Actualités Météo Paris 1er site météo pour Paris et sa région https://www.meteo-paris.com/actualites Fri, 27 Mar 2026 17:52:57 +0100 <![CDATA[Les images de la neige en plaine et des giboulées]]>

20 cm de neige à Montbenoît à 750 mètres dans le Doubs ce jeudi 26 mars 2026 - photo Météo Franc-Comtoise

 

Les giboulées ont concerné la France ces mercredi 25 et jeudi 26 mars 2026. La neige s'est invitée dans plusieurs régions, blanchissant parfois les sols. Notre article vous propose de découvrir quelques clichés de cet épisode hivernal.

 

Giboulées : un cocktail hivernal

Les situations de giboulées sont l'occasion d'observer de magnifiques ciels tourmentés. Au passage de ces averses, les rideaux de pluie, grésil, grêle et neige sont souvent aussi impressionnants qu'esthétiques, comme en témoigne le cliché ci-dessous pris dans le Pas-de-Calais. Avec l'air très froid en altitude (-36°C vers 5500 mètres), le contraste avec la température au sol fut important et a généré une forte instabilité, permettant à certaines giboulées de tourner à l'orage. Ces mercredi 25 et jeudi 26 mars 2026, près de 1.500 éclairs ont été détectés en France, principalement dans le quart nord-est.

 

Giboulée passant sur Berck-sur-Mer (62) le mercredi 25 mars 2026 - photo Florian Bigand

 

 

Sous ces giboulées, la température chute brutalement de plusieurs degrés en l'espace de quelques minutes et le cocktail hivernal qui s'abat peut blanchir les sols en un rien de temps ! Ce fut par exemple le cas en région parisienne en début d'après-midi ce jeudi 26 mars 2026, comme le montre ce cliché pris à Nogent-sur-Marne. Ces giboulées ont aussi occasionné quelques difficultés de circulation, rendant les chaussées temporairement glissantes sur leur passage.

 

Giboulée blanchissant les sols à Nogent-sur-Marne (94) ce jeudi 26 mars 2026 - Lydia Dupuis Leroy

 

 

Averses de neige jusqu'en plaine

Avec un air très froid en altitude, les giboulées se sont parfois produites sous forme de neige. Ce fut notamment le cas sur les régions frontalières du nord et la Belgique, où la température vers 1500 mètres était proche de -7°C ce jeudi 26 mars 2026. Certaines de ces averses de neige ont pu blanchir le paysage en l'espace de quelques minutes, comme le montre le cliché ci-dessous pris dans l'Avesnois dans le département du Nord.

 

Averse de neige à Beugnies (59) ce jeudi 26 mars 2026 - photo Isabelle Andréolli

 

 

Ce matin du jeudi 26 mars 2026, la limite pluie/neige s'est abaissée jusqu'en plaine vers les Alpes. Les flocons ont été signalés jusqu'à Grenoble, bien que la tenue ne s'est effectuée que sur les hauteurs de la ville. De l'autre côté de la frontière, la neige a recouvert le paysage à des altitudes encore plus basses. Dans le Valais, les abricotiers en fleurs ont été recouverts par la neige. C'est désormais le gel et son potentiel destructeur qui est redouté pour les prochaines nuits, particulièrement samedi matin dans cette région.

 

Abricotiers en fleurs sous la neige à Martigny (Suisse) à 400 mètres d'altitude ce jeudi 26 mars 2026 - photo Georges Delaloye

 

 

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<![CDATA[La température de la mer atteint des records sur l'ensemble de la planète !]]>

La température moyenne des mers et des océans à la surface de la Terre atteint actuellement les niveaux records enregistrés lors du mois de mars 2024 ! Avec un probable El Niño qui se prépare, ce ne pourrait être que le début !

 

 

Mers et océans à des niveaux records !

 

Ces derniers jours, la température moyenne à la surface des mers et océans sur Terre rejoint les niveaux records atteints au cours du début du printemps 2024 ! Selon les données de la NOAA, la température moyenne de l'eau sur notre planète dépasse actuellement les 21°C, très largement au dessus de la moyenne sur la période 1991-2020 et désormais au dessus des niveaux enregistrés l'an dernier à la même époque. Comme le montre le graphique ci-dessous (courbe en rouge foncé), l'anomalie ne cesse de s'amplifier depuis le début de cette année 2026 !

 

Température moyenne des mers & océans sur Terre (courbe de 2026 en rouge foncé) - climatereanalyzer.org

 

 

Comme on le constate que la carte ci-dessous, la température de l'eau de mer est actuellement supérieure à la normale dans de très nombreuses régions du monde. Avec la vague de chaleur historique aux États-Unis, l'anomalie est impressionnante sur les côtes américaines et notamment sur la côte ouest. C'est aussi le cas dans le Pacifique-nord, de la Mer de Chine jusqu'en Mer de Béring. L'Atlantique-sud et l'océan indien ne sont pas épargnés. Enfin, on peut aussi citer que les eaux sont doux sur de nombreuses côtes européennes, dont la France après un hiver très doux.

 

Anomalie de la température de l'eau en surface sur Terre au mercredi 25 mars 2026 - climatereanalyzer.org

 

Des records avant même El Niño !

 

Ce qui rend le record actuel remarquable c'est qu'il se produit hors période d'El Niño, ce phénomène qui réchauffe les eaux de surface dans l'est du Pacifique équatorial et qui s'accompagne d'une hausse de la température moyenne mondiale. En effet, l'année record pour la température moyenne des mers et océans fut 2024, dernière année sous l'effet d'El Niño. Il est donc remarquable d'atteindre les niveaux de 2024 alors que nous sommes actuellement en phase neutre. D'ailleurs, la donne devrait s'inverser avec le probable retour d'El Niño d'ici cet été 2026. Les prévisions misent sur une probabilité de plus de 80% d'ici à l'automne prochain.

Si nous partons à des niveaux records alors que nous sommes actuellement en phase neutre, on peut raisonnablement redouter de battre de nombreux records de températures élevées en mer comme sur terre avec le retour probable d'El Niño durant la deuxième partie de cette année 2026. Une situation à surveiller...

 

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<![CDATA[Risque de gel dommageable pour la végétation ces prochains jours]]>

Après les giboulées, ce sont les gelées qui vont retenir l'attention. La nuit du vendredi 27 mars 2026 sera la plus froide avec un gel très étendu et parfois fort. La végétation en avance risque de subir des dégâts et les producteurs s'inquiètent.

 

Gelées parfois fortes vendredi et samedi 

Si de petites gelées seront possibles ce matin du jeudi 26 mars 2026, c'est la nuit du vendredi 27 mars qui retient toute l'attention. Avec un recul de l'instabilité et de larges éclaircies nocturnes, le gel sera bien plus généralisé dans le centre et l'est de la France où les températures chuteront généralement entre 0 et -3°C en fin de nuit. Localement, le thermomètre atteindra les -5°C, en particulier dans les fonds de vallées abrités du vent. Le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté et les abords du Massif Central devraient connaître les valeurs les plus basses.

 

Températures minimales prévue le vendredi 27 mars 2026 - wxcharts.com

 

 

Le problème principal réside dans la précocité très importante de la végétation. Après deux mois entiers de douceur dès la mi-janvier, les différentes espèces végétales sont entrées en éveil particulièrement tôt cette année. En cette fin mars, le stade de précocité est impressionnant puisque certains arbres fruitiers sont en fleurs avec près d'un mois d'avance ! Or, les fleurs sont particulièrement fragiles et une gelée un peu trop forte peut engendrer leur mort, anéantissant la future récolte. Les enjeux sont donc majeurs.

 

Abricotiers en fleurs à Saxon dans le Valais suisse ce mercredi 25 mars 2026 - photo Christine Faucogney-Pfeiffer

 

 

Des dégâts redoutés dans les cultures

De nombreuses cultures sont donc soumises à un risque de dégâts pour cette nuit du vendredi 27 mars 2026. Parmi les arbres fruitiers les plus sensibles, on peut noter les cerisiers dont la floraison est particulièrement précoce cette année. Chez les arbres actuellement en fleurs, des pertes notables sont redoutées du Massif Central au nord-est de la France. L'agroclimatologue Serge Zaka indique que les pertes moyennes s'échelonneront de 10 à 80% selon l'exposition des parcelles au gel (les plus sensibles étant celles situées en fonds de vallées).

