’une chronique abondamment illustrée répertoriant les principaux événement météo année par année, en France depuis 1900. Si vous avez des documents sur des évènements climatiques et que vous désirez les publier dans cette rubrique, n’hésitez pas à me contacter. Merci beaucoup. Guillaume Séchet.
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