Actualités Météo Paris 1er site météo pour Paris et sa région https://www.meteo-paris.com/actualites Sat, 19 Sep 2026 01:01:28 +0200 <![CDATA[El Niño devient exceptionnel : quels effets les précédents épisodes ont-ils eus en France ?]]>

Un épisode El Niño potentiellement historique est en train de se renforcer. S'il pourrait rivaliser avec les plus puissants jamais observés, quelles pourraient être ses conséquences en France ? Retour sur les trois grands épisodes de référence.

 

 

El Niño 2026 : que s’est-il passé en France lors des épisodes les plus puissants ?

 

L'épisode El Niño qui s'est produit durant les années 1982 et 1983 fut à l'époque le plus fort jamais observé. En France, il avait coïncidé avec une très forte agitation au cours du dernier trimestre de l'année 1982. Une violente tempête avait fait des ravages sur le sud de la France les 7 et 8 novembre 1982.

Dans la nuit du 26 au 27 novembre 1982, une dépression génère un épisode remarquable de neige lourde et collante sur la région de Saint-Étienne où il tombe 40 cm ! L'agitation se poursuit en décembre avec plusieurs semaines de pluie, conduisant à des crues et des inondations importantes dans plusieurs régions.

Après une temporaire accalmie en janvier 1983, l'agitation revient durant les mois de février, mars, avril et mai avec une nouvelle succession d'épisodes pluvieux et venteux, occasionnant de nouvelles crues importantes en France jusqu'au printemps 1983. La deuxième partie de l'année fut plus classique.

 

Crue majeure de la Charente à Saintes (17) le 24 décembre 1982 - Chronique Météo Villes

 

 

1997-1998 : hiver doux et tempétueux

 

L'épisode El Niño qui s'est produit durant les années 1997-1998 fut particulièrement marqué, battant le record d'intensité de celui qui s'était produit 15 ans plus tôt. En France, il avait surtout coïncidé avec une saison hivernale douce et venteuse.

Dès décembre 1997, des vents violents et des pluies diluviennes touchent le sud de la France avec des inondations. Noël 1997 est particulièrement doux mais le vent souffle très fortement. Début janvier 1998, plusieurs tempêtes successives frappent le pays et occasionnent des dégâts.

La fin de l'hiver est plus calme et le printemps débarque dès le mois de février 1998 avec des journées ensoleillées et particulièrement douces. Toutefois, un froid tardif sera observé au cours du mois d'avril 1998 avec des chutes de neige jusqu'en plaine les 12 et 13 avril.

 

Multiples tempêtes et dégâts dans l'ouest de la France début janvier 1998 - Chronique Météo Villes

 

 

2015-2016 : hiver très doux puis crues majeures

 

L'épisode El Niño qui s'est produit durant les années 2015 et 2016 est le plus important du XXIème siècle. En France, il avait coïncidé avec un hiver remarquablement doux. On avait alors battu le record de l'hiver le plus doux jamais observé. Depuis, il n'a été battu que par l'hiver 2019-2020.

Le début de l'année 2016 avait été particulièrement agité en France. Le courant océanique avait très largement dominé le premier semestre de l'année. Tous les mois allant de janvier à juin 2016 avaient enregistré un excédent pluviométrique avec une anomalie dépressionnaire remarquable sur notre pays.

Par conséquent, les crues majeures et les inondations s'étaient multipliées au cours du printemps et jusqu'au début du mois de juin 2016. À Paris, la Seine avait atteint 6,10 mètres le 4 juin, son plus haut niveau depuis 1982 ! La situation s'était ensuite radicalement inversée de juillet à septembre avec un temps sec et chaud.

 

Inondations majeures sur l'autoroute A10 au niveau du péage d'Orléans (45) fin mai 2016Chronique Météo Villes

 

Il est très important de rappeler que les conséquences d'El Niño sont bien plus limitées en Europe qu'elles ne le sont dans d'autres régions du monde, même s'il tend à accélérer le flux zonal et donc à favoriser une météo humide et venteuse sur l'Europe et la France. Il n'est pas possible de prévoir avec certitude ce que donneront les prochains mois dans notre pays en se basant sur ce seul phénomène. 

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

 

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<![CDATA[Après la chaleur, la France peut-elle brutalement basculer dans le froid en octobre ?]]>

Après l'été le plus chaud jamais observé et de nouvelles chaleurs estivales prévues d'ici à la fin septembre, un brutal coup de froid peut-il se produire au mois d'octobre ? Par le passé, les chaleurs tardives ont parfois été suivies d'un froid précoce.

 

Après la chaleur, un brutal coup de froid peut-il frapper la France en octobre ?

 

L'été 2026 fut le plus chaud jamais observé en France, détrônant l'ancien record de l'été 2003. Il y a 23 ans, la chaleur avait aussi joué les prolongations au cours du mois de septembre, y compris après l'équinoxe d'automne. Un pic de chaleur s'était notamment produit du 18 au 22 septembre 2003.

Après un dernier pic estival du 1er au 3 octobre 2003, les températures s'étaient effondrées les jours suivants, plongeant nettement en dessous des normales de saison les 5 et 6 octobre. Ce coup de fraîcheur s'accompagne d'humidité et la neige s'invite sur les montagnes, tombant parfois en abondance dès 1500 mètres.

Le 5 octobre 2003, il tombe une trentaine de centimètres de neige sur les pré-Alpes. Cette neige lourde et collante tombent sur des arbres encore en feuilles, occasionnant des chutes d'arbres et quelques coupures d'électricité. Trois jours plus tôt, une ambiance estivale régnait encore...

 

Neige abondante à Chamrousse en Isère (1750m) le 5 octobre 2003 - photos Guillaume Séchet

 

 

Ce premier coup de fraîcheur observé au début du mois d'octobre 2003 sera suivi par une coulée d'air polaire bien plus importante lors de la dernière décade du mois. Les températures s'enfoncent à des niveaux remarquablement bas, proches des records du 23 au 26 octobre !

Les températures s'enfoncent à des niveaux dignes de l'hiver. Le 23 octobre, le thermomètre ne dépasse pas 3 à 5°C dans le nord-est de la France et quelques chutes de neige se produisent jusqu'en plaine sur la Lorraine, la Bourgogne et les Ardennes et le Maine. On mesure 1 cm au sol à Bâle-Mulhouse.

Les jours suivants, de la neige fondue et du grésil tombent sur Montpellier et Nîmes et les gelées sont quasiment généralisées le matin ! La température descend parfois entre -5 et -7°C en zones de plaine et -9°C au Puy-en-Velay. On mesure même localement -15°C sur les plateaux du Jura !

 

Températures minimales mesurées le 25 octobre 2003 - infoclimat.fr

 

 

Octobre 2026 : pas de froid à l'horizon ?

 

La saison chaude 2026 est celle qui se rapproche le plus de la saison chaude 2003 en France. Ainsi, pourrions-nous vivre un scénario semblable au cours du mois d'octobre avec des coulées d'air froid précoces faisant plonger le thermomètre sous les normales ?

Pour le moment, les modélisations ne vont absolument pas dans ce sens. La chaleur qui va largement dominer la dernière décade du mois de septembre pourrait se prolonger jusqu'au début du mois d'octobre, écartant tout risque d'offensive de la fraîcheur ou du froid.

Les projections pour la suite du mois d'octobre maintiennent des niveaux plus douces que la normale, même si l'anomalie déclinerait progressivement au cours du mois. Quoiqu'il en soit, il n'y a pour le moment aucun signal vers des températures froides au cours des prochaines semaines.

 

Anomalies thermiques hebdomadaires au cours du mois d'octobre 2026 - ECMWF

 

Il est important de rappeler que les modélisations à plusieurs semaines sont à prendre avec un certain recul. Elles possèdent une marge d'erreur plus importante que les prévisions à court terme. De plus, elles ne permettent pas de déceler un coup de froid qui ne durerait que quelques jours, car il s'agit de moyennes lissées.

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

 

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<![CDATA[Après des mois de sécheresse, le temps pourrait radicalement changer cet automne]]>

Dans un contexte de puissant El Niño, les tendances saisonnières envisagent un changement de régime sur l’Europe et la France durant cet automne 2026. Un tournant nettement plus perturbé avec le retour de pluies fréquentes et une menace d’épisodes venteux.

 

Vers un automne 2026 de plus en plus agité et tempétueux

Après l’été le plus chaud jamais observé, également marqué par un manque de pluie chronique, nous vivons un mois de septembre sous large domination anticyclonique. Ainsi, la chaleur estivale a joué les prolongations et la pluie continue de manquer cruellement.

Cette tendance n'est pas près de s'inverser en cette seconde quinzaine du mois. Dès ce week-end des 19 et 20 septembre, l'anticyclone se renforcera sur le proche-Atlantique et un nouveau blocage anticyclonique devrait se mettre en place sur la France la semaine prochaine.

Les tendances actuelles maintiennent une large domination anticyclonique jusqu'à la fin de ce mois de septembre. Ainsi, la sécheresse va continuer de s'aggraver et il faut s'attendre à de nombreuses journées très ensoleillées sous des températures encore chaudes et estivales durant les après-midi.

 

Anomalie de géopotentiels modélisée du 24 au 30 septembre 2026 - tropicaltidbits.com

 

 

Comme évoqué, les hautes pressions devraient largement dominer les débats jusqu'au terme du mois de septembre et cette tendance calme devrait se prolonger jusqu'au début du mois d'octobre 2026, selon les dernières projections à long terme.

Il faudrait attendre la deuxième décade du mois d'octobre 2026 pour voir la situation enfin se débloquer. Un certain nombre de scénarios envisagent la fin de la récurrence anticyclonique en semaine du 5 au 11 octobre, qui marquerait une transition vers un contexte plus dépression en semaine du 12 au 18 octobre.

Ainsi, la seconde quinzaine d'octobre pourrait être plus perturbée que la première et pourrait marquer une transition vers une météo plus humide en France. Bien entendu, ces tendances sont à prendre avec un certain recul car les modélisations à plusieurs semaines possèdent des marges d'erreur notables.

 

Anomalies hebdomadaires de pression du 28 septembre au 18 octobre 2026 - ECMWF

 

 

Vers une fin d'année et un début 2027 agités

Le véritable tournant devrait se produire au mois de novembre 2026. Selon les dernières tendances saisonnières, les bas géopotentiels devraient investir l'ouest de l'Europe au cours de ce mois, apportant le retour d'un courant océanique dépressionnaire potentiellement vigoureux.

Ainsi, le mois de novembre 2026 pourrait marquer un véritable tournant en terme de pluviométrie en France avec le retour de pluies fréquentes et parfois abondantes sur une grande partie du territoire, ce qui permettrait enfin d'éloigner la sécheresse qui dure depuis plusieurs mois.

Un contexte dépressionnaire comme celui-ci pourrait aussi être favorable à des coups de vent ou des tempêtes avec le passage de multiples creusement dépressionnaires à proximité de notre pays. Bien évidemment, ces phénomènes ne sont pas anticipables à si long terme mais le contexte apparaît propice à leur formation.

 

Anomalie pluviométrique modélisée au mois de novembre 2026 - tropicaltidsbits.com

 

 

Ce mois de novembre 2026 ne serait pas qu'un intermède humide après une longue sécheresse. Il marquerait un tournant potentiellement durable. En effet, les tendances pour l'hiver météorologique 2026-2027 maintiennent un flux océanique possiblement vigoureux.

On sait qu'El Niño tend généralement à renforcer le flux zonal, c'est à dire la circulation d'ouest en est. L'événement El Niño record qui débute devrait donc contribuer au retour d'une météo agitée sur la France avec des coups de vent et de nombreuses précipitations fin 2026 et début 2027.

L'anomalie humide ne concernerait pas que la France. Tous les modèles saisonniers s'accordent sur une fin d'année et un début 2027 nettement plus humides que la normale sur une grande partie du continent européen. Cette humidité en provenance de l'océan serait aussi associée à des températures plus douces que la normale.