 

Estimation du pourcentage de pertes suite au gel du vendredi 27 mars 2026 pour les cerisiers en fleurs - Agro-Climat via Serge Zaka

 

 

C'est donc une nuit de lutte contre le gel qui attend de nombreux producteurs ce vendredi 27 mars 2026. Beaucoup allumeront des bougies (ou braseros) sur leurs parcelles afin d'espérer gagner de précieux degrés au plus près des arbres fruitiers. Pour le flanc est de la France (de Rhône-Alpes à l'Alsace), il s'agit même de deux nuits consécutives de lutte puisqu'un gel semblable se produira aussi durant la nuit du samedi 28 mars, tandis que les températures grimperont sur le nord et le centre.

 

Braseros pour lutter contre le gel dans les vignes de Chablis (Yonne) le 6 avril 2021 - photo Titouan Rimbault

 

 

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<![CDATA[Tempête de neige à Saint-Pierre-et-Miquelon ce mardi]]>

Saint-Pierre-et-Miquelon vient d'être frappé par un épisode neigeux notable. L'île tournait au ralenti ce mardi 24 mars 2026 avec la fermeture des écoles, des administrations et même de certains centres commerciaux.

 

Tempête de neige sur l'archipel

De par sa position géographique au sud de Terre-Neuve et au sud-est du Québec, l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon est habitué aux tempêtes de neige. Toutefois, on redoutait une tempête marquante puisque les services météo avaient annoncé des quantités de 20 à 40 cm sur l'ensemble de l'archipel. En conséquence, les autorités avaient décidé de fermer les écoles et les administrations ce mardi 24 mars 2026. Certains centres commerciaux ont aussi fait le choix de garder leurs grilles fermées. Ce mercredi, la dépression s'éloignait au sud du Groenland et le soleil a fait son retour.

 

Image satellite du mercredi 25 mars 2026 montrant la tempête de neige au sud du Groenland - NASA

 

 

Finalement, la dépression a circulé légèrement plus au sud que prévu. Davantage dans l'air froid, Saint-Pierre-et-Miquelon a connu des chutes de neige moins intenses que le redoutaient les prévisionnistes. Ainsi, il n'est généralement tombé que 10 à 15 cm de neige et les services de déneigement n'ont eu aucun mal à rendre la circulation plus ou moins normales dès la fin de journée du mardi 24 mars 2026. Les habitants ont d'ailleurs souligné les mesures trop importantes prises par les autorités en comparaison de l'intensité classique de l'épisode neigeux.

 

Saint-Pierre-et-Miquelon s'est vite remis de l'épisode neigeux ce mardi 24 mars 2026 - photo David Dusseau

 

 

Bien loin des épisodes les plus marquants

Le climat froid et humide de Saint-Pierre-et-Miquelon surexpose l'archipel au phénomène de neige. Dès la fin de l'automne et jusqu'au début du printemps, les chutes de neige sont très fréquentes et parfois abondantes. Ce département français a vécu des épisodes neigeux bien plus importants que celui qui vient de se produire. En février 2004, une tempête avait apporté près de 50 cm de neige avec des vents violents formant des congères atteignant parfois les 2 mètres !

 

Rue des écoles à Saint-Pierre ensevelie sous un épais manteau neigeux en janvier 2004 - via La 1ère

 

Plus récemment, on peut aussi citer la tempête de neige survenue à la Saint-Valentin 2024. Il était tombé une quarantaine de centimètres de neige et les vents violents avaient rendu la visibilité quasi-nulle sur les routes, causant notamment un important carambolage à Saint-Pierre.

 

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<![CDATA[Cette année, on pourra skier à Pâques]]>

Le manteau neigeux est encore de qualité dans de nombreuses stations françaises et de nouvelles chutes de neige sont en vue. De plus, les températures devraient rester durablement fraîches. De bonne augure à l'approche de Pâques.

 

Encore de bonnes conditions dans les stations

En dehors des Vosges et du Jura où l'enneigement est actuellement très faible, les conditions sont bonnes dans les autres massifs français. Dans le Massif Central, il y a environ 25 cm au sol à 1500 mètres dans le Sancy. Toutefois, ce sont les Alpes et les Pyrénées qui s'en sortent le mieux. Le massif alpin est particulièrement privilégié avec des quantités notables en haut des domaines, atteignant 2 à 3 mètres en haut des pistes de Haute-Savoie, Savoie et Isère et souvent 1,5 à 2 mètres en haut des domaines de la partie sud de l'arc alpin.

 

Superbe enneigement dans le massif des Écrins (Hautes-Alpes) le lundi 23 mars 2026 - photo Monique Denel

 

 

Les Pyrénées elles aussi offrent de bonnes conditions d'enneigement, suite à un hiver très humide. Si la douceur des dernières semaines a fait disparaître la neige la majeure partie de la neige sous 1500 mètres d'altitude, l'enneigement reste excellent sur les domaines skiables avec souvent 1,5 à 2 mètres vers 2000 mètres d'altitude et même plus de 3 mètres à 2500 mètres ! De quoi assurer une bonne fin de saison.

 

Belles conditions sur le domaine de Peyragudes (Hautes-Pyrénées) le mardi 24 mars 2026 - webcam skaping

 

 

Neige en vue et pas de nouveau pic de douceur

Les journées des mercredi 25 et jeudi 26 mars 2026 apporteront des chutes de neige sur l'ensemble des massifs français et ce dès la basse montagne. C'est dans les massifs de l'est qu'elles seront les plus importantes avec jusque 20 à 40 cm dans les massifs nord-alpins ! Une nouvelle perturbation amènera de nouvelles chutes de neige au cours du week-end. D'ici au terme de cette semaine, on prévoit 5 à 10 cm en moyenne dans les Pyrénées et le Massif Central, 15 à 30 cm dans les Vosges et le Jura et souvent 25 à 50 cm sur les massifs de l'Isère et des Savoies (et jusqu'à 50-70 cm dans les Alpes suisses) !

 

Cumuls de neige modélisés jusqu'au dimanche 29 mars 2026 - skipass.com

 

 

Autre point favorable pour l'enneigement en montagne : les projections de températures virent vers le bleu pour la fin mars et la première décade du mois d'avril 2026. La période de Pâques a de fortes chances de se dérouler sous des températures inférieures aux normales de saison, garantissant du froid dans les stations et le maintien de bonnes conditions d'enneigement sur les pistes de nombreuses stations françaises.

 

Anomalies thermiques du 30 mars au 5 avril et du 6 au 12 avril 2026 - ECMWF

 

 

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<![CDATA[Retour brutal de l'hiver ! Puissante descente polaire avec giboulées]]>

Un refroidissement brutal se produira ce mercredi 25 mars 2026, s'accompagnant de précipitations sous forme de giboulées. La neige devrait s'inviter jusqu'en plaine dans certains secteurs. Notre article fait le point sur ce retour de l'hiver.

 

Air très froid en altitude propice aux giboulées

Les giboulées surviennent lorsqu'un air très froid en altitude survole notre pays, notamment à cette saison. L'air relativement doux au sol rencontre alors l'air très froid d'altitude : un nuage se forme et les giboulées peuvent naître, mêlant pluie, grésil, grêle, neige roulée ou la neige simple. Ces giboulées sont fréquemment apportées par des nuages de type cumulonimbus (orage possible). Si les averses sont de forte intensité, la neige peut atteindre le sol même si la température est positive car elle tombe rapidement et n'a pas le temps de fondre. Dans certains cas, les flocons s'observent même par +5°C !

La situation des deux prochains jours sera particulièrement propice aux giboulées. En effet, la coulée d'air froid en provenance du Groenland sera marquée en altitude. Ce jeudi 26 mars 2026, la température à 500 hPa (vers 5500 mètres) affichera -36°C au dessus du nord-est de la France ! Autant dire qu'il fera très froid à l'altitude où circuleront les nuages et que le contraste avec l'air plus doux près du sol va créer un fort gradient thermique, idéal pour renforcer l'instabilité et favoriser les précipitations sous forme de giboulées.

 

Température de la masse d'air vers 5500m le jeudi 26 mars 2026 - meteologix.com

 

 

14 départements placés en vigilance neige

Un front pluvieux s'enfoncera du sud-ouest au centre-est mercredi 25 mars 2026, faisant chuter la limite pluie/neige de la moyenne vers la basse montagne. À l'arrière, des giboulées se mettront en place sur le nord et le nord-est de la France. Elles mêleront pluie, grésil et neige jusqu'en plaine, pouvant localement et temporairement blanchir les sols. Elles seront accompagnées de fortes rafales de vent, pouvant atteindre 60 à 80 km/h. Par ailleurs, une activité orageuse pourra également être observée.

