Actualités Météo Paris 1er site météo pour Paris et sa région https://www.meteo-paris.com/actualites Mon, 09 Feb 2026 09:47:59 +0100 <![CDATA[Menace de tempête sur la moitié sud pour jeudi]]>

 

Après un week-end relativement calme, la semaine s’annonce particulièrement agitée avec le retour d’un puissant courant océanique sur toute l’Europe occidentale.

 

Un puissant courant d'altitude

 

Plusieurs perturbations pluvieuses et venteuses traverseront la France, mais c’est surtout celle de la nuit de mercredi à jeudi et de la journée de jeudi qui retient l’attention.  Compte tenu de l’évolution dynamique de la situation, ces prévisions peuvent encore changer sensiblement. Cependant, depuis quelques jours, de nombreux scénarios prévoient une alerte pour la moitié sud de la France, car le puissant courant d’altitude (appelé courant jet) devrait circuler très au sud.

Une dépression devrait se former rapidement dans la journée de mercredi sur le proche Atlantique et sera propulsée à grande vitesse par ce courant jet vers la Manche puis l’Allemagne.

 

Position du courant jet prévue jeudi 12 février à 4h du matin - source fond de carte : Meteociel, retravaillée par Meteo-villes

 

 

Une dépression très creuse, circulant rapidement

 

Étant donné que ce courant d’altitude sera particulièrement puissant sur le nord de l’Espagne, les vents les plus forts ne devraient pas se produire sur la moitié nord de la France, mais plutôt sur la moitié sud. Si ce courant circule plus au nord, davantage de régions seront concernées par ces vents tempétueux.

 

Évolution de la dépression entre mercredi soir et vendredi matin selon le modèle METEO européen  - source fond de carte : Meteociel

 

 

Une tempête entre la face atlantique et la Méditerranée 

 

Ainsi, selon les prévisions de dimanche soir, les vents les plus forts devraient souffler entre le golfe de Gascogne et la Méditerranée, au sud d’une ligne reliant La Rochelle, Clermont-Ferrand, le sud des Alpes et la Corse.

Le littoral aquitain et une grande partie de l’Occitanie, notamment les plaines du Roussillon et le relief du sud du Massif central, seraient particulièrement exposés à de violentes rafales, pouvant localement dépasser les 150 km/h. Le sud des Alpes et la Corse seront également très concernés.

 

Rafales vent maximales prévues par le modèle météo européen - source fond de carte : Meteociel

 

Le modèle METEO allemand est légèrement plus pessimiste que l’européen.  Nous n’avons pas présenté ici le modèle METEO américain, qui partage le même niveau de pessimisme.  Bien entendu, nous ajusterons nos prévisions au fil des jours jusqu’à l’échéance.

 

Rafales vent maximales prévues par le modèle météo allemand - source fond de carte : Meteociel

 

 

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Auteur : Guillaume Séchet

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<![CDATA[L'épisode de pluies verglaçantes de la mi-février 1978]]>

 

Un bras de fer avec l'air glacial venu du nord

 

La mi-février 1978 marque une période météorologique hors du commun. Pendant plus d’une semaine, un affrontement persistant s’installe entre de l’air froid venu d’Europe du Nord et de l’air beaucoup plus doux en provenance du sud. De la Normandie au Nord-Est, cette zone de conflit devient le théâtre de plusieurs épisodes spectaculaires de neige et de pluies verglaçantes.

L’épisode débute le dimanche 12 février et se prolonge dans la nuit du 12 au 13. Les chutes de neige sont abondantes : près de 20 centimètres à Chartres, entre 10 et 15 centimètres à Paris. Les conséquences ne tardent pas à se faire sentir. À Paris, un incident inédit survient dans le métro : vers 23 heures, une rame circulant sur la voie aérienne entre Austerlitz et Saint-Marcel s’immobilise à la suite d’un court-circuit. Plusieurs dizaines de passagers doivent être évacuées à l’aide d’échelles déployées par les pompiers. C’est la première fois qu’un tel événement se produit depuis la création du métro en 1900. Dans le même temps, la circulation routière devient extrêmement difficile dans toute la capitale, y compris dans les quartiers centraux et sur les Champs-Élysées, une situation exceptionnelle.

 

Le conflit de masse d'air devient caricatural entre la Normandie, l'IDF et l'Alsace dans la matinée du 18 février 1978

 

 

La pluie verglaçante s'ajoute à la neige 

 

Au cours des jours suivants, les mêmes régions sont de nouveau touchées à quatre reprises par des chutes de neige et des pluies verglaçantes. Dans l’Eure, la Seine-Maritime, les Yvelines, l’Essonne et la Seine-et-Marne, l’accumulation de glace atteint localement 3 à 6 centimètres. Sous son poids, des arbres et des pylônes électriques s’effondrent, provoquant d’importantes coupures de téléphone et d’électricité. Un tiers de l’Eure et près de la moitié des Yvelines se retrouvent privés de chauffage, d’électricité et parfois même d’eau. Une rupture de caténaire paralyse pendant toute une journée le trafic de la ligne SNCF Paris-Montparnasse – Versailles-Chantiers.

En Seine-Maritime, la situation devient critique. Par endroits, la neige dépasse un mètre de hauteur, bloquant plus de 300 véhicules en pleine nuit et isolant plusieurs hameaux aux abords de Fécamp sous d’épaisses congères. Un carambolage spectaculaire se produit également sur l’autoroute de Normandie.

 

L'épaisse couche de pluie verglaçante aux Clayes-sous-Bois (Yvelines), le 19 février 1978 - photo Meteo-villes.com

 

 

La neige gagne les régions du Sud

 

Les intempéries gagnent alors une grande partie du pays : près de cinquante départements sont touchés, tandis que des milliers de vacanciers prennent la route des stations de sports d’hiver. Les accidents se multiplient, de nombreuses routes sont coupées, dont la célèbre route Napoléon, reliant Grenoble à Cannes, ensevelie par trois avalanches entre La Mure et Gap. L’autoroute A7 frôle une catastrophe comparable à celle de décembre 1970, mais l’expérience acquise permet d’éviter le pire.

À la fin du mois de février, l’ampleur des dégâts causés par cet épisode exceptionnel de neige et de glace conduit Michel d’Ornano, ministre de la Culture et de l’Environnement, à demander au gouvernement de classer certaines zones de Normandie et d’Île-de-France en « zones sinistrées ».

Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, New York et sa région sont paralysées par un blizzard historique qui fait près d’une centaine de victimes.

 

Fin février 1978, la neige gagne Marseille et sa région - Meteo-villes.com

 

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>>> -40 au vent à Marseille et Dunkerque bloqué par la banquise : c'est possible !

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>>> Février 1956 : la pire vague de froid du XXème siècle en France !

 

Auteur : Guillaume Séchet 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/l-episode-de-pluies-verglacantes-de-la-mi-fevrier-1978
<![CDATA[Bilan de janvier 2026 : un froid balayé par l'humidité et les intempéries]]>

Notre mémoire météorologique est assez défaillante, surtout en ce qui concerne ce mois de janvier.  Si nous nous souvenons tous de la neige et du froid, cet épisode n’a été que de courte durée. Un courant océanique beaucoup plus doux l’a rapidement remplacé, rétablissant ainsi l’équilibre.  Il est intéressant de noter que les températures moyennes de ce mois en France sont légèrement supérieures à la normale sur les trois-quarts du pays..

 

 

Des températures autour des normales, malgré le froid du début

 

Avec un indicateur thermique national de 5.8°C, ce mois de janvier 2026 finit très légèrement au-dessus des moyennes de saison (+0.3°C). Une valeur bien éloignée des extrêmes observés en janvier 2018 (anomalie de +2.9°C) et surtout de janvier 1963, le plus froid observé en un siècle (anomalie de -6.9°C).

 


Moyenne de l'indicateur thermique national en janvier depuis 1946 - Infoclimat

 

Pourtant, les tous premiers jours de ce mois ont été particulièrement hivernaux. Des températures froides voire très froides (très proches de l'atteinte des seuils de la vague de froid) au cours de la première décade, et des valeurs qui n'avaient plus été observées en France depuis 2018. Du 1er au 11 janvier, l'anomalie nationale était de -3.6°C. Les journées du 5 et du 6 janvier ont été glaciales (indicateur thermique négatif, et anomalie atteignant -6.7°C), avec des températures chutant sous les -10°C en de nombreuses régions. Plusieurs jours sans dégel ont été observés notamment dans le Nord-Est (>>), et des chutes de neige remarquables ont été observées par endroit (jusqu'à 10cm à Paris et même 30cm en Charente-Maritime >>). 

Mais les conditions se sont inversées radicalement à partir du 12 janvier, date à laquelle les températures ne sont plus redescendues sous les moyennes. Des températures radoucies en raison d'un flux fréquemment orienté Ouest à Sud-Ouest, faisant disparaitre les gelées en plaine. Du 12 au 31 janvier, l'anomalie nationale a été en moyenne de +2.1°C, suffisant pour compenser le froid du tout début de mois. 

 


Anomalie de la température quotidienne en janvier 2024 en France - écart à la moyenne 1991-2020 - Infoclimat

 

La période froide du début de mois a toutefois fortement pesé dans la balance sur certaines régions, qui finissent dans le négatif pour ce mois de janvier. C'est notamment le cas en Alsace et Lorraine (-0.3°C à Metz, -0.5°C à Strasbourg), mais également dans le Jura et sur le sud des Alpes (sur le réseau secondaire, jusqu'à -1.6°C à Pontarlier (Doubs), et -1.7° à Saint-Véran (Hautes-Alpes)). 

Si l'équilibre a été atteint sur la façade Atlantique, en Occitanie ou encore sur la Provence, la douceur a pris plus sensiblement le dessus sur le bassin parisien, en Centre-Val-de-Loire ou encore en Normandie avec des excédents approchant voire dépassant localement +1°C (jusqu'à +0.6°C à Paris, +1.0°C à Chartres, et même +1.6°C au Mans). 

 

 

 

Une pluviométrie excédentaire en raison du courant océanique

 

Ce mois de janvier a été assez nettement arrosé, au point de finir sur un excédent de +37% sur notre panel national de stations.