 

Anomalie pluviométrique probable de novembre 2026 à janvier 2027 - ECMWF

 

 

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>>> Avec El Niño, certaines régions risquent un hiver glacial : et la France ?

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<![CDATA[Août 2026 a frôlé le record de 2003 en France]]>

Le mois d'août 2026 fut remarquablement chaud et sec en France. Avec une moyenne de 24,4°C, il se classe au deuxième rang des plus chauds depuis le début des relevés, juste derrière l'exceptionnel mois d'août 2003.

 

 

Le deuxième mois d'août le plus chaud en France

 

Dans la lignée de mois de juin et de juillet remarquablement chaud, août 2026 fut excessivement chaud en France. Les températures ont été supérieures aux normales durant la quasi-totalité du mois, à l'exception de deux jours plus frais les 21 et 22 août.

Il a notamment été marqué par une deuxième décade remarquablement chaude avec des températures atteignant des niveaux inédits à ces dates. La journée la plus chaude fut celle du 13 août avec un indicateur thermique national culminant à 28,8°C, soit 7,3°C au dessus de la norme !

En moyenne sur l'ensemble du mois d'août 2026, la température en France s'élève à 24,4°C. Ce chiffre classe août 2026 au second rang des mois d'août les plus chauds observés en France, juste derrière l'exceptionnel mois d'août 2003 et sa moyenne de 24,8°C.

 

Écart à la normale de l'indicateur thermique en France au mois d'août 2026 - infoclimat.fr

 

 

Cette température moyenne de 24,4°C correspond à une anomalie de +3,3°C aux normales 1991-2020, un chiffre remarquable ! Les températures ont souvent été 2 à 4°C au dessus des normales mais l'anomalie a pu approcher les +5°C dans le centre-est ainsi qu'en Corse !

D'ailleurs, ce mois d'août 2026 est le plus chaud jamais observé en Corse, où il a dépassé le mois d'août 2003. Sur l'île, la température moyenne fut de 26,4°C, une valeur absolument inédite ! Outre des journées très chaudes, les nuits tropicales ont rythmé l'ensemble du mois.

À l'inverse, l'écart à la normale des températures est moins important sur les régions bordant la Manche où la température moyenne sur le mois est parfois inférieure à la barre des 20°C, correspondant à un écart à la normale parfois compris entre +1 et +2°C.

 

Température moyenne et écart à la normale au mois d'août 2026 - Météo France

 

 

Un mois sec mais moins que juillet

 

Le mois d'août 2026 fut plus sec que la normale en France mais la déficit est moins important qu'au cours des mois de juin et de juillet, surtout en raison de plusieurs épisodes orageux ayant apporté des cumuls de pluie importants dans certaines régions.

En moyenne nationale, le déficit pluviométrique est proche de -10% mais de gros contrastes sont à signaler entre les régions. Il est tombé jusqu'à 5 fois plus de pluie que la normale sur la région PACA avec des cumuls atteignant jusqu'à 160 mm sur les reliefs du sud des Alpes.

À l'inverse, il a peu plu dans l'ouest de la Bretagne ainsi que dans le nord-est et le centre-est de la France, où les déficits sont parfois compris entre -50 et -80% ! Ainsi, ce mois d'août 2026 termine au deuxième rang des plus secs sur le département du Rhône.

 

Cumul de précipitations et écart à la normale au mois d'août 2026 - Météo France

 

 

En moyenne nationale, août 2026 est donc seulement légèrement plus sec que la normale. Il est aussi le mois le plus humide de cet été 2026, compte tenu des déficits pluviométriques très marqués observés durant les mois de juin et de juillet.

De nombreux mois d'août récents ont été plus secs qu'août 2026. On peut par exemple citer août 2024, août 2022 ou encore août 2021, où le cumul moyen de pluie sur la France était plus bas que cette année. Par contre, il avait plu davantage en août 2025 et en août 2023.

Même si le déficit pluviométrique est moins important qu'en juin et juillet, août 2026 a tout de même terminé sous les normales pluviométriques, bouclant ainsi un été historiquement chaud et nettement trop sec, expliquant pourquoi une sécheresse majeure a sévi aux quatre coins du pays.

 

Cumul mensuel de précipitations en France au mois d'août ces 50 dernières années - Météo France

 

 

Un mois très ensoleillé au nord-ouest

 

Ce mois d'août 2026 fut moins ensoleillé que juin et juillet dans le sud de la France. En moyenne sur les 31 jours du mois, les taux d'ensoleillement sont plus ou moins dans les normales au sud de la Garonne ainsi que des Alpes jusqu'à la Corse.

Toutefois, les régions du nord-ouest ont tiré leur épingle du jeu avec des taux d'ensoleillement assez nettement excédentaires. L'écart à la normale dépasse les +20% de la Loire-Atlantique jusqu'au Nord et culmine jusqu'à +45% sur le Finistère et l'ouest des Côtes-d'Armor !

Des records mensuels d'ensoleillement ont même été battus sur les côtes de la Manche et la pointe bretonne avec 258 heures de soleil à Saint-Brieuc (22), 264 heures à Gonneville (50), 276 heures au Touquet (62) et 277 heures à Quimper (29) !

 

Rapport à la normale de l'ensoleillement au mois d'août 2026 - Météo France

 

 

Ce bilan climatologique national d’août 2026 est largement inspiré du bulletin climatologique mensuel de Météo-France.

 

>>> Nos bilans climatiques mensuels nationaux

>>> Jamais la France n’avait connu un mois aussi chaud : juillet 2026 bat tous les records

>>> Juin 2026 pulvérise tous les records de chaleur en France

>>> Le duo juin-juillet le plus chaud jamais enregistré en France !

 

Auteur : Alexandre Slowik

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https://www.meteo-paris.com/actualites/bilan-climatique-d-aout-2026-chaleur-exceptionnelle-et-secheresse
<![CDATA[Avec El Niño, certaines régions risquent un hiver glacial : et la France ?]]> 11 Janvier 1987 : une vague de froid exceptionnelle frappe la France alors qu’un épisode El Niño modéré à fort est déjà bien installé dans le Pacifique équatorial.

 

Avec El Niño, certaines régions risquent un hiver glacial : et la France ?

Le puissant El Niño qui se met en place dans le Pacifique devrait fortement perturber la circulation atmosphérique à l’échelle de la planète durant l’hiver 2026-2027. Ses effets seront particulièrement marqués en Amérique du Nord, mais l’Europe pourrait également connaître un hiver très perturbé. En France, les tendances restent pour l’instant très douces et humides, même si une menace plus froide pourrait apparaître en fin de saison.

El Niño est désormais bien installé sur le Pacifique tropical et devrait encore se renforcer au cours des prochains mois. Cet épisode pourrait même devenir l’un des plus puissants observés, ce qui augmente la probabilité d’effets importants sur la circulation générale de l’atmosphère.

Le phénomène ne se limite en effet pas à une simple anomalie de température de l’océan. En modifiant les échanges de chaleur entre le Pacifique et l’atmosphère, El Niño perturbe les grands courants atmosphériques et notamment le courant-jet. Ces effets se propagent ensuite à des milliers de kilomètres, notamment vers l’Amérique du Nord, mais aussi vers l’Europe.

 

Un courant-jet repoussé vers le sud sur l’Amérique du Nord

 

Les conséquences d’El Niño sont particulièrement nettes sur l’Amérique du Nord. Lors de ce type d’hiver, le courant-jet du Pacifique a tendance à s’étendre davantage vers l’est et à circuler plus au sud que lors d’une situation neutre.

Cette configuration favorise généralement un temps plus doux sur une grande partie du Canada et du nord des États-Unis. À l’inverse, les régions situées plus au sud sont davantage exposées aux perturbations, aux pluies et parfois à des épisodes plus froids.

 

Effets généralement observés d’El Niño sur l’hiver nord-américain. Le courant-jet du Pacifique circule plus au sud, favorisant un hiver plus doux au Canada et au nord des États-Unis, tandis que le sud du pays est davantage exposé aux perturbations et à un air plus frais.

 

Ce schéma n’est jamais exactement identique d’un hiver à l’autre, mais il fait partie des téléconnexions les mieux identifiées associées à El Niño. En revanche, plus on s’éloigne du Pacifique tropical, plus les conséquences deviennent complexes et dépendantes d’autres paramètres atmosphériques.

 

Un bouleversement visible jusque dans la circulation générale

 

Les projections saisonnières pour l’hiver 2026-2027 illustrent bien cette réorganisation à grande échelle. Le champ moyen de géopotentiel prévu par ECMWF montre une circulation particulièrement structurée entre le Pacifique, l’Amérique du Nord et l’Atlantique.

L’Amérique du Nord pourrait notamment connaître un contraste important entre un nord plus doux et des zones plus perturbées au sud et à l’est. Une telle configuration a également des conséquences sur la répartition de la neige et sur la fréquence des épisodes hivernaux dans certaines régions.

 

Anomalies moyennes de géopotentiel prévues par ECMWF pour l’hiver 2026-2027. Le puissant El Niño devrait fortement modifier la circulation générale entre le Pacifique, l’Amérique du Nord et l’Atlantique.

 

Mais cette influence ne s’arrête pas aux côtes américaines. En modifiant l’organisation du courant-jet sur l’ensemble de l’hémisphère nord, El Niño peut également avoir des répercussions indirectes sur l’Atlantique et l’Europe.

 

 

En Europe, un effet beaucoup moins direct

 

Contrairement à l’Amérique du Nord, il n’existe pas de conséquence automatique d’El Niño sur l’hiver européen. L’influence du Pacifique doit passer par plusieurs relais atmosphériques avant d’atteindre l’Atlantique Nord.

ECMWF rappelle que la réponse européenne varie fortement selon les épisodes et selon la période de l’hiver. Le signal d’El Niño peut même changer entre le début et la fin de la saison. En moyenne, les effets apparaissent souvent plus nettement durant la seconde partie de l’hiver, notamment entre janvier et février.

Le Met Office souligne également que les épisodes El Niño sont souvent associés à un automne et un début d’hiver plus doux, plus humides et plus venteux sur le Royaume-Uni et une partie de l’Europe du Nord, avant qu’une tendance parfois plus froide et plus calme n’apparaisse en seconde partie d’hiver.

 

 

Un hiver exceptionnellement doux en moyenne sur la France ?

 

Pour l’instant, les tendances saisonnières restent pourtant très claires sur la France.

Le modèle américain CFSv2 prévoit, sur l’ensemble de la période décembre-janvier-février, des températures largement supérieures aux normales sur la quasi-totalité de l’Europe, avec une anomalie particulièrement marquée sur l’Europe centrale.

La France se situerait elle aussi nettement au-dessus des normales saisonnières.

 

Anomalies de températures prévues par le modèle CFSv2 pour l’ensemble de l’hiver 2026-2027. La douceur dominerait largement sur la France et sur une grande partie de l’Europe.

 

Ce signal n’est pas surprenant. Lors des puissants épisodes El Niño, le début de l’hiver peut favoriser une circulation océanique active sur l’Europe occidentale, avec des masses d’air souvent douces en provenance de l’Atlantique.

Cela ne signifie toutefois pas que chaque semaine sera douce. Une prévision saisonnière décrit une moyenne sur plusieurs mois et ne permet pas d’exclure une période beaucoup plus froide de quelques jours ou de quelques semaines.

 

 

Beaucoup de pluie et une circulation atlantique très active ?

 

Les tendances de précipitations sont également assez parlantes. Le CFSv2 envisage pour l’hiver un excédent pluviométrique sur une bonne partie de l’Europe occidentale, notamment sur la France.

Cette configuration serait cohérente avec un courant-jet atlantique puissant, dirigeant régulièrement des perturbations vers les îles Britanniques, la France et le nord du continent.

 

Anomalies de précipitations prévues par le CFSv2 pour l’hiver 2026-2027. La France se situerait dans une zone plus humide que la normale, signe possible d’une circulation atlantique particulièrement active.