14 départements sont placés en vigilance neige et verglas : la Creuse, la Corrèze, l'Allier, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Haute-Loire, la Loire, le Rhône, l'Isère, la Haute-Loire, la Loire, le Rhône, l'Isère, la Savoie, la Haute-Savoie, la Savoie, l'Ain, le Doubs et le Jura. La neige tiendra généralement au-dessus de 500 à 700 m d'altitude.

 

Régions exposées au risque de giboulées et de neige le mercredi 25 mars 2026 - Météo Villes

 

 

Jeudi 26 mars 2026, le risque de giboulées concernera toute la moitié est de la France. Comme la veille, pluie, grésil et neige pourront s'inviter jusqu'en plaine. Sous les averses les plus fortes, les sols pourront localement et temporairement blanchir. Notons que la limite pluie/neige descendra très bas, autour de 300 à 500 mètres en général (plutôt 700-800m pour la Corse et les Pyrénées), ce qui signifie que les centimètres de neige s'accumuleront sur les massifs dès la basse montagne.

 

Régions exposées au risque de giboulées et de neige le jeudi 26 mars 2026 - Météo Villes

 

Précision : Il faut garder à l'esprit que les giboulées sont des averses. Par définition, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Certains secteurs peuvent passer au travers.

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[États-Unis : un écart de près de 50°C en quelques jours, phénomène extrême !]]>

Entre le 16 mars 2026 et le 21 mars 2026, On a parfois observé jusqu'à 50°C d'écart  dans certains secteurs du nord des États-Unis, comme à Sioux Falls dans le Dakota-du-Sud - Webcam : Windy

 

Si les États-Unis sont habitués à des contrastes thermiques impressionnants, notamment grâce à leur topographie et leur position géographique, ce mois de mars se montre exceptionnellement contrasté. De nombreux États ont en effet enregistré en seulement une semaine une vague de froid particulièrement marquée et tardive et une vague de chaleur exceptionnellement précoce et intense.

 

Vague de froid tardive puis coup de chaud remarquable !

 

L'hiver s'est montré particulièrement perturbé sur le nord de l'Amérique avec une succession de vagues de froid parfois remarquables entre le Canada et les États-Unis, s'étendant parfois jusqu'au golfe du Mexique et même jusqu'à la Floride où des records de froid ont été enregistrés au début du mois de février.

 

Si le printemps météorologique a débuté le 1er mars, l'hiver n'avait toutefois pas dit son dernier mot puisqu'une vague de froid tardive et marquée pour la période a concerné une large partie du pays autour de la mi-mars, apportant neige et froid sur de nombreuses régions du nord, du centre et de l'est du pays.

 

On pouvait par exemple relever jusqu'à -17.2°C à Sioux Falls dans le Dakota du Sud le 16 mars, un nouveau record de froid journalier alors qu'un relevait parfois plus de 150 cm de neige sur certains secteurs du Michigan durant le même laps de temps par effet de lac.

Anomalies de températures sur les États-Unis le 16 mars 2026 – via TropicalTidBits

 

Cette vague de froid fut néanmoins de courte durée. Un changement radical de temps s'est en effet opéré par la suite par l'ouest des États-Unis. Alors que la vague de froid s'évacuait vers l'est, un véritable dôme de chaleur s'est mis en place sur l'ouest du pays en plein mois de mars, apportant des températures exceptionnellement élevées et souvent records sur les régions concernées.

 

Celui-ci s'est propagé au fil des jours vers l'est, s'étendant jusqu'aux régions concernées par un froid parfois record encore quelques jours auparavant. De nombreux secteurs sont ainsi passés en à peine 3 à 5 jours d'un froid parfois record à une chaleur exceptionnelle !

Animation des anomalies de températures à 850 hPa sur le nord de l'Amérique du 16 au 22 mars 2026 – Modèle GFS via meteociel.fr

 

La ville de Sioux Falls citée précédemment est ainsi passée d'une température minimale record de -17.2°C le 16 mars à une chaleur exceptionnelle pour un mois de mars seulement 5 jours plus tard. On a en effet pu relever jusqu'à 31.7°C ce samedi 21 mars sur cette station, la température la plus élevée jamais relevée au mois de mars sur ce secteur !

 

Sioux Falls ne fut néanmoins pas la seule station a battre son précédent record de chaleur en mars, des dizaines de stations ont en effet observé des températures exceptionnellement élevées durant cette vague de chaleur particulièrement précoce avec même un nouveau record national mensuel de chaleur enregistré le 21 mars près de Martinez Lake en Californie, où on a pu relever jusqu'à 44,4°C !

Records de chaleur battus à travers les États-Unis entre le 17 et le 21 mars 2026 – NWS

 

Si les États-Unis sont relativement habitués aux écarts de températures extrêmes en intersaison, notamment entre le centre et le nord du pays en raison de leur climat continental, il est toutefois plus rare d'observer des records de froids tout de suite suivis par des records de chaleur comme ce fut le cas la semaine dernière. La situation est en effet assez caricaturale cette année, ces régions passant d'un front marqué à une chaleur déjà exceptionnelle alors que nous ne sommes encore qu'en mars. 

 

Une nouvelle semaine très contrastée au programme

 

Cette situation exceptionnellement contrastée est néanmoins loin d'être terminée. Cette semaine du 23 au 29 mars s'annonce à nouveau très changeante du côté des États-Unis.

 

En effet, la chaleur exceptionnelle devrait persister en première partie de semaine avant le probable retour brutal de températures bien plus hivernales par le Canada d'ici la fin de semaine, assurant à nouveau un changement de temps brutal sur de nombreux secteurs !

Comparaison des anomalies de températures à 2m entre le 26 et le 27 mars 2026 aux États-Unis – Via TropicalTidBits

 

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Auteur : Tristan Bergen

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<![CDATA[Fortes chutes de neige et orages de grêle sur le sud-est de la France ce week-end]]>

Les grêlons ont parfois atteint 2cm de diamètre près de Montpellier ce dimanche 22 mars avec d'importantes accumulations au sol – Photographie : Christine Jnn à Saint-Jean-de-Védas (34)

 

 

Une goutte froide apportant un temps temporairement plus agité

 

Si un temps calme et majoritairement sec concerne la majorité de la France ces derniers jours, ce premier week-end du printemps calendaire s'est montré bien plus agité sur certaines régions.

 

En effet, une petite goutte froide, autrement dit une bulle d’air froid et dépressionnaire venant circuler dans un environnement plus doux et anticyclonique, complètement détachée de la circulation atmosphérique générale a débordé de l'Europe centrale durant le week-end. Celle-ci a glissé de l'Allemagne vers la Suisse puis vers le sud-est de la France entre samedi et dimanche.

 

Animation des températures à 500 hPa sur l'ouest de l'Europe entre le 21 et le 23 mars 2026 – Modèle ICON-EU via meteociel.fr

 

L'arrivée soudaine de cette masse d'air plus dépressionnaire et surtout plus froide en altitude a ainsi apporté un net regain d'instabilité sur les régions concernées, notamment durant la journée de dimanche 22 mars.

 

 

Fortes chutes de neige en montagne 

 

Avec l'arrivée de l'air froid en altitude, la limite pluie-neige s'est nettement abaissée sur les reliefs de l'est dès la nuit de samedi à dimanche, continuant de chuter durant la journée suivante. Ainsi, des flocons ont pu être observés dès 700 m d'altitude sur le nord des Alpes, tenant au sol dès 800-900 m en général.

 

C'est néanmoins un peu plus au sud que les chutes de neige les plus importantes se sont produites durant cette journée avec parfois plus de 15-20 cm en moins de 24h sur le centre du massif, notamment du côté de l'Isère, des Hautes-Alpes et de la Savoie. La station de Chamrousse (38) a par exemple enregistré 22 cm de neige sur cette journée du 22 mars, sensiblement plus qu'initialement prévu.

 

Évolution de la couche de neige entre le 21 et le 22 mars à Chamrousse – Meteo-Chamrousse.com

 

 

Et aussi de gros orages de grêle...

 

Outre la neige, c'est également l'instabilité qui s'est montrée localement marquée en cette journée de dimanche. En raison du conflit entre air assez doux près du sol et bien froid en altitude, l'instabilité s'est en effet renforcée durant la journée de dimanche entre l'est du Massif Central et la vallée du Rhône.

