| Climat de l'Île-de-France | ||
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Lorsqu'on le compare aux autres climats français, le climat de l'Ile-de-France est caractérisé par une certaine modération, pratiquement dans tous les domaines. L'Ile-de-France se trouve en effet dans un bassin, en limite des influences océaniques, à l'ouest et continentales, à l'est. On rencontre donc les deux types de temps mais l'influence océanique a tendance à prendre le dessus. Les deux étant alternées.
Voici un tableau récapitulatif du climat parisien (station météo de Paris-Montsouris - moyennes 1951-1980)
Pour les moyennes et records quotidiens à Paris-Montsouris depuis 1873 : cliquer ici
Evolution de la température à Chartres depuis 1 mois (écarts à la moyenne)
Evolution des précipitations à Chartres depuis 1 mois (écarts à la moyenne)
Les températures
Tableau des moyennes de températures minimales et maximales mensuelles pour 27 villes d'Ile-de-France : cliquer ici
Les records du mois d'août 2003 Notez que de nombreux records de chaleur datant de 1947, ont été battu en août 2003. Il a fait par exemple 42°5 à St Maur (94), 41°0 à Maule (78), 40°2 au Bourget (93), 40°0 à Orly (94)...mais seulement 39°5 à Paris-Montsouris, à cause de l'arrosage quotidien (il avait fait 40°4 en 1947).
Températures moyennes annuelles
Extraits du livre "Techniguide de la météo" - J.L Vallée - éditions Nathan
Les gelées
L'effet de l'îlot de chaleur parisien a bien entendu une conséquence sur le nombre moyen de jours de gel par an (carte ci-dessous). S'il ne gèle pas plus de 15 jours par an à la Tour-St-Jacques (probablement 5 à 10 jours à République), on dépasse les 40 jours en grande banlieue, sur une zone au-delà de 30 à 40 km du centre de la capitale.
A Paris-Montsouris, le nombre de jours de gel par an observe une diminution constante depuis le début du 20 eme siècle (voir graphique ci-dessous), même s'il a tendance à se stabiliser depuis environ 1975.
Extraits du livre "Techniguide de la météo" - J.L Vallée - éditions Nathan
L'ensoleillement
Si on la compare à d'autres régions de France, l'IDF n'est pas une région très ensoleillée. Si le soleil brille environ 1700 h par an, la moyenne nationale est d'environ 1850 h. En revanche, le soleil est plus généreux qu'en Haute-Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Ardennes, Lorraine et Alsace où la moyenne est de l'ordre de 1650 h. Le minimum d'ensoleillement est observé en décembre, à la fois parce que les journées sont courtes mais également très grises - la part de l'ensoleillement n'est en effet que de 20 % et le nombre de jours où le ciel reste totalement couvert s'élève à 13. Le mois le plus ensoleillé est août avec 51 % de part de soleil en moyenne sur une journée et seulement un jour de ciel couvert en permanence.
Durée moyenne (en heures) - moyenne sur la période 1971 - 1980 - souce : Météo-France
Les informations du tableau présenté ci-dessus doivent être prises avec précaution car il ne s'agit que d'une moyenne effectuée sur 10 ans et depuis, les mesures se sont améliorées. Cependant, on voit assez bien l'influence de l'îlot de chaleur parisien caractérisé par un nombre d'heures d'ensoleillement supérieur à la zone péri-urbaine. Ceci s'explique par le fait que les brouillards sont moins nombreux dans Paris et le nombre de jours de grisaille liée à la persistance de conditions anticycloniques diminue au fure et à mesure que l'on s'approche du coeur de la capitale (voir la carte ci-dessous).
Le brouillard
Contrairement à ce qui
était observé ne serait-ce qu'il y a quelques
décennies (voir le graphique ci-dessous), le brouillard
est pratiquement inexistant dans le centre de Paris. En revanche,
il est très fréquent sur les plateaux environnants
comme par exemple à St-Quentin-en-Yvelines (située
aux abords de la bulle de chaleur parisienne et à 160
m d'altitude). L'îlot de chaleur provoqué par l'agglomération
parisienne joue un rôle prépondérant car
il empêche le brouillard d'atteindre le sol. On remarque
également qu'en raison des vents d'ouest dominants, l'effet
protecteur de l'îlot de chaleur parisien s'étend
assez loin vers l'est.