 

Le scénario dominant serait donc celui d’un hiver doux, très humide et fréquemment perturbé, notamment durant la première partie de la saison. Le risque de séquences venteuses voire tempétueuses pourrait également être supérieur à la normale si le courant-jet demeure puissant au-dessus de l’Atlantique.

 

Et si le froid apparaissait en fin d’hiver ?

 

C’est là que la situation devient plus intéressante.

Les études consacrées aux précédents El Niño montrent qu’en Europe du Nord, le signal peut progressivement devenir plus froid durant la seconde partie de l’hiver, alors que le début de saison est souvent plus doux et perturbé. ECMWF évoque notamment une tendance historique vers des conditions plus froides en Europe du Nord durant janvier et février lors de certains épisodes El Niño.

Le Met Office évoque également une association entre El Niño et des fins d’hiver plus froides et plus calmes sur le nord-ouest de l’Europe.

Si de hautes pressions venaient alors à se renforcer vers la Scandinavie ou le Groenland, le courant océanique pourrait être temporairement coupé. De l’air beaucoup plus froid présent sur l’Europe du Nord ou la Russie pourrait alors se diriger vers l’Europe occidentale.

La France se retrouverait-elle concernée ? Impossible de l’affirmer à plusieurs mois d’échéance, mais ce scénario reste possible, même si la moyenne de l’hiver demeure très douce.

 

El Niño n’empêche absolument pas les vagues de froid

 

L’histoire météorologique montre d’ailleurs qu’un puissant El Niño n’est pas incompatible avec des épisodes hivernaux sévères en France.

Comme en 1987, certains hivers El Niño ont connu des vagues de froid remarquables, tandis que d’autres sont restés très doux. Les épisodes de 1982-1983, 1997-1998 ou 2015-2016 montrent d’ailleurs à quel point les conséquences peuvent varier d’un événement à l’autre.

Cette grande variabilité confirme qu’El Niño n’est qu’un des nombreux facteurs déterminant l’hiver européen. La NAO, le vortex polaire, les réchauffements stratosphériques ou encore la position exacte des centres d’action sur l’Atlantique jouent également un rôle essentiel.

Un hiver doux… mais peut-être pas sans surprise

À ce stade, le scénario dominant pour la France reste donc celui d’un hiver 2026-2027 très doux, particulièrement humide et régulièrement perturbé.

Mais ce puissant El Niño pourrait aussi favoriser une réorganisation de la circulation en fin de saison. Une période de froid marqué reste donc envisageable, notamment si les hautes pressions remontent vers le nord de l’Europe et permettent à l’air continental de gagner l’ouest du continent.

Autrement dit, la douceur pourrait largement dominer en moyenne, sans exclure pour autant une offensive hivernale beaucoup plus marquée en fin de saison.

 

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Auteur : Guillaume Séchet >>>

 

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<![CDATA[Sécheresse 2026 : est-elle la pire jamais observée en France ?]]>

Anomalies de sécheresse des sols jusqu'à 1 m de profondeur au 15 septembre 2026, selon le site Windy.com

 

 

Sécheresse 2026 : est-elle la pire jamais observée en France ?

Après un été exceptionnellement chaud et sec, l’humidité des sols a atteint en France des niveaux jamais mesurés dans les séries modernes. Mais notre pays a déjà connu plusieurs sécheresses historiques, notamment en 1921, 1949, 1959, 1976, 1989-1990, 2003 ou encore 2022. Alors, où se situe réellement 2026 parmi ces épisodes exceptionnels ?

Et la situation pourrait ne pas s’améliorer rapidement. Peu de précipitations significatives sont envisagées sur une grande partie de la France dans les prochains jours. La question est donc désormais de savoir jusqu’où cette sécheresse 2026 peut encore s’aggraver.

 

Sécheresse 2026 : est-elle la pire jamais observée en France ?

La sécheresse de 2026 est désormais entrée dans l’histoire climatique française.

Après un printemps relativement contrasté, la situation s’est rapidement dégradée à partir du mois de juin sous l’effet d’un manque persistant de précipitations, mais également de températures exceptionnellement élevées.

Dès le début de l’été, l’humidité moyenne des sols a plongé sous les valeurs habituellement observées. Puis, au cœur du mois d’août, un nouveau seuil a été franchi : Début août, l’humidité moyenne des sols à l’échelle nationale est descendue sous le précédent minimum absolu de 2022, établissant un nouveau record dans la série moderne.

La particularité de 2026 est justement là. La quantité de pluie tombée depuis janvier n’est pas forcément la plus faible jamais enregistrée, mais l’association entre déficit pluviométrique et chaleur exceptionnelle a fortement accentué l’évaporation et l’assèchement des sols.

 

Évolution de l’indice national d’humidité des sols en 2026, comparée aux grandes sécheresses de 1976, 2003 et 2022. La courbe de 2026 est descendue à des niveaux inédits dans les séries modernes – Agroclimat / données Météo-France.

 

1921 : une sécheresse exceptionnelle durant près d’un an

Pour retrouver des épisodes comparables, il faut toutefois remonter bien avant le début des indices modernes.

L’année 1921 constitue l’une des références historiques les plus spectaculaires.

Les archives météorologiques de l’époque indiquent qu’au Parc Saint-Maur, près de Paris, seulement 112 mm de précipitations avaient été recueillis entre janvier et juillet 1921, contre environ 317 mm normalement, soit seulement 35 % de la normale.

Certains mois avaient été presque totalement secs : 5 mm en février, 3 mm en juin et seulement 4 mm en juillet.

Mais la sécheresse avait en réalité commencé dès l’année précédente. Entre août 1920 et juillet 1921, Saint-Maur n’avait recueilli que 284 mm, alors qu’une année normale représentait environ 576 mm.

À l’époque, les météorologues estimaient qu’une sécheresse aussi longue et aussi intense était sans précédent dans la série commencée en 1874.

 

Document météorologique original (collection meteo-paris.com) consacré à la sécheresse de 1921. À Saint-Maur, seulement 112 mm de pluie avaient été mesurés entre janvier et juillet, soit 35 % de la normale de l’époque.

 

Et cette sécheresse était loin de ne concerner que la région parisienne. Durant les six premiers mois de 1921, les précipitations ne représentaient que 52 % de la normale à Brest, 58 % à Bordeaux, 60 % à Dunkerque, 62 % à Nantes et seulement 50 % à Nice.

L’épisode s’était également étendu à une grande partie de l’Europe.

 

1949 et 1959 : deux épisodes aujourd’hui largement oubliés

L’année 1948-1949 mérite également une place parmi les grandes sécheresses françaises.

À Paris, l’année allant de septembre 1948 à septembre 1949 n’avait totalisé qu’environ 339 mm de précipitations, contre près de 600 mm normalement. Ce cumul était même légèrement inférieur à celui observé lors de la période 1920-1921.

L’épisode est beaucoup moins connu du grand public, mais il constitue l’une des sécheresses les plus sévères retrouvées dans les longues séries pluviométriques françaises.

Dix ans plus tard, 1959 fut à son tour exceptionnellement sèche, notamment entre le printemps et l’automne. Le phénomène fut particulièrement marqué dans le nord, le nord-ouest et en région parisienne.

1959 reste ainsi une année de référence dans plusieurs séries régionales, même si son caractère national est moins marqué que celui de 1976.

 

1976 : la sécheresse qui a marqué les mémoires

La sécheresse de 1976 reste probablement la plus célèbre en France.

Après un hiver déjà déficitaire, le manque de pluie s’était aggravé durant le printemps puis le début de l’été. Les régions du nord et de l’ouest avaient particulièrement souffert et les conséquences agricoles avaient été considérables.

L’épisode fut suffisamment exceptionnel pour entraîner la mise en place du fameux « impôt sécheresse ».

Mais sur le plan strict de l’humidité moyenne des sols, 1976 n’est plus la référence absolue. Les niveaux observés en 2022 avaient déjà été plus bas durant plusieurs semaines, avant que 2026 ne descende encore davantage.

 

Vue satellite de la France le 15 septembre 2026. Les teintes particulièrement sèches et brunies de la végétation témoignent de plusieurs mois de chaleur et de déficit hydrique sur une grande partie du pays – NASA MODIS / Météociel.

 

1989-1990 : la référence pour la durée

Si l’on s’intéresse non plus à l’intensité mais à la durée, un autre épisode prend une importance considérable : celui de 1989-1990.

La sécheresse des sols avait persisté pendant environ 17 mois, ce qui en fait l’une des séquences les plus longues observées dans la série moderne.

L’année 1989 fut également exceptionnellement peu pluvieuse à l’échelle nationale et demeure l’une des années les plus sèches enregistrées en France.

À titre de comparaison, la sécheresse de 2005 avait duré environ neuf mois et celle de 2022 environ huit mois.

Sur ce critère, 2026 est donc encore loin d’avoir égalé 1989-1990.

 

2003, 2011 et 2022 : les records modernes successifs

La sécheresse de 2003, associée à la canicule historique du mois d’août, avait longtemps constitué l’une des principales références en matière d’assèchement des sols.

L’année 2011 fut également remarquable, notamment par la superficie du territoire concernée.

Puis vint 2022, qui fit tomber de nombreux records. Au cours de l’été, l’indice d’humidité des sols avait atteint des valeurs plus faibles que lors des sécheresses de 1976 et 2003.

Mais quatre ans plus tard, 2026 est descendue encore plus bas.

C’est donc bien l’intensité de la sécheresse agricole qui distingue l’année actuelle.

 

 

Pourtant, 2026 n’est pas l’année la moins pluvieuse

C’est un point essentiel pour comprendre la situation.

Au 13 septembre 2026, le cumul moyen national atteignait environ 470 mm, contre un peu plus de 530 mm habituellement à cette date, soit un déficit de l’ordre de 12 %.

En 2022, à la même époque, le cumul n’était que d’environ 417 mm.

Autrement dit, il avait nettement moins plu en 2022 qu’en 2026, et pourtant les sols sont aujourd’hui encore plus secs.

 

Cumul moyen des précipitations en France depuis le début de l’année. En septembre 2026, il reste supérieur à celui de 2022 à la même date : preuve que la sécheresse exceptionnelle actuelle ne s’explique pas uniquement par le manque de pluie – Infoclimat.

La raison tient notamment aux températures exceptionnellement élevées observées depuis plusieurs mois. Sous l’effet de la chaleur, l’évaporation et la transpiration de la végétation augmentent fortement, accélérant la perte d’eau disponible dans les sols.

 

 

Alors, 2026 est-elle réellement la pire ?

Tout dépend finalement du critère retenu.

1921 et 1949 restent extraordinaires pour leur déficit pluviométrique prolongé. 1976 et 2011 figurent parmi les sécheresses les plus étendues. 1989-1990 demeure une référence pour la durée. 2003 et 2022 avaient jusque-là établi les principaux records modernes d’assèchement.

Mais sur un indicateur bien précis, 2026 vient désormais de prendre la première place : jamais l’humidité moyenne des sols français n’était descendue aussi bas dans la série nationale moderne.

La sécheresse actuelle n’est donc pas nécessairement « la pire de l’histoire » sur tous les critères.

Mais elle possède déjà une caractéristique exceptionnelle : jamais, depuis le début des mesures modernes, les sols français n’avaient été mesurés aussi secs à l’échelle du pays.

Et si les pluies automnales tardaient durablement à revenir, 2026 pourrait encore se rapprocher des sécheresses les plus longues et les plus marquantes de notre histoire climatique.

 

 

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/secheresse-2026-jusqu-ou-la-situation-peut-elle-encore-s-aggraver
<![CDATA[De 32 à 20°C à Paris : la température va plonger ce soir]]>

 

Chute spectaculaire des températures : jusqu’à 10 à 12°C de moins en quelques heures

 

Après une journée de mardi particulièrement chaude pour une mi-septembre, le changement va être saisissant. Une masse d'air beaucoup plus fraîche va envahir rapidement la moitié nord de la France au cours de la soirée et de la nuit prochaine. Dans certaines villes, la baisse pourra atteindre une dizaine de degrés en seulement quelques heures, notamment en région parisienne.