 

Des orages parfois forts pour la période se sont ainsi formés dès la matinée sur ces secteurs, s'accompagnant le plus souvent de chutes de grêle localement abondantes, d'abord entre le Gard et les Bouches-du-Rhône puis jusque dans le département du Rhône durant l'après-midi. Ces chutes de grêle ont d'ailleurs engendré un important carambolage sur l'autoroute A89 sur le secteur de la commune de Sainte-Colombe-sur-Gand, impliquant une dizaine de véhicules, ne faisant heureusement que quelques blessés.

 

Carambolage suite à la grêle sur l'A89 ce dimanche 22 mars – Photo : Thierry Boutillier via Le Progrès

 

 

C'est néanmoins en fin d'après-midi entre le Gard et l'est de l'Hérault que les orages les plus actifs se sont développés, balayant ces régions avant de s'évacuer en Méditerranée avant la nuit. La région de Montpellier a notamment été concernée avec des chutes de grêle parfois abondantes, déposant localement plusieurs centimètres de grêlons au sol et causant là aussi des difficultés de circulation parfois notables.

 

Accumulation de grêle à Saint-Gely-du-Fesc (34) durant l'orage du 22 mars 2026 en fin de journée – Photographie : Jonathan Land

 

Au total, on a pu relever plus de 3300 éclairs sur le sud-est du pays ce 22 mars, principalement entre l'Hérault (1064 éclairs) et le Gard (1060 éclairs), faisant de cette journée la deuxième la plus orageuse depuis le début de l'année après le 16 février 2026, où 3577 éclairs avaient pu être relevés sur le territoire métropolitain.

 

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<![CDATA[Retour des giboulées de mars !]]>

Neige à Arbouans (25) à 300 mètres d'altitude le samedi 4 mai 2019 - infoclimat.fr

 

Les giboulées sont généralement associées au mois de mars, bien qu'on puisse les rencontrer en avril et même jusqu'en mai. Que sont ces averses hivernales et pourquoi se produisent-elles ? Notre article vous explique.

 

Qu'est-ce qu'une giboulée ?

 

Si les giboulées sont couramment appelées "giboulées de mars" dans notre pays, c'est parce que ce phénomène est très courant au printemps. En effet, il se produit lorsque le contraste thermique est fort entre la température au sol et celle en altitude. Or, les coulées d'air froid qui atteignent la France au printemps sont idéales pour l'observation de giboulées. Lorsque mars arrive, le soleil devient plus puissant et le sol se réchauffe plus nettement. Si une masse d'air très froid circule en altitude, un gros contraste thermique se met en place, l'instabilité croît et les giboulées peuvent se déclencher.

 

Schéma d'une coulée d'air froid propice aux giboulées lors du printemps - Météo Villes, livre Y'a plus de saison !

 

 

Lorsqu'il fait doux au sol et que cet air rencontre l'air très froid d'altitude, un nuage se forme et les giboulées peuvent naître. Elles sont accompagnées de nombreux types de précipitations différents : la pluie, le grésil, la grêle, la neige roulée ou la neige simple. Ces giboulées sont fréquemment apportées par des nuages de type cumulonimbus. Il est donc possible d'y observer de l'orage. Si les averses sont de forte intensité, la neige peut atteindre le sol même si la température est positive car elle tombe rapidement et n'a pas le temps de fondre. Dans certains cas, les flocons s'observent même par +5°C ! Les giboulées amènent aussi une chute brutale de la température par effet d'isothermie (froid d'altitude entraîné vers le sol par les précipitations).

 

Schéma expliquant les giboulées et la possibilité de neige par température positive au sol - Météo Villes, livre Y'a plus de saison !

 

 

Les giboulées de neige peuvent tomber jusqu'en mai

 

En règle générale, le risque de voir des flocons s'efface dès l'arrivée du mois d'avril sur la côte d'Azur. Il disparaît à la fin du mois d'avril sur les autres régions méditerranéennes ainsi que de la côte aquitaine à la côte vendéenne. Du sud-ouest aux côtes de la Manche, des flocons peuvent être observés jusqu'à la mi-mai. Sur tout le nord, le centre et l'est de la France, on peut encore voir des flocons tomber jusqu'en seconde quinzaine du mois de mai, généralement sous forme de giboulées au sein d'un ciel de traîne alimenté par une coulée d'air froid en altitude. En direction des Ardennes, le risque ne s'efface qu'à l'arrivée du mois de juin.

 

Dates auxquelles peuvent tomber les derniers flocons de la saison en France - Météo Villes

 

D'ailleurs, le réchauffement climatique n'a pas fait disparaître ce risque de neige tardive. Ces dernières années, les flocons se sont invités à plusieurs reprises en plaine au cours du mois d'avril. Ce fut aussi le cas au mois de mai 2019 dans l'est de la France. Le 4 mai 2019, la neige blanchit les Ardennes (3 cm à Rocroi) ainsi que le Doubs. On mesure alors 2 cm au sol à Besançon avec une neige lourde et collante recouvrant le paysage durant quelques heures.

 

 

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<![CDATA[La France s'oriente-t-elle vers un été caniculaire ?]]>

Depuis la mi-janvier, les températures sont anormalement douces en France. Faut-il s'attendre à un été caniculaire après ce printemps précoce ? Notre article vous propose un point sur les tendances saisonnières pour l'été 2026.

 

 

Quelles sont les tendances pour l'été 2026 ?

 

Les tendances saisonnières pour l'été 2026 s'orientent vers une anomalie chaude en France. Comme on le constate sur les cartes ci-dessous, l'excédent serait proche de +1°C lors des trois mois estivaux d'après le modèle américain. Le modèle européen, quant à lui, projette une anomalie de +0,5 à +1°C sur le trimestre estival. La chaleur aurait donc l'avantage, bien que l'anomalie envisagée soit moins forte que celle qui avait été enregistrée durant l'été 2025 (+1,8°C), qui avait terminé au troisième rang des étés les plus chauds en France.

 

Anomalies thermiques envisagées par les modèle américain et européen pour l'été 2026 - NOAA & ECMWF

 

 

Si la chaleur modélisée n'atteint pas des sommets, c'est notamment parce que les tendances pour l'été 2026 sont assez instables. En effet, les modèles américain comme européen entrevoient de possibles anomalies humides durant juin, juillet et août 2026, bien que celles-ci ne seraient pas généralisées. Globalement, le contexte pourrait être fréquemment orageux avec des précipitations proches des normales ou excédentaires en fonction des régions.

 

Anomalies pluviométriques envisagées par les modèle américain et européen pour l'été 2026 - NOAA & ECMWF

 

En résumé : Les tendances actuelles misent sur un été plutôt chaud et orageux. Malgré tout, il faut garder à l'esprit que ces tendances ne donnent que les grandes lignes et ne peuvent pas révéler les épisodes de courte durée. Ainsi, un coup de fraîcheur est parfaitement possible dans un été plus chaud que la normale, tout comme une canicule malgré une anomalie sur 3 mois relativement raisonnable.

 

 

Printemps précoce ne veut pas forcément dire été chaud

Un printemps précoce annonce-t-il un été chaud ? Le tableau ci-dessous liste les 10 mois de février les plus doux en France, avec février 2026 désormais classé au deuxième rang. Il permet de visualiser en un coup d'œil comment fut l'été qui a suivi. On constate rapidement qu'il n'y a aucune tendance qui se dégage. Si les mois de février 1990 et 2020 avaient été suivis par un duo juillet-août très chaud, ce fut le contraire en 1961, en 2002 ou en 2007, où la fraîcheur avait régné. Février 1966, deuxième mois de février le plus doux du XXème siècle, avait même été suivi par un duo juillet-août remarquablement frais (-2,9°C par rapport aux normales modernes) ! Il n'y a donc aucune garantie qu'un printemps précoce soit suivi d'un été torride.

 

Top 10 des mois de février les plus doux et écart à la normale des mois d'été de la même année - Météo Villes

 

 

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<![CDATA[La France est-elle davantage touchée par le réchauffement ?]]>

Si le réchauffement climatique concerne l'ensemble de la planète, certaines zones du globe se réchauffent plus vite que d'autres. C'est le cas de la France qui fait partie des régions du monde où l'augmentation de la température est particulièrement marquée.

 

Réchauffement : l'Europe et la France en première ligne

Si l'augmentation des températures est généralisée à l'échelle du globe, des disparités sont toutefois observées. Le pôle Nord se réchauffe plus vite que le reste du monde. Après lui, c'est bel et bien le continent européen qui est celui qui se réchauffe le plus rapidement avec un réchauffement qui atteint +2,2°C par rapport à l'ère pré-industrielle alors qu'il est de +1,3°C à l'échelle de la planète. Cela veut donc dire que l'Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde et la France ne fait pas exception !