Extraits du livre "Techniguide de la météo" - J.L Vallée - éditions Nathan
Les précipitations
Ceci peut paraître assez paradoxale mais l'Ile-de-France est l'une des régions les plus sèche de France; du moins si l'on tient compte de la quantité de précipitations qui tombe sur l'ensemble d'une année (600 mm d'eau par an à Paris alors que la moyenne nationale est d'environ 750 mm). Le nombre moyen de jours de pluie ou de neige est en revanche beaucoup plus important et au-dessus de la moyenne nationale et oscille entre 160 et 170 par an, ce qui représente en moyenne un jour sur deux...
Tableau des moyennes mensuelles des précipitations pour 39 villes d'Ile-de-France : cliquer ici
Les orages et l'intensité de la pluie
Comme il a déjà été mentionné précédemment, l'IDF est une région assez pluvieuse car la pluie y est fréquente - en revanche, ces pluies sont rarement de forte intensité. En période chaude, les orages peuvent toutefois s'avérer très violents car les vastes plaines céréalières qui caractérisent la région, favorisent les conflits de masses d'air. Les mois les plus orageux sont juin, juillet et août mais des orages peuvent se produirent en toute saison, même en hiver (1 fois tous les 5 à 10 ans). Les orages d'hiver n'ont rien à voir avec les orages d'été car l'intensité des précipitations ainsi que l'activité éléctrique sont généralement beaucoup plus faibles.
Nombre moyen de jours d'orage (période 1951-1980)
Hauteurs d'eau par rapport aux intervalles de temps et aus durées de retour (5 - 10 - 25 - 50 et 100 ans) - Station météo de Paris-Montsouris
La neige
Si le nombre de jours où l'on peut observer de la neige n'est pas très élevé, il varie beaucoup d'une région à l'autre, à cause de l'îlot de chaleur parisien mais également du fait que la région est située en limite des influences continentales déjà perceptibles en Seine-et-Marne. L'est de ce département reçoit en effet davantage de neige que le département des Yvelines. On observe également une grande différence entre le centre de Paris où la neige ne tient que très rarement au sol, et le plateau de St-Quentin en Yvelines (160 m d'altitude) où la couche peut dépasser les 5 cm pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines d'affilée. Concernant la répartition dans le temps, elle est assez étalée car il peut neiger de la fin octobre (et même le 13 octobre 1975) à la mi-mai (la date la plus tardive étant à priori le 18 mai 1935). Vous pouvez retrouver tous ces phénomènes dans l'almanach illustré ou dans la chronique depuis 1850. Ces rubriques sont une exclusivité meteo-paris.com.
Nombre moyen de jours de neige (au moins un flocon - période 1951-1980)
Le vent
L'IDF n'est pas réputée pour être une région très ventueuse. Toutefois, la quasi absence de reliefs et sa position assez proche des influences maritimes l'expose à un certain nombre de phénomènes violents. De fortes rafales de vent peuvent être observées en toutes saisons, notamment au passage de profondes dépressions sur les Iles-britanniques, la mer du nord et le Bénélux, entre le mois d'octobre et le mois de mars. Les orages peuvent également occasionner de puissantes rafales, notamment en saison chaude. L'IDF est d'ailleurs l'une des régions où les tornades sont les plus fréquentes car les vastes plaines céréalières favorisent les conflits de masses d'air. On peut par exemple citer la tornade du 10 septembre 1896, celle du 10 juin 1926, du 8 octobre 1929...Vous pouvez retrouver tous ces phénomènes dans l'almanach illustré ou dans la chronique depuis 1850. Ces rubriques sont une exclusivité meteo-paris.com. D'une façon générale, les vents les plus forts ont été mesuré lors de la tempête du 26 décembre 1999. Cet évènement a beaucoup marqué les franciliens et l'impacte qu'elle a laissé sur la forêt de la région est énorme.
Rafales maximales de vent (km/h) et années auxquelles ont eu lieu ces rafales
Les vents dominants soufflent du sud-ouest (surtout en hiver et en automne). Les vents du nord-est (bise) sont également assez fréquents (notamment en hiver et en été). En revanche les vents ne viennent que très rarement du sud-est. Il ne s'agit bien souvent que de phases très temporaires (avant une perturbation). |
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