Ce mardi 15 septembre aura encore eu des allures de plein été sur une grande partie du pays. En fin d'après-midi, les températures dépassaient les 30°C sur une très vaste zone allant du Sud-Ouest au Bassin parisien et jusqu'aux régions de l'Est, avec fréquemment 32 à 34°C dans le centre du pays.

Des pointes voisines de 35°C étaient même observées dans le Sud-Ouest et le centre, des niveaux tout à fait remarquables à cette période de l'année.

 

Températures maximales relevées mardi 15 septembre 2026 : plus de 30°C sur une grande partie de la France et localement 34 à 36°C – Météo-Villes.

 

Une chute déjà très rapide dès mardi soir

Cette chaleur tardive vit toutefois ses dernières heures sur la moitié nord.

Un changement de masse d'air est en train de s'opérer par les côtes de la Manche et l'Atlantique. Avec la rotation du vent au secteur ouest puis nord-ouest, l'air océanique beaucoup plus frais va progresser rapidement vers l'intérieur du pays au cours de la soirée.

La différence sera particulièrement sensible dans les régions ayant connu plus de 30°C mardi après-midi.

À Paris, par exemple, les températures ont atteint environ 32°C en fin d'après-midi. Elles devraient rapidement baisser après 18 h, passant autour de 27°C vers 19 h, 24°C vers 20 h puis seulement 20°C aux alentours de 23 h.

Cela représente une chute voisine de 12°C en cinq à six heures seulement.

Le phénomène ne sera évidemment pas limité à la capitale. Une baisse rapide concernera également les Hauts-de-France, la Normandie, la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre, l'Île-de-France puis progressivement une partie du Grand Est et de la Bourgogne.

 

À Paris, après environ 32°C en fin d'après-midi, le thermomètre pourrait retomber vers 20°C avant minuit, soit une baisse d'une douzaine de degrés en quelques heures – meteo-paris.com

 

 

Une masse d'air fraîche envahit la France pendant la nuit

Cette baisse ne correspond pas simplement au refroidissement nocturne habituel.

En altitude, les cartes montrent très clairement l'arrivée d'une masse d'air sensiblement plus fraîche depuis l'Atlantique et les îles Britanniques. Mardi soir, l'air très chaud reste encore bien installé sur la France, avec des températures proches de 20°C vers 1500 mètres sur une partie du pays.

Durant la nuit, cet air chaud sera repoussé rapidement vers le sud.

Mercredi matin, l'air nettement plus frais aura déjà gagné une grande moitié nord de la France. Le contraste avec la péninsule Ibérique restera impressionnant, l'Espagne demeurant sous une masse d'air extrêmement chaude tandis que l'air océanique gagnera la France.

Le vent accompagnera également ce changement. Des rafales de 40 à 60 km/h pourront temporairement se produire sur plusieurs régions du nord et de l'ouest, renforçant encore l'impression de fraîcheur après la chaleur exceptionnelle de mardi.

En revanche, ce front ne devrait pas être accompagné de précipitations généralisées. Le refroidissement se fera donc souvent sans véritable épisode pluvieux, ce qui rendra le contraste thermique encore plus étonnant.

 

 

Mercredi : parfois plus de 10°C de moins que mardi

C'est surtout mercredi après-midi que la différence avec mardi apparaîtra spectaculaire.

Alors que les températures avaient atteint 30 à 35°C sur une grande partie du pays mardi, elles ne dépasseront souvent plus 17 à 22°C mercredi sur la moitié nord.

Autrement dit, plusieurs régions pourront perdre 10 à 15°C en l'espace de 24 heures.

Paris pourrait ainsi passer d'environ 32°C mardi après-midi à seulement une vingtaine de degrés mercredi. Des baisses comparables sont attendues entre la Normandie, les Hauts-de-France, le Bassin parisien, le Centre et une partie du nord-est.

 

Mercredi 16 septembre, les températures maximales ne dépasseront souvent plus 17 à 22°C sur la moitié nord alors que le Sud conservera parfois plus de 30°C – modèle AROME via Meteociel.

 

Le contraste sera en effet beaucoup moins marqué dans le Sud. La chaleur résistera encore près de la Méditerranée et dans certaines régions méridionales, où les températures pourront atteindre ou dépasser 30°C.

La France sera donc littéralement coupée en deux : une ambiance presque automnale au nord et des températures encore franchement estivales dans l'extrême Sud.

Cette fraîcheur ne devrait cependant pas durablement s'installer. Après quelques journées beaucoup plus respirables, les températures pourraient de nouveau repartir à la hausse à l'approche du week-end.

Mais d'ici là, le passage de plus de 30°C à une vingtaine de degrés en quelques heures rappellera brutalement que nous sommes désormais à la mi-septembre.

 

Auteur : Guillaume Séchet >>>

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/de-32-a-200c-a-paris-la-temperature-va-plonger-ce-soir
<![CDATA[Les 30°C peuvent encore revenir : jusqu’à quand ?]]>

Plus de 30°C encore possibles sur une grande partie de la France fin septembre 2026 – scénario ECMWF du 15 septembre – via Meteociel

 

Après le pic de chaleur de ce mardi puis la chute brutale des températures mercredi, l'été pourrait de nouveau donner signe de vie. Plusieurs scénarios entrevoient une nouvelle remontée très sensible du mercure durant la dernière décade de septembre, avec un scénario ECMWF dépassant de nouveau 30°C sur une partie de la France autour du 24 septembre. Jusqu'à quand de telles températures restent-elles possibles à cette période de l'année ?

 

Fin septembre : les 30°C sont encore loin d’être impossibles

Malgré l’avancée du calendrier, la deuxième quinzaine de septembre reste tout à fait capable d’apporter de fortes chaleurs. Lorsqu’un anticyclone se positionne favorablement sur l’Europe, un flux de sud à sud-ouest peut encore faire remonter de l’air subtropical depuis le Maroc et la péninsule Ibérique vers la France.

C’est justement ce type de configuration qui pourrait de nouveau se mettre en place durant la dernière décade de septembre 2026. Le scénario déterministe du modèle européen ECMWF envisage par exemple une masse d’air remarquablement chaude remontant sur la France autour du 24 septembre, avec des températures proches de 16°C à 850 hPa sur une large partie du pays et davantage vers le Sud-Ouest.

Dans ce scénario, les maximales pourraient de nouveau atteindre 30 à 32°C sur de nombreuses régions, voire 33 à 34°C localement dans le Sud-Ouest.

 

Températures maximales envisagées par le scénario ECMWF pour le jeudi 24 septembre 2026 : les 30°C pourraient de nouveau concerner une large partie de la France, avec localement 33 à 34°C dans le Sud-Ouest – via Meteociel.

 

La prudence reste évidemment nécessaire à cette échéance, mais le signal chaud ne repose pas uniquement sur un scénario isolé. Les tendances hebdomadaires d’ECMWF maintiennent également des anomalies positives sur la France entre le 21 et le 28 septembre, particulièrement marquées sur l’Ouest et le Sud-Ouest.

Ainsi, les fortes chaleurs restent tout à fait possibles jusqu’à la fin septembre, y compris au nord de la Loire lorsque la configuration atmosphérique s’y prête.

 

 

Même octobre peut encore réserver des températures supérieures à 30°C

Le changement de mois ne constitue évidemment pas une frontière climatique. L’histoire météorologique française montre même que les 30°C peuvent encore être largement dépassés au début du mois d’octobre.

L’exemple le plus spectaculaire est particulièrement récent. Au début d’octobre 2023, une masse d’air exceptionnellement chaude avait envahi la France. Le 2 octobre, les températures avaient atteint 35,8°C à Soorts-Hossegor, 34,5°C à Biscarrosse, 33,9°C à Cazaux ou encore 33,2°C à Clermont-Ferrand.

Des valeurs supérieures à 30°C avaient alors été observées jusque dans le Centre et le Centre-Est. Quelques jours plus tard, le 9 octobre 2023, il faisait encore 31,1°C à Vichy, 30,6°C à Lyon-Bron et Montélimar et 30,4°C à Nantes.

 

Records mensuels de chaleur relevés le 2 octobre 2023 : les 30°C avaient été largement dépassés sur une grande partie de la France et jusqu’à 35,8°C dans les Landes – données Météo-France / Keraunos.

Les statistiques montrent toutefois une diminution rapide du potentiel au fil du mois. À Paris, le record quotidien atteint encore 28,9°C le 1er octobre mais n’est plus que de 24,3°C le 19 octobre et 22°C le 31. À Lyon, 30,6°C ont encore été mesurés un 9 octobre, mais les records passent généralement sous 27°C durant la seconde quinzaine.

Bordeaux conserve logiquement un potentiel supérieur : les records dépassent 30°C à plusieurs reprises durant la première quinzaine d’octobre et même 30,4°C le 22 octobre.

Il n’existe donc pas de date nationale à partir de laquelle les 30°C deviennent soudainement impossibles. Le potentiel disparaît progressivement du nord vers le sud et au fur et à mesure que l’on avance dans l’automne.

 

 

Pourquoi les fortes chaleurs deviennent-elles beaucoup plus difficiles ?

Même lorsqu’une masse d’air très chaude remonte d’Afrique du Nord, un élément fondamental évolue rapidement à cette période : l’ensoleillement disponible diminue de jour en jour.

À Paris, la durée du jour passe d’environ 13h20 début septembre à 11h35 début octobre, puis moins de 10 heures début novembre. Dans le même temps, le Soleil est de plus en plus bas sur l’horizon. Sa hauteur maximale à midi solaire passe d’environ 50° début septembre à moins de 40° début octobre et seulement 27° début novembre.

 

Évolution de la hauteur du Soleil à midi solaire à Paris durant l’automne 2026 : l’énergie solaire reçue diminue rapidement à mesure que les jours raccourcissent.

Ces deux phénomènes réduisent considérablement la capacité du sol et des basses couches de l’atmosphère à se réchauffer. Les nuits deviennent également plus longues, permettant un refroidissement nocturne plus important.

C’est pourquoi une masse d’air qui aurait produit 35 ou 38°C en juillet ne donnera plus nécessairement les mêmes températures au sol en octobre.

Cette évolution modifie également le ressenti et les conséquences pour l’organisme. Une température de 30°C début octobre survient avec un Soleil sensiblement moins haut et pendant une période beaucoup plus courte de la journée qu’en plein mois de juillet. Les nuits plus longues favorisent aussi davantage la baisse des températures nocturnes, même si les situations urbaines ou très chaudes peuvent évidemment limiter ce refroidissement.

 

En novembre, les véritables fortes chaleurs deviennent quasiment impossibles

Le véritable verrou intervient davantage en novembre. Les cartes des records mensuels montrent alors une rupture spectaculaire : sur une grande partie de la France, les records ne dépassent plus 20 à 25°C, avec encore ponctuellement 27 à 29°C dans le Sud-Ouest et autour de la Méditerranée.

Autrement dit, dépasser 30°C reste climatologiquement possible en octobre, surtout durant sa première moitié et dans le Sud, mais devient exceptionnel à mesure que le mois avance. En novembre, ce seuil devient quasiment inaccessible sur la France continentale.

Pour 2026, il est donc encore trop tôt pour annoncer la fin définitive des fortes chaleurs. Les tendances envisagent justement une nouvelle période anormalement chaude durant la dernière décade de septembre.

Après un été qui aura multiplié les épisodes remarquables, les 30°C pourraient donc encore nous accompagner plusieurs semaines. Mais le calendrier finira inexorablement par reprendre le dessus : chaque journée qui passe réduit désormais rapidement le potentiel de chaleur, même lorsque les masses d’air venues du Sahara tentent une nouvelle remontée vers la France.