 

Écart des températures entre la période 2011-2020 et la période de référence 1951-1980 - wikipedia

 

 

Nous sommes en face d'un four à chaleur tournante ! 

 

De plus, la position géographique de la France la rend plus vulnérable que d'autres pays aux vagues de chaleur et canicules. Lors de la saison chaude, il n'y a pas besoin d'une situation exceptionnelle. Il suffit qu'un anticyclone remonte sur la France et l'Europe Centrale pour que les masses d'air excessivement chaudes présentes sur le nord de l'Afrique gagnent l'hexagone. C'est un peu comme si nous nous trouvions en face d'un four à chaleur tournante qu'est le Sahara ! Cette configuration avait notamment été rencontrée au cours de l'été 2022, rythmé par de multiples canicules. Pour ne rien arranger, les eaux de la Méditerranée se réchauffent aussi très rapidement ces dernières années, ce qui contribue à amplifier les masses d'air chaud aux abords de la France.

 

Situation exposant la France aux fortes chaleurs & canicules - Météo Villes

 

 

Réchauffement de plus en plus rapide en France

 

Les normales de saison actuelles sont calculées sur la période 1991-2020 et sont recalculées tous les 10 ans. Elles permettent de constater accélération nette du réchauffement en France. Si l'on prend les anciennes normales de référence sur la période 1981-2010, l'anomalie sur la décennie 1991-2000 fut de +0,09°C, grimpant à +0,28°C sur la décennie 2001-2010 puis s'envolant à +0,88°C sur la décennie 2011-2020 ! Cela signifie qu'en France, les températures ont augmenté de 0,6°C au cours des années 2010 ! Il s'agit de la hausse décennale la plus importante jamais observée ! En d'autres termes, les températures d'aujourd'hui sont déjà bien différentes de celles d'il y a 20 ou 30 ans. La tendance à la hausse est très rapide dans notre pays.

 

Écart thermique à la normale 1981-2010 en France par décennie depuis 1901 - Météo France

 

 

Les modèles climatiques sont unanimes sur une poursuite de cette hausse rapide d'ici à la fin du siècle. Ils confirment aussi que ce réchauffement sera plus important sur notre pays qu'en moyenne sur Terre, et ce quel que soit le scénario. En effet, que l'on retienne le scénario le plus optimiste (SSP1-2,6), intermédiaire (SSP2-4,5), pessimiste (SSP3-7,0) ou même extrême (SSP5-8,5), la température en France augmentera de manière plus significative que la moyenne mondiale d'ici 2100. Dans le scénario le plus extrême, cette hausse pourrait atteindre +5,9°C en France sur la période 2081-2100 contre +4.4°C au niveau mondial. Notre pays sera donc aux premières loges du réchauffement climatique.

 

Hausse des températures en France et dans le monde pour la fin du siècle (scénarios optimiste, intermédiaire, pessimiste et extrême) - GIEC & Earth System Dynamics

 

 

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<![CDATA[Refroidissement fin mars : froid et neige en vue ?]]>

Une coulée d'air froid se confirme pour la fin mars 2026. Il conviendra de surveiller le risque de giboulées de neige mais également de gelées. Dans un contexte où la végétation est très en avance, il faudra suivre de près la chute du thermomètre.

 

Confirmation d'une coulée d'air froid

C'est un décrochage d'air froid dont on parle depuis maintenant plusieurs jours et dont la probabilité devient élevée. Tandis que l'air doux dominera jusqu'au mardi 24 mars 2026, un changement de temps se produira les mercredi 25 et jeudi 26 mars avec l'influence d'une vaste dépression scandinave s'étendant jusqu'à l'Italie. Ainsi, le flux basculera au secteur nord-ouest et une masse d'air venue de Mer de Norvège plongera vers la France. La plupart des scénarios misent sur des températures de -4 à -6°C vers 1500 mètres au dessus de la France, correspondant à une masse d'air hivernale.

 

Température de la masse d'air vers 1500m prévue le vendredi 27 mars 2026 - wxcharts.com

 

 

Comme cet air froid sera d'origine maritime (car passant au dessus de la Mer de Norvège puis de la Mer du Nord) et que nous arrivons à la fin mars (jours devenant plus longs que les nuits), il ne sera nullement question d'une vague de froid. Malgré tout, les températures vont brutalement chuter plusieurs degrés sous les normales à partir du mercredi 25 mars 2026. Durant les journées des jeudi 26 et vendredi 27 mars, il deviendra difficile d'atteindre les 10°C en après-midi sur près des 3/4 de la France. Nous serons alors souvent 5 à 7°C en dessous des normales de saison !

 

Températures maximales prévues du mardi 24 au vendredi 27 mars 2026 - Météo Villes

 

 

Giboulées en plaine et neige dès basse montagne

Comme il y aura un différentiel notable de températures entre les valeurs au sol nettement positives et les valeurs en altitude assez nettement négatives, le contexte sera propice à l'observation de giboulées dès le milieu de la semaine prochaine. La dernière actualisation du modèle européen met bien ce risque en évidence. Pour le jeudi 26 mars 2026, il envisage de nombreuses giboulées (en rose/violet sur la carte) sur le nord, le centre et l'est de la France, jusqu'en Bretagne. Celles-ci mêleraient pluie, grésil et neige au gré des averses et de leur intensité.

 

Nature des précipitations le jeudi 26 mars 2026 selon le modèle européen - wxcharts.com

 

 

Ce qui est certain, c'est que ce contexte profitera au retour de la neige sur toutes les montagnes, et ce dès basse altitude. S'il est encore un peu tôt pour connaître les quantités, des cumuls de neige notables sont envisagés, dépassant les 10 cm sur tous les massifs. Ils sont susceptibles d'atteindre ou de dépasser les 30 cm dans les Alpes et les Pyrénées. Ces projections restent préliminaires et sont susceptibles d'être revues à la hausse ou à la baisse à l'approche de l'échéance.

 

Cumuls de neige modélisés jusqu'au 31 mars 2026 - meteologix.com

 

Dans un second temps, il sera nécessaire de surveiller le risque de gel lorsque la masse d'air s'assèchera et que les nuits seront plus dégagées. Toutefois, il est pour l'instant trop tôt pour connaître la localisation et l'intensité potentielle de ces gelées.

 

 

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<![CDATA[Équinoxe de printemps vendredi : comment ça marche ?]]>

L'équinoxe de printemps se produira ce vendredi 20 mars 2026 à 15h45 heure de Paris. Nous entrerons alors dans le printemps calendaire. Notre article revient sur l'équinoxe, le solstice et les parallèles remarquables.

 

 

Équinoxes et solstices : c'est quoi ?

 

Le mot équinoxe provient du latin "æquinoctium" qui signifie "nuit égale" car c'est à cette date que la durée du jour devient identique à celle de la durée de la nuit. En effet, le Soleil est au zénith de l'Équateur lors des équinoxes, ce qui permet au jour et à la nuit de se partager le temps à parts égales dans les deux hémisphères. Par opposition, le mot solstice vient du latin "solstitium" qui signifie "le soleil qui s’arrête". Cela décrit le moment où la position apparente du soleil dans le ciel semble cesser de monter (en été) ou de descendre (en hiver). En effet, c'est lors des solstices que la différence de durée du jour est la plus forte entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud, du fait de l'inclinaison de la Terre (23,5°) sur son axe.


Différences entre équinoxe et solstice – via Calendrier Lunaire

 

 

Ce vendredi 20 mars 2026 à 15h45 se produira l'équinoxe de printemps, marquant l'entrée dans le printemps calendaire dans l'hémisphère Nord. D'un point de vue astronomique, le printemps débute au moment de l'équinoxe vernal, désignant la position du Soleil sur la sphère céleste au moment où celui-ci passe de l'hémisphère sud à l'hémisphère nord. Celui-ci peut avoir lieu entre le 19 et le 21 mars. Il ne se déroule pas exactement au même moment d'une année sur l'autre pour deux raisons : d'une part, l'orbite de la Terre n'est pas parfaitement circulaire (la distance Terre-Soleil varie de 147 à 152 millions de kilomètres) et d'autre part, notre calendrier ne correspond pas exactement à la durée de la rotation de la Terre autour du soleil, qui est de 365 jours, 5 heures et 46 minutes et non pas de 365 jours exacts.