En effet, une multitude de perturbations ont balayé toutes les régions de l'Ouest et du Sud du pays ces dernières semaines, apportant son lot quotidien de précipitations. Dans la nuit du 7 au 8 janvier, la tempête Goretti a traversé le Nord-Ouest, avec de violentes rafales sur l'ensemble des côtes de la Manche (161km/h à Cherbourg-Gonneville ou encore 147km/h à Caen >>).

Au final, la façade Atlantique et notamment la Bretagne ont été particulièrement touchées par ces fortes pluies à répétition (il a plu 2 jours sur 3 sur la Bretagne), aboutissant à des crues notables en fin de mois (>>). On note dès lors un excédent de +122% à Lorient et +124% pour Brest (où il s'agit du mois de janvier le plus pluvieux dans le Finistère depuis 1959).


Mais tout le quart Sud-Ouest ainsi que le pourtour Méditerranéen n'ont pas été épargnés avec là aussi une humidité récurrente. La Corse-du-Sud et l'Aude ont vécu leur mois de janvier le plus pluvieux depuis plus de 65 ans. Si l'on observe entre +60 et +100% d'excédent dans le Sud-Ouest, les cumuls ont été parfois exceptionnels sur le Languedoc-Roussillon avec l'équivalent de 3 à 6 mois de pluie sur certaines stations (+347% à Perpignan, +350% à Narbonne, +406% à St-Jean-de-Minervois, et même près de +700% dans l'Aude à Argeliers). 

Les régions de l'Est et du Nord-Est ne peuvent pas en dire autant, avec un temps sensiblement plus sec en ce mois de janvier. Le déficit atteint -20 à -30% sur plusieurs stations, voire même -39% à Troyes, -52% à Melun et -54% à Saint-André-en-Terre-Plaine (Yonne)

 

 

En termes de cumul, ces anomalies se traduisent par des valeurs dépassant les 100 à 150mm sur la plupart des départements allant de la Bretagne aux Pyrénées, ainsi que sur le littoral Provençal et l'Ouest de la Corse. Sur notre panel, nous grimpons jusqu'à 242mm à Lorient, 269mm à Perpignan et 319mm à Brest. A noter des pluies remarquables le 27 sur la côte d'Azur avec 128mm à Antibes et 85mm à Nice, un record en 24 heures pour ces deux villes au mois de janvier. 

Mais les cumuls sont encore plus exceptionnels sur le réseau secondaire en Corse et sur les Cévennes avec 464mm à Castanet-le-Haut (Hérault) et même 636mm à Zonza (Corse-du-Sud). De nombreuses stations de l'Aude et des Pyrénées-Orientales dépassent les 150-200mm sur ce mois, permettant de stopper définitivement la sécheresse vécue ces dernières années dans le secteur (>>).

Vers l'Est et le Nord-Est, ces précipitations ont été plus rares avec des cumuls peinant à franchir les 70mm sur notre panel. Pour plusieurs stations, nous n'avons pas franchi les 50mm (47mm à Paris, 33mm à Strasbourg, 25mm à Clermont-Ferrand et Melun). Le cumul national minimum du mois est pour Auxerre avec seulement 20mm.

 

 

 

Un ensoleillement très différent d'une région à l'autre

 

Malgré cette humidité, l'ensoleillement se montre très contrasté selon les régions (bilan national de -5% sur notre panel de stations). 

Sous ce temps très perturbé, la grisaille a été fréquente du côté de la Bretagne (-38% à Brest), en Hauts-de-France (-22% au Touquet), dans le Grand-Est (-43% à Nancy), ou encore en Bourgogne (-44% à Dijon). Dans toute la moitié Sud, le soleil a lui aussi été bien discret avec un déficit de -15 à -25% en moyenne (-23% à Montpellier, -26% à Saint-Girons), atteignant même -45% à Ajaccio

D'autres zones ont toutefois pu bénéficier d'un ensoleillement plus généreux qu'à l'accoutumée. C'est notamment le cas du côté des Pays de la Loire (jusqu'à +33% à Angers), sur la Normandie (+17% à Caen), sur l'Ouest de l'Ile-de-France (+23% à Paris), mais également sur le Lyonnais et en Val de Saône où les nuages bas ont été assez rares (+27% à Mâcon, +32% à Lyon). 

 

 

Malgré une anomalie d'ensoleillement négative au Sud, ce sont toujours les régions du Sud-Est et près de la Méditerranée qui ont pourtant pu profiter du soleil plus durablement qu'ailleurs. On relève sur ces secteurs plus de 100 heures de soleil en cumulé, jusqu'à 127h à Marseille-Marignane, ou encore 151h à Nice

Si l'on note entre 70 et 90h en moyenne des Pays de la Loire au Pyrénées, et même de 90 à 100h sur l'Auvergne et Rhône-Alpes, c'est dans le Nord-Est où l'ensoleillement a été le plus faible en janvier. En Hauts-de-France et Grand-Est, certaines villes n'ont pas dépassé les 50 heures : seulement 48h au Touquet et à Troyes, 31h à Charleville-Mézières et 30 heures pour Nancy. 

 

 

Récapitulatif : 

 

 

PANEL DE 73 STATIONS

Température – pluviométrie – ensoleillement :
Agen, Ajaccio, Albi, Alençon, Angers, Aurillac, Bastia, Beauvais, Bergerac, Besançon, Biarritz, Bordeaux, Bourg-Saint-Maurice, Bourges, Brest, Brive, Caen, Calais, Charleville-Mézières, Chartres, Châteauroux, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Cognac, Colmar, Dijon, Embrun, La-Roche-sur-Yon, Langres, Le Mans, Le-Puy-en-Velay, Le Touquet, Limoges, Lorient, Luxeuil, Lyon-Bron, Mâcon, Marseille-Marignane, Millau, Mont-de-Marsan, Montélimar, Montpellier, Nancy-Essey, Nantes, Nevers, Nice, Nîmes-Courbessac, Orléans, Paris-Montsouris, Perpignan, Poitiers, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Etienne, Saint-Dizier, Saint-Auban, Saint-Geoirs (Grenoble), Saint-Girons, Saint-Quentin, Strasbourg, Rouen, Tarbes, Toulouse-Blagnac, Tours, Troyes.

 

Température – pluviométrie (absence partielle ou totale de données d’ensoleillement) :
Abbeville, Carcassonne, Lille, Melun, Metz, Niort, Hyères, Romorantin.

 

Auteurs : équipe de meteo-villes.com

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<![CDATA[Tempêtes et inondations : le pire est à venir !]]>

 

Depuis près d’un mois, la France subit l’influence persistante d’un courant océanique particulièrement actif. Résultat : des pluies répétées, parfois diluviennes, des inondations à répétition et des coups de vent fréquents qui rythment le quotidien de nombreuses régions. Et la situation est loin de s’améliorer. Au contraire, les prochains jours pourraient marquer une nouvelle montée en puissance des intempéries.

 

 

Un anticyclone des Açores absent et un courant jet sur la France

Les signaux d’alerte observés ces dernières heures se confirment dans les modèles de prévision. Après une accalmie relative observée ce week-end, la semaine à venir — et sans doute la suivante — s’annonce nettement plus agitée. En cause : l'anticyclone subtropical des Açores, dont le centre est situé trop au sud, du côté des Canaries, empêche toute stabilisation durable. La France, elle, restera exposée à un puissant courant océanique perturbé, actif aussi bien en surface qu’en altitude.

 

 

Évolution du courant jet jusqu'à lundi 16 février 2026 - meteociel - GFS

 

Un risque de fortes tempêtes

Cette configuration météo est propice à des dégradations rapides. Le positionnement précis du courant jet jouera un rôle clé, car il déterminera les zones les plus exposées aux phénomènes dangereux. Selon les dernières projections, ce courant jet devrait circuler au niveau du golfe de Gascogne, puis plus au nord, ce qui fait craindre des vents violents sur l’ensemble de la façade atlantique, avec un risque non négligeable de tempêtes à développement rapide.

 

Vents maxi prévus d'ici le 23 février selon le scénario GFS (sans tempête explosive alors que le risque existe)

 

 

Une rivière atmosphérique et une montée régulière du niveau des cours d'eau

 

Les précipitations, déjà importantes, devraient à nouveau se montrer abondantes. De nombreux cours d’eau pourraient réagir rapidement, ravivant le spectre de crues et d’inondations sur des sols déjà saturés par les pluies récentes.

À partir de vendredi, un changement notable s’opérera avec l’arrivée d’air polaire maritime plus froid. Cette descente d’air froid pourrait provoquer quelques chutes de neige, y compris en plaine, dans certaines régions de la moitié nord du pays.

La semaine suivante ne s’annonce guère plus clémente. Le courant perturbé océanique devrait rapidement reprendre le dessus, plaçant la France dans une zone de conflit entre l’air froid venu du nord et l’air plus doux remontant du sud. Une situation propice à de fortes variations de température, à des pluies toujours soutenues, à un risque persistant d’inondations et, une nouvelle fois, à la menace de tempêtes.

 

Cumuls de pluie prévus d'ici le 23 février selon le scénario GFS 

 

 

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>>> Alerte aux tempêtes et aux inondations pour la semaine prochaine !

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Auteur : Guillaume Séchet

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https://www.meteo-paris.com/actualites/tempetes-et-inondations-le-pire-est-a-venir
<![CDATA[Les tempêtes mémorables de février 1990]]>

L'incroyable violence de la tempête Herta sur les Champs-Élysées dans l'après-midi du 3 février 1990 : le vent est si fort qu'il est quasiment impossible de se déplacer sur la plus belle avenue du monde...  photo archives meteo-paris.com

 

Alors que des tempêtes se profilent à l’horizon pour les prochains jours en France, février 1990 présente des similitudes frappantes avec la situation actuelle.  Il est donc crucial de se rappeler que, il y a 36 ans, des tempêtes majeures avaient balayé une grande partie du pays, causant de nombreuses victimes. 

 

 

Février 1990 marquera le début de l'emballement climatique

 

Février 1990 restera comme un mois hors normes sur le plan météorologique. Les températures y ont dépassé de plus de 4 °C les normales saisonnières de la période 1981-2010. Cette douceur exceptionnelle, remarquable sur l’ensemble du mois, s’est accompagnée de records encore inégalés dans de nombreuses stations : 25,8 °C à Nice, 22,6 °C à Bourges, 22,1 °C à Toulouse, 21,1 °C à Strasbourg ou encore 20,0 °C à Orly.

Mais cette anomalie thermique ne fut pas de tout repos. Car au-delà de la douceur, février 1990 restera surtout marqué par une série de tempêtes d’une rare violence.

 

Herta : une tempête hors du commun

 

La première d’entre elles, baptisée Herta, frappe la France le 3 février. En fin de mois, Vivian et Wiebke prennent le relais, balayant une large partie de l’Europe. Le bilan humain d’Herta est particulièrement lourd : 23 personnes perdent la vie, dont 13 en Île-de-France. Si aucune victime directe n’est à déplorer en France lors du passage de Vivian et Wiebke, ces deux tempêtes feront néanmoins 68 morts à l’échelle européenne, pour des dégâts estimés à plus de 4 milliards d’euros.

 

L'une des multiples conséquences du passage de la tempête Herta du 3 février 1990 en Île-de-France - photo archives meteo-paris.com

 

Le samedi 3 février 1990, en pleine après-midi, une tempête hors du commun ravage la moitié nord du pays. Sa particularité réside dans son impact uniforme : régions de l’intérieur comme littorales sont frappées avec la même intensité. L’axe des vents les plus violents s’étire du Poitou-Charentes au nord-est, en passant par Paris. Dans cette zone, les rafales atteignent fréquemment 140 à 150 km/h.

 

Carte des rafales de vent maximales mesurées dans la journée du 3 février 1990 : le vent dépasse alors 130 km/h sur un axe allant des Pays de la Loire, à la Basse-Normandie, au sud de l'Île-de-France et à la Lorraine...

 

En arrivant sur la région parisienne dès le début d’après-midi, la tempête provoque des dégâts considérables. Les forêts sont sévèrement touchées, le parc de Versailles est en partie dévasté, et l’Île-de-France paie un lourd tribut humain de 13 morts. En quelques heures, cet épisode météorologique extrême inscrit durablement février 1990 dans la mémoire collective.

 

Tempête du 3 février 1990 :  13 morts et des dégâts considérables en Ile-de-France - photo archives meteo-paris.com

 

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>>> Février 1990 : excessivement doux et tempétueux

 

Auteur : Guillaume Séchet

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https://www.meteo-paris.com/actualites/les-tempetes-memorables-de-fevrier-1990
<![CDATA[Alerte aux tempêtes et aux inondations pour la semaine prochaine !]]>

 

 

De nouvelles fréquentes pluies au programme

 

Les perturbations n'en finissent plus de se succéder depuis maintenant plusieurs semaines sur la France, la faute à un flux océanique persistant sur l'ouest de l'Europe. Malheureusement pour les amateurs de beau temps, la situation ne va pas s'améliorer dans les prochains jours, bien au contraire.

La semaine prochaine, le courant jet va en effet rester orienté vers l'ouest du continent européen, alternant entre la péninsule ibérique et la France. Ceci signifie que le défilé de perturbations va persister sur notre pays, des zones dépressionnaires circulant le long de ce courant jet tout au long de la semaine.


De ce fait, les précipitations vont rester fréquentes avec la circulation de plusieurs fronts actifs sur le pays jusqu'au week-end, apportant des cumuls de pluie de nouveau notables entre l'ouest, le sud et l'est de la France.

 

Cumuls de précipitations attendus du 6 au 15 février 2026 – Modèle ECMWF via WX CHARTS
 

Il conviendra ainsi de surveiller le risque d'inondations sur ces régions, notamment entre la Bretagne, une large partie du sud-ouest et le centre-est du pays. Ces secteurs ont en effet déjà reçu des cumuls importants ces dernières semaines et la majorité des cours sont déjà très hauts voire en crue, notamment sur l'ouest et le sud-est.

Avec ces précipitations supplémentaires, il semble maintenant acquis que des inondations vont de nouveau se produire sur certaines régions la semaine prochaine, bien que leur ampleur restera à préciser dans les prochains jours.
 

 

Un risque de tempête ?

 

Comme évoqué précédemment, le courant jet restera donc orienté vers l'ouest de l'Europe la semaine prochaine. Si celui-ci devrait d'abord s'orienter vers l'Espagne, il est probable que celui-ci remonte un peu plus au nord en seconde partie de semaine, ce qui devrait renforcer le risque de coups de vent/tempête sur notre pays en raison de creux dépressionnaires circulant le long de ce fort vent d'altitude.

Animation du courant jet entre l'Atlantique et l'Europe du 8 au 14 février 2026 – Modèle GFS via meteociel.fr


 

Certains scénarios envisagent en effet un premier risque de coup voire de tempête dès jeudi/vendredi prochain sur la façade Atlantique, notamment du côté de l'Aquitaine au passage d'un creux dépressionnaire plus ou moins marqué sur le nord de la France. Néanmoins, il est encore un peu tôt pour envisager avec précision les régions touchées mais également les valeurs de vents attendues, la situation pouvant encore évoluer d'ici là. 

Dans tous les cas, la situation deviendra favorable à un renforcement du vent potentiellement notable sur l'ouest du pays dès jeudi/vendredi prochain. Ce risque de coup de vent/tempête pourrait ensuite persister au moins jusqu'en début de semaine suivante. 

Risque de coup de vent/tempête sur la France en fin de semaine du 9 au 15 février 2026 – Exemple du modèle GFS via WX CHARTS


 

La semaine prochaine devrait donc rester très agitée sur notre pays, à l'image de ce que nous avons pu connaître ces dernières semaines. Cette tendance très humide et possiblement venteuse devrait d'ailleurs persister la semaine suivante, bien que la tendance restera à préciser.

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/alerte-aux-tempetes-et-aux-inondations-pour-la-semaine-prochaine
<![CDATA[-40 au vent à Marseille et Dunkerque bloqué par la banquise : c'est possible !]]>

Le port de Dunkerque pris dans la banquise au début du mois de février ! Photo extraite du livre "Quel temps !" - Guillaume Séchet

 

 

Une vague de froid particulièrement intense pour début février


L’hiver 1954 est le plus froid depuis la guerre. Dans la mémoire collective, c'est l'hiver de l’Abbé Pierre. De nombreux sans-abri souffrent de ce froid intense.

La première vague de froid et de neige frappe le Nord et le Nord-Est du 1er au 9 janvier 1954. Celle du 22 janvier au 7 février 1954 est plus intense et généralisée, touchant toute la France.  Les principaux cours d’eau gèlent, dont le Rhône à Arles.  Une banquise de 7 hectares bloque l’avant-port de Dunkerque.  L’embouchure de la Canche est gelée, piégeant les bateaux de pêche d’Etaples.

Le froid polaire atteint son apogée entre le 31 janvier et le 2 février, avec des vents violents rendant les conditions atmosphériques difficiles.  On relève des températures glaciales de -25°C à Luxeuil-les-Bains, -21°C à Mulhouse, -17°C à Nancy, -16°C à Reims et -13°C à Paris.  Le ressenti au vent est plus rude, entre -25 et -40 (notamment lorsqu'un mistral très violent et glacial à plus de 130 km/h déboule en vallée du Rhône dans la journée du 1er février alors qu'il fait en-dessous de -10°C au thermomètre..). Ne parlons même pas des vents encore plus violents avec des températures de - 25°C en montagne !

 

Vague de froid de début février 1954 : A Lyon, le lac gelé du parc de la Tête d'Or devient le lieu privilégié des patineurs. - document copyright © Meteo-Villes

 

 

L'hiver de l'Abbé Pierre


La tragédie frappe à 30 km de Paris, au camp de Pomponne, où plusieurs bébés, dont un de trois jours, meurent dans des roulottes ou des carcasses de voitures.  Cet événement suscite l’indignation et l’émoi, mettant en lumière le manque de logements décents.  

Le gouvernement refusait d’accorder des crédits pour des cités d’urgence, la reconstruction de l’après-guerre étant prioritaire.  Face à cette situation, les secours pour les sans-abri se sont rapidement organisés. En Île-de-France, des centaines de personnes ont trouvé refuge grâce à l’appel de l’Abbé Pierre sur Radio-Luxembourg. Avec ses 200 compagnons d’Emmaüs, ils ont ouvert 40 refuges en quatre jours.  

L’Abbé Pierre, figure emblématique de cette mobilisation, recueille plus de 150 millions de dons à l’hôtel Rochester à Paris.  Des milliers de couvertures, des appareils de chauffage catalytique, des poêles à mazout, des matelas, des lits et des jouets sont collectés. Des repas chauds sont distribués. La préfecture de police de Paris met à disposition des sans-abri les hôpitaux, les locaux des commissariats et certaines stations de métro. Seuls quelques irréductibles refusent toute aide.  En remerciement pour l’aide française lors des inondations de l’année précédente, la Croix-Rouge Néerlandaise envoie 250 couvertures. M. René Coty fait un don à la Croix-Rouge internationale. Le ministère de la Santé publique accorde une subvention exceptionnelle de 4 millions aux œuvres d’hébergement des sans-abri.  Les bidonvilles disparaîtront à la fin des années 1960, mais le problème des sans-abri (SDF) persiste. De nombreux « vieillards » souffrent du froid et de congestions. Les intoxications au dioxyde de carbone dues à des chauffages défectueux sont fréquentes.

 

Début février 1954 : Le canal Saint-Martin gèle à Paris - meteo-paris.com

 

Perpignan sous 85 cm de neige !! 

À Paris et en banlieue, la forte demande de chauffage baisse la pression du gaz, privant certains foyers de combustible.  Le mazout et le fuel, difficiles à manipuler et à transvaser à cause du gel, s’épaississent s’ils ne gèlent pas.  Les Halles manquent de fruits et légumes : les endives sont introuvables et les pommes de terre rares. À Nancy, un marchand de vin en gros découvre que ses 200 hectolitres ont gelé et doit les ramasser à la pelle.  Malgré ces difficultés, la glace de l’étang du Bois de Boulogne, épaisse de plus de 15 cm, permet le patinage, attirant des milliers de personnes de tous horizons.  L’ambiance y est conviviale, contrairement au début du siècle.  Cependant, la mort de 21 enfants par noyades en Angleterre rappelle les dangers du patinage sur les étangs.

 

7 février 1954 : Perpignan est ensevelie sous 80 cm à 1 m de neige !! - document copyright © Meteo-Villes

 


Les 5 et 6 février 1954, une tempête de neige exceptionnelle frappe le Languedoc-Roussillon et la Basse vallée du Rhône. Perpignan est ensevelie sous 85 cm de neige, bloquant la circulation.  Des tranchées sont creusées pour les piétons.  L’effondrement de 28 maisons cause des dommages matériels importants, estimés à des centaines de millions de francs.  Le garage des trams est le premier touché, endommageant gravement les véhicules. Trois autres garages perpignanais et le bâtiment des halles centrales subissent le même sort.  Des chutes de neige importantes sont aussi enregistrées à Carcassonne, aux Saintes-Maries-de-la-Mer et à Montpellier.  La région est isolée, et le mistral et la tramontane forment de grandes congères. Des bulldozers dégagent les routes principales.  Dans le Sud, où la neige est rare, cet événement est accueilli avec enthousiasme par les enfants et souvent par les adultes.

Dans l’Est, le froid intense pousse les sangliers à quitter leur habitat naturel pour chercher de la nourriture, les rapprochant des zones urbaines.

 

>>> -20°C en plaine : retour sur la vague de froid de février 2012

>>> Hiver 1941 : les fleuves gèlent, 40 cm de neige à Marseille, -19°C à Lyon...

>>> Les pires inondations depuis des siècles dans les Flandres et les Pays-Bas

>>> Le dernier hiver de la guerre fut terriblement froid en France...

>>> Froid polaire pour fin janvier et jusqu'à 1 m de neige à Carcassonne !

 

Auteur : Guillaume Séchet

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https://www.meteo-paris.com/actualites/debut-fevrier-1954-fut-siberien
<![CDATA[Février 1991 : 15 cm de neige en Bretagne, 10 cm à Cannes, -12°C à Paris...]]>

 

 

Des pointes à -20°C en plaine

C'était il y a tout juste 35 ans. Un puissant anticyclone était installé sur la Scandinavie avec des pressions proches des 1050 hPa ! Ce dernier forçait les dépressions à circuler plus au sud. Début février 1991, une dépression italienne accélère le flux d'est et entraîne avec elle une goutte froide venue d'Europe de l'est. Sous celle-ci, la masse d'air atteint la barre symbolique des -20°C à 850 hPa (vers 1500m) sur le nord de la France et le Benelux, un niveau particulièrement bas !

 

Masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) le mercredi 6 février 1991 - meteociel.fr

 

Cette vague de froid s'initie au début du mois de février mais atteint son pic les 7 et 8 février 1991, lorsque la goutte froide survole le nord du pays. Le thermomètre descend alors sous les -10°C sur une vaste moitié nord de la France. En plaine, on plonge jusqu'à -20,3°C à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône ! Il fait aussi près de -16°C à Reims et Romorantin, près de -15°C à Nancy & Chartres, -13,6°C au Mans, -13,5°C à Cognac et -11,5°C à Paris ! Même si cette vague de froid est moins durable que les plus marquantes du XXème siècle, la plupart des plans d'eau gèlent sous l'effet de ce froid intense.

 

Le métro parisien sous la neige le 6 février 1991. Le lendemain, la température descendra à -12°C... meteo-paris.com

 

 

De la neige du Finistère à la côte d'Azur

La goutte froide qui accompagnait cette vague de froid a aussi engendré un contexte instable, propice aux épisodes neigeux. Ces derniers ont touché des régions peu habituées à la neige, comme la Bretagne. Le jeudi 7 février 1991, la goutte froide survole la Manche et une dépression se creuse sur le golfe de Gascogne. Elle génère une importante vague neigeuse sur le pays. Dans le Finistère, Brest se retrouve recouverte par 14 cm de neige et la température affiche -3°C au cœur de l'après-midi ! Les averses de neige se poursuivent les jours suivants. Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) mesure 17 cm le 10 février !

 

Le port de Brest (29) recouvert par 14 cm de neige le 7 février 1991Chronique Météo Villes

 

Ces chutes de neige ne concernent pas que la partie nord de la France. Les flocons s'invitent aussi jusqu'aux rivages de la Méditerranée et notamment sur la côte d'Azur ! Le jeudi 7 février 1991, on mesure 8 à 10 cm de neige au sol à Cannes et à Nice ! Cet épisode surprend les habitants, très peu coutumiers du phénomène. Malgré tout, on reste loin de l'épisode neigeux de la vague de froid de janvier 1985. Il était alors tombé 24 cm de neige à Cannes et même 38 cm à Nice !

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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https://www.meteo-paris.com/actualites/fevrier-1991-vague-de-froid-et-neige-de-la-bretagne-a-la-cote-d-azur
<![CDATA[Leonardo : cette tempête qui n'en est pas une...]]>

 

La dépression Leonardo apporte une météo agitée sur l'ouest de l'Europe et notamment sur l'Espagne et le Portugal. Si le vent souffle, il n'est pas vraiment tempétueux. Pourquoi emploie-t-on le terme de "tempête" ? On vous donne les explications.

 

Une tempête sans véritable tempête ?

Chaque année, une liste de noms de tempêtes est publiée pour la saison à venir. La liste utilisée en France est commune à l'Espagne, au Portugal, à la Belgique et au Luxembourg. Si une dépression génère des vents violents sur l'un de ses pays, les services météo de ce dernier peuvent choisir de la nommer. L'objectif est d'harmoniser la communication et de faciliter la compréhension du public. Toutefois, il existe une autre liste de noms utilisée par la Grande-Bretagne, l'Irlande et les Pays-Bas. C'est généralement le premier pays affecté par la dépression qui définit quelle liste sera utilisée. Depuis l'automne, 12 dépressions ont hérité d'un nom issu de notre liste. Leonardo étant celle qui nous intéresse actuellement.

 

Noms des tempêtes pour la saison 2025-2026 - Météo France

 

 

Une dépression située sur l'Atlantique - au large de la France - génère actuellement du mauvais temps sur l'ouest de l'Europe et particulièrement sur l'Espagne et le Portugal. Ainsi, les services météo espagnols ont décidé d'attribuer un nom à celle-ci. Après Kristin, c'est donc Leonardo qui était le prochain nom sur la liste et qui a été attribué. Ainsi, on peut entendre que la "tempête Leonardo" frappe la péninsule ibérique. Problème : les vents sont forts mais pas vraiment tempétueux. Ils seront souvent compris entre 80 et 100 km/h sur l'Espagne ce jeudi 5 février 2026. Pourquoi donc avoir nommé cette "tempête" ?

 

Dépression Leonardo sur l'Atlantique ce jeudi 5 février 2026 - eltiempo.es

 

 

Pluies et inondations : une autre raison de nommer une dépression

C'est un fait méconnu : le vent n'est pas la seule raison pour laquelle on peut nommer une dépression. En effet, on prend aussi en considération les autres phénomènes, notamment les précipitations pouvant engendrer des inondations ou encore les vagues et le risque de submersion. Ainsi, si une dépression apporte des pluies très abondantes responsables d'inondations, les services météo peuvent la nommer en utilisant la liste des noms de tempêtes. C'est le cas pour Leonardo. Comme on le voit sur la carte ci-dessous, de vastes zones du Portugal et de l'Espagne vont recevoir 70 à 150 mm en 48 heures avec des pointes de 300 à 500 mm dans le sud de l'Andalousie !

 

Cumuls de pluie liés à la dépression Leonardo sur Espagne & Portugal les mercredi 4 et jeudi 5 février 2026 - meteociel.fr

 

 

De plus, ces précipitations abondantes interviennent dans un contexte déjà délicat sur la péninsule ibérique, où les précipitations sont abondantes depuis la fin janvier. En Andalousie, des pointes à 500 mm ont été enregistrées en l'espace de 24 heures ce mercredi 4 février 2026, conduisant à des crues et des inondations très importantes ! Lorsque l'on voit les conséquences des pluies liées à cette dépression, on peut donc comprendre l'utilité de la nommer. Toutefois, l'appellation "tempête Leonardo" apparaît comme un abus de langage car le paramètre pluvieux prévaut largement sur le paramètre venteux. Dans ce contexte, il serait préférable de parler de "dépression Leonardo".

 

Importantes inondations à Huétor-Tájar en Andalousie (Espagne) ce mercredi 4 février 2026 - Guardia Civil

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Pourquoi l'hiver est loin d'avoir dit son dernier mot ?]]>

Si la pluie et la douceur dominent actuellement, nul ne peut enterrer l'hiver. Les dernières années nous ont montré que des épisodes hivernaux tardifs peuvent largement toucher la France jusqu'au cours du mois d'avril.

 

Un courant jet circulant très au sud et un froid proche

C'est déjà le cas et cela va continuer d'ici à la mi-février 2026 : le courant jet circule à des latitudes plus basses qu'en temps normal. Il ondule de la côte est des États-Unis vers les Açores avant de passer par la péninsule ibérique et la Méditerranée. Par définition, un courant jet plus bas en latitude nous rapproche des masses d'air froid et augmente les probabilités d'épisode hivernal en France. Pour autant, cela n'est pas automatique. Un jet peu ondulant - comme c'est le cas en ce moment - favorise un flux océanique bien établi, ce qui résulte plutôt d'une météo pluvieuse et douce en France, de par sa position géographique au bord de l'Atlantique. Ce dernier n'étant pas un réservoir d'air froid, bien au contraire.

 

Schéma montrant la circulation basse en latitude du courant jet fin janvier et début février 2026 - Météo Villes

 

 

Ainsi, on constate que l'air froid est durablement ancré sur le nord-est du continent, où l'anomalie froide s'éternise et va perdurer d'ici à la mi-février 2026. D'ailleurs, la limite entre douceur et froid n'est pas si éloignée de la France puisqu'elle se situe vers le nord de l'Allemagne, où les sols sont parfois enneigés depuis un mois ! À Hambourg, la neige est présente au sol depuis le 2 janvier et il n'a quasiment pas dégelé depuis deux semaines ! L'hiver (le vrai) n'est donc pas très loin puisque seulement 750 km séparent cette ville allemande de Paris. Pour autant, nous sommes du côté doux de l'échiquier et la donne ne semble pas près de changer en raison du flux océanique dépressionnaire toujours incisif en France.

 

Anomalie thermique prévue en semaine du lundi 9 au dimanche 15 février 2026 - ECMWF

 

 

Nous ne sommes que début février...

 

Si les prévisions à 10 ou 15 jours ne vont pas dans le sens du froid, il est important de rappeler qu'il est beaucoup trop tôt pour enterrer l'hiver. Nous ne sommes encore qu'au début du mois de février et si l'hiver météorologique s'achève au 28 février, le froid et la neige en plaine peuvent encore se manifester bien après ! Rappelons qu'il peut encore neiger sur toute la France au cours du mois de mars. En 2010, l'agglomération de Perpignan s'était retrouvée sous 25 à 40 cm de neige le 8 mars et les températures plongeaient localement jusqu'à -10°C dans le nord-est de l'hexagone !

 

30 à 40 cm de neige sur l'agglomération de Perpignan (66) le lundi 8 mars 2010 - meteo-villes.com

 

Si le jour de l'équinoxe est le 20 mars, l'entrée dans le printemps calendaire ne signifie pas non plus la fin du risque de froid ou de neige en plaine. Les dernières années nous l'ont d'ailleurs montré à de multiples reprises au cours du mois d'avril. Parmi ces exemples, on peut notamment citer avril 2021, réputé pour ses gelées dévastatrices. Du 6 au 8 avril 2021, les températures étaient descendues à des niveaux records avec -7,4°C à Saint-Étienne, -6,9°C à Beauvais, -5,4°C à Orléans et -4,2°C à Avignon ! De plus, la neige s'était invitée en plaine dans le nord, le centre et l'est de la France.

 

Gel marqué et neige en plaine sont donc encore possibles au cours des deux mois à venir. Nul ne peut prévoir la météo à une échéance aussi lointaine et il n'est donc aucunement possible d'exclure un épisode hivernal d'ici à la véritable entrée dans la saison chaude.

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Un orage provoque un déluge de pluie et de grêle à Antibes]]>

Importants amas de grêle dans les rues d'Antibes après l'orage ce mercredi 4 février 2026 - photo Véronique Varin FTV

 

Un violent orage a stationné au dessus d'Antibes sur la côte d'Azur en soirée du mardi 3 février 2026. La grêle et les pluies abondantes ont provoqué des inondations urbaines. La grêle était encore présente dans certaines rues mercredi matin !

 

Pourquoi un tel orage stationnaire sur Antibes ?

Le contexte est actuellement dépressionnaire en Méditerranée et l'air doux qui s'ajoute amplifie l'instabilité. En cette soirée du mardi 3 février 2026, toutes les conditions étaient réunies pour l'observation d'un orage stationnaire sur la côte d'Azur. En effet, une convergence des vents s'est mise en place sur Antibes. Cela signifie qu'un vent d'est concernait le littoral des Alpes-Maritimes tandis qu'un vent de sud soufflait sur le littoral varois. Ces deux vents se rencontraient à Antibes. Cette convergence a perduré plusieurs heures, donnant à l'orage son énergie et son caractère stationnaire.

 

Vitesse et direction des vents en soirée du mardi 3 février 2026 en Méditerranée - meteociel.fr

 

 

Ainsi, l'orage a stationné durant plusieurs heures sur la région d'Antibes. La station d'Antibes-Golfe-Juan a reçu 87 mm de précipitations, tombés en à peine plus de 3 heures. Il est tombé 41 mm entre 20h et 21h, au moment où l'orage fut le plus intense. On voit très bien sur la carte ci-dessous le caractère très local de cet orage avec plus de 80 mm sur Antibes contre seulement 4 mm à Cannes, alors que seule une dizaine de kilomètres séparent les deux villes ! Notons qu'on a pu dépasser les 100 mm au large de la ville. Outre les plus intenses, l'activité électrique fut intense et une grêle abondante est aussi tombée.

 

Cumuls de précipitations sur les Alpes-Maritimes en 6h le soir du mardi 3 février 2026 - keraunos.org

 

 

Déluge de pluie et de grêle sur la ville

Avec de telles quantités de précipitations tombant en quelques heures, certains quartiers d'Antibes ont subi des inondations urbaines. L'eau dévalait les rues possédant un dénivelé et la circulation est devenue très difficile mardi soir. Des caves et sous-sols ont été inondés et les pompiers ont dû réaliser une vingtaine d'interventions, un chiffre qui reste assez modeste compte tenu de la violence de l'orage. Aucun blessé n'est à signaler.

 

Inondations à Antibes sous l'orage en soirée du mardi 3 février 2026 - mairie d'Antibes

 

 

Le fait marquant de cet orage fut aussi la grêle, qui est tombée dans des quantités notables dans certains quartiers de la ville. Les rues situées en contrebas ont vu les grêlons s'accumuler, parfois sur plusieurs dizaines de centimètres jusqu'à rendre la circulation très difficile ! L'accumulation fut telle qu'il restait encore beaucoup de grêle dans ces points bas mercredi matin et que les services de la ville ont dû s'affairer pour évacuer la grêle.

 

Accumulations de grêle à Antibes (06) en nuit du mardi 3 au mercredi 4 février 2026 - photos Nelly Jouanneau

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Février 1956 : la pire vague de froid du XXème siècle en France !]]>

Saint-Raphaël ensevelie sous la neige - Chronique Météo Villes

 

 

Le Moscou-Paris le plus glacial du siècle !

Il y a tout juste 70 ans, la France vivait sa vague de froid la plus importante du siècle ! Février 1956 est gravé dans les annales pour son froid polaire mais aussi pour les quantités de neige remarquables dans certaines villes du sud ! La vague de froid de février 1956 est une véritable référence ! Il s'agit tout simplement de la plus importante en France au cours du XXème siècle. Et pour cause, cette vague de froid a été apportée par un "Moscou-Paris" particulièrement bien établi et qui a dominé la quasi-totalité du mois ! La masse d'air qui touchait la France venait directement de Russie avec un froid d'ampleur remarquable. Dans le sud de l'Allemagne et l'est de la France, la masse d'air atteignait -25°C à 850 hPa (vers 1500m), des niveaux rarissimes au dessus de l'hexagone !

 

Masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) le 2 février 1956 - wetterzentrale.de

 

Un froid glacial s'installe sur la France durant quatre semaines. À Nancy, la moyenne des températures minimales est de -15,2°C sur l'ensemble du mois (avec un pic à -24,8°C le 21) et celle des maximales plafonne à -3,6°C (seulement 4 jours avec dégel sur 29) ! Paris connaît une moyenne de -7,3°C durant les nuits de février 1956 avec jusqu'à -14,7°C le 2 février et 11 nuits sous les -10°C ! Avec un tel froid, presque tous les grands fleuves français gèlent complètement. C'est le cas de la Seine où l'épaisseur de la glace est inédite au cours du XXème siècle !

 

La Seine totalement gelée près de Melun (77) durant la vague de froid février 1956Chronique Météo Villes

 

 

50 à 80 cm dans certaines villes du sud !

Cette vague de froid est également marquée par des épisodes neigeux de grande ampleur, notamment dans le sud de la France. La plus marquante survient le 21 février 1956. Une dépression circule alors du golfe de Gascogne vers les Baléares et génère une véritable tempête de neige de l'Aquitaine jusqu'à la côte d'Azur ! On mesure près de 50 centimètres de neige dans les rues de Bordeaux et 80 cm sur le littoral, vers Arcachon et le Cap Ferret ! La circulation est paralysée !

 

Bordeaux ensevelie sous 50 cm de neige durant la vague de froid de février 1956Chronique Météo Villes

 

Cette tempête de neige touche également la côte d'Azur. Il s'agit d'un épisode neigeux de référence pour la région, tant les quantités de neige sont remarquables. Il tombe 23 cm de neige à Cannes et entre 40 et 70 cm dans le département du Var, jusqu'au littoral ! Les secteurs de Saint-Raphaël ou de Saint-Tropez se retrouvent ensevelis sous un épais manteau blanc, rendant la circulation très difficile durant plusieurs jours.

 

 

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<![CDATA[Vers un mois de février 2026 aussi pluvieux que janvier ?]]>

Éprouvée par les pluies et les crues en janvier, Quimperlé (Finistère) redoute un mois de février 2026 pluvieux

 

Après un mois de janvier particulièrement arrosé dans l'ouest et le sud de la France, février 2026 pourrait se dérouler sous des conditions très similaires. De nouvelles pluies copieuses font redouter des crues et des inondations dans plusieurs régions.

 

Vers un mois intégralement perturbé ?

Nous sortons d'un mois de janvier 2026 qui a été particulièrement arrosé dans l'ouest et le sud de la France et ce mois de février a débuté sous une météo bien humide. Selon les tendances à plusieurs semaines, tout indique que cette humidité va perdurer. En effet, le courant océanique dépressionnaire semble vouloir se maintenir au cours des trois prochaines semaines. Le modèle européen ci-dessous projette une anomalie humide marquée sur une grande partie de la France. Les précipitations pourraient reculer quelque peu en fin de mois, mais rien n'est acquis à cette échéance.

 

Anomalies pluviométriques hebdomadaires au cours du mois de février 2026 - ECMWF

 

 

Le modèle américain est aligné sur le scénario de son homologue européen. En effet, le contexte dépressionnaire dominerait très largement ce mois de février 2026 entre l'océan et le bassin méditerranéen. Ainsi, une forte anomalie humide devrait perdurer du Portugal et de l'Espagne en allant jusqu'aux pays des Balkans. La France devrait connaître des précipitations largement supérieures aux normales, notamment dans les régions du sud et sur l'arc atlantique où le modèle envisage des cumuls de pluie pouvant atteindre le double des valeurs habituelles !

 

Anomalie pluviométrique envisagée en Europe pour le mois de février 2026 - NOAA

 

 

Ainsi, la situation qui dominait en janvier semble vouloir se prolonger en février 2026 avec un courant jet circulant à des latitudes plus basses qu'en temps normal, passant par les Açores puis la péninsule ibérique avant d'atteindre la Méditerranée. De plus, l'air polaire présent sur le nord de l'Amérique dynamise l'activité dépressionnaire sur l'Atlantique, lorsque cet air froid arrive au dessus de l'océan. Ainsi, tous les ingrédients sont réunis pour un défilé de perturbation sur la France, le Portugal, l'Espagne ou encore l'Italie, où les modèles projettent d'importantes quantités de pluie ces prochaines semaines.

 

Cumuls de précipitations envisagés par le modèle européen jusqu'au 17 février 2026 - meteociel.fr

 

 

Risque d'inondations après un janvier trop arrosé

Dans l'ouest et le sud de la France, janvier 2026 fut particulièrement pluvieux. Le Finistère a vécu son mois de janvier le plus arrosé depuis le début des relevés avec plusieurs stations ayant dépassé les 300 mm ! Les départements méditerranéens ont aussi reçu d'importantes quantités de précipitations avec par exemple 269 mm à Perpignan et parfois plus de 500 mm sur les Cévennes et la montagne corse ! Ainsi, les sols sont saturés et auront du mal à encaisser un nouveau mois très arrosé. Notons qu'il a beaucoup moins plu du centre au nord-est de la France, où janvier fut même plus sec que la normale.

 

Anomalie pluviométrique au cours du mois de janvier 2026 - Météo France

 

Certaines régions regardent donc avec inquiétudes ces perspectives humides pour le mois de février 2026. Le niveau de nombreux cours d'eau est déjà élevé dans l'ouest de la France et les sols gorgés en eau ne seront pas capables d'absorber de grandes quantités de pluie en cas d'épisodes pluvieux successifs, ce qui pourra favoriser de nouvelles crues et inondations. La Bretagne est sûrement la région la plus vulnérable, car la plus durement éprouvée au cours du mois de janvier.

 

 

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<![CDATA[La vague de froid d'Europe de l'Est va-t-elle toucher la France ?]]>

Une vague de froid touche actuellement l'est de l'Europe avec des températures descendant sous les -20/-30°C - Ce froid va-t-il atteindre la France ? Carte de probabilité de températures inférieures à -5°C durant au moins six heures pour mardi 3 février 2026 au matin - ECMWF

 

 

Un froid glacial sur l'Europe de l'Est

 

Alors que la France subit un temps très perturbé et humide mais relativement doux depuis maintenant plusieurs semaines, le constat est tout autre sur une partie du nord et de l'est du continent européen.

En effet, une nouvelle vague de froid touche actuellement l'est de l'Europe avec un air polaire s'écoulant sur une large partie est du continent, s'étendant notamment jusqu'à l'Ukraine, la Pologne et une partie du nord de l'Allemagne. Sur ces régions, les températures sont parfois situées 15 à 20°C sous les normales en ce début de semaine, notamment entre l'extrême ouest de la Russie, la Biélorussie et le nord de l'Ukraine.


Anomalies de températures sur l'Europe en ce 2 février 2026 – Via Climate Reanalyzer


 

Ce 2 février au matin, on relevait par exemple régulièrement -20 à -30°C sur ces régions, une différence notable avec la France où les gelées en plaine sont restées très limitées ce matin et où les températures sont au contraire situées plusieurs degrés au-dessus des normales de la période.


Paysages complètement gelés à Riga en Lettonie sous près de -20°C ce matin – Via Windy

 

Les prochains jours s'annoncent donc glacials sur ces régions avec des températures particulièrement basses, même pour un début février et même des chutes de neige parfois notables en milieu de semaine, notamment entre l'est de l'Allemagne, la Pologne et la Biélorussie.
 

 

Le froid va-t-il se propager jusqu'à la France ?


Comme visible sur les cartes précédentes et de façon similaire aux dernières semaines, l'air très froid reste aux portes de l'Europe de l'Ouest et de la France, se propageant jusqu'au nord et l'est de l'Allemagne en ce début de semaine. La France risque-t-elle d'être touchée ?

Selon les dernières prévisions, il faudra attendre encore un peu avant que des conditions plus hivernales ne parviennent de nouveau à s'étendre jusqu'à notre pays. En effet, l'influence océanique va persister sur notre pays dans les prochains jours avec de l'air relativement doux continuant de déborder de l'Atlantique.

Cette influence océanique va d'ailleurs réussir à s'étendre jusqu'à l'Europe de l'est d'ici le milieu de semaine, repoussant cet air polaire vers le nord de la Russie et mettant temporairement fin au froid sur les régions citées précédemment.


Animation des températures à 850 hPa sur l'Europe jusqu'au 7 février 2026 – via meteociel.fr

 

Les portes restent néanmoins ouvertes plus tardivement dans le courant du mois de février. Comme le courant jet reste très orienté vers le sud de l'Europe, il n'est pas impossible que de l'air froid arrive à s'engouffrer jusqu'à la France après le 10 février, comme l'envisagent certains scénarios depuis maintenant plusieurs jours.

Il convient néanmoins de rester prudents par rapport à cette tendance, les scénarios vraiment froids restent pour le moment minoritaires ou sont à chaque fois repoussés à des échéances plus lointaines. Il est tout à fait possible que la France reste, comme ces dernières semaines, sous une influence océanique perturbée et assez douce, en limite de l'air froid s'écoulant plus facilement vers l'est de l'Europe.

 

Différents scénarios sur l'étendue du froid en Europe autour de la mi-février – Modèle GFS via WX CHARTS

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/la-vague-de-froid-d-europe-de-l-est-va-t-elle-toucher-la-france
<![CDATA[Records de froid et tempête de neige dans le sud-est des États-Unis]]>  

Plus de 20cm de neige sont tombés ce 1er février à Holden Beach en Caroline du Nord !

 

Une descente polaire durable et intense

 

Depuis maintenant plus d'une semaine, le froid et la neige font largement l'actualité du côté des États-Unis et du Canada. En effet, un descente d'air polaire s'est écoulée du nord du Canada vers les États-Unis durant la dernière décade de janvier, apportant des conditions parfois extrêmes sur ces régions avec des températures descendant parfois sous les -30°C sur le nord des États-Unis et des chutes de neige parfois abondantes concernant de très nombreuses régions.

Couche de neige au sol sur les États-Unis le 26 janvier 2026 - NOAA

 

La semaine dernière, le bilan humain se montrait particulièrement important sur ces régions avec plus de 100 victimes liées aux chutes de neige, au verglas et au froid intense à travers les États-Unis. Les dégâts furent également importants, notamment sur les réseaux électriques avec plusieurs centaines de milliers de personnes privés d'électricité durant plusieurs jours.

 

Ce froid fut en plus durable sur une large partie de l'est des États-Unis et du Canada, persistant durant plus d'une semaine en s'étendant peu à peu vers le sud-est la semaine dernière.

Animation des températures à 850 hPa sur l'Amérique du Nord du 26 janvier au 1er février 2026 – via Meteociel.fr

 

 

Un froid record dans le sud du pays !

 

Comme visible sur l'animation précédente, l'air polaire s'est ainsi étendu jusqu'au sud-est des États-Unis à la fin du mois de janvier, atteignant même la Floride ce week-end. On a ainsi pu relever des températures exceptionnellement basses ces derniers jours sur cet État plutôt habitué aux conditions tropicales qu'aux assauts de l'hiver.

 

De nombreux records mensuels et même absolus de froid ont ainsi pu être relevés sur la Floride ce week-end avec par exemple -5°C à Daytona Beach le 1er février au matin, ce qui bat les précédents records mensuels (-1,1°C en février 1936) et absolus (-4,4°C le 18 février 1958) de la ville. On note également -4.4°C à Orlando, battant largement l'ancien record mensuel (-2.2°C en 1938), ou encore -3.3°C à Vero Beach, battant l'ancien record absolu de -2.2°C du 24 février 1989.

À Miami, on a également pu relever jusqu'à 1,6°C au matin du 1er février, soit la 4ème valeur la plus basse jamais observée en février sur la ville et le 1er février le plus froid depuis 1909. Pour rappel, le froid est particulièrement rare dans ce secteur, tout comme la neige, même si des flocons ont déjà été observés et même temporairement tenu au sol sur la capitale floridienne le 18 janvier 1979.

 

Outre les basses températures, c'est également la neige qui a atteint des latitudes particulièrement basses ce week-end, avec des flocons signalés jusque dans l'intérieur et sur la côte est de la Floride (sans véritable tenue au sol) et des cumuls de neige parfois importants jusque dans les Carolines où une véritable tempête de neige s'est produite durant le week-end.

De la neige est tombée jusque sur le littoral de Myrtle Beach en Caroline du Sud ce 1er février 2026 - Via Twitter @MyMyrtleBeach

 

C'est en Caroline du Nord que les cumuls de neige les plus importants ont été observés durant le week-end avec parfois plus de 30-40cm sur certains secteurs et ce jusqu'aux littoraux, le tout sous de très fortes rafales de vent donnant un véritable blizzard sur des régions peu habituées aux chutes de neige. 

Cumuls de neige observés sur le sud-est des Etats-Unis durant le dernier week-end - NWS

 

Le froid s'atténue à présent sur le sud-est des États-Unis, néanmoins l'Amérique du Nord n'en a pas fini avec les décrochages d'air polaire. En effet, une nouvelle vague de froid est envisagée en fin de semaine entre l'est du Canada et le nord-est des États-Unis, apportant de nouveau des températures particulièrement basses et de fortes chutes de neige sur ces régions.

 

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Auteur : Tristan Bergen

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https://www.meteo-paris.com/actualites/records-de-froid-et-tempete-de-neige-dans-le-sud-est-des-etats-unis
<![CDATA[Février 1963 polaire, au terme de l'hiver le plus long du 20e siècle]]>

La Loire gelée à Tours en février 1963.... exclusive meteo-paris.com

 

 

Une vague de froid exceptionnelle entre janvier et février 1963

 

L'hiver 1962/1963 s'était montré particulièrement exceptionnel en France avec une succession de vagues de froid apportant des températures polaires et de fortes chutes de neige jusque dans le sud du pays.

 

Si la première vague de froid avait déboulé sur la France à partir du 22 décembre, apportant le réveillon de Noël le plus froid du 20eme siècle sur notre pays avec par exemple -15°C à Bordeaux ou -9°C à Biarritz, la première décade de janvier s'était montrée plus douce au sud avant le retour du froid après le 10 janvier. Ce retour du froid fut d'ailleurs accompagné de chutes de neige parfois notables, notamment sur le sud de la France avec des flocons tombant jusqu'en Méditerranée. On mesure par exemple 25cm de neige à Aix-en-Provence le 16 janvier.

 

C'est néanmoins à partir du 19 janvier que la masse d'air devient véritablement exceptionnellement froide sur la France. Durant environ 3 semaines, les températures vont atteindre des valeurs exceptionnellement basses sur la totalité du pays, le tout sous une masse d'air plus sèche. Bon nombre de stations relèvent des valeurs inférieures à -20°C durant cette période avec par exemple jusqu'à -27°C à Ambérieux, -26°C à Vichy, -23°C à Saint-Etienne et Lyon, -14°C à Paris, -13°C à Dinard. On relève même jusqu'à -29°C à Saint-Martin-de-Londres dans l'intérieur de l'Hérault le 5 février et -17,8°C à Montpellier, une valeur véritablement exceptionnelle pour une ville méditerranéenne.

La neige a été observée de façon abondante jusqu'au littoral méditerranéen, ici à Roquebrune-Cap-Martin dans les Alpes-Maritimes à la mi-janvier 1963 – Archives Météo-Villes

 

Le froid est tellement intense et durable que de nombreux cours d'eau gèlent à travers le pays, tout comme le sol qui se retrouve pris par la glace jusqu'à environ 60cm de profondeur durant le mois de février du côté de Paris. Une banquise se forme même temporairement sur certains secteurs littoraux du nord du pays, comme sur le littoral de la mer du Nord et même jusqu'en Charente-Maritime !

Le littoral de la mer du Nord gelé en janvier 1963 – Archives Météo-Villes

 

Si le froid se montre majoritairement sec durant cette période, on note tout de même quelques épisodes neigeux notables, notamment sur l'ouest et le sud de la France, les flocons tombant une nouvelle-fois parfois abondamment jusqu'au littoral méditerranéens.

 

Les 19 et 20 février, de fortes chutes de neige se produisent par exemple d'abord sur le nord de la France puis sur la quasi-totalité du pays. On mesure 10 à 20cm en région parisienne.

Neige à Paris le 19 février 1963 – Archives Météo-Villes

 

Les températures deviendront un peu plus fluctuantes sur le sud du pays à partir de la fin de la première décade de févier mais l'air froid résistera plus facilement au nord, persistant jusqu'au début du mois de mars.

 

L'hiver le plus long en Europe

 

L’hiver 1962-1963 en Europe fut le plus long et le plus rigoureux enregistré depuis la fin du 19e siècle. A Paris, celui-ci est le plus froid depuis l'hiver 1879-1880.

 

Les gelées généralisées ont en effet débuté à partir du 13 novembre 1962 en France et perduré jusqu'au début du mois de mars 1963. En France, 3 vagues de froid majeures ont été observées au cours de cet hiver, la première à la fin du mois de décembre, la deuxième, la plus virulente, entre mi-janvier et la première décade de février, et la troisième entre la fin février et le début du mois de mars.

On relève près de 10m de neige à la fin de l'hiver sur les sommets des Vosges – Archives Météo-Villes

 

Au total, les trois mois d'hiver sont inférieurs de 4,3 °C par rapport aux normales en France, en faisant l'hiver le plus froid depuis le début des relevés météorologiques. On a par exemple pu relever 45 journées sans dégel à Lyon alors que certains secteurs de la mer du nord se sont retrouvés piégés par la glace et que de nombreux embâcles se sont formés sur les canaux et fleuves français.

 

En France, l'économie s'est arrêté durant plusieurs semaines et 30 à 50 000 victimes ont été associées à la rigueur de l'hiver 1962-1963, en faisant l’événement climatique le plus meurtrier du 20ème siècle.

 

Le reste de l'Europe fut également durement touché, de nombreux pays se retrouvant paralysés par le froid et la neige. Les températures s'abaissèrent par exemple à jusqu'à -44°C en Pologne, -34°C en Roumanie, -28,9°C à Moscou, et on releva jusqu'à 1 mètre de neige en Catalogne avec des valeurs s'abaissant jusqu'à -20°C sur les plateaux, obligeant le gouvernement espagnol à suspendre les exportations d'oranges. En Angleterre, cet événement sera qualifié de « Big Frost ».

 

 

Auteur : Tristan Bergen

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<![CDATA[Février 1986 : au cœur de trois hivers exceptionnels]]>

On skie sur le bord de mer à Ajaccio (Corse), le 11 février - Chronique Météo Villes

 

 

Un mois de février particulièrement froid

Ce mois de février figure parmi les plus froids observés en France. Cette vague de froid se caractérise par sa durée mais également par de multiples épisodes neigeux, jusque sur les rivages de la Méditerranée !

En France, il s'agit du quatrième plus froid observé depuis le début du XXème siècle ! Il affiche une température moyenne de 0,66°C à échelle nationale, une valeur 5,4°C en dessous des normales de saison d'aujourd'hui ! Et pour cause, un blocage anticyclonique s'érige des Îles Britanniques à la Russie et advecte un air continental glacial durant plusieurs semaines. À la fin de la première décade de février 1986, la masse d'air atteint -24°C à 850 hPa (vers 1500m) dans le nord-est de la France, des niveaux remarquablement bas !

 

Masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) le dimanche 9 février 1986 - meteociel.fr

 

 

Ainsi, le froid atteint plusieurs pics au cours du mois, dont le plus marquant survient le 10 février 1986. Ce matin-là, la température moyenne en France affiche -10,6°C et la moyenne de l'après-midi reste à -2,6°C ! On relève alors entre -10 et -15°C sur une grande partie de la France avec des pointes sous les -20°C vers les reliefs. Fin février 1986, le thermomètre chutera encore plus bas dans l'est de la France. On relève alors jusqu'à -24,8°C à Colmar en Alsace, alors que 43 centimètres de neige recouvrent la ville !

 

Températures minimales mesurées en France le 10 février 1986 - infoclimat.fr

 

 

Multiples épisodes neigeux, jusqu'en Méditerranée !

Si le froid marque les esprits, la neige rythme également ce mois de février 1986 dans de nombreuses régions du pays et notamment là où elle est peu habituelle. Les régions de l'ouest sont fortement concernées. Il neige jusque sur les rivages de l'Atlantique, comme le montre le cliché ci-dessous pris à La Baule en Loire-Atlantique. Nantes subit plusieurs épisodes neigeux, recevant 11 cm le 7 février 1986 puis 14 cm le 18 février.

 

La plage de La Baule (44) sous une épaisse couche de neige en février 1986 Chronique Météo Villes

 

 

Encore plus impressionnant, la neige s'invite jusqu'en Méditerranée, notamment le 10 février 1986, lorsque la poche d'air la plus froide survole la France. Sur la côte d'Azur, la ville de Cannes se retrouve sous 18 centimètres de neige et le thermomètre y chute jusqu'à -9,2°C ! La neige concerne également la Corse. Ajaccio se retrouve sous 7 centimètres et Bastia croule sous un manteau blanc de 16 centimètres ! De telles quantités de neige sont rares sur les rivages méditerranéens, où on peut voir certains habitants sortir les skis sur les plages !

 

Cannes (06) recouverte par 18 cm de neige le 10 février 1986 !Chronique Météo Villes

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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https://www.meteo-paris.com/actualites/fevrier-1986-au-coeur-de-trois-hivers-exceptionnels
<![CDATA[Pourquoi les prévisions météo sont-elles si changeantes sur le froid à venir ?]]>

Paris sous la neige en février 1963 - photo exclusive meteo-paris.com

 

Depuis le retour des températures douces sur une grande partie de la France en janvier, les prévisions météo à moyenne et longue échéance, annoncent régulièrement le retour du froid, qui n’a jamais vraiment quitté le nord-est de l’Europe. Mais le risque reste bel et bien présent...

 

La France située dans une zone d'incertitude où tout peut basculer 

 

Tout d’abord, il est important de comprendre que si depuis la 2eme semaine de janvier, nous sommes généralement influencés par le courant océanique très humide et doux,, le froid n’est jamais très loin de nos frontières. Par exemple, le 25 janvier dernier, l’Allemagne a été frappée par une tempête de neige qui a recouvert quasiment tout le pays d’un manteau blanc. En effet, depuis le début de l’hiver, l’air très froid persiste sur toute l’Europe du Nord et du Nord-Est.

La France se trouve dans une zone de conflit entre le puissant courant océanique, doux et humide, et l’air froid qui persiste sur l’Europe continentale. Il suffit que le courant perturbé océanique circule plus au sud pour que l’air froid continental bascule à nouveau vers notre pays. 
Dans ce cas, une vague de froid eut très bien arriver brutalement, accompagnée de chutes de température considérables. 

Il est à noter que les modèles météorologiques indiquent régulièrement des signaux de bascule de cet air froid à moyenne et courte échéance. Ce phénomène ne se produit pas tous les hivers, mais cet hiver est particulièrement froid dans le Nord et l’Est de l’Europe, ce qui pourrait à nouveau menacer nos régions comme ce fut le cas entre Noël et le début du mois. 

 

Carte explicative de la position charnière de la France entre l'air océanique doux et l'air froid continental

 

 

Une tendance au refroidissement, notamment à partir du 9 février

Pour l’instant, la bascule n’a pas eu lieu, et même si elle se produit, le risque semble très limité avant le 9 février.  Cependant, les scénarios les plus froids envisagent un décrochage polaire dès le 5 février. 
À partir du 9 février, la moyenne générale des scénarios indique une baisse des températures.  Cela ne signifie pas nécessairement que nous aurons un coup de froid, car les prévisions de ces derniers jours ont montré que ce refroidissement a été repoussé de jour en jour.  Néanmoins, la probabilité que l’air froid bascule sur nos régions est plus forte que l’inverse. Certains scénarios sont même extrêmement froids, et tout reste possible. À Paris, certaines prévisions indiquent des températures en dessous de 0° l’après-midi et jusqu’à -5 à -10°C le matin. Ces simulations ne sont pas si isolées que cela et reviennent régulièrement depuis quelques jours. 

 

 

 

Certains scénarios indiquent une bascule polaire très franche vers le 12 février

Les prévisions d’une vague de froid sont paradoxalement complexes à établir, car ce phénomène peut s’intensifier rapidement.  En effet, la plupart des vagues de froid significatives que nous avons connues en France n’avaient pas été prévues à plus de trois à cinq jours d’échéance.  
Depuis quelques heures, les principaux modèles météorologiques (européen et américain),  montrent une certaine cohérence et indiquent la fin de cette période océanique perturbée, humide et douce autour du 9 ou 10 février.  
Après cette date, deux scénarios se dessinent : soit un retour à un temps plus calme avec des températures proches des normales, soit une bascule polaire plus ou moins intense sur l’Europe occidentale, y compris la France. Dans les cas les plus extrêmes, cela pourrait se traduire par une véritable vague de froid.

 

Les scénarios très froids après le 10 février sont de plus en plus fréquents - comme ici, selon le modèle météo américain (mais aussi européen) de dimanche 1er février 00hTU pour le dimanche 15 février 2026.

 

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Auteur : Guillaume Séchet

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https://www.meteo-paris.com/actualites/pourquoi-les-previsions-meteo-sont-elles-si-changeantes-sur-le-froid-a-venir
<![CDATA[Records de pluie et inondations : quand le déluge va-t-il s'arrêter ?]]>

Les cumuls de pluie sont particulièrement importants sur l'ouest et le sud de la France depuis le début de l'année

 

Des précipitations parfois records !

Ce début d'année 2026 se montre exceptionnellement humide sur certaines régions françaises. Depuis le début du mois de janvier, les fronts pluvieux actifs se succèdent en effet entre l'ouest et le sud de la France apportant des cumuls particulièrement importants sur ces régions.


 

On relève ainsi sur ce mois de janvier 2026 généralement plus de 150 voire 200mm entre la Bretagne, l'Aquitaine, le Languedoc Roussillon, la Corse et une partie de la Côte d'Azur, parfois plus de 300mm sur le Finistère, les abords des Cévennes, certains secteurs de l'Aude et des Pyrénées-Orientales ainsi que les reliefs corses.


Cumuls de précipitations depuis le 1er janvier 2026 sur la France – Via meteo60.fr


 

Ces cumuls sont parfois records, notamment du côté de la Bretagne où il n'avait jamais autant plu durant un mois de janvier. A Brest, il est tombé 301,1mm depuis le début du mois de janvier, un nouveau record battant largement les 287mm du mois de janvier 2016, même chose à Sibiril (29) où on relève 227,3mm, battant l'ancien record de 212mm en janvier 2016 également.

 

Certaines stations atteignent même des records de précipitations tous mois confondus en ce début d'année :

- 386,4 mm à Sizun (Finistère, ouverte en 1982) : record de décembre 1999 (335mm) battu

- 308 mm à Plomelin (Finistère, ouverte en 1979) : record absolu de 318,5 mm en janvier 2016 battu

- 309 mm à Ploudaniel (Finistère, ouverte en 1979) : record absolu de 282 mm en décembre 2013 battu

- 231 mm à Camaret-sur-Mer (Finistère, ouverte en 1952) : record absolu de  195 mm en janvier 2016 battu

 

D'autres s'approchent également des records tous mois confondus :

- 329,8 mm à Quimper (Finistère, ouverte en 1965), 349 mm datant de janvier 1988 sont à la fois le record mensuel et le record absolu de la station)

- 230 mm à Naizin (Morbihan, ouverte en 1991), le record mensuel et absolu  246 mm en janvier 2025

- 338,7 mm à Ploërdut (Morbihan, ouverte en 1968), le record mensuel et absolu 358 mm janvier 1995)

 

Il est d'ailleurs probable que certains records absolus soient de nouveau battus d'ici la fin du mois de janvier, les modélisations envisageant encore 10 à 20mm supplémentaires sur la Bretagne d'ici la nuit de samedi à dimanche.

 

Ces cumuls particulièrement importants, s'ajoutant en plus à ceux déjà tombés durant le mois de décembre expliquent d'ailleurs l'ampleur et la durée des inondations sur la Bretagne en cette seconde partie de janvier 2026.

 

À quand la fin des pluies ?

 

Ce temps très perturbé persistant depuis maintenant plusieurs semaines ne semble pas vouloir cesser de suite, loin de là. En effet, les modélisations font état d'une persistance des conditions dépressionnaires sur l'ouest de l'Europe en raison d'un courant jet restant assez bas, propulsant encore et toujours des zones dépressionnaires de l'Atlantique vers l'ouest et le sud-ouest de l'Europe au moins jusqu'à la fin de la première décade de février.


Ainsi, les cumuls de précipitations vont de nouveau s'avérer localement importants dans les 10 prochains jours sur notre pays, concernant notamment les mêmes secteurs que ces dernières semaines, à savoir la façade Atlantique et la Bretagne ainsi que le sud du pays.

Cumuls de précipitations envisagés jusqu'au 10 février 2026 – Modèle GFS via WX CHARTS

 

Même si cela peut sembler surprenant et même assez inquiétant, aucune véritable amélioration n'est envisagée durant le mois de février par les modèles de prévision à long terme. Les anomalies de précipitations hebdomadaires restent en effet positives jusqu'au début du mois de mars sur notre pays, ce qui induit la persistance d'un temps très humide et perturbé durant possiblement un mois à minima.

Anomalies de précipitations hebdomadaires sur l'Europe en février 2026 – ECMWF

 

Les prévisions saisonnières font d'ailleurs état d'un mois de mars encore perturbé et humide sur la majorité de la France, excepté près de la Méditerranée où un temps plus sec pourrait enfin s'imposer de nouveau.

Anomalies de précipitations sur l'Europe entre février et mars 2026 – CFS

 

La tendance restera tout de même à confirmer dans les prochains jours mais il semble bien que le temps reste durablement humide et perturbé sur notre pays dans les prochaines semaines, induisant un risque d'inondation potentiellement marqué sur certaines régions.

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

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<![CDATA[Février 1954 : une vague de froid pas comme les autres]]>

Perpignan (66) ensevelie sous 80 cm de neige le 7 février 1954 ! - Chronique Météo Villes

 

La vague de froid de février 1954 a marqué les esprits pour ses températures glaciales mais aussi par ces épisodes neigeux remarquables, ayant ensevelis plusieurs villes méditerranéennes. Retour sur cet épisode historique.

 

 

Froid glacial et banquise sur les côtes françaises !

 

Dès la fin janvier 1954, un Moscou-Paris se met en place entre une barrière anticyclonique des Açores à la Scandinavie et des dépressions en Méditerranée. La masse d'air qui gagne la France est glaciale puisqu'on atteint les -20°C à 850 hPa (vers 1500m) ! Au sol, le froid atteint son paroxysme début février 1954 où le fort vent continental rend les conditions difficilement supportables. On enregistre -25°C à Luxeuil-les-Bains (70), -21°C à Mulhouse, -17°C à Nancy, -16°C à Reims et -13°C à Paris mais au vent, le ressenti est beaucoup plus bas !

 

Masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) le lundi 1er février 1954 - meteociel.fr

 

 

Du fait des températures remarquablement basses, certains rivages du nord de la France se mettent à geler. À Dunkerque, il fait entre -5 et -11°C durant 15 nuits consécutives du 24 janvier au 7 février 1954 ! Ainsi, le littoral de la Mer du Nord se transforme en véritable banquise et les bateaux doivent briser la glace du port pour pouvoir prendre la mer ! Les photos d'époque sont édifiantes et montrent des scènes dignes des latitudes polaires et qui semblent impensables de nos jours en France.

 

Banquise à Dunkerque (59) au début du mois de février 1954 - Chronique Météo Villes

 

 

Tempête de neige remarquable en Méditerranée

 

Cette vague de froid est aussi restée dans les mémoires pour l'épisode neigeux remarquable qui s'est produit sur les régions méditerranéennes les 5 et 6 février 1954. Le Languedoc-Roussillon et la basse vallée du Rhône subissent des remontées humides liées à une dépression sur les Baléares. En rencontrant le froid continental, cette humidité provoque une extraordinaire tempête de neige. Il tombe 85 cm de neige en 2 jours à Perpignan, où la circulation devient totalement impossible ! Des tranchées sont même creusées dans les rues pour faciliter le passage des piétons et 28 toitures de maisons s'effondrent !

 

Maison effondrée sous le poids de la neige à Perpignan début février 1954 - Chronique Météo Villes

 

 

On mesure également 30 à 40 centimètres de neige de Carcassonne aux Saintes-Maries-de-la-Mer en passant par Montpellier ! Toute cette région est isolée et le vent forme des congères de plusieurs mètres de haut ! Des bulldozers doivent souvent intervenir pour dégager les routes principales. Dans ces régions méridionales où la neige n'est pas très fréquente, le phénomène fait le bonheur des enfants mais sème la pagaille durant plusieurs jours.

 

Rue des Saintes-Maries-de-la-Mer (13) ensevelie sous la neige début février 1954Chronique Météo Villes

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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