 

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Auteur : Guillaume Séchet >>> 

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/a-quelle-date-les-fortes-chaleurs-deviendront-elles-vraiment-improbables
<![CDATA[Mercredi : le changement de temps apportera-t-il des orages ?]]>

Dans la soirée de mercredi, le risque d'orages sera surtout présent dans le Sud-est du pays - Photo Tristan Bergen - Fréjus (83), septembre 2019

 

 

Chaleur puis arrivée d’air frais : où des orages vont-ils éclater mercredi ?

Après une journée de mardi particulièrement chaude pour une mi-septembre, la situation va brutalement évoluer mercredi 16 septembre. Un front froid traversera la France tandis qu’une masse d’air nettement plus fraîche s’engouffrera par le nord-ouest. La baisse des températures sera parfois spectaculaire en seulement 24 heures.

On pourrait donc logiquement s’attendre à une dégradation orageuse généralisée. Pourtant, ce ne sera pas le cas. Malgré le contraste thermique marqué, les conditions nécessaires au développement d’orages organisés seront absentes sur une large partie de la France. L’instabilité se concentrera surtout près des Pyrénées, des Alpes et de la Côte d’Azur.

 

Un véritable choc thermique entre mardi et mercredi

Ce mardi 15 septembre, la masse d’air demeure exceptionnellement chaude pour la saison. Les températures à 850 hPa atteignent encore souvent 16 à 18°C sur une grande partie du pays, tandis que les maximales peuvent dépasser 30°C sur de nombreuses régions et atteindre localement 34 à 35°C dans le Sud-Ouest.

La situation va radicalement changer mercredi. Le flux basculera au nord-ouest derrière le passage du front froid et une masse d’air beaucoup plus fraîche envahira rapidement le pays.

À environ 1500 mètres d’altitude, les températures pourront perdre localement 8 à 10°C en moins de 24 heures. Cette chute sera également très nette au niveau du sol, notamment sur la moitié nord et l’ouest de la France.

 


Évolution de la masse d’air entre mardi 15 et mercredi 16 septembre 2026 : l’air très chaud présent mardi est rapidement balayé par une masse d’air nettement plus fraîche arrivant par le nord-ouest – modèle ICON-EU via Meteociel.

 

Cette évolution donne l’impression d’un véritable changement de saison en quelques heures. Pourtant, un fort contraste thermique ne suffit pas, à lui seul, à provoquer une importante dégradation orageuse.

 

 

Pourquoi les orages resteront-ils finalement assez rares ?

 

Pour obtenir des orages nombreux et parfois violents, plusieurs ingrédients doivent être réunis : de l’humidité dans les basses couches, une masse d’air suffisamment instable, un mécanisme de soulèvement et, pour les phénomènes les plus organisés, un cisaillement du vent suffisamment important.

Or mercredi, l’arrivée de l’air frais interviendra sur une masse d’air souvent relativement sèche et stable sur une grande partie du pays.

Les cartes d’instabilité sont particulièrement parlantes. La MLCAPE – qui permet d’évaluer l’énergie disponible pour la convection – restera généralement faible sur la majeure partie de la France. Les valeurs significatives seront rejetées vers la Méditerranée, l’Espagne, le golfe de Gênes et surtout le nord de l’Italie.

Sur la France intérieure, il manquera donc du « carburant » aux cellules orageuses.

Le front froid pourra générer quelques averses, voire ponctuellement un coup de tonnerre, mais il ne devrait pas provoquer une ligne orageuse organisée traversant l’ensemble du pays.

Instabilité prévue mercredi 16 septembre : la CAPE reste faible sur une grande partie de la France alors que les valeurs les plus importantes se concentrent en Méditerranée, notamment vers la Catalogne et le nord de l’Italie – Swiss HD via Meteologix.

 

Cette faible instabilité explique également pourquoi le risque de grêle restera limité sur la France, alors qu’il pourra devenir nettement plus marqué à proximité de la mer Ligure et du Piémont.

 

 

Pyrénées, Alpes plus exposés - grêle possible sur la Côte d'Azur

 

La situation sera différente à proximité des reliefs.

Lorsque l’air plus frais arrivera sur les Pyrénées, puis vers le Massif alpin et le Sud-Est, le soulèvement imposé par les montagnes pourra favoriser le développement de cellules convectives.

Surtout, ces régions resteront davantage alimentées par une masse d’air chaude et plus humide d’origine méditerranéenne. C’est précisément la rencontre entre cette alimentation plus instable et l’arrivée de l’air frais en altitude qui pourra déclencher les orages les plus francs.

Keraunos maintient ainsi un risque orageux faible à localement modéré sur un axe allant des Pyrénées au pourtour méditerranéen et à la façade est, avec une attention particulière près des Alpes et de la Côte d’Azur.

Le modèle ICON envisage également des signaux orageux mercredi après-midi entre les reliefs alpins et le Sud-Est.

 

Potentiel de grêle mercredi matin : le risque reste limité sur la plupart des régions françaises mais devient plus sensible près des Alpes du Sud et de la Côte d’Azur, avant de se renforcer nettement vers le Piémont et la Ligurie – Swiss HD via Meteologix.

 

Le risque de phénomènes sévères demeure néanmoins beaucoup plus important entre Cannes et Nice ainsi que côté italien, où l’instabilité pourrait dépasser localement 1000 à 2000 J/kg et où le potentiel de grêle devient sensiblement plus élevé.

 

 

Un front froid finalement peu arrosé

C’est l’autre particularité de cette journée de mercredi : malgré la chute spectaculaire des températures, les précipitations resteront souvent faibles ou inexistantes sur une large partie du territoire.

ECMWF fait circuler le front du nord-ouest vers l’est et le sud, mais les cumuls demeurent modestes. Plusieurs régions pourraient même voir le front passer presque à sec.

Quelques averses seront possibles du nord-est au centre-est, avant que l’activité ne devienne plus marquée en arrivant vers les reliefs du Sud.

Cette situation rappelle qu’en météorologie, un changement brutal de masse d’air n’est pas forcément synonyme de violente dégradation. La différence de température entre mardi et mercredi sera spectaculaire, mais l’atmosphère manquera trop souvent d’humidité et d’instabilité pour transformer ce contraste en épisode orageux majeur.

Ainsi, mercredi marquera surtout un brutal retour de la fraîcheur, accompagné de quelques averses orageuses localisées. Les secteurs à surveiller seront essentiellement les Pyrénées, les Alpes, la Côte d’Azur et plus largement la façade est, tandis que le reste du pays connaîtra surtout une baisse sensible des températures sous un ciel parfois plus nuageux.

 

Auteur : Guillaume Séchet >>> 

 

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<![CDATA[La chaleur pourrait déjà revenir dès la semaine prochaine]]>

Après un nouveau coup de fraîcheur dès ce milieu de semaines, les principaux modèles prévisions envisagent déjà le retour d'un temps plus chaud la semaine prochaine en France. 

 

Après le coup de frais de mercredi, la chaleur pourrait déjà revenir !


Si ce début de semaine se montre anormalement chaud sur la France avec des températures situées largement au-dessus des normales de la période, une baisse des températures assez notable est attendue sur notre pays dès le milieu de semaine. 

En effet, avec l'affaissement temporaire de l'anticyclone présent sur l'Atlantique, le flux va basculer au nord-ouest dès ce mercredi, permettant à de l'air plus frais de se propager sur la France dès le milieu de semaine. Les températures vont ainsi perdre 8 à 12°C sur la majorité du pays entre mardi 15 et mercredi 16 septembre, la chaleur se voyant repousser plus au sud vers la Méditerranée. 

Évolution des températures maximales sur la France entre mardi 15 et mercredi 16 septembre 2026 - Météo-Villes 

 

Ce flux de nord-ouest plus frais persistera durant les jours suivants, au moins jusqu'au vendredi 18 septembre avant que la situation ne change de nouveau en altitude sur notre pays pour le week-end. En effet, si les hautes pressions se retireront temporairement plus à l'ouest en milieu de semaine, celles-ci s'étendront de nouveau vers la France en toute fin de semaine, favorisant la mise en place d'un flux d'ouest à sud-ouest de plus en plus chaud. 

Un flux d'ouest/sud-ouest se mettra ainsi en place durant le week-end sur notre pays, permettant à de l'air de nouveau plus chaud de remonter du nord-ouest de l'Afrique et de la péninsule ibérique vers la France. Les hautes pressions devraient également garantir un temps plus ensoleillé sur de nombreuses régions. 

Situation du dimanche 20 septembre 2026 sur la France - Modèle ECMWF via WX CHARTS

 

Ainsi, un nouveau regain de chaleur pourrait être observé dès ce week-end sur la France, notamment à partir de dimanche avec des températures devenant de nouveau chaudes sur le sud du pays, restant plus raisonnables plus au nord. 

 

Jusqu'à 35°C la semaine prochaine ?


Selon les dernières modélisations, la chaleur pourrait encore s'accentuer la semaine prochaine. En marge d'un profond thalweg plongeant vers les Açores, le flux de sud/sud-ouest pourrait s'accentuer en altitude sur l'ouest de l'Europe et la France, permettant à l'air chaud de s'étendre plus franchement vers le nord et d'envahir une large partie du pays d'ici le milieu de semaine.

Les 30°C pourraient ainsi être de nouveau atteints, voire dépassés, jusque sur une partie de la moitié nord, tandis que des pointes proches de 35°C, voire localement supérieures, sont envisagées dans le Sud et notamment le Sud-Ouest selon certains scénarios. Les 30°C pourraient ainsi être de nouveau atteints, voire dépassés, jusque sur une partie de la moitié nord, tandis que des pointes proches de 35°C, voire localement supérieures, sont envisagées dans le Sud et notamment le Sud-Ouest selon certains scénarios.

Évolution des températures maximales sur la France du 21 au 24 septembre 2026 - Modèle ECMWF via WX CHARTS

 

Cette tendance restera néanmoins à confirmer dans les prochains jours. Les principaux modèles de prévision ne sont toutefois pas totalement en accord sur l'ampleur de cette chaleur ni sur son extension vers le nord. Ils s'accordent néanmoins sur un nouveau regain de chaleur, potentiellement marqué au moins sur la moitié sud du pays, avec des valeurs de nouveau anormalement élevées pour une dernière décade de septembre.

Comparaison des modélisations pour le jeudi 24 septembre 2026 - Modèles ECMWF et GFS via WX CHARTS

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/et-si-la-chaleur-revenait-deja-dans-une-semaine
<![CDATA[Après plus de 35°C, la France va perdre jusqu’à 15°C en 24 heures]]>

Après un pic de chaleur dépassant 35°C, les températures vont brutalement chuter dès mercredi. Certaines régions pourraient perdre plus de 10 à 15°C en seulement 24 heures.

 

Après plus de 35°C, les températures vont tomber sous les 10°C

En ce début de semaine, la majorité de la France est concernée par un temps digne de l'été avec des températures particulièrement élevées pour la période. Sous l'influence de l'anticyclone des Açores, le flux a basculé ces derniers jours au sud-ouest en altitude, permettant à une masse d'air chaude pour cette période de remonter vers la France, celle-ci prenant son origine du côté du nord-ouest du continent africain.

 

Ainsi, un véritable coup de chaleur tardif est observé sur notre pays entre ce lundi et demain mardi avec régulièrement plus de 30°C sur l'ouest et le sud du pays ce lundi, parfois plus de 35°C sur le sud et notamment du côté du Languedoc-Roussillon. La chaleur se propagera ensuite plus franchement vers le nord et le nord-est demain mardi avec un seuil de forte chaleur (30°C) possiblement atteint jusqu'aux frontières belges en cours d'après-midi et de nouveau plus de 35°C au sud. 

 

Cette chaleur digne du plein été en plein mois de septembre restera heureusement de courte durée. En effet, l'anticyclone des Açores s'affaissera sur l'ouest de l'Europe dès mercredi, permettant à un thalweg de traverser le pays durant cette journée et surtout au flux de basculer au nord-ouest en altitude, ramenant de l'air océanique cette fois-ci plus frais sur notre pays. 