 

L'orbite de la Terre n'est pas parfaitement circulaire, ce qui explique pourquoi la date de l'équinoxe varie - via wikipedia

 

 

Tropiques et cercles polaires : à quoi correspondent-ils ?

 

L'équateur est le parallèle situé à 0° de latitude et qui divise la Terre en deux hémisphères : le soleil est au zénith le jour de l'équinoxe printemps ainsi que le jour de l'équinoxe d'automne.

De part et d'autre, on retrouve le tropique du Cancer à environ 23,5° Nord, qui marque la limite la plus septentrionale où le Soleil est au zénith au solstice d'été, et le tropique du Capricorne à environ 23,5° Sud, qui marque la limite la plus méridionale où le Soleil peut être au zénith lors du solstice d'hiver.

Le cercle polaire arctique est le parallèle situé à environ 66,5° Nord. Au-delà de celui-ci, le soleil ne se lève plus au solstice d'hiver (nuit polaire) et ne se couche plus au solstice d'été.

De l'autre côté du globe, le cercle polaire antarctique est situé à environ 66,5° Sud. Là aussi, il délimite la zone au-delà de laquelle le soleil ne se lève plus ou ne se couche plus lors des solstices.

 

Schéma des parallèles remarquables (tropiques et cercles polaires) sur Terre - Météo Villes

 

 

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<![CDATA[Retour du froid et de la neige pour la fin mars : ça se confirme ?]]>

Certains modèles envisagent toujours une offensive du froid pour la fin du mois de mars 2026. Elle ferait craindre un gel possiblement destructeur sur une végétation très avancée. Notre article fait le point sur les dernières modélisations

 

Menace de coulée froide pour la fin mars

C'est un scénario que l'on guette depuis plusieurs jours et qui est toujours d'actualité. Selon les tendances pour la fin du mois de mars 2026, une dorsale anticyclonique pourrait s'ériger sur l'Atlantique et entraîner une coulée d'air froid vers la France et l'Europe Centrale. Les dernières mises à jour des modèles américain et européen vont en ce sens. Ils projettent une température de la masse d'air qui atteindrait -5 à -8°C au dessus de la France à l'horizon du vendredi 27 mars 2026, des niveaux hivernaux et qui pourraient autoriser des précipitations sous de giboulées parfois neigeuses jusqu'en plaine.

 

Scénarios de masse d'air à 1500m pour le vendredi 27 mars 2026 - meteociel.fr

 

 

Outre le risque de voir des flocons s'inviter jusqu'en plaine, il faudrait surveiller également la menace du gel. En effet, c'est souvent à l'arrière des coulées d'air froid, lorsque le temps s'assèche et que le ciel nocturne se dégage, que peuvent survenir des gelées notables. Or, l'avance considérable de la végétation la rend particulièrement vulnérable cette année. D'ailleurs, les gelées survenues ce week-end ont déjà occasionné quelques dégâts dans les cultures. Dans les vignobles de Bourgogne, les viticulteurs avaient allumé les bougies anti-gel dans la nuit du dimanche 15 mars 2026.

 

Bougies anti-gel dans les vignes de Chablis dans l'Yonne le dimanche 15 mars 2026 - Météo89

 

 

Des incertitudes encore majeures

Si les modèles américain et européen allaient dans le même sens lors de leur dernière mise à jour, ils soufflent le chaud et le froid ces derniers jours avec des scénarios très fluctuantes. Et pour cause, les incertitudes sont encore très importantes. La carte ci-dessous montre l'écart-type entre les différents scénarios pour le jeudi 26 mars 2026, date autour de laquelle débuterait la coulée froide. On remarque que c'est entre l'Islande et la France que les scénarios divergent le plus fortement, prouvant que l'ampleur - et même la survenue - de cette coulée froide restent soumises à d'importantes incertitudes.

 

Écart-type entre les scénarios pour le jeudi 26 mars 2026 - meteociel.fr

 

En résumé : il est pour le moment trop tôt pour affirmer quoi que ce soit. Le risque d'une coulée d'air froid pouvant apporter giboulées de neige et gel à la fin du mois de mars 2026 est toujours d'actualité mais les fortes divergences entre les scénarios invitent à la prudence. Il faudra encore patienter quelques jours pour connaître de manière plus claire le sort que nous réservera cette fin mars.

 

 

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<![CDATA[Neige en abondance pour le printemps 1975]]>

Jonquilles sous la neige à Paris le 19 mars 1975 - Chronique Météo Villes

 

L'hiver 1974-1975 avait été particulièrement doux en France. Après trois mois d'anomalie douce, les températures s'effondrent en mars 1975 et la neige s'invite dans de nombreuses régions. Retour sur cet épisode hivernal tardif.

 

La neige pour l'arrivée du printemps

À l'époque, la France vit son hiver le plus doux jamais observé ! L'hiver 1974-1975 enregistre une température moyenne de 7,35°C en France. Seul l'hiver 1989-1990 viendra le surpasser (7,62°C) au XXème siècle. On parle alors d'année sans hiver avec une douceur qui domine largement décembre, janvier et février. Et pourtant, une coulée d'air froid plonge sur la Scandinavie à la mi-mars 1975 et celle-ci est ensuite propulsée vers la France par un flux continental piloté par un anticyclone britannique. Ce froid nous arrive sous la forme d'une goutte froide qui s'accompagne aussi d'humidité. Ainsi, la neige s'invite.

 

Situation météo en Europe le mardi 18 mars 1975 - meteociel.fr

 

 

Les journées les plus hivernales sont celles des lundi 17, mardi 18 et mercredi 19 mars 1975, au cours desquelles les températures s'enfoncent largement sous les normales. Dès le 17 mars, il neige sur le quart nord-est de la France. Les jours suivants, la goutte froide stagne au dessus de la France et de nombreuses plaines du nord, du centre et de l'est de la France se retrouvent sous la neige. C'est le cas de Paris où la station de Montsouris mesure 7 cm le 19 mars 1975.

 

Enfants jouant dans la neige sous la Tour Eiffel à Paris le 19 mars 1975 - Chronique Météo Villes

 

 

Des vacances de Pâques dans le froid

Cette offensive de la neige affecte notamment un vaste quart nord-est de la France. Ainsi, on peut mesurer 10 cm à Mâcon, 11 cm à Reims, 12 cm à Nancy, 13 cm à Metz. Alors que beaucoup s'attendaient à un printemps précoce après un hiver particulièrement doux, c'est la douche froide pour les français au moment des départs en vacances pour Pâques. En effet, cette offensive hivernale survient juste avant le début des vacances de Pâques 1975.

 

Coupure de presse évoquant la neige du 19 mars 1975 en Île-de-France - Chronique Météo Villes

 

 

D'ailleurs, les vacances de Pâques 1975 se dérouleront sous des conditions pleinement hivernales avec des températures près de 5°C sous les normales durant les deux semaines ! La première décade du mois d'avril 1975 est plus froide que n'importe quelle période de l'hiver 1974-1975 et la neige tombe encore jusqu'en plaine ! Le 10 avril 1975, il tombe 12 cm de neige à Lille et 18 cm à la station de Grenoble-Saint-Geoirs !

 

Neige pour les départs en vacances de Pâques en mars 1975 - Chronique Météo Villes

 

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<![CDATA[Plus de 40°C en cette mi-mars aux États-Unis : une chaleur HISTORIQUE !]]>

Les États-Unis s'apprêtent à vivre une vague de chaleur historique ! En plein mois de mars, les températures vont dépasser les 40°C dans le sud-ouest du pays, pulvérisant les records !

 

Un dôme de chaleur historique !

L'épisode de chaleur qui s'apprête à toucher les États-Unis promet d'être historique ! En lien avec une profonde ondulation du courant jet, un anticyclone va stationner durablement sur la partie ouest du pays, permettant l'accumulation progressive de l'air chaud. Un "dôme de chaleur" d'ampleur inédite si tôt dans la saison va se mettre en place, faisant s'envoler les températures vers les records.

 

Anomalie de géopotentiel montrant le dôme de chaleur sur les USA le vendredi 20 mars 2026 - pivotal weather

 

 

Un "dôme de chaleur" survient lorsque le courant jet subit une forte ondulation. En s'élevant en latitude, il entraîne avec lui l'air chaud subtropical vers les latitudes tempérées puis ce courant jet replonge plus bas en latitude. Cette ondulation prend souvent la forme de la lettre grecque Oméga (Ω). En son centre, une zone d'air très chaud et stagnant se forme, favorisant le développement de hautes pressions. Ces dernières compressent l'air vers le sol, ce qui intensifie la chaleur au fil des jours, sous un ciel souvent tout bleu.

 

Schéma d'un dôme de chaleur, favorable à des températures records - AFP

 

 

Plus de 40°C et une pluie de records en vue !

Ainsi, la chaleur va s'intensifier toute la semaine, d'abord dans le sud-ouest des USA avant de s'étendre vers le centre et le nord du pays. D'ici la fin de semaine, une grande partie des États-Unis sera exposée à des températures records ! Les journées les plus chaudes seront celles des vendredi 20 et samedi 21 mars 2026. On prévoit plus de 40°C dans le sud-ouest du pays avec des pointes autour de 43°C entre le sud de la Californie et l'Arizona, une température encore jamais mesurée aux USA au cours d'un mois de mars ! On prévoit 30 à 33°C jusque dans le Dakota du Sud, à une latitude semblable à Lyon !

 

Températures maximales prévues aux USA les vendredi 20 et samedi 21 mars 2026 - wxcharts.com

 

 

La carte ci-dessous permet de mieux prendre la mesure de l'ampleur spectaculaire de cette vague de chaleur. Le vendredi 20 mars 2026, près des 3/4 des États-Unis enregistreront des températures 10 à 20°C supérieures aux normales saisonnières ! L'anomalie est aussi remarquable pour son intensité que pour son étendue ! Plus concrètement, on atteindra les 30°C dans des régions où la normale n'est que de 12°C à cette saison et il fera plus de 40°C dans des zones où les températures de saison se situent autour de 25°C...

 

Écart à la normale des températures aux USA le vendredi 20 mars 2026 - wxcharts.com

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Comment le retour d'El Niño pourrait impacter le temps en France ?]]>

La mise en place d'El Niño dans les prochains mois aura-t-elle des conséquences sur le temps en France et en Europe ? 

 

Le retour d'El Niño ?

 

Après deux années dominées par La Niña sur le Pacifique tropical, il semble qu'un changement s'opère dans les prochains mois. En effet, les eaux froides de surface caractérisant La Niña disparaissent peu à peu sous l'influence de forts vents d'ouest, permettant une hausse rapide des températures dans le Pacifique équatorial central. Alors que les anomalies négatives atteignaient encore 0,8°C en décembre 2025 dans cette région du globe, celles-ci se sont élevées à -0,3°C un mois plus tard.

 

Ce phénomène marque ainsi la fin progressive du phénomène climatique La Niña, qui s'était mis en place durant l'automne 2024. À présent les modèles climatiques envisagent des conditions neutres au printemps, avant un possible d'El Niño cet été ou cette automne.

Probabilités de mise en place d'El Niño dans les prochains mois – Via The Weather Network

 

Il semble donc fortement probable qu'El Niño fasse son retour dans les prochains mois. Certains modèles envisagent même la mise en place d'un « Super El Niño » d'ici cet automne.


Si El Niño se caractérise par une augmentation d'environ +0,8°C des eaux du Pacifique Équatorial, un Super El Niño se caractérise quant à lui par une anomalie d'au moins +2°C dans cette région du globe, ce qu'envisage bon nombre de scénarios du modèle saisonnier européen d'ici l'automne.

Évolution des anomalies de températures sur le Pacifique Equatorial en 2026 – ECMWF

 

Cette tendance restera néanmoins à confirmer dans les prochains mois. Si un basculement vers un régime El Niño est à présent envisagé par la grande majorité des modèles saisonniers, l'intensité du phénomène reste encore incertaine.

 

Quelles conséquences ?

 

Il est aujourd'hui reconnu qu'un épisode El Niño a tendance a engendrer une augmentation temporaire mais globale des températures moyennes, de l'ordre de +0,1 à +0,2°C en général. Cette augmentation est d'ailleurs plus notable lorsque l'épisode El Niño est marqué.

 

 Le dernier épisode en date, s'étant produit en 2023-2024 avait notamment engendré une nette augmentation des températures à l'échelle du globe. 2024 fut d'ailleurs l'année la plus chaude enregistrée sur Terre depuis le début des relevés météorologiques.

 

El Niño a également pour effet de modifier la répartition et l'intensité des précipitations mais également les températures moyennes dans certaines régions du globe. De décembre à février (hiver sur l'Hémisphère Nord), il est habituellement constaté un temps frais et humide dans le sud des États-Unis, tandis que les températures seraient au dessus des normales en Alaska et dans l’ouest du Canada. Un temps chaud et sec pourrait également prédominer sur la partie australe du continent Africain, et sur une bonne partie de l'Asie du Sud-Est.

 

Durant l'hiver austral (été sur Hémisphère Nord), on retrouve en général un temps plus sec que la normale sur l'Inde (mousson peu active), en Asie du Sud-Est et sur le nord de l'Australie. Le continent Sud-Américain retrouve également un temps plus doux que la normale durant cette période.

Conséquences régulièrement observées d'El Niño à l'échelle de la planète - NOAA

 

On note également une baisse de l'activité cyclonique sur le bassin Atlantique durant les phases El Niño. En effet, les vents d'altitude deviennent plus défavorables au maintien et au renforcement des cyclones durant cet événement climatique, ce qui induit donc un risque d'impacts cycloniques sur les côtes américaines et l'arc antillais plus faible.

 

Du côté de l'Europe, les conséquences du retour d'El Niño sont plus limitées et encore débattues à ce jour. Selon les scientifiques, les épisodes El Niño ont toutefois tendance à favoriser des flux d'ouest perturbés et relativement doux en période hivernale sur notre continent, ce qui pourrait donc être le cas pour l'hiver 2026-2027. En été, les conséquences restent plus incertaines et aucune récurrence particulière n'a pour le moment pu être dégagée sur notre pays.

 

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Auteur : Tristan Bergen

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<![CDATA[Jusqu'à 20 cm de neige en Île-de-France pour l'arrivée du printemps 2018 !]]>

 

Importante couche de neige dans la forêt de Montmorency le 17 mars 2018 – Archives Météo-Villes

 

 

 

Une arrivée soudaine du froid et de la neige à quelques jours du printemps

 

Après une fin février déjà très hivernale sur la France puis une parenthèse printanière très temporaire entre le 10 et le 11 mars, le froid a décidé de faire un retour remarqué sur la France à partir du 17 mars.

À partir de cette date, un flux continental s'est en effet mis en place sur l'ouest de l'Europe, permettant à de l'air bien froid pour la période de s'écouler jusqu'à la France depuis la Russie et la Scandinavie.

Dès l'après-midi du 17 mars, des chutes de neige se produisent sur une partie du nord de la France et notamment sur le nord-ouest de l’Île-de-France où celles-ci n'étaient pas vraiment prévues. Sous des précipitations stationnaires, on a ainsi pu relever plusieurs centimètres au sol entre le Nord-est de Paris et le Val d'Oise, parfois bien plus sur les plateaux comme autour de la forêt de Montmorency où la couche de neige a pu dépasser les 20 cm !

 

La neige avait fait son retour jusqu'à Paris à quelques jours du printemps calendaire ! 

 

 

Le lendemain, la neige et le froid sont plus généralisés au quart nord-est de la France, touchant également l'Île-de-France et Paris. On relève en général entre 1 et 5cm sur ces régions dans la nuit du 18 au 19 mars.

 

Neige du 18 mars 2018 - La Champagne sous la neige dans l'après-midi - Archives Météo-Villes

 

 

Le froid et la neige se généralisent par la suite

 

Cet air froid se propage encore un peu plus vers le sud et l'ouest de la France le 19 mars, touchant de manière une nouvelle-fois imprévue le Poitou-Charente et le nord de l'Aquitaine où on relève parfois une couche au sol jusque sur les plages.

 

Châtelaillon-Plage (Charente-Maritime) encore sous la neige, le 20 mars 2018, au lendemain de chutes de neige imprévues - Fabrice Denis 

 

 

Les jours suivants seront plus secs sur la majorité de la France mais également très hivernaux avec des gelées devenant généralisées et parfois marquées, surtout pour le début du printemps calendaire.

L'arrivée du printemps rimera d'ailleurs avec la neige et le froid jusque sur les côtes méditerranéennes. En effet, si un temps plus sec s'était de nouveau imposé sur le reste de la France, une dépression s'isolant dans le Golfe de Gênes engendrait la formation d'un retour d'Est sur la région PACA dans la nuit du 20 au 21 mars. Celui-ci allait engendrer des chutes de neige parfois abondantes entre le centre du département du Var et les Bouches-du-Rhône. La neige avait même pu atteindre Marseille de façon temporaire, déposant une petite couche sur les hauteurs de la ville.


Neige à Marseille le 21 mars 2018 – Archives Météo-Villes

 

Si la neige est déjà rare dans ces région en plein hiver, elle l'est d'autant plus en cette période de l'année. Des chutes de neige ont été observées seulement 3 fois aussi tard dans la saison dans la région depuis l'après-guerre selon les statistiques de Marignane : le 24 mars 2008, le 19 avril 1991 et le 3 avril 1952.

Par la suite, le retour d'un air océanique plus radouci annihilera le risque de neige en plaine sur la totalité du pays.

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

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<![CDATA[Mardi et mercredi printaniers… avant le retour du froid ?]]>

La carte de gauche illustre clairement l’anomalie chaude qui concernera la France mercredi 18 mars 2026 avant que la situation ne s'inverse le week-end prochain. 

 

 

Rapide retour d'une masse d'air très douce 

 

L’épisode de temps froid que nous connaissons depuis vendredi devrait persister jusqu’à dimanche ou lundi, selon les régions.  Des gelées matinales fréquentes sont même attendues en plaine. Cependant, cette période plus fraîche que la normale, qui a succédé à près de deux mois de températures supérieures aux moyennes, laissera rapidement place à un temps plus doux.  L’anticyclone se déplaçant vers l’Europe centrale, la douceur venue d’Afrique, du Nord et de la péninsule Ibérique nous atteindra dès lundi après-midi, et surtout mardi et mercredi. 

 

Évolution de l'anomalie de la masse d'air entre lundi 16 et vendredi 20 mars 2026 - modèle européen

 

 

Mardi et mercredi seront les journées les plus douces 

 

Cette douceur atteindra son apogée mercredi, notamment sur la moitié ouest de la France, où les températures pourraient grimper jusqu’à 20°C, même en Bretagne (ce qui n'est pas très fréquent pour un 18 mars).  Les régions de l’est seront moins touchées, car l’influence continentale persistera. En cette saison, le soleil n’est pas assez haut dans le ciel pour que le continent se réchauffe suffisamment, rendant les vents d’Est moins synonymes de douceur.

 

Température maximale prévue par METEO VILLES pour les après-midi de mardi et mercredi

 

 

L'anomalie chaude devrait se résorber par la suite

 

Le vent d’est persistera dans les prochains jours, et après une douceur printanière atteignant son point culminant en milieu de semaine, les températures devraient baisser par la suite. 

À partir de vendredi, une goutte froide d'altitude en provenance d'Allemagne survolera la moitié Nord de la France et occasionnera une baisse assez sensible des températures sur presque tout le pays. 
Cette tendance au rafraîchissement sera d'ailleurs générale, puisque les projections à long terme indiquent même que les températures seront inférieures aux normales de saison entre la fin mars et le début du mois d’avril. Si ces cartes montrent des températures moyennes, certains scénarios plus isolés envisagent des coups de froid tardifs en provenance de Russie, comparables à un « Moscou-Paris » au début du printemps.  Une telle situation serait alors très préjudiciable à la végétation, actuellement très avancée, car ce type de courant continental favorise les gelées nocturnes.

 

Anomalie des températures prévues pour les trois prochaines semaines par le modèle météo européen

 

 

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Auteur : Guillaume Séchet

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<![CDATA[Emballement climatique : pourquoi l'hiver que nous venons de connaître inquiète ?]]>

Anomalies de températures entre décembre 2025 et février 2026 sur les régions septentrionales de l'hémisphère Nord (le pôle Nord se trouvant au milieu de la carte). 

 

Depuis la fin des années 1990, les températures moyennes mondiales ont connu une augmentation significative, avec une accélération notable depuis 2015.  Les anomalies constatées au cours de l’hiver dernier autour du pôle Nord sont particulièrement alarmantes et ont contribué à l’hiver exceptionnel que l’hémisphère Nord a connu. 

 

Un hiver contrasté sur l'hémisphère nord

 

Cet hiver s'est montré particulièrement perturbé sur l'hémisphère nord mais également très contrasté. Des vagues de froid répétées ont en effet été observées de l'Alaska à l'est des États-Unis ainsi qu'entre le nord-est de l'Europe et la Sibérie, tandis que l'ouest de l'ouest de l'Europe a au contraire subit un temps durablement doux mais surtout exceptionnellement humide. En France, l'hiver 2025-2026 se classe ainsi parmi les dix hivers les plus arrosés depuis 1959 mais également au quatrième rang des hivers les plus doux depuis 1900.

Dans le même temps, on note que cet hiver 2025-2026 s'est montré également exceptionnellement doux du côté du pôle Nord avec des anomalies de températures souvent supérieures de 4 à 6°C aux normales sur cette région, parfois plus entre l'ouest du Groenland, l'extrême nord et l'extrême nord-est de la Russie.

 

Anomalies de températures entre décembre janvier et février – ClimateReanlyzer

 

 

En fait, toutes ces anomalies sont liées entre elles. En effet, les températures exceptionnellement élevées au pôle Nord ces derniers mois ont engendré un vortex polaire très perturbé ainsi qu'une circulation très méridionale du courant jet.

Si cette circulation bien plus au sud qu'à l'accoutumée a engendré des vagues de froid répétées sur l'Amérique du Nord, cette circulation d'ouest a au contraire provoqué un temps durablement humide et doux sur l'ouest du continent européen, tandis que les hautes pressions et le temps froid ont perduré plus au nord.

 

Anomalies de températures entre décembre janvier et février de l'Amérique du Nord à l'Europe – Climate Reanalyzer

 

 

Les signes d'un emballement climatique ?

 

Comme on peut le voir sur les cartes précédentes, ces températures sont loin d'être normales du côté du pôle Nord, souvent situées très au-dessus des moyennes. Or, ces anomalies « chaudes » sont de plus en plus récurrentes dans cette région du globe. En effet, de récentes études ont démontré que l'Arctique s'était réchauffée quatre fois plus vite que le reste du monde lors de ces 40 dernières années, ce qui rend plus probable la survenue de ces hivers anormalement doux, et des conséquences que cela implique sur d'autres régions du monde.

Augmentation des températures en Arctique depuis 1979 par rapport à la moyenne globale – AFP

 

 

De plus, le réchauffement climatique semble véritablement s'accélérer ces dernières années à travers le monde. Une étude de l'institut Berkely a par exemple démontré que le taux de réchauffement global avait quasiment doublé durant la dernière décennie.

Si celui-ci se situait autour de +0,20°C en moyenne par décennie entre 1970 et 2015, ce même taux s'est élevé à +0,35°C durant la décennie 2015-2025, marquant donc une accélération statistiquement significative depuis environ 10 ans. Il est d'ailleurs important de noter que les 10 années les plus chaudes depuis le début des relevés en 1880 ont été observées depuis 2015 à l'échelle du globe, 2024 arrivant en tête.

 

Accélération du taux de réchauffement climatique depuis 2015 – Berkeley et Serge Zaka

 

 

Ainsi, il est probable que cet hiver 2025-2026 soit un marqueur d'un emballement climatique à l'échelle globale. Des hivers anormalement doux du côté du pôle Nord ont pour effet de fortement et durablement perturber le vortex polaire, ce qui engendre un courant jet très ondulant mais également très méridional comme ce fut le cas ces derniers mois.

Or, ce phénomène a pour conséquence d'entraîner des hivers très perturbés à l'échelle de l'hémisphère Nord comme on a pu le voir cet hiver avec des régions subissant des assauts répétés du froid tandis que d'autres connaissent au contraire un temps anormalement humide et trop régulièrement doux, comme ce fut le cas sur l'ouest de l'Europe et la France. Il est ainsi probable que ce type d'hiver devienne de plus en plus fréquent à l'avenir dans cette dynamique d'emballement climatique.

Si certaines régions pourront ainsi connaître des hivers plus rigoureux, d'autres secteurs devraient à l'inverse connaître des hivers plus doux et plus perturbés comme l'ouest de l'Europe en raison de l'influence de l'Atlantique. C'est d'ailleurs vers ce scénario que s'orientent la majorité des projections climatiques en France : des hivers potentiellement très humides et perturbés mais également plus régulièrement doux.

 

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Auteur : Tristan Bergen

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