Actualités Météo Paris 1er site météo pour Paris et sa région https://www.meteo-paris.com/actualites Thu, 21 May 2026 12:20:44 +0200 <![CDATA[Cette chaleur exceptionnelle en Russie peut-elle annoncer un été brûlant en France ?]]>

Une chaleur exceptionnelle concerne actuellement l'ouest de la Russie. Ces températures remarquables sur l'est du continent sont-elles annonciatrices d'un été caniculaire sur la France ?

 

30 à 33°C dans l'ouest de la Russie !

L'ouest de la Russie est en pleine surchauffe en ce mois de mai 2026. Une chaleur d'été s'est installée en s'accentuant graduellement au cours des derniers jours. Ce mardi 19 mai 2026, les températures maximales ont atteint 30 à 32°C sur la quasi-totalité des villes du sud-ouest du pays. Moscou a franchi la barre des 30°C pour la première fois de l'année avec une maximale de 30,3°C. Le thermomètre est même monté jusqu'à 33,0°C à Mitchourinsk dans l'oblast de Tambov, ce qui correspond à un record au mois de mai !

 

Températures maximales mesurées dans l'ouest de la Russie ce mardi 19 mai 2026 - ogimet

 

 

Ces températures sont très largement au dessus des moyennes de saison. Comme l'illustre la carte ci-dessous, tout l'ouest de la Russie connaît actuellement des valeurs 10 à 15 supérieures aux normales ! Cette anomalie conduit à battre localement des records pour un mois de mai. Notons que cette anomalie chaude s'étend jusqu'au sud de la Scandinavie et notamment au sud de la Finlande où le thermomètre est localement monté jusqu'à 29°C ce mardi 19 mai 2026.

 

Écart à la normale des températures en après-midi du mardi 19 mai 2026 - meteologix.com

 

 

Un signal d'été chaud en France ?

La chaleur remarquable sur l'ouest de la Russie n'a pas d'influence directe sur la France. Bien que notre pays se prépare à entrer également dans une longue séquence anormalement chaude, les deux événements sont distincts puisque la chaleur qui s'apprête à envahir l'hexagone viendra directement du nord de l'Afrique et non pas de l'est du continent. Il est donc important de ne pas faire de lien infondé. Cependant, plus nous approchons de l'été 2026 et plus les signaux vers un été chaud s'accentuent. Les dernières projections misent sur une anomalie qui atteindrait +1 à +2°C sur 3 mois en France, ce qui serait propice aux vagues de chaleur ou canicules.

 

Anomalie thermique modélisée durant les 3 mois de l'été 2026 - ECMWF

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[L'écart de températures spectaculaire entre l’Ascension glaciale et la Pentecôte brûlante !]]>

Seulement 10 jours séparent l'Ascension de la Pentecôte. Pourtant, ce sont presque deux saisons d'écart qui s'opposeront ! Après la fraîcheur et les giboulées de la mi-mai, soleil et fortes chaleurs vont s'installer en cette dernière décade du mois. Carte des températures maximales prévue pour le lundi de l'Ascension par Meteologix

 

 

De l'hiver à l'été en 10 jours !

Après un pont de l'Ascension aux airs quasi-hivernaux, on se dirige vers une Pentecôte digne du cœur de l'été ! Le jeudi 14 mai 2026 - jour de l'Ascension - la France était concernée par une météo agitée avec des giboulées en plaine et de la neige dès 1000 mètres en montagne. Les températures se situaient alors 6 à 12°C en dessous des normales ! La donne va totalement s'inverser ces prochains jours. Pour le dimanche 24 mai 2026 - jour de la Pentecôte - nous serons 6 à 10°C au dessus des normales de saison avec des valeurs dignes du cœur de l'été !

 

Écart à la normale des températures à l'Ascension (14 mai) et à la Pentecôte (24 mai) - tropicaltidbits.com

 

 

C'est la mise en place d'un blocage anticyclonique centré sur le nord de la France et les Îles Britanniques qui sera à l'origine de ce réchauffement spectaculaire de la masse d'air. Pour le dimanche 24 mai de la Pentecôte, l'altitude du géopotentiel 500 hPa atteindra des niveaux records sur ces zones ! Cela révèle la mise en place d'un dôme de chaleur et d'une masse d'air véritablement exceptionnelle (et même inédite) à cette époque de l'année ! On s'oriente donc vers un épisode de chaleur qui n'aura rien de banal.

 

Déviation par rapport à la normale de l'altitude du géopotentiel 500 hPa pour le dimanche 24 mai 2026 - PolarWx

 

 

Week-end de la Pentecôte digne du cœur de l'été !

Les samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai 2026 promettent d'être ensoleillés sur l'ensemble du territoire. Seuls quelques orages pourraient éclater sur les reliefs du sud (surtout le sud des Alpes et les Pyrénées). Ce sont les températures qui retiendront véritablement l'attention en cette Pentecôte 2026. Les maximales seront comprises entre 27 et 30°C dans les régions du nord et aux abords de la Méditerranée tandis qu'il fera souvent entre 30 et 33°C du sud-ouest aux régions centrales et jusque dans les vallées alpines !

 

Températures maximales prévues du samedi 23 au lundi 25 mai 2026 - Météo Villes

 

Selon les tendances, cette chaleur digne du plein été se poursuivrait au cours de la dernière semaine du mois de mai, ce qui rendrait cet épisode véritablement remarquable, tant pour son intensité que pour sa durée.

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Tout savoir sur l'éclipse solaire du 12 août 2026 en France]]>

Dans moins de trois mois, la France profitera d'une impressionnante éclipse solaire. Le 12 août 2026, 99% de la surface du Soleil seront masqués par la Lune ! En Espagne, la nuit tombera en plein jour ! On vous dit tout ce qu'il faut savoir.

 

Tout ce qu'il faut savoir sur cette éclipse solaire

La France se prépare peu à peu à l'éclipse du mercredi 12 août 2026. Une éclipse solaire se produit lorsque le Soleil est caché par la Lune. Lors d'une éclipse totale, la Terre, la Lune et le Soleil sont parfaitement alignés. La Lune recouvre alors entièrement le disque solaire et c'est la nuit en plein jour pendant quelques secondes ou minutes. Si les éclipses partielles de Soleil sont fréquentes, les éclipses totales sont rares car il faut un alignement parfait et se trouver dans la zone de totalité, qui est bien plus restreinte géographiquement.

 

Schéma d'une éclipse totale de Soleil

 

 

D'ailleurs, la France ne sera pas dans la zone de totalité le mercredi 12 août 2026. C'est chez nos voisins espagnols que le Soleil sera entièrement masqué par la Lune et que la nuit tombera prématurément et temporairement en soirée du 12 août 2026. Cependant, l'éclipse sera tout de même marquante en France puisque le pourcentage d'occultation évoluera entre 90% près des frontières du nord-est et plus de 99% dans le Pays Basque ! À Biarritz, où 99,5% du Soleil seront masqués par la Lune, la luminosité deviendra très faible, bien que la nuit ne tombera pas totalement.

 

Zone de totalité de l'éclipse du 12 août 2026 et pourcentage d'occultation en France

 

 

L'heure de cette éclipse ne sera pas idéale. Elle aura lieu le soir, peu avant le coucher du Soleil. Elle débutera vers 19h20-19h30 selon les régions et le maximum (occultation la plus élevée) sera atteint vers 20h15-20h25. Seul le nord-ouest de la France pourra observer l'éclipse jusqu'à sa fin vers 21h10-21h15. Ailleurs, le Soleil sera couché avant. Dans l'est de l'hexagone (que ce soit à Strasbourg ou Nice), le Soleil sera même déjà couché au moment du maximum. L'ouest sera donc privilégié par rapport à l'est. Dans tous les cas, le Soleil sera bas à l'horizon. Il est donc primordial de choisir un lieu avec un horizon ouest dégagé pour observer cette éclipse. Enfin, rappelons que des lunettes spéciales éclipse sont indispensables puisqu'il ne faut jamais regarder directement le Soleil à l'œil nu.

 

Heures de début, de maximum et de fin de l'éclipse du 12 août 2026 dans plusieurs villes françaises

 

 

La variable inconnue à ce jour : la météo

Les conditions météorologiques seront primordiales pour permettre l'observation de cette éclipse solaire. Il est évidemment beaucoup trop tôt pour connaître la nébulosité en soirée du 12 août 2026. Même si le Pays Basque offrira l'occultation la plus importante, c'est une région où l'absence de nuages n'est absolument pas garantie. Il sera donc capital de consulter les prévisions météo à quelques jours (voire heures) de l'éclipse. Si la baisse de luminosité sera observable quel que soit l'état du ciel, le disque solaire pourrait être masqué par les nuages, ce qui viendrait gâcher une partie du spectacle.

 

La météo sera-t-elle favorable en soirée du mercredi 12 août 2026 ?

 

En France, cette éclipse ne sera donc pas totale, bien que l'extrême sud-ouest en sera très proche (99,5% d'occultation à Biarritz). La dernière éclipse totale de Soleil (100% d'occultation) observée en France métropolitaine remonte au 11 août 1999. La suivante n'est pas près d'arriver puisqu'elle interviendra le 3 septembre 2081 ! Autant dire qu'il faudra profiter de l'éclipse du 12 août 2026. Si vous voulez profiter pleinement de l'expérience, il faut peut-être envisager un séjour dans un coin du nord de l'Espagne offrant un horizon ouest dégagé.

 

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<![CDATA[Un dôme de chaleur pourrait s’installer et bloquer durablement la situation]]>

Un changement radical de temps se profile. Après la fraîcheur et l'humidité, un blocage anticyclonique pourrait se mettre en place avec l'installation d'une chaleur digne du cœur de l'été et cette situation pourrait durer ! 

 

Blocage "oméga" et dôme de chaleur ?

La circulation atmosphérique est rythmée par le courant jet (ou jet stream) qui circule d'ouest en est. Toutefois, ce dernier n'est pas rectiligne et il arrive qu'il ondule fortement. Dans le cadre d'un blocage dit en "oméga", une branche de ce courant jet plonge vers le sud puis remonte brutalement vers le nord avant de redescendre aussi brutalement plus à l'est. Ainsi, la circulation atmosphérique prend la forme de la grecque oméga Ω. Au centre de celle-ci, un anticyclone de blocage se forme avec deux anomalies dépressionnaires à ses pieds, favorisant une très faible mobilité des centres d'action.

 

Schéma de blocage anticyclonique en "oméga" - Météo France

 

 

Le blocage oméga est particulièrement propice aux "dômes de chaleur". En s'élevant en latitude, le courant jet entraîne avec lui l'air chaud subtropical vers les latitudes tempérées puis il replonge plus bas en latitude. C'est au centre de cette ondulation - où se forme l'anticyclone de blocage - qu'une zone d'air très chaud et stagnant s'accumule à la faveur des hautes pressions. Ces dernières compressent l'air vers le sol, ce qui intensifie la chaleur au fil des jours, sous un ciel souvent tout bleu. Cela peut donc, selon la saison, aboutir à des vagues de chaleur ou canicules.

 

Schéma du fonctionnement d'un dôme de chaleur - AFP

 

Ces dernières heures, les scénarios de la mise en place d'un blocage de type oméga au dessus de la France se sont multipliés puisque la goutte froide qui était initialement envisagée au dessus de la France pourrait finalement s'éloigner vers le Portugal, alimentant l'anticyclone et les remontées d'air chaud vers notre pays.

 

 

Une chaleur forte et durable ?

Ainsi, la chaleur va s'installer dès cette seconde partie de semaine (notamment à partir du jeudi 21 mai 2026) mais elle pourrait bien s'intensifier au cours de la semaine prochaine. Les scénarios très chauds sont de plus en plus nombreux après le 25 mai. La barre des 30°C pourrait alors être atteinte et dépassée dans de nombreuses régions françaises avec un enchaînement quotidien de journées ensoleillées et dignes du cœur de l'été !

 

Températures maximales modélisées le mardi 26 mai 2026 - meteologix.com

 

 

Ainsi, les projections pour la semaine prochaine - du lundi 25 au dimanche 31 mai 2026 - réagissent fortement et ne cessent d'amplifier l'anomalie chaude sur l'ouest de l'Europe, dont la France pourrait bien être l'épicentre. En effet, les modélisations actuelles envisagent un écart à la normale sur 7 jours de l'ordre de +4 à +6°C sur l'hexagone. Cette dernière semaine du mois de mai pourrait donc se dérouler sous des températures véritablement dignes du cœur de l'été !

 

Anomalie thermique modélisée en semaine du 25 au 31 mai 2026 - met.hu

 

D'ailleurs, les tendances à long terme prolongent cette chaleur pour le début du mois de juin, qui connaîtrait lui aussi des températures nettement supérieures aux normales. Nous sommes peut-être à l'aube d'un épisode de chaleur marquant...

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Le pire El Niño depuis 150 ans ? Les scientifiques redoutent une menace climatique exceptionnelle]]>

Le prochain El Niño pourrait être le plus puissant jamais enregistré avec des conséquences possiblement extrêmes à l'échelle de la planète !

 

Le plus puissant El Niño de l'histoire moderne ?

Cela ne fait maintenant plus de doute, El Niño va faire son retour dans les prochains mois à l'échelle de la planète. Si cet événement climatique est complètement naturel et survient de façon cyclique tous les 3 à 7 ans, il est néanmoins important de noter que certains El Niño sont plus marqués que d'autres.

 

En effet, on mesure la « puissance » d'un El Niño avec l'anomalie de température mesurée au niveau du Pacifique Équatorial. Lorsque celle-ci dépasse les +2°C, on parle alors d'un « super El Niño », un événement climatique pouvant avoir des conséquences catastrophiques à l'échelle de la planète.

 

Les scientifiques prennent le plus souvent les épisodes de super El Niño de 2015/2016, 1997/1998 ou encore 1982/1983, ceux-ci ayant eu des conséquences catastrophiques à travers le monde. Néanmoins, selon de récentes études, l'épisode de 1877-1878 aurait été le plus puissant jamais observé avec une anomalie de température record et des conséquences mondiales catastrophiques.

 

Le puissant El Niño de 1877-1878 a en effet contribué, parmi d'autres événements météorologiques et climatiques simultanés, à la Grande Famine mondiale de 1876-1878, notamment en raison d'importantes perturbations des flux de précipitations autour du Pacifique. Ces années avaient notamment vu se développer des sécheresses simultanées et particulièrement intenses en Asie, au Brésil ou encore en Afrique.

Évolution des anomalies de températures marines et sécheresses associées entre 1876 et 1878 - Climate and the Global Famine of 1876-78

 

Cette famine aurait causé à elle seule entre 30 et 60 millions de décès à l'échelle de la planète, marquant durablement les sociétés de l'époque. Ce fut d'ailleurs la pire catastrophe environnementale de l'histoire humaine moderne, une catastrophe qui a d'ailleurs contribué à créer les inégalités mondiales qui seraient ensuite caractérisées comme premier et tiers-monde selon des scientifique de l'Université de Columbia.

 

Or, les prévisions d'anomalies de températures des eaux de surface du Pacifique pour l'épisode que nous allons connaître dans les prochains mois font aujourd'hui froid dans le dos. En effet, les principaux modèles prévoient à ce jour une anomalie de température océanique de +3°C au niveau du Pacifique.

Anomalies de températures des eaux de surface au niveau du Pacifique Équatorial envisagées dans les prochains mois – CFS

 

Ces anomalies seraient les plus importantes jamais observées pour un épisode El Niño, ce qui veut dire que le prochain El Niño pourrait être le plus fort de l'histoire moderne, encore plus fort que le fameux épisode de 1877-1878. Les données actuelles de l'évolution des températures de surface du Pacifique vont d'ailleurs dans le sens de ce scénario très pessimiste.

 

Quelles conséquences ?

Les conséquences d'un épisode El Niño « classique » peuvent déjà s'avérer catastrophique. Celui-ci modifie en effet la répartition et l'instensité des précipitations mais également les températures moyennes dans plusieurs régions du monde. De décembre à février (hiver sur l'hémisphère Nord), on retrouve en général un temps plus frais et humide dans le sud des États-Unis, tandis que les températures sont au dessus des normales en Alaska et dans l’ouest du Canada.

 

Un temps chaud et sec prédomine sur la partie australe du continent africain et sur une bonne partie de l'Asie du Sud-Est. Durant l'été sur l'hémisphère Nord, on retrouve un temps plus sec que la normale sur l'Inde (faible mousson), l'Asie du Sud-Est et le nord de l'Australie. Le continent sud-américain retrouve également un temps plus chaud que la normale.

Impacts climatiques d'El Niño à travers le monde – NOAA

 

Or, lors d'un super El Niño, les conséquences peuvent être encore plus dévastatrices comme nous avons pu le voir précédemment. De plus, selon les scientifiques, les conséquences d'un El Niño plus fort sont aujourd'hui décuplées par le réchauffement climatique. Autrement dit, il existe un risque sérieux d'extrêmes météorologiques sans précédent qui n'auraient pas eu lieu lors d'El Niño similaires par le passé.

 

L'une des conséquences les plus connues de la survenue de ce phénomène climatique est l'augmentation temporaire des températures mondiales. En effet, historiquement, l'année suivant le pic d'El Niño établit souvent un record de température mondiale, comme ce fut le cas en 1998, 2016 et 2024. Ainsi, l'année 2027 pourrait très probablement devenir l'année la plus chaude jamais enregistrée à l'échelle de la planète, certaines projections faisant état d'une anomalie annuelle de +1,7°C par rapport à l’ère préindustrielle.

Évolution des températures moyennes mondiales depuis 1970 – Carbon Brief

 

Au niveau régional, on surveillera notamment les risques d'incendies accrus entre l'Amazonie, l'ouest des USA, l'Australie et le Canada (on se souvient de la saison 2023 exceptionnellement active à ce niveau sur l'Amérique du Nord. On surveillera également le risque de sécheresses entre l'Asie du Sud, l'Amazonie et l'Australie et de nombreux autres phénomènes météorologiques et climatiques qui pourraient menacer la sécurité alimentaire dans certaines régions du monde.

 

En Europe, il est important de noter que les effets d'El Niño ne sont pas clairement établis. Néanmoins, en liaison à l'augmentation globale des températures moyennes liée à El Niño, il est important de noter que les chances de vivre des épisodes de douceur/chaleur records augmentent statistiquement jusqu'en France durant un épisode El Niño, notamment lorsque celui-ci est fort.

 

Dans tous les cas, ce prochain El Niño pourrait s'avérer historique, potentiellement encore plus puissant que celui de 1877/1878. La différence avec la fin du 19ème siècle est que le prochain se produira en plus sur un système planétaire déjà surchauffé.

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

 

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<![CDATA[Après jeudi, la chaleur pourrait ne plus nous quitter...]]>

La chaleur fait son retour sur la France cette semaine et pourrait perdurer au moins jusqu'à la fin du mois de mai !

 

Le retour de la chaleur cette semaine !

 

Après plusieurs jours particulièrement frais sur la France sous l'influence d'un flux de nord-ouest perturbé, la situation évolue de nouveau plus favorablement pour les amoureux des sensations estivales cette semaine.

 

En effet, le flux bascule en altitude sur l'ouest de l'Europe et la France dès ce début de semaine. Sous l'influence d'une vaste zone dépressionnaire sur l'Atlantique, le flux s'oriente effectivement au sud-ouest dans les prochains jours, permettant à des masses d'air bien plus douces en altitude de remonter vers la France.

Animation des températures à 850 hPa sur l'Europe du 18 au 23 mai 2026 – Modèle ECMWF via meteociel

 

Ainsi, les températures repartiront nettement à la hausse dans les prochains jours sur notre pays, notamment à partir du milieu de semaine.

 

Si la masse d'air se montrera très douce en altitude, la chaleur va faire son retour près du sol, d'abord par le sud d'ici le milieu de semaine puis jusque sur le nord du pays en fin de semaine. Un ressenti plus estival s'imposera  sur la quasi totalité du pays avant le week-end, un temps contrastant donc nettement avec ce que nous avons pu connaître ces derniers jours.

On surveillera simplement la trajectoire d'une petite goutte froide en fin de semaine sur l'ouest du pays, qui pourrait apporter un petit rafraîchissement et plus d'instabilité. D'après les derniers scénario, ce changement de temps devrait être très limité.

On notera d'ailleurs, des températures qui pourraient atteindre la barre des 35° dans le sud-ouest, à partir de vendredi ! 

 

Évolution des températures maximales sur la France du 20 au 23 mai 2026 – Météo-Villes

 

Une chaleur durable ?

 

D'après les dernières modélisations, la situation devrait peu évoluer la semaine suivante sur la France. En effet, le flux de sud-ouest chaud devrait persister sur la France, maintenant de ce fait des températures particulièrement élevées pour la période sur notre pays. Les anomalies de températures pourraient en effet atteindre +3 à +6°C sur la semaine du 25 au 31 mai sur la moitié de la France, assurant des températures dignes de l'été de façon durable et la survenue de la première vague de chaleur durable de la saison chaude. 

 

Anomalies de températures sur l'Europe pour la semaine du 25 au 31 mai 2026 - ECMWF 

 

La chaleur pourrait ensuite baisser d'un cran au début du mois de juin même si la fraîcheur ne ferait pas son retour pour autant. Selon les dernières modélisations, les températures resteraient en effet au-dessus des normales sur les 3/4 de la France, sans toutefois atteindre les niveaux de la semaine précédente. 

Anomalies de températures sur l'Europe pour la semaine du 1er au 7 juin 2026 - ECMWF

 

Après une seconde décade de mai fraîche, la chaleur pourrait donc s'avérer durable sur notre pays, persistant au moins jusqu'à la fin du mois de mai, voire au-delà pour certaines régions du sud et de l'est. Une tendance qu'il conviendra néanmoins de confirmer dans les prochains jours, la situation pouvant encore évoluer d'ici le début du mois de juin. 

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

 

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<![CDATA[Quand les fortes chaleurs s'installent dés la fin du mois de mai...]]>

À la fin du mois de mai 2017 la France connaît une semaine consécutive de chaleur exceptionnelle à plus de 30°C.

 

 

Une fin de printemps plus douce après une semaine fraîche

 

Après une semaine de l’Ascension particulièrement fraîche pour la saison, avec des températures souvent inférieures aux normales et une sensation parfois automnale sur de nombreuses régions françaises, les conditions météo vont nettement évoluer dans les prochains jours. Une hausse progressive des températures est attendue sous l’influence d’un flux de sud à sud-ouest, favorisant le retour d’une ambiance beaucoup plus douce, voire localement chaude. Ce contraste illustre parfaitement la variabilité du mois de mai, capable d’alterner rapidement entre fraîcheur tardive et véritables avant-goûts d’été.

 

 

Mai 2022 : le mois de mai le plus chaud jamais observé en France

 

Contrairement à une idée encore souvent reprise, ce n’est plus mai 2011 qui détient le record du mois de mai le plus chaud en France, mais bien mai 2022. Selon Meteo-villes ce mois de mai 2022 exceptionnel s’est classé au premier rang depuis le début des mesures, avec une anomalie thermique proche de +3°C à l’échelle nationale. De nombreux records mensuels avaient alors été battus, avec des températures atteignant fréquemment 30 à 35°C dans plusieurs régions dès la deuxième quinzaine du mois. Strasbourg avait relevé 34,6°C tandis qu’Albi atteignait 35,4°C, des valeurs remarquables aussi tôt dans la saison.

 

 

Le record absolu de chaleur en mai battu en 2025

 

Plus récemment encore, la journée du 30 mai 2025 a marqué un tournant historique dans la climatologie française. À Bégaar, dans les Landes, le thermomètre a atteint 37°C, établissant un nouveau record absolu de chaleur pour un mois de mai en France. D'autres stations meteo ne faisant pas partie du réseau officiel ont même enregistré des valeurs un peu plus élevées comme 37,9°C à Gujan-Mestras (Gironde) ou 38,2°C au Lycée Victor Louis - TALENCE (Gironde). Cet épisode exceptionnel s’est produit sous l’effet d’une puissante remontée d’air chaud en provenance de la péninsule Ibérique et d’Afrique du Nord, dans un contexte de chaleur précoce qui avait également touché une grande partie de l’Espagne et de l’Europe occidentale.

Cette performance thermique illustre à quel point les fortes chaleurs printanières deviennent de plus en plus intenses et précoces. Reste désormais à savoir si les températures attendues dans les prochains jours pourront approcher de tels niveaux, ce qui constituerait un véritable pied de nez après le coup de froid particulièrement marqué observé durant le week-end de l’Ascension.

 

Records de température en France et dans le sud-ouest au cours d'un mois de mai

 

 

Des épisodes de chaleur printanière de plus en plus fréquents

 

Bien avant ces records récents, plusieurs mois de mai avaient déjà marqué les esprits en France. Les épisodes de 2011, 2017, 1999, 1989 ou encore 1976 avaient déjà montré la capacité du printemps à basculer brutalement vers des conditions quasi estivales. L’épisode de mai 1945 reste également l’un des plus remarquables avec jusqu’à 32°C à Paris, 34°C à Lyon et près de 36°C à Montpellier au moment de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Si les épisodes de chaleur printanière ont toujours existé, leur fréquence et leur intensité semblent aujourd’hui renforcées par le réchauffement climatique. Les véritables ambiances estivales dès le mois de mai deviennent progressivement moins exceptionnelles, avec des records de plus en plus précoces observés au fil des années.

 

La vague de chaleur qui a commencé en mai 1976 se prolonge quasiment jusqu'à la fin de l'été… archives meteo-paris.com

 

 

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Auteur : Guillaume Séchet

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https://www.meteo-paris.com/actualites/quand-les-fortes-chaleurs-s-installent-des-la-fin-du-mois-de-mai
<![CDATA[Peut-on craindre une vigilance canicule à la fin du mois de mai ?]]>

Une canicule est-elle possible en France à la fin du mois de mai ? 

 

 

Une vague de chaleur à la fin du mois de mai 

 

Après une période de fraîcheur assez durable, les températures repartent à la hausse la semaine sur la France grâce à un changement assez radical de régime sur l'ouest de l'Europe. Le flux de nord-ouest très frais pour la période va en effet laisser place à un flux de sud-ouest permettant à des masses d'air très douces en altitude de remonter vers la France. Cette configuration va ainsi assurer le retour de conditions très estivales sur notre pays, notamment en seconde partie de semaine prochaine. 

 

Situation atmosphérique assurant le retour de la chaleur sur la France la semaine prochaine - Modèle ECMWF via WX CHARTS

 

Ainsi, la dernière décade de mai s'annonce très estivale avec une chaleur potentiellement durable s'imposant sur notre pays, de quoi nous rappeler que l'été n'est plus très loin à présent et que de véritables vagues de chaleur sont déjà possibles en cette période de l'année, comme le laissent envisager les prévisions de cette dernière décade. 

Anomalies de températures sur l'Europe du 18 au 31 mai 2026 - ECMWF 

 

Si une véritable vague de chaleur assez durable est donc attendue sur la France, est-il possible d'envisager la survenue d'une canicule en cette période de l'année ? Une vigilance orange canicule a-t-elle déjà été déclenchée aussi tôt dans la saison ? 

 

 

Une canicule possible ? 

 

D'après les dernières prévisions, si la chaleur devrait s'avérer durable et potentiellement forte sur la France, notamment sur le sud du pays, il est difficile d'imaginer qu'une véritable canicule se produise. Il est en effet nécessaire que les températures restent particulièrement élevée de façon assez durable pour que ce type de vigilance soit déclenché, et ce de jour comme de nuit.

 

Seuils pour qu'une vigilance canicule soit déclenchée en France par département - Visactu

 

Si les températures s'annoncent chaudes sur la France pour cette dernière décade de mai il est ainsi très peu probable qu'une vigilance canicule soit déclenchée. En effet, même si les seuils de vigilance canicule diffèrent en fonction des départements, les valeurs attendues sont pour le moment prévues trop "faibles" pour parler d'une véritable canicule, nous resteront plutôt sur une vague de chaleur relativement durable. 

Il est d'ailleurs important de noter qu'aucune vigilance canicule n'a jamais été déclenchée à la fin du mois de mai en France. À ce jour, la vigilance canicule la plus précoce a été déclenchée le 16 juin 2022, battant le précédent record du 19 juin 2017. 

Cela ne veut néanmoins pas dire que de fortes à très fortes chaleurs ne peuvent pas être observées durant le mois de mai. En mai 2022 par exemple du mois de mai 2022, le plus chaud jamais observé en France avec des températures durablement élevées entrecoupées de plusieurs pics de chaleur. L'une des vagues de chaleur les plus longues pour un mois de mai s'était d'ailleurs produite du 14 au 22 mai avec plusieurs dizaines de stations météorologiques battant leur record de chaleur mensuel. On avait alors pu relever jusqu'à  36.7°C, la station Aveyronnaise de Saint-Come-d'Olt !

On peut également citer le mois de mai 2017 où, durant près d'une semaine, les journées dignes du cœur de la saison estivale se sont enchaînées sur la France, concernant la totalité du pays. Un pic avait alors été atteint lors de la journée du 28 mai 2017 au cours de laquelle plus de 50% des stations françaises ont enregistré des valeurs égales ou supérieures à 30°C. Ce jour là, il faisait notamment plus de 32°C à Reims et plus de 33°C à Strasbourg !

 

Températures maximales du dimanche 28 mai 2017 - via Gaétan Heymes / Météo France

 

D'autres vagues de chaleur remarquables avaient pu être observées durant le mois de mai, comme en 2011, en 1999, en 1989 ou encore en 1976, sans que celles-ci ne puissent être considérées comme de véritables canicules. Ce n'est qu'à partir du mois de juin que les conditions deviennent plus favorables à la survenue de canicules avec par exemple une puissance radiative plus élevée ou encore tout simplement des journées plus longues. 

 

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<![CDATA[Meteo-Villes ajoute une note de la journée à sa nouvelle application]]>

Désormais la météo du jour a sa note… Certes assez subjective mais basée sur des chiffres et une moyenne globale de la météo du jour - une exclusivité METEO VILLES !

 

Une nouvelle étape pour l’application METEO-VILLES

Après plusieurs mois de développement, l’application METEO-VILLES (App Store <<<Google Play Store <<<) dévoile une toute nouvelle version pensée pour moderniser l’expérience des utilisateurs et préparer les évolutions à venir. Plus fluide, plus complète et surtout plus ambitieuse, cette mise à jour marque un véritable tournant pour le service météo français indépendant, qui poursuit sa transformation après plus de vingt ans d’existence.

 

Une seule application pour toutes les villes

Cette nouvelle application devient désormais l’unique porte d’entrée mobile de METEO-VILLES. Les anciennes déclinaisons locales et régionales — comme « Météo Paris », « Météo Bordeaux » ou les autres versions dédiées à certaines grandes villes — vont progressivement disparaître. L’objectif : réunir toutes les prévisions au sein d’une seule application nationale, capable de s’adapter plus facilement aux évolutions des smartphones et tablettes tout en simplifiant l’expérience des utilisateurs.

 

Une note pour mesurer le ressenti météo global de la journée

Parmi les nouveautés les plus originales, les abonnés peuvent désormais découvrir un tout nouvel indice de confort quotidien ou plutôt une note globale pour la journée. Contrairement aux simples pictogrammes météo souvent limités à un symbole de soleil ou de pluie, ce service cherche à traduire le ressenti réel d’une journée en prenant en compte plusieurs paramètres : température, ensoleillement, vent, humidité ou encore risque de précipitations.

Certes, la perception du « beau temps » ou « mauvais temps » reste subjective selon les habitudes et la sensibilité de chacun, mais cet indice apporte une vision beaucoup plus concrète et intuitive de la météo vécue au quotidien.

 

La prévision expertisée au cœur du projet

Au-delà des nouveautés visuelles et des nouveaux outils, METEO-VILLES rappelle surtout ce qui fait sa différence depuis 23 ans : la prévision expertisée par des météorologistes. Là où de nombreuses applications météo se contentent d’afficher des données brutes issues directement des modèles numériques, le service revendique une analyse humaine des situations météo locales.

Un travail minutieux qui demande du temps, des compétences et des moyens importants, particulièrement lorsqu’il s’agit d’affiner les prévisions ville par ville.

 

 

 

Le soutien des abonnés devenu essentiel

Cette expertise a longtemps été proposée sur 19 grandes agglomérations françaises, mais l’ambition est désormais d’aller plus loin grâce à cette nouvelle plateforme nationale. Pour y parvenir, METEO-VILLES mise sur le soutien de ses abonnés.

Le site souligne que les revenus publicitaires ne suffisent plus à financer seuls le développement et l’amélioration continue de l’application. Les abonnements doivent ainsi permettre de soutenir les futures mises à jour et les projets plus ambitieux déjà en préparation.

 

Une ambition renforcée pour l’avenir

Avec cette nouvelle version, METEO-VILLES ouvre donc une nouvelle étape de son histoire, entre innovation technologique et volonté de préserver une météo analysée par de véritables experts. Une évolution stratégique qui pourrait séduire les passionnés de météo comme les utilisateurs en quête de prévisions plus fiables et plus humaines.

 

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Auteur : Guillaume Séchet

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<![CDATA[Nous allons passer d'une fraîcheur record à une chaleur remarquable !]]>

La chaleur va faire son retour sur la France la semaine prochaine avec des conditions de nouveau estivales au programme ! Et il est probable que nous passions de la fraîcheur extrême enregistrée au cours de ces derniers jours à une chaleur peut-être remarquable.

 

La fin de la fraîcheur 

Cette seconde décade de mai est pour le moment particulièrement fraîche sur la France. Les températures sont en effet situées assez largement en-dessous des normales à l'échelle du pays avec même le retour de la neige en moyenne montagne sur nos reliefs, une situation qui contraste nettement avec le mois d'avril particulièrement printanier qu'a connu la France. 

 

Cette fraîcheur est consécutive à la mise en place d'un flux à dominante nord-ouest sur la France, permettant à des masses d'air venues du nord de l'Atlantique et des abords de l'Islande de s'écouler jusqu'à notre pays, le tout accompagné de conditions bien dépressionnaires. Néanmoins, la situation va évoluer dans le courant de la semaine prochaine. Les hautes pressions jusque là présentes sur l'Atlantique vont en effet peu à peu s'étendre jusqu'à la France, apportant le retour d'un temps plus calme et sec sur la majorité du pays. 

Animation des géopotentiels sur l'Europe du 15 au 23 mai 2026 - Modèle ECMF via meteociel 

 

Dans le même temps, une vaste zone dépressionnaire s'étendra sur le centre de l'Atlantique jusqu'aux Açores, entraînant une bascule du flux au sud-ouest en altitude et donc la remontée d'une masse d'air bien plus douce vers la France, notamment en seconde partie de semaine. Ainsi, les températures vont repasser au-dessus des normales la semaine prochaine sur notre pays après une période de fraîcheur hors saison durable. 

Animation des températures à 850 hPa sur l'Europe de l'ouest du 18 au 24 mai 2026 - Modèle ECMWF via meteociel 

 

Le retour d'une chaleur plus estivale ? 

Selon les dernières modélisations, la première partie de semaine devrait rester encore assez fraîche sur le nord du pays avec une influence encore sensiblement océanique et même le passage de quelques perturbations. Néanmoins, comme visible sur l'animation précédente, le flux devrait basculer plus franchement au sud-ouest en altitude par la suite avec la remontée d'une masse d'air très douce pour la période sur notre pays, assurant une remontée bien plus franche des températures sur la France dès le milieu de semaine, le tout sous des conditions anticycloniques. 

 

De ce fait, c'est véritablement à partir du milieu de semaine que la chaleur va faire son retour sur la France, d'abord sur le sud du pays, puis jusque sur le nord d'ici le week-end. Entre mercredi et jeudi prochain, c'est surtout sur le sud-ouest et près de la Méditerranée que la chaleur s'accentuera avec localement jusqu'à 30°C jeudi sur l'arrière-pays méditerranéen. Plus au nord, la douceur aura repris le dessus, sans excès pour le moment. 

Températures maximales sur la France entre le 20 et le 21 mai 2026 - via meteologix

 

C'est en fin de semaine que la chaleur s'accentuera sur tout le pays, se propageant jusqu'au nord de la France de façon localisée vendredi avant de se généraliser pour le week-end. Le ressenti s'annonce ainsi très estival dès vendredi sur la moitié sud avec souvent plus de 25°C et des pointes à 30°C probables entre la Nouvelle-Aquitaine et certains secteurs du pourtour méditerranéen, des valeurs qui seront d'ailleurs attendues également le lendemain sur ces secteurs. 

 

Plus au nord, c'est donc dès samedi sur la chaleur s'accentuera avec des maximales atteignant régulièrement 25/26°C au meilleur de la jorunée, localement plus sur certains secteurs. 

Températures maximales sur la France entre le 22 et le 23 mai 2026 - via meteologix 

 

La chaleur va donc faire son retour sur la France la semaine prochaine, notamment d'ici la fin de semaine avec un ressenti devenant de nouveau très estival, ce qui contrastera donc nettement avec la fraîcheur de ces derniers jours !

 

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<![CDATA[La neige refait son apparition en montagne]]>

La neige a de nouveau blanchi les paysages en cette mi-mai, une situation inhabituelle pour la saison - Les Saisies vers 1500 mètres en Savoie ce jeudi 14 mai 2026 - photo Télé Ménager Services

 

En présence d'une masse d'air particulièrement froide et d'une forte instabilité, des averses de neige ont concerné tous les reliefs français ce jeudi de l'Ascension. Les flocons ont blanchi les paysages dès moyenne montagne.

 

Neige sur tous les reliefs ce jeudi de l'Ascension

Avec des températures dignes d'une fin mars, il n'était pas nécessaire de monter très haut pour rencontrer de la neige en ce jeudi de l'Ascension. Dès le lever du jour, de fortes averses ont apporté des flocons jusqu'en dessous de la barre symbolique des 1000 mètres dans le massif des Vosges. Sur le domaine de La Bresse, les paysages ont blanchi sous de gros flocons, comme l'illustre le cliché ci-dessous pris ce matin du 14 mai 2026.

 

Neige à La Bresse à 1100 mètres dans les Vosges ce jeudi 14 mai 2026 - webcam skaping

 

 

Le massif du Jura n'a pas été épargné. Les averses de neige se sont succédées, notamment au dessus de 1200 mètres d'altitude. Il est parfois tombé une dizaine de centimètres de neige ce jeudi 14 mai 2026, comme l'illustre le cliché ci-dessous pris depuis La Pesse vers 1400 mètres. En fin de journée, la limite pluie/neige s'abaissait autour de 1000 mètres au passage des averses les plus soutenues, par effet d'isothermie.

 

10 cm de neige à La Pesse à 1400m dans le Jura ce jeudi 14 mai 2026 - photo Guillaume Feillet via infoclimat.fr

 

 

Le Massif Central a lui aussi été concerné par des averses à caractère hivernal ce jeudi 14 mai 2026. Le cliché ci-dessous montre le bas du domaine du Mont-Dore dans le massif du Sancy dans le Puy-de-Dôme. À 1300 mètres d'altitude, le paysage a rapidement blanchi en cours de matinée, retrouvant une ambiance hivernale à l'aube de cette mi-mai. 

 

Neige au Mont-Dore à 1300 mètres dans le Puy-de-Dôme ce jeudi 14 mai 2026 - webcam HD

 

 

La chaîne alpine a aussi été blanchie par les averses de neige, surtout sa partie nord. C'est en Savoie et Haute-Savoie que les cumuls les plus notables ont été observés en ce jeudi de l'Ascension. La photo ci-dessous a été prise au col de Voza situé dans le massif du Mont Blanc en Haute-Savoie à 1560 mètres d'altitude. La couche de neige fraîche atteignait 11 centimètres en matinée, replongeant le paysage en hiver.

 

11 cm de neige au col de Voza à 1560 mètres en Haute-Savoie ce jeudi 14 mai 2026 - via infoclimat.fr

 

Notons que la neige est aussi tombée dans les Pyrénées mais dans des quantités moindres et à des altitudes un peu plus élevées. Sur la chaîne pyrénéenne, les chutes de neige les plus importantes sont prévues durant la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 mai 2026. Rappelons que cette situation, si elle ne se produit pas tous les ans, n'est tout de même pas exceptionnelle.

 

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<![CDATA[Météo-Villes : nouvelle version de l’application météo locale de référence depuis 16 ans]]>

L’application Météo-Villes, pionnière des applications de météo en France, vient d’être renouvelée avec une interface plus moderne, intuitive et performante.

 

Nouvelle version de notre application

Depuis 23 ans, Météo-Villes propose une approche différente de la météo en France : des prévisions analysées et suivies quotidiennement par plusieurs météorologistes, en complément des modèles automatiques. Cette expertise humaine reste aujourd’hui au cœur de l’application. Si vous utilisez encore une autre de nos anciennes applications locales (Météo Paris, Météo Bordeaux ou l'une des 19 déclinaisons régionales), il est désormais temps de passer à Météo-Villes. Toutes les villes sont maintenant réunies dans une seule application nationale. Les anciennes applications disparaîtront progressivement afin de s’adapter aux évolutions des mobiles et tablettes.



Cette nouvelle version rassemble :

  • les prévisions expertisées et actualisées très régulièrement par l’équipe de Meteo-Villes
  • des prévisions automatiques améliorées grâce à une combinaison intelligente de plusieurs modèles reconnus comme IFS, GFS, ICON, ARPEGE et différents modèles à maille fine

 

Exemples de prévisions expertisées et automatiques améliorées sur l'application Météo-Villes

 

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Si vous ne connaissez pas encore l'application, nous vous invitons à la télécharger dès maintenant. Elle est aujourd'hui presque aussi complète que notre site internet, qui reste lui-même l'un des plus riches et des plus fournis de France dans le domaine de la météo.


Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent depuis toutes ces années. Longue vie à Météo-Villes !

 

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<![CDATA[Bientôt l’arrivée de l’été et des fortes chaleurs à plus de 30 degrés !]]>

Après la fraîcheur automnale de la mi-mai, une franche amélioration semble se dessiner pour la dernière décade du mois. Certains scénarios envisagent le retour des fortes chaleurs dans le sud. Notre article fait le point.

 

Vers une fin de mois estivale ?

Un très net changement de configuration semble se dessiner. Après le flux de nord-ouest dépressionnaire de l'Ascension et de la mi-mai, l'anticyclone devrait revenir en force la semaine prochaine et notamment à partir du 20 mai 2026. Ce dernier regonflerait au dessus de la France avant de progresser vers le Danemark puis la Scandinavie. Il apparaît donc de plus en plus probable qu'un temps ensoleillé fasse son retour sur la France, bénéficiant à un net réchauffement de la masse d'air.

 

Pression atmosphérique modélisée le mercredi 20 mai 2026 - weathernerds.org

 

 

Ainsi, certains scénarios envisagent l'installation d'une chaleur d'été au cours de cette dernière décade du mois. La carte ci-dessous est la prévision des températures maximales du samedi 23 mai 2026 selon la dernière mise à jour du modèle européen. Ce dernier envisage des températures comprises entre 25 et 30 degrés sur une grande partie de la France avec des pointes à plus de 30°C en Aquitaine et près de la Méditerranée ! Même si l'échéance de 10 jours invite à la prudence, les scénarios chauds se multiplient ces derniers jours.

 

Températures maximales du samedi 23 mai 2026 selon le modèle européen du 13/05/26 - meteologix.com

 

 

Belle fin de mois : une bonne fiabilité ?

Même si l'échéance est encore assez lointaine, la plupart des modèles s'accordent désormais sur ce retour des hautes pressions et ce réchauffement de la masse d'air pour la dernière décade du mois de mai 2026. Le diagramme ci-dessous montre les différents scénarios de température à Bordeaux. On constate que de nombreux scénarios misent sur des températures comprises entre 25 et 30 degrés durant les après-midi à partir du 20 mai. Il apparaît de plus en plus probable que cette accalmie et ce réchauffement se produisent d'ici une semaine.

 

Différents scénarios de température à Bordeaux jusqu'au 28 mai 2026 - meteociel.fr

 

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<![CDATA[Descente polaire avec grêle, grésil et neige fondue pour le Pont de l'Ascension]]>

Cette année, l'Ascension prendra des airs de mois de mars ! Sous un flux de nord-ouest polaire maritime et dépressionnaire, averses et giboulées vont se succéder. Grésil et grêle sont attendus en plaine tandis que la neige blanchira les reliefs.

 

 

Averses et giboulées pour l'Ascension

Ce jeudi de l'Ascension nous réserve quelques surprises. Un temps d'automne - ou de mars - va se mettre en place avec un courant de nord-ouest dépressionnaire pilotant une masse d'air venue des hautes latitudes. Vers 1500 mètres d'altitude, la température de la masse d'air passera dans le négatif sur la moitié nord de la France, affichant entre -1 et -2°C au nord de la Seine. Ce froid d'altitude associé aux basses pressions va accentuer l'instabilité, conduisant à une succession d'averses pouvant prendre la forme de giboulées.

 

Température de la masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) ce jeudi 14 mai 2026 - wxcharts.com

 

 

Ainsi, l'agitation sera quasi-généralisée ce jeudi de l'Ascension. Ce sont les régions du nord, du centre et de l'est de la France qui seront les plus exposées au risque d'averses orageuses, pouvant adopter la forme de giboulées. On attend du grésil ou de la petite grêle au passage des averses les plus actives. Par ailleurs, ces averses se produiront sous forme de neige sur les reliefs, souvent dès 1200-1300 mètres des Vosges au nord des Alpes et au Massif Central, ce qui blanchira les paysages de montagne.

 

 

Risque de giboulées ce jeudi 14 mai 2026 (Ascension) - Météo Villes

 

 

Giboulées déjà présentes sur la Belgique ce mercredi

Cet air froid d'altitude gagnait déjà l'extrême nord de la France ce mercredi 13 mai 2026 et notamment le Benelux où des averses orageuses ont éclaté en cours d'après-midi. Des giboulées ont été observées dans plusieurs secteurs avec des chutes de grésil et de petite grêle blanchissant parfois les sols. Les clichés ci-dessous ont été pris dans le sud et l'est de la Belgique mercredi après-midi. De véritables giboulées de mars en plein mois de mai !

 

Grésil et grêle à Charleroi et Hognoul en Belgique ce mercredi 13 mai 2026 - photos Micky New & Marion Hendrix-Grieten

 

Précisons que ces descentes d'air très frais occasionnant des orages de masse d'air froid ne sont pas exceptionnelles au mois de mai. De nombreux cas ont été observés dans le passé.

 

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<![CDATA[Vers une vague de chaleur pour la fin mai ?]]>

Si cette mi-mai 2026 sera particulièrement fraîche et automnale, une amélioration pourrait se produire à la fin du mois. Faut-il s'attendre à l'installation d'une chaleur estivale ? Météo Villes vous détaille les dernières tendances.

 

Une franche amélioration en dernière décade ?

Si cette semaine du 11 au 17 mai 2026 va prendre des airs d'automne (surtout dès le jeudi de l'Ascension), la donne pourrait évoluer à l'aube de la dernière décade du mois. En effet, la plupart des scénarios envisagent une nette hausse des pressions sur la France aux alentours du 20 mai. Un puissant anticyclone pourrait s'installer de la France à la Scandinavie, rétablissant une météo bien plus calme et lumineuse, permettant aux températures de remonter plus franchement.

 

Pression atmosphérique envisagée le mercredi 20 mai 2026 - tropicaltidbits.com

 

 

Les tendances évoluent vers un signal doux à chaud pour la fin du mois de mai 2026. Après cette semaine du 11 au 17 mai largement plus fraîche que la normale et aux airs d'automne au cours du pont de l'Ascension, le thermomètre pourrait progresser de manière significative la semaine prochaine (du 18 au 24 mai), si bien que nous repasserions au dessus des moyennes de saison. Il faudra donc compter sur une grande douceur voire une chaleur modérée, notamment dans les régions méridionales. Cette tendance se prolongerait en dernière semaine du mois, bien que les signaux sont plus faibles dans le nord.

 

Anomalies thermiques hebdomadaires pour les trois dernières semaines de mai 2026 - ECMWF

 

 

Il peut déjà faire très chaud fin mai !

Toutefois, les prévisions actuelles n'indiquent pas d'épisode de forte chaleur. Nous devrions donc rester loin des records de chaleur qui ont pu être observés à la fin du mois de mai. Les derniers datent d'il y a seulement un an. Le 30 mai 2025, il faisait plus de 30°C sur les 3/4 de la France et on dépassait localement les 35°C dans le sud-ouest avec jusqu'à 37°C à Bégaar dans les Landes ! On avait mesuré 34,7°C à Toulouse, battant le record de 33,9°C du 29 mai 1943 !

 

Températures maximales mesurées le 30 mai 2025 - Météo Villes

 

Quelques records de chaleur marquants du 20 au 31 mai :

  • 35,1°C à Montpellier (34) le 28 mai 2006
  • 34,9°C à Grenoble (38) le 24 mai 2009
  • 34,6°C à Strasbourg (67) le 20 mai 2022
  • 33,3°C à Troyes (10) le 28 mai 2017
  • 31,7°C à Lille (59) le 27 mai 2005
  • 30,8°C à Rennes (35) le 25 mai 1953
  • 30,4°C à Caen (14) le 25 mai 1953

 

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<![CDATA[Météo : le pire pont de l’Ascension depuis des années ?]]>

La météo de ce pont de l'Ascension 2026 va prendra des airs d'automne en France ! Un temps humide dominera avec des températures s'enfonçant nettement sous les normales et des chutes de neige dès moyenne montagne.

 

Un pont particulièrement frais !

Cette année, le pont de l'Ascension rimera avec fraîcheur ! En effet, une coulée d'air très frais (pour ne pas dire froid) s'apprête à plonger sur la France, en provenance directe de la Mer de Barents au nord de la Scandinavie ! Les températures de la masse d'air vers 1500 mètres d'altitude passeront fréquemment sous le 0°C pour cette mi-mai 2026, de quoi maintenir les températures largement sous les normales, d'autant que la configuration sera dépressionnaire et que les précipitations seront fréquentes, notamment jeudi 14 et vendredi 15 mai.

 

Masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) pour le vendredi 15 mai 2026 - wxcharts.com

 

 

Ainsi, les températures maximales vont plafonner entre 12 et 15°C sur la moitié nord de la France le jeudi 14 mai 2026 et sur la quasi-totalité du territoire le vendredi 15 mai ! Nous serons alors entre 5 et 8 degrés en dessous des moyennes de saison d'une mi-mai ! Cette fraîcheur dominera aussi durant les samedi 16 et dimanche 17 mai même le thermomètre grappillera lentement quelques degrés, sans rejoindre les valeurs de saison. Il ne sera pas question de sortir les shorts pour ce pont de l'Ascension 2026 !

 

Températures maximales prévues du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2026 - wxcharts.com

 

 

Pluie et neige, surtout vendredi et samedi

Les journées les plus agitées seront les deux premières de ce pont de l'Ascension. Il pleuvra presque partout le jeudi 14 mai 2026 avec une succession d'averses parfois fortes et orageuses, pouvant s'accompagner de grésil et d'un vent soutenu. La neige fera son apparition dès moyenne montagne. Les pluies resteront fréquentes du sud-ouest aux régions de l'est vendredi 15 mai (neige en montagne) tandis que les averses s'espaceront au nord-ouest. Durant les samedi 16 et dimanche 17 mai, les averses vont se raréfier bien que les nuages auront encore l'avantage (sauf en Méditerranée avec soleil et vent).

 

Cumuls de pluie sur 24h du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2026 - wofrance.fr

 

D'une manière générale, la limite pluie/neige va descendre entre 1200 et 1500 mètres selon les massifs. Il faut donc s'attendre à voir les stations des Alpes et des Pyrénées retrouver des paysages hivernaux. Il tombera parfois 10 à 20 cm (notamment jeudi et vendredi). Quelques centimètres vont aussi blanchir les domaines du Jura et du Massif Central.

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Quelles conséquences du réveil soudain d'El Nino ?]]>

Le phénomène climatique El Niño devrait se mettre en place sur le Pacifique à partir de l'été 2026 avec des conséquences rapidement visible sur de nombreuses régions du globe

 

El Niño, c'est quoi ? 

El Niño et sa phase opposée La Niña sont les noms donnés à une variation naturelle du climat mondial. Ce phénomène climatique induit une variation marquée de la température des eaux de l’océan Pacifique équatorial et une modification de la circulation atmosphérique mondiale avec pour conséquence des événements extrêmes sur certaines régions du globe.

 

Le nom d'El Niño trouve son origine auprès des pêcheurs péruviens, qui ont été les premiers à remarquer ce phénomène de réchauffement des eaux qui rendait la pêche moins fructueuse. Ce réchauffement s’observe souvent à partir du mois de décembre et a ainsi été surnommé El Niño, « le petit garçon », en référence à El Niño de Navidad, l’enfant Jésus en espagnol, célébré à Noël.

 

El Niño se produit en moyenne avec une périodicité de 2 à 7 ans. Le dernier en date a débuté durant l'été 2023 et a perduré jusqu'au printemps 2024. Durant ce dernier épisode les effets combinés du réchauffement des eaux du Pacifique mais également de l'ensemble des bassins océaniques mondiaux en plus du réchauffement climatique avaient contribué à atteindre des nivaux inédits de températures moyennes mondiales depuis le début des mesures, dépassant le seuil symbolique de +1.5°C de réchauffement depuis la période pré-industrielle 1850-1900. Les épisodes El Niño sont ainsi redoutés à l'échelle du globe, ceux-ci contribuant à augmenter les températures moyennes à la surface de la Terre durant plusieurs mois, à l'inverse de La Niña. Cette augmentation est d'autant plus forte lorsque le phénomène El Niño l'est également. 

 

Evolution des températures moyennes globales et des températures des eaux de surfaces du Pacifique entre 1980 et 2023 – NOAA

 

Pourquoi le prochain El Niño inquiète ? 

Aujourd'hui, tous les modèles de prévisions s'orientent vers la mise en place d'un "super El Niño" dès cet été 2026. En effet, si l'anomalie de surface des eaux du Pacifique équatorial dépasse les +2°C, nous parlons alors d'un super El Niño. À ce jour, les prévisions franchissent assez largement ce seuil avec des modélisations s'orientant même vers des anomalies supérieures à 3°C. Si cela se produit, cet El Niño pourrait être l'un des plus puissants observés depuis le début des relevés météorologiques à l'échelle du globe. 

 

Projections d'anomalies de températures sur le Pacifique Equatorial pour les prochains mois - ECMWF C3S

 

Comme évoqué précédemment, le phénomène El Niño a de nombreuses conséquences à l'échelle de la planète, et ces conséquences sont d'autant plus importantes lorsque le phénomène est fort, comme cela pourrait être le cas dans les prochains mois. Certains scientifiques voient d'ailleurs des similitudes avec le super El Niño de 1997-1998, qui était le phénomène le plus intense observé jusque à avec des conséquences très importantes à l'échelle du globe. En effet, entre 21 000 et 24 000 personnes ont perdu la vie à l'échelle de la planète en lien avec les événements provoqués par la mis en place de ce super El Niño selon l'Organisation mondiale de la Santé.

 

Or, les conséquences de ce potentiel super El Niño devant se mettre en place dans les prochains mois pourraient être en plus décuplées dans un contexte de changement climatique. En effet, le phénomène s'ajoute au changement climatique en entraînant en général des températures globales supérieures de +0.1 à +0.2°C aux moyennes. Selon les scientifiques, la survenue d'un événement El Niño marqué en 2026-2027, s'ajoutant à l'effet du changement climatique, augmenterait les probabilités d'observer en 2027 une valeur de température moyenne planétaire proche ou supérieure au record de 2024, une situation qui favorisera la survenue d'événements extrêmes à travers le globe. 

 

Quelles conséquences dans le monde ? Et en France ? 

 

Le phénomène El Niño modifie la répartition et l'intensité des précipitations mais également les températures moyennes dans plusieurs régions du monde. De décembre à février (hiver sur l'hémisphère Nord), on retrouve en général un temps plus frais et humide dans le sud des États-Unis, tandis que les températures sont au dessus des normales en Alaska et dans l’ouest du Canada.

 

Un temps chaud et sec prédomine sur la partie australe du continent africain et sur une bonne partie de l'Asie du Sud-Est. Durant l'été sur l'hémisphère Nord, on retrouve un temps plus sec que la normale sur l'Inde (faible mousson), l'Asie du Sud-Est et le nord de l'Australie. Le continent sud-américain retrouve également un temps plus chaud que la normale.

Conséquences clairement établies d'El Niño sur Terre en hiver et en été - NOAA

 

En Europe, les effets d'El Niño ne sont pas clairement établis. Néanmoins, en liaison à l'augmentation globale des températures moyennes liée à El Niño, il est important de noter que les chances de vivre des épisodes de douceur/chaleur records augmentent statistiquement jusqu'en France durant un épisode El Niño, notamment lorsque celui-ci est fort.

 

Pour le moment, les effets du prochain El Niño, qu'il soit "super" ou non, devraient surtout se faire ressentir à partir de l'hiver prochain ainsi qu'en 2027 à l'échelle du globe, il conviendra donc d'attendre encore un peu pour véritablement observer ses conséquences potentiellement désastreuses pour de nombreuses régions de la planète. Avant cela, il se pourrait que les risques d'un été torride soient plus élevés que d'habitude.

 

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Auteur : Tristan Bergen

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<![CDATA[Gel, neige, records… les pires Saints de glace qu’a connus la France]]>

Certaines descentes froides se sont montrées particulièrement marquées durant la période des Saints de glace en France par le passé ! 

 

Célébrés les 11, 12 et 13 mai, les Saints de Glace font parler d'eux chaque année. En effet, Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais ont la réputation d'apporter du froid. Pourtant, rien ne dit qu'une météo froide va s'abattre les 11, 12 et 13 mai. Ces dates ont simplement été retenues par nos ancêtres comme un repère temporel au delà duquel le risque de gel en plaine devient très faible. Autrement dit,  il vaut mieux attendre que le 13 mai soit passé pour semer les plantes les plus sensibles au gel. Cela ne veut donc pas dire qu'il fera forcément froid durant les Saints de Glace, mais simplement que les chances de gel deviennent très minces une fois ces dates passées.

Cette année, les Saints de glace semblent néanmoins bien porter leur nom. Après plusieurs semaines d'une douceur parfois marquée sur la quasi totalité de la France, la fraîcheur a fait son retour avec des températures repassant bien en-dessous des normales de la période et même le retour de quelques gelées localisées et temporaires ce mardi 12 mai au matin sur le nord de la France. 

Si cet épisode de fraîcheur est bien remarqué cette année, notamment en raison de son contraste avec les semaines précédentes, d'autres épisodes encore plus importants se sont toutefois produits par le passé à l'occasion des Saints de glace. 

 

2018 : retour brutal du froid et de la neige en montagne !

Alors que le temps se montrait jusque là très doux et même parfois chaud sur la majorité de la France, le froid a brusquement fait son retour en journée du 12 mai 2018 sur la France. Si on dépassait encore les 25°C en Alsace ou dans certaines vallées Alpines, le thermomètre chutait parfois sous les 10°C en plein coeur de l'après-midi du samedi 12mai 2018 des Pyrénées à la Normandie, en passant par le Limousin. Une chute des températures qui atteignait 10 à 15°C en seulement 24 heures sur ces régions. 

Le lendemain, cette masse d'air froid a envahi les régions de l'Est avec des températures devenant exceptionnellement basses pour la saison, là aussi inférieures à 10°C durant l'après-midi, sur le Centre-Est mais également sur le Languedoc et l'ouest de la Provence. Sur ces secteurs, les maximales sont alors remarquables pour la période, parfois non vues depuis 90 ans, et même inférieures à celles observés en temps normal en plein coeur de la saison hivernale ! À Nîmes, avec seulement 9.2°C au meilleur de la journée, il fallait remonter à 1926 pour trouver trace d'une température plus basse.

Ce fut néanmoins le retour très tardif de la neige en montagne qui fut le plus remarquable durant cet épisode. En effet, celle-ci a fait son retour en abondance dès la basse altitude sur nos reliefs, notamment sur le Massif Central où celle-ci tombait fortement dès 800 m d'altitude. En conséquence, une vigilance orange neige/verglas avait été déclenchée pour 4 départements (Cantal, Haute-Loire, Lozère, Ardèche),  une première en mai en France, celle-ci étant la plus tardive jamais émise pour un risque de neige/verglas. On relevait ainsi quelques centimètres dès 800/1000m d'altitude sur ces secteurs, parfois plus de 50 cm entre Lozère et Ardèche près des plus hauts sommets (1300/1600m).

 

Près de 60cm de neige près du Mont Lozère - 13 mai 2018 - Infoclimat (>>)

 

 

2010 : une fraîcheur marquée et même des gelées ! 

Le 11 mai 2010, de l'air très frais descend de la mer du Nord vers la France, rencontrant de l'air plus doux au niveau de la Loire. Ce conflit provoque la formation d’une zone de pluie qui stationne sur la Haute-Normandie, l’IDF, le nord de la Champagne-Ardenne. Si la fraîcheur est déjà notable en matinée, les températures n’évoluent ainsi pas dans la journée sur ces régions et un record de froid est battu à Paris-Montsouris où le thermomètre ne dépasse pas les 7.6°C au meilleur de la journée (précédent record de 8,4°C le 11 mai 1984 battu). Il s’agit de la 5eme valeurs la plus basse pour un après-midi de mai depuis 1873 à Paris. 

Le 12 mai, la fraîcheur persiste sur toute la moitié nord avec des maximales restant parfois inférieures à 10°C, voire 7/8°C du côté de la Champagne et des Ardennes. C'est à Guéret qu'il fait le plus frais avec pas plus de 5.4°C au meilleur de la journée ! Le lendemain, avec le retour d'un ciel plus clair, des gelées sont observées dans l'intérieur de la Bretagne avec jusqu'à -3,6°C à Guiscriff (56), -2,9°C à Louargat (22), -2,1°C à Pleucadeuc (56), -1,7°C à Quintenic (22) et -1°C à Pontivy (56). 

 

 

1995 : de la neige à très basse altitude ! 

 

Alors que la première décade de mai 1995 s'était montrée particulièrement estivale avec la survenue de la première vague de chaleur de la saison entre le 3 et le 8, une brusque descente d'air froid envahissait la France à partir du 13 mai. Sous cette masse d'air froide et humide, des chutes de neige sont d'ailleurs observées pour ce dernier jour des Saints de glace du côté du Morvan où on relève parfois plusieurs centimètres au sol ! 

 

Neige exceptionnellement tardive sur le Morvan, le 13 mai 1995 - Archives Météo-Villes 

 

Ce froid persistera jusqu'au 15 mai avec des gelées observées les matins des 14 et 15 sur la moitié nord et l'Auvergne, généralement comprises entre 0 et -2°C. 

 

 

1955 : un froid tardif et durable 

 

Alors que le mois d'avril s'était montré majoritairement anticyclonique avec même de la chaleur à la fin du mois, la tendance s'inverse en mai 1955. À partir du 12 mai, une masse d'air froid envahit la France et y persiste durant 11 jours. Du 12 au 23 mai, les gelées sont ainsi quasi quotidiennes sur le pays, affectant de nombreux secteurs de l'économie sensibles à ce froid tardif. Le 18 mai 1955, de la neige est même signalée en Angleterre. Le 21 mai 1955, les flocons atteignent la Normandie et les 22 et 23 mai 1955, la température descend à -2° à Nancy, -1° à Lille, Rouen et Alençon, 0° à Chartres et Rennes. Ces gelées provoquent des dégâts considérables dans la Sarthe.

 

 

1953 : froid tardif et dommageable

 

Du 8 au 13 mai 1953, de fortes gelées causent des dégâts considérables dans les vignobles du nord-est et du Beaujolais. Le 11 mai, on mesure des températures de -6 à -7°C dans la plaine du Forez (près de Roanne) et -4°C à Nancy ainsi qu’à Nevers. Ce sont probablement les températures les plus basses enregistrées pour les Saints de Glace en France (et en plaine) depuis de nombreuses années. 

Gelées tardives du 12 mai 1953

 

 

1935 : une vague de froid en plein mois de mai ! 

Du 14 au 20 mai 1935, une véritable vague de froid, l'une des plus importantes jamais observée en cette période, concerne la France alors que nous approchons à grands pas de l'été météorologique. Durant quasiment une semaine, des gelées destructrices et des chutes de neige ont lieu sur de nombreuses régions, concernant notamment le nord-ouest de la France. Le 18 mai par exemple, il tombe 3 cm de neige à Paris et 20 cm en Normandie où de nombreux vergers subissent de gros dégâts.

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

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<![CDATA[Incroyable pour la saison : de la neige possible en plaine après le 15 mai !]]>

Neige tenant au sol en Normandie le 18 mai 1935 - Chronique Météo Villes

 

En France, la neige en plaine devient rare au mois de mai mais elle est encore possible dans certaines situations. Par le passé, on a même déjà observé de la neige dans le centre du pays après la mi-mai !

 

Neige en plaine le 18 mai 1935 !

C'est l'épisode neigeux le plus marquant survenu le plus tard dans la saison en France. Après la mi-mai 1935, une coulée d'air froid tout droit venue de la Mer de Barents plonge vers la France. Au sein de cet air froid, une goutte froide se forme au dessus de l'hexagone et génère de fortes précipitations sur le pays durant la journée du samedi 18 mai 1935. Avec l'air froid présent en altitude, l'effet d'isothermie se met en place et fait tomber la neige jusqu'en plaine dans plusieurs régions !

 

Réanalyse de la situation météo le samedi 18 mai 1935 - meteociel.fr

 

 

Le samedi 18 mai 1935, les températures chutent autour du 0°C le matin dans de nombreuses régions du nord et du centre de la France et la neige s'invite alors jusqu'en plaine ! Elle blanchit temporairement les toits de Paris et les centimètres s'accumulent même en Normandie, où les vergers subissent des dégâts. Des photos d'archives attestent de la présence d'un manteau blanc au sol, à une saison où cela devient particulièrement rare.

 

Neige tenant au sol en Normandie le 18 mai 1935 - Chronique Météo Villes

 

 

Une neige rare après la mi-mai

En règle générale, le risque de voir des flocons s'efface dès l'arrivée du mois d'avril sur la côte d'Azur. Il disparaît à la fin du mois d'avril sur les autres régions méditerranéennes ainsi que de la côte aquitaine à la côte vendéenne. Du sud-ouest aux côtes de la Manche, des flocons peuvent être observés jusqu'à la mi-mai. Sur tout le nord, le centre et l'est de la France, on peut encore voir des flocons tomber jusqu'en seconde quinzaine du mois de mai, généralement au sein d'un ciel de traîne alimenté par une coulée d'air froid en altitude. La tenue au sol devient très rare. En direction des Ardennes, le risque ne s'efface qu'à l'arrivée du mois de juin.

 

Dates auxquelles peuvent tomber les derniers flocons de la saison en France - étude Guillaume Séchet - Y'a plus de saison !

 

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<![CDATA[Mai va-t-il rester pluvieux et frais jusqu’à la fin ?]]>

La fraîcheur va s'installer au cours des prochains jours et les températures s'enfonceront largement sous les normales. Ce temps frais et humide est-il amené à durer jusqu'à la fin du mois de mai ? Point complet sur les dernières tendances.

 

Une fraîcheur qui va durer ?

Nous allons débuter la semaine la plus fraîche de ce mois de mai 2026. En effet, l'écart à la normale des températures sera souvent de -2 à -3°C du lundi 11 au dimanche 17 mai. Dans le nord-est de la France, il est probable que l'anomalie sur ces 7 jours descende jusqu'à -4°C. Autant dire que cette semaine prendra des airs d'automne. Cette anomalie fraîche pourrait se prolonger en semaine du 18 au 24 mai bien qu'il est probable qu'elle s'atténue progressivement. La dernière semaine du mois de mai renouerait avec des températures plus ou moins de saison. Dans tous les cas, pas de chaleur estivale en vue.

 

Anomalies thermiques hebdomadaires sur les trois dernières semaines de mai 2026 - ECMWF

 

 

Il est fortement probable que le pic de fraîcheur intervienne à la mi-mai. L'après-midi du vendredi 15 mai 2026 s'annonce particulièrement frais avec des températures qui se situeraient 7 à 10°C en dessous des normales de saison du sud-ouest de la France aux régions de l'est. Avec les précipitations prévues, la neige devrait s'inviter dès moyenne montagne, notamment dans les Alpes et les Pyrénées où la plupart des stations devraient renouer avec des paysages blancs.

 

Écart à la normale des températures en après-midi du vendredi 15 mai 2026 - meteologix.com

 

 

Un temps instable jusqu'à la fin du mois ?

Outre la fraîcheur, l'humidité va également marquer la semaine à venir, bien que tous les jours ne seront pas agités. Les projections maintiennent une tendance humide sur une bonne partie de la France durant les deux prochaines semaines, que ce soit celle du 11 au 17 mai ou celle du 18 au 24 mai. Toutefois, des signaux plus secs concernent la dernière semaine du mois. Ainsi, il est possible que les pressions remontent pour la fin mai, laquelle serait moins humide sur le pays.

 

Anomalies pluviométriques hebdomadaires sur les trois dernières semaines de mai 2026 - ECMWF

 

En conclusion : Les deux prochaines semaines devraient rester très mitigées sur la France avec des températures fraîches, des nuages dominants et des précipitations fréquentes. Il faudrait attendre la dernière semaine du mois pour espérer une amélioration avec le possible retour vers des conditions plus sèches et plus douces. Bien entendu, ces projections à long terme restent à confirmer.

 

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