Situations du lundi 14 et du mercredi 16 septembre 2026 sur la France - Modèle GFS via WX CHARTS

 

Ainsi, si les températures se montrent largement au-dessus des normales de la période en ce début de semaine, celle-ci vont nettement baisser dès mercredi sur la majorité du pays pour repasser cette fois-ci sous les normales d'une mi-septembre, apportant un ressenti nettement plus frais que ce que nous avons pu connaître ces derniers jours. 

Comparaison des anomalies de températures sur l'Europe entre le 15 et le 17 septembre 2026 - via TropicalTidBits

 

De 35 à 10°C ?

Avec l'arrivée de cet air plus frais en altitude par le nord-ouest, les températures vont donc nettement s'abaisser sur notre pays à partir du milieu de semaine. Ainsi, entre mardi et mercredi, de nombreuses régions perdront en moyenne 7 à 11°C au niveau des maximales avec une masse d'air restant ensuite fraîche sur la majorité de la France au moins jusqu'au week-end, notamment sur le nord du pays où il sera parfois difficile de dépasser les 21/22°C entre jeudi et vendredi.

 

Évolution des températures maximales sur la France entre le 15 et le 18 septembre 2026 - Météo-Villes

 

Le contraste de températures sera le plus saisissant durant les matinées de jeudi et de vendredi. Suite à une nuit plutôt claire et sous l'influence de cet air océanique bien plus frais, les températures minimales vont de nouveau descendre sous les 10°C en plaine jeudi matin, notamment du Massif Central au nord-est avec des valeurs pouvant s'approcher des 5/7°C dans les secteurs les plus froids. 

Le début de journée de vendredi s'annonce également bien fraîche, notamment sur un large quart nord-ouest du pays avec là encore des minimales pouvant passer sous les 10°C sur ces régions. 

Températures minimales envisagées sur la France jeudi 17 et vendredi 18 septembre 2026 - Modèle ECMWF via meteologix 

 

Les températures pourraient ensuite repartir sensiblement à la hausse durant le week-end, tant au niveau des minimales que des maximales, bien que la tendance restera à confirmer dans les prochains jours. 

 

À lire également :

>>> Après des semaines de calme, l’Atlantique pourrait se réveiller

>>> Mi-septembre : quand les températures peuvent tomber vers 10°C l’après-midi

>>> La chaleur va culminer lundi et mardi avec plus de 35°C dans le Sud-Ouest

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Auteur : Tristan Bergen

 

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<![CDATA[La chaleur va culminer lundi et mardi avec plus de 35°C dans le Sud-Ouest]]> La journée la plus chaude de l'épisode sera mardi ou les 30° seront largement dépassé sur les deux tiers et même les trois quarts du pays.

 

Jusqu’à 36 ou 37°C possibles lundi dans le Sud-Ouest

La hausse des températures prévue pour ce début de semaine se confirme et les dernières sorties des modèles météo accentuent même légèrement le pic de chaleur attendu lundi 14 septembre dans le Sud-Ouest.

Alors que les prévisions envisageaient encore récemment surtout des températures maximales comprises entre 32 et 35°C, certains scénarios de ce dimanche matin font désormais apparaître 35 à 36°C sur une zone assez étendue et ponctuellement des valeurs pouvant s’approcher de 37°C.

Ce regain de chaleur sera toutefois très bref. La masse d’air commencera à changer dès mardi sur une partie du pays avant un rafraîchissement beaucoup plus marqué mercredi.

 

 

Une masse d’air particulièrement chaude remonte d’Espagne

 

Une masse d’air très chaude remonte de la péninsule Ibérique vers le Sud-Ouest lundi. À environ 1500 mètres d’altitude, les températures atteignent localement près de 20°C. Modèle ECMWF – Meteociel.

 

L’origine de ce pic de chaleur apparaît clairement sur les cartes de température de la masse d’air. Entre dimanche et lundi, l’air très chaud présent sur l’Espagne et le proche Atlantique gagne progressivement le sud de la France.

Le modèle européen ECMWF fait remonter l’isotherme 20°C à 850 hPa jusque vers le Sud-Ouest. À cette altitude, située autour de 1500 mètres, une telle valeur à la mi-septembre témoigne d’une masse d’air particulièrement chaude.

Le flux prend en effet une orientation de sud à sud-ouest, permettant à l’air continental très chaud de la péninsule Ibérique de remonter vers l’Aquitaine et Midi-Pyrénées.

À cela s’ajoutent un ensoleillement important et un sol particulièrement sec après les épisodes de chaleur et le déficit pluviométrique de ces derniers mois. Ces conditions favorisent un réchauffement efficace des basses couches de l’atmosphère.

 

 

35 à 36°C fréquents, 37°C localement possibles

Le modèle ICON envisage plus de 35°C sur plusieurs secteurs du Sud-Ouest lundi après-midi, avec ponctuellement des valeurs proches de 36°C, voire davantage. Modèle ICON – Meteociel.

 

C’est donc surtout entre l’Aquitaine, le sud de la Nouvelle-Aquitaine et l’ouest de l’Occitanie que les valeurs les plus élevées sont attendues.

Les températures pourraient atteindre 33 à 35°C sur une grande partie du bassin aquitain, mais dépasser localement ce seuil entre les Landes, le Lot-et-Garonne, le Gers, la Haute-Garonne et les secteurs voisins.

Les zones habituellement les plus chaudes des vallées et plaines intérieures pourraient afficher 35 à 36°C, tandis qu’une pointe à 37°C n’est pas totalement exclue si l’ensoleillement est maximal et que les effets locaux jouent pleinement.

Ces valeurs resteraient très localisées. Il ne s’agit donc pas d’annoncer 37°C sur l’ensemble du Sud-Ouest, mais bien d’un maximum potentiel ponctuel.

Même pour un mois de septembre particulièrement chaud, atteindre ou dépasser 35°C autour du 14 septembre reste une valeur remarquable. La chaleur estivale peut encore être intense à cette époque, mais la baisse de l’ensoleillement et l’allongement des nuits rendent progressivement ce type de températures plus difficile à atteindre.

 

 

Une poussée de chaleur qui ne durera presque pas

 

Le changement sera rapide mercredi : une masse d’air beaucoup plus fraîche venue de l’Atlantique et des îles Britanniques envahira une grande partie de la France. Modèle ECMWF – Meteociel.

 

Le contraste sera surtout spectaculaire par la rapidité avec laquelle cette chaleur va disparaître.

Dès mardi, le cœur de l’air le plus chaud se décalera progressivement vers l’Espagne et le sud de la France tandis qu’un courant plus océanique commencera à gagner les régions du Nord-Ouest.

Puis mercredi, l’air frais gagnera une grande partie de la France. À 850 hPa, les températures chuteront de près de 20°C sur certaines régions entre le pic de chaleur et le milieu de semaine.

Au sol, la baisse sera évidemment moins spectaculaire mais restera très nette, avec parfois 10 à 15°C de moins en seulement 24 à 48 heures.

Le pic attendu lundi apparaît donc comme une brève poussée estivale, remarquable par son intensité pour la saison dans le Sud-Ouest, mais sans installation durable de la chaleur.

 

Auteur : Guillaume Séchet >>>

 

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<![CDATA[Mi-septembre : quand les températures peuvent tomber vers 10°C l’après-midi]]>  

Carte infoclimat des températures maximales du 17 septembre 1986

 

Après le 15 septembre, les températures peuvent-elles vraiment tomber à 10°C en journée ?

 

 

La mi-septembre constitue un véritable tournant dans le calendrier météorologique. Si l’été astronomique n’est pas encore terminé, les conditions permettant l’arrivée d’air beaucoup plus froid sur la France deviennent progressivement plus nombreuses. À partir de cette période, des températures maximales proches de 10°C peuvent même exceptionnellement être observées en plaine sur une partie de la moitié nord.

Cela ne signifie évidemment pas qu’un tel scénario se produit chaque année. Ces valeurs correspondent aux situations les plus froides observées par le passé. Mais plusieurs épisodes historiques montrent qu’après le 15 septembre, une véritable ambiance automnale, voire presque hivernale en montagne, peut parfois s’installer très brutalement.

 

 

Après le 15 septembre, les sources d’air froid se multiplient

 

Durant l’été, les refroidissements marqués sur la France proviennent principalement de l’océan Atlantique. Un flux de nord-ouest ou de nord transporte alors vers nos régions un air maritime plus frais provenant de l’Atlantique Nord, parfois en passant par l’Islande.

À partir de la mi-septembre, la situation évolue. Les nuits s’allongent rapidement sur le nord de l’Europe et le continent commence à perdre beaucoup plus facilement la chaleur accumulée durant l’été. La Scandinavie, les pays Baltes, la Russie occidentale ou l’Europe centrale peuvent alors devenir des réservoirs d’air sensiblement plus froid.

Selon la position des anticyclones et des dépressions, la France peut donc recevoir de l’air frais ou froid depuis plusieurs directions : directement depuis l’Atlantique Nord et l’Islande, par un flux franchement septentrional issu des régions polaires, mais aussi depuis le nord-est en traversant le continent européen.

 

Après la mi-septembre, l’air frais susceptible d’atteindre la France ne vient plus uniquement de l’Atlantique. Des flux de nord à nord-est peuvent également acheminer de l’air beaucoup plus froid depuis l’Europe septentrionale et continentale.

 

Cette évolution explique pourquoi la deuxième moitié de septembre peut parfois connaître des changements de température beaucoup plus spectaculaires qu’en plein été.

 

 

En septembre 1986, à peine 10°C en plein après-midi

 

L’un des exemples les plus remarquables s’est produit les 16 et 17 septembre 1986. Une masse d’air particulièrement froide avait envahi une large partie du nord et de l’ouest de la France.

Les températures maximales étaient restées exceptionnellement basses. On avait relevé seulement 10,4°C au Bourget, 10,1°C à Roissy, 11,1°C à Caen ou encore 10,8°C au Mans.

Sur certaines régions, les maximales n’avaient guère dépassé 10 à 13°C, des niveaux qui correspondraient davantage aujourd’hui à une journée froide de fin octobre qu’à la mi-septembre.

La carte du 17 septembre 1986 montre d’ailleurs une vaste zone très fraîche allant de la Bretagne au Bassin parisien et au nord-est. Plusieurs stations du Centre avaient également plafonné sous les 15°C.

 

Les 16 et 17 septembre 1986, les températures maximales restent exceptionnellement basses sur une grande partie du nord de la France, souvent entre 10 et 14°C.

 

Cette séquence constitue probablement l’un des exemples les plus parlants de ce qui peut se produire lorsque de l’air froid envahit la France juste après la mi-septembre.

 

 

D’autres épisodes ont montré la même brutalité

 

Le phénomène n’est pas limité à 1986. Le 17 septembre 2008, une masse d’air très fraîche concernait également une grande partie de l’est du pays. Dans plusieurs secteurs du nord-est, les maximales étaient particulièrement faibles pour la saison.

Les 18 et 19 septembre 2011 constituent un autre cas notable. De l’air froid venu du nord-ouest avait envahi la France et la neige s’était abaissée vers 1500 à 1700 mètres d’altitude dans plusieurs massifs. En plaine, de nombreuses régions du Centre et de l’Est étaient restées sous les 15°C l’après-midi.

Ces épisodes montrent qu’à partir du 15 septembre, le potentiel de refroidissement devient sensiblement plus important. Une situation météorologique bien orientée peut suffire à faire perdre plus de dix degrés en seulement quelques jours.

 

Quelques exemples de températures maximales extrêmement basses observées entre le 15 et le 20 septembre. Ces valeurs constituent des cas extrêmes mais montrent jusqu’où la fraîcheur peut parfois descendre.

 

 

Le refroidissement de mercredi et jeudi restera très loin de ces extrêmes

 

La baisse des températures attendue mercredi 16 et jeudi 17 septembre 2026 ne devrait heureusement pas atteindre de tels niveaux.

Après le pic de chaleur du début de semaine, le flux basculera de nouveau vers l’ouest ou le nord-ouest. Les températures pourraient alors perdre plusieurs degrés, notamment dans la moitié nord.

Cependant, les valeurs prévues restent sans commune mesure avec les épisodes historiques évoqués précédemment. Les maximales devraient généralement se situer autour de 18 à 23°C sur la moitié nord, tandis que le Sud conservera souvent des valeurs comprises entre 23 et 29°C.

Surtout, cette parenthèse plus fraîche devrait être très brève. Les températures pourraient de nouveau remonter rapidement par la suite.

Il faut également replacer les épisodes anciens dans le contexte du réchauffement climatique. La température moyenne de fond est aujourd’hui plus élevée qu’il y a plusieurs décennies. À configuration atmosphérique comparable, les masses d’air qui atteignent la France évoluent désormais dans un environnement globalement plus chaud. Cela réduit la probabilité d’atteindre certains extrêmes froids historiques, même si des épisodes très frais restent parfaitement possibles.

La mi-septembre conserve donc son rôle de période charnière : l’été peut encore produire de fortes chaleurs, mais l’automne dispose désormais des mécanismes nécessaires pour rappeler brutalement qu’il approche.

 

Auteur : Guillaume Séchet >>>

 

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<![CDATA[Après des semaines de calme, l’Atlantique pourrait se réveiller]]>

Après des semaines de calme, l’Atlantique pourrait se réveiller

 

Après un été et un début septembre largement marqués par la chaleur, la sécheresse et de longues périodes anticycloniques, la situation pourrait progressivement évoluer sur l’Atlantique Nord. Plusieurs modèles météo commencent en effet à entrevoir un courant océanique plus dynamique au cours de la seconde moitié du mois de septembre.

Il ne s’agit pas encore d’annoncer une véritable tempête sur la France. À cette échéance, la trajectoire et l’intensité des dépressions restent beaucoup trop incertaines. Mais la configuration générale pourrait devenir progressivement plus favorable au retour des perturbations atlantiques vers l’Europe occidentale.

 

Les modèles commencent à suggérer une présence plus importante des basses pressions sur l’Atlantique Nord au cours de la seconde moitié de septembre – METEOCIEL - modèle ECMWF.

 

 

Un Atlantique resté particulièrement discret

Ces dernières semaines, les perturbations atlantiques ont régulièrement eu beaucoup de mal à atteindre durablement la France. Les dorsales anticycloniques se sont souvent étendues depuis les Açores et l’Europe du Sud vers nos régions, repoussant le courant perturbé beaucoup plus au nord.

Cette configuration a favorisé de nombreux épisodes de chaleur et accentué la sécheresse sur une grande partie du pays.

Mais l’avancée de l’automne commence progressivement à modifier la circulation atmosphérique. Les régions arctiques perdent rapidement de la chaleur alors que l’océan Atlantique et le sud de l’Europe restent encore relativement chauds.

Ce contraste croissant entre les hautes et les basses latitudes constitue l’un des moteurs du courant-jet.

 

Le courant-jet pourrait redevenir plus actif

Le jet-stream est un puissant courant de vents circulant à haute altitude, généralement entre 8 et 12 kilomètres. Il joue un rôle majeur dans le déplacement et parfois le creusement des dépressions sur l’Atlantique Nord.

Lorsqu’il est faible et très ondulant, les situations anticycloniques peuvent se bloquer pendant plusieurs jours. À l’inverse, lorsqu’il se renforce et s’organise davantage d’ouest en est, les perturbations circulent généralement plus facilement depuis l’Amérique du Nord vers l’Europe.

Or, plusieurs scénarios météo envisagent justement un courant d’ouest plus dynamique au-dessus de l’Atlantique Nord dans les prochaines semaines.

Le Royaume-Uni devrait être le premier concerné par ce changement, avec le retour de périodes plus perturbées, parfois pluvieuses et venteuses. La France pourrait dans un premier temps rester à la limite de ce courant océanique avant d’être davantage exposée si celui-ci s’abaisse vers le sud.

 

Le courant-jet pourrait redevenir plus puissant sur l’Atlantique Nord, favorisant une circulation plus rapide des perturbations vers l’Europe occidentale – METEOCIEL - modèle GFS

 

Des dépressions plus nombreuses sur l’Atlantique ?

Les dernières simulations déterministes commencent ponctuellement à montrer davantage de centres dépressionnaires entre le sud du Groenland, l’Islande et les îles Britanniques.

Il faut cependant rester très prudent lorsque ces systèmes apparaissent à plus d’une semaine d’échéance. Une dépression située sur les îles Britanniques dans un scénario peut se retrouver près de l’Islande quelques heures plus tard lors de la sortie suivante du modèle.

C’est pourquoi les prévisions d’ensemble sont particulièrement importantes.

Plutôt que de suivre un scénario unique, ces ensembles calculent plusieurs dizaines d’évolutions légèrement différentes de l’atmosphère. Lorsque plusieurs scénarios commencent à aller dans la même direction, la tendance devient plus crédible.

À ce stade, le signal le plus intéressant n’est donc pas l’arrivée d’une tempête précise, mais plutôt la possibilité d’un Atlantique globalement plus dépressionnaire et plus dynamique.

 

La France pourrait rester entre chaleur et perturbations

Ce réveil potentiel de l’Atlantique ne signifie pas pour autant la disparition immédiate des périodes chaudes.

Les hautes pressions subtropicales devraient encore régulièrement remonter du sud de l’Europe. La France pourrait ainsi se retrouver pendant plusieurs jours à la frontière entre de l’air chaud remontant de Méditerranée et de l’air océanique beaucoup plus frais descendant de l’Atlantique Nord.

Cette confrontation entre masses d’air pourrait entretenir de fortes variations de température.

Après des journées parfois très chaudes pour la saison, un front froid pourrait ainsi faire perdre plus de 10°C en seulement 24 ou 48 heures, comme cela s’est déjà produit à plusieurs reprises depuis le début du mois.

 

Les anomalies à 500 hPa permettent de mieux évaluer une influence dépressionnaire plus marquée sur l’Atlantique qui serait à surveiller pour la fin septembre

 

Faut-il déjà craindre les premières tempêtes ?

À la mi-septembre, l’Atlantique entre progressivement dans une période où les dépressions peuvent devenir plus profondes. Les contrastes thermiques se renforcent et les perturbations commencent habituellement à gagner en vigueur.

Mais il est actuellement beaucoup trop tôt pour annoncer une tempête précise sur la France.

Pour qu’un véritable coup de vent affecte notre pays, il faudrait à la fois une dépression suffisamment profonde et une trajectoire favorable, généralement entre l’Irlande, la Manche et la mer du Nord.

Or, ce type de détail n’est réellement prévisible que quelques jours à l’avance.

En revanche, le contexte général semble progressivement devenir plus propice au retour d’un temps perturbé et parfois venteux sur l’Europe occidentale.

 

Un changement de régime à surveiller d’ici octobre

Après plusieurs mois dominés par la chaleur et un manque de pluie parfois exceptionnel, le retour progressif d’un courant atlantique plus actif constituerait un changement majeur.

Il pourrait se traduire par une multiplication des fronts pluvieux, davantage de vent et des variations de température encore très importantes entre deux perturbations.

Les prochaines sorties des modèles seront donc particulièrement importantes.

Si le courant-jet continue à se renforcer et que les basses pressions parviennent à se rapprocher davantage de l’Europe occidentale, l’Atlantique pourrait réellement changer de visage avant la fin du mois de septembre.

 

Meteo-Villes

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<![CDATA[Allons-nous battre des records de chaleur mardi prochain ?]]>

Plus de 35°C autour du 15 septembre : voici jusqu’où peut monter la chaleur

Après quelques journées plus fraîches, la chaleur va rapidement reprendre le dessus en France. Dès lundi 14 septembre, les températures repartiront nettement à la hausse avant un pic attendu mardi 15 septembre. La barre des 30°C sera de nouveau franchie sur une grande partie du pays et certaines régions pourraient approcher 35°C, voire ponctuellement un peu plus.

Ce nouvel épisode ne devrait toutefois pas atteindre partout les niveaux exceptionnels observés à la mi-septembre 2020. Sur certains secteurs du Centre, du Sud-Ouest ou du sud du pays, les températures prévues pourront néanmoins se rapprocher des références historiques enregistrées entre le 15 et le 20 septembre.

Surtout, ce coup de chaleur sera particulièrement bref puisque l’air frais océanique devrait rapidement reprendre le dessus dès mercredi 16 septembre.

 

 

Une masse d’air très chaude remonte depuis la péninsule Ibérique

Une masse d’air très chaude remontera depuis la péninsule Ibérique vers la France entre lundi et mardi. Les températures à 850 hPa dépasseront 20°C sur une partie du Sud-Ouest. Modèle météo européen.

 

L’évolution de la masse d’air explique cette remontée rapide des températures. Une véritable bouffée chaude en provenance de la péninsule Ibérique gagnera la France entre lundi et mardi.

À environ 1500 mètres d’altitude, les températures pourront dépasser 20°C sur le Sud-Ouest et une partie du sud du pays. Pour une mi-septembre, il s’agit d’une masse d’air particulièrement chaude.

À cette époque de l’année, le soleil est déjà moins haut qu’en plein été et les nuits deviennent plus longues. Pour parvenir à dépasser 35°C, il faut donc une combinaison particulièrement favorable : air très chaud en altitude, fort ensoleillement, sols secs et parfois effet de foehn ou vent continental.

Cette configuration sera présente mardi sur plusieurs régions.

 

 

Plus de 30°C sur une grande partie de la France

 

La chaleur va fortement s’accentuer entre lundi et mardi avec plus de 30°C sur une grande partie du pays et localement 34 à 35°C, voire davantage. METEO-VILLES

 

Les températures maximales prévues confirment cette hausse rapide. Lundi, les 30°C seront déjà largement dépassés dans le Sud-Ouest, le Centre et une partie du Sud-Est.

Mardi, la chaleur progressera encore. Les températures devraient dépasser 30°C sur près des deux tiers du pays, notamment du Sud-Ouest jusqu’au Centre, au Centre-Est et à certaines régions du Nord-Est.

Les valeurs les plus élevées sont attendues entre le Sud-Ouest, le Limousin, le Massif central et certaines plaines du sud. On pourrait alors relever 33 à 35°C, avec ponctuellement 36°C si les conditions locales sont favorables.

Plus au nord, la chaleur sera moins forte, généralement comprise entre 27 et 31°C. Ces valeurs resteront élevées pour la saison mais sans commune mesure avec les niveaux observés lors des épisodes les plus extrêmes.

 

 

Le 15 septembre 2020 reste une référence exceptionnelle

 

Températures maximales relevées au cours de la journée du 15 septembre 2020 - carte infoclimat.fr

 

Lorsque l’on évoque les fortes chaleurs autour du 15 septembre, l’année 2020 constitue une référence incontournable.

Le 15 septembre 2020, une chaleur exceptionnelle avait concerné une très grande partie de la France, y compris la moitié nord. De nombreuses stations avaient dépassé 35°C, avec localement 36 à 37°C. Dans les Yvelines, 37,0°C avaient même été mesurés à Maule, une valeur tout à fait remarquable à cette période de l’année. Lille avait également atteint 35,1°C, tandis que Metz avait relevé 34,3°C. Paris avait dépassé 34°C et plusieurs records pour une mi-septembre avaient été approchés ou battus.

L’épisode attendu mardi devrait donc rester moins intense et moins généralisé que celui de 2020, notamment sur la moitié nord. En revanche, certaines régions du Centre et du Sud pourraient de nouveau atteindre des niveaux remarquables pour la saison et se rapprocher ponctuellement des valeurs historiques observées à la mi-septembre.

 

 

Jusqu’où peut monter la chaleur après la mi-septembre ?

 

Les records observés entre le 15 et le 20 septembre montrent que 35°C, voire davantage, restent possibles très tard dans la saison, notamment dans le Centre et le Sud-Ouest.

 

Les archives météorologiques montrent que des températures très élevées peuvent encore être enregistrées après le 15 septembre.

À Clermont-Ferrand, le thermomètre a atteint 36,8°C le 16 septembre 1987. Bordeaux a connu environ 37°C le 17 septembre 1987, tandis que Toulouse a atteint 35,0°C le 17 septembre 2020.

Même dans des régions beaucoup plus septentrionales, les valeurs peuvent devenir exceptionnelles. Lille a enregistré 35,1°C le 15 septembre 2020, Metz 34,3°C le même jour et Rouen 32,8°C.

Ces précédents montrent que la chaleur peut encore atteindre des niveaux dignes du cœur de l’été après la mi-septembre.

Ils permettent aussi de mieux situer l’épisode attendu mardi. Avec localement 34 à 35°C, voire davantage, nous pourrions approcher certains records sur quelques secteurs, notamment dans le Centre ou le Sud-Ouest. En revanche, il paraît pour le moment peu probable que des records soient battus de manière généralisée.

 

Une chute rapide des températures dès mercredi

Ce nouvel épisode chaud aura surtout la particularité d’être extrêmement bref.

Dès mercredi 16 septembre, le courant basculera de nouveau au secteur ouest à nord-ouest. Une masse d’air nettement plus fraîche en provenance de l’Atlantique envahira alors rapidement la France.

Dans certaines régions, les températures pourront perdre 8 à 12°C en seulement 24 heures. Après 32 à 35°C mardi, il pourrait ne plus faire que 20 à 25°C mercredi ou jeudi.

Cette alternance rapide entre chaleur et fraîcheur est typique de cette période de l’année. À la mi-septembre, l’été peut encore faire de puissantes incursions, mais ces épisodes deviennent généralement beaucoup plus difficiles à maintenir durablement.

Ainsi, la journée de mardi pourrait constituer l’un des derniers grands coups de chaleur de cette seconde moitié de septembre, avec plus de 30°C sur une large partie du pays et localement autour de 35°C, avant un changement radical de décor dès le lendemain.

 

A lire également :

>>> Après le coup de frais, jusqu’où pourrait remonter la chaleur ?

>>> Notre chronique sur les évènements climatiques depuis 1850 en France

>>> Notre almanach sur les évènements climatiques depuis 1850 en France

>>> Notre bulletin Météo réactualisé quotidiennement pour les 10 prochains jours

 

Auteur : Guillaume Séchet >>> 

 

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<![CDATA[Pourquoi les températures vont-elles autant jouer au yo-yo ?]]>

Jet-stream très ondulant : pourquoi les températures pourraient encore faire le yo-yo en France

Après un début septembre marqué par une chaleur exceptionnelle puis une chute brutale des températures, la France s’apprête déjà à connaître une nouvelle remontée du thermomètre. Mais cette chaleur pourrait une nouvelle fois être suivie d’un rafraîchissement rapide. En cause : une configuration très ondulante du jet-stream au-dessus de l’Atlantique Nord et de l’Europe, favorisant de forts contrastes thermiques.

 

Un jet-stream très ondulant sur l’Europe

À environ 9 à 12 kilomètres d’altitude circule une véritable rivière de vents très rapides appelée jet-stream, ou courant-jet. Celui-ci marque généralement la limite entre les masses d’air froid des hautes latitudes et l’air plus doux ou chaud présent plus au sud.

Lorsque ce courant circule de façon relativement rectiligne d’ouest en est, les changements de masse d’air restent généralement progressifs. Mais lorsqu’il commence à former de grandes ondulations, la situation devient beaucoup plus contrastée.

De profondes dorsales peuvent alors remonter très loin vers le nord et transporter de l’air chaud subtropical sur l’Europe occidentale, tandis qu’à quelques centaines ou milliers de kilomètres, des talwegs plongent vers le sud en ramenant de l’air beaucoup plus frais depuis l’Atlantique Nord.

C’est précisément ce type de configuration qui pourrait dominer dans les prochains jours sur l’Europe occidentale.

 

Vent à 250 hPa indiquant une grande ondulation entre l’Atlantique, les îles Britanniques et l’Europe occidentale. ECMWF

 

Une nouvelle remontée de chaleur sur la France

Dans un premier temps, la France va se retrouver du côté chaud de cette ondulation.

Après la fraîcheur observée ces derniers jours, les hautes pressions vont progressivement regagner du terrain durant le week-end des 12 et 13 septembre. Le courant s’orientera davantage à l’ouest puis au sud-ouest, ce qui permettra aux températures de repartir rapidement à la hausse.

Dès dimanche, les 30°C devraient de nouveau être atteints ou dépassés dans plusieurs régions du sud.

La chaleur devrait ensuite s’accentuer lundi 14 et surtout mardi 15 septembre avec une remontée d’air très chaud en provenance de la péninsule Ibérique et du nord-ouest de l’Afrique.

Sur une grande moitié sud, les températures pourraient fréquemment atteindre 30 à 34°C. Quelques pointes proches de 35°C, voire localement davantage, restent envisageables entre le Sud-Ouest, le Languedoc et certaines vallées du centre-est.

Ces valeurs seraient particulièrement élevées pour une mi-septembre, sans atteindre toutefois les niveaux exceptionnels enregistrés au cours de la première semaine du mois.

 

Anomalie de températures à 850 hPa pour mardi 15 septembre - ECMWF

 

Puis une baisse parfois spectaculaire en seulement 24 heures

Cette poussée chaude ne devrait cependant pas durer.

À l’ouest de la France, une nouvelle ondulation du jet-stream pourrait se creuser au-dessus de l’Atlantique. Le talweg associé progresserait rapidement vers l’Europe occidentale en repoussant la masse d’air chaud vers l’est.

Un front froid traverserait alors une partie du pays entre mardi et mercredi.

Le contraste pourrait devenir spectaculaire. Alors que certaines régions pourraient encore dépasser les 30°C mardi après-midi, le thermomètre pourrait perdre localement 10 à 15°C en seulement 24 heures derrière le passage du front.

Mercredi, les maximales pourraient retomber autour de 20 à 25°C sur une grande partie de la France, parfois moins dans certaines régions du nord et de l’ouest.

Cette baisse serait d’autant plus marquante qu’elle interviendrait seulement quelques jours après le retour d’une ambiance pleinement estivale.

 

Comparatif anomalie des températures à 850 hPa lundi / mercredi - ECMWF

 

Pourquoi de tels écarts de température ?

 

Cette succession de remontées chaudes puis de rafraîchissements rapides est typique d’un jet-stream fortement ondulant.

À l’avant d’un talweg, le courant prend généralement une composante de sud à sud-ouest et transporte de l’air chaud vers la France. À l’arrière de cette même ondulation, le vent bascule au nord-ouest et permet à de l’air nettement plus frais de descendre sur l’Europe occidentale.

La France peut donc passer rapidement d’une masse d’air à une autre, parfois en moins de 24 heures.

Les contrastes peuvent également être très importants à l’échelle de l’Europe. Au même moment, certaines régions méditerranéennes peuvent encore connaître des températures proches de 30 à 35°C tandis que les îles Britanniques ou le nord de l’Atlantique se retrouvent sous une masse d’air nettement plus fraîche.

Ce contraste thermique renforce le courant-jet et peut accélérer le déplacement des perturbations et des fronts.

 

Un véritable yo-yo thermique jusqu’à la fin septembre ?

La question est maintenant de savoir si cette configuration très ondulante peut persister au cours de la deuxième moitié du mois.

Les projections à moyen terme continuent de montrer un courant-jet susceptible de rester assez sinueux entre l’Atlantique et l’Europe. Dans ce contexte, il pourrait être difficile pour une masse d’air de s’installer durablement sur la France.

Des remontées chaudes pourraient donc encore alterner avec des périodes plus fraîches.

Cela ne signifie pas pour autant que chaque changement sera aussi marqué que celui attendu entre mardi et mercredi. La prévisibilité diminue rapidement au-delà de quelques jours et la position exacte des ondulations reste très incertaine.

Mais cette configuration semble peu favorable à l’installation durable d’un temps franchement automnal sur l’ensemble de la France.

Septembre est d’ailleurs particulièrement propice à ce type de montagnes russes thermiques. La Méditerranée et l’Afrique du Nord restent encore très chaudes après l’été, tandis que les régions arctiques et subpolaires commencent déjà à se refroidir nettement.

Le jet-stream se retrouve donc entre deux réservoirs d’air très contrastés.

Après un été exceptionnellement chaud et un début septembre déjà mouvementé, la transition vers l’automne pourrait ainsi rester très irrégulière. La France pourrait encore passer plusieurs fois d’une ambiance presque estivale à des températures nettement plus automnales en l’espace de quelques jours.

 

Auteur : Guillaume Séchet >>> 

 

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<![CDATA[Après des mois de sécheresse, la situation peut-elle brutalement basculer ?]]>

Si ce début d'automne est très sec dans la continuité d'un été marqué par une sécheresse exceptionnelle, nous entrons dans la période la plus à risque pour des épisodes diluviens près de la Méditerranée

 

Sécheresse record : le risque de pluies diluviennes augmente près de la Méditerranée

La France vient de connaître un été hors norme. Entre juin et août, la température moyenne a atteint 24 °C, soit 3,6 °C au-dessus de la normale, faisant de l’été 2026 le plus chaud jamais enregistré dans l’Hexagone depuis le début des mesures en 1900. Mais au-delà des températures, c’est aussi le manque de pluie qui a marqué ces derniers mois.

 

Cette sécheresse ne date d’ailleurs pas seulement de l’été. Le printemps avait déjà été particulièrement sec, avec un déficit de précipitations proche de 30 % à l’échelle nationale. Le mois d’avril avait notamment été marqué par un déficit proche de 70 %, avant quelques pluies en mai qui avaient temporairement amélioré la situation.

 

Mais dès le mois de juin, le manque de précipitations s’est de nouveau accentué. Le mois s’est terminé avec un déficit proche de 50 %, avant un mois de juillet encore plus sec, avec près de 70 % de précipitations en moins que la normale. Août a finalement apporté davantage de pluie, notamment avec plusieurs passages orageux après la mi-août. Mais ces précipitations, souvent très irrégulières, n’ont pas été suffisantes pour rattraper le déficit accumulé depuis maintenant plusieurs mois. Sur l’ensemble de l’été, il atteint ainsi près de 40 %, faisant de 2026 le deuxième été le moins pluvieux jamais enregistré en France depuis 1959.

 

Cette succession de mois secs, combinée à des températures exceptionnellement élevées, a logiquement eu des conséquences sur l’état des sols. Début août, leur humidité était même descendue à des niveaux plus bas que lors du précédent record de sécheresse de 2022. Et malgré les pluies de la fin de l'été, l'instauration d'un temps de nouveau majoritairement sec en cette première quinzaine de septembre a de nouveau nettement accentué la sécheresse des sols sur le pays, celle-ci atteignant de nouveau des niveaux records durant la première décade. 

Évolution de la sécheresse des sols en France depuis le 1er janvier 2026 - Météo-France 

 

Un risque d'épisodes diluviens ces prochaines semaines ? 

 

Cette situation exceptionnellement sèche perdurant durant cette première quinzaine de septembre ne signifie pas que la sécheresse continuera de s'accentuer dans les prochains mois. L’automne marque justement le retour d’une période beaucoup plus favorable aux précipitations sur une grande partie de la France.

 

À l’échelle nationale, novembre est le mois qui reçoit en moyenne le plus de précipitations, devant décembre. Dans une grande partie du Nord et de l’Est, c’est même au mois de décembre que les cumuls sont les plus importants. Dans le Sud-Est, la situation est différente, avec un maximum qui se situe davantage en septembre ou en octobre, notamment en raison du risque accru d'épisodes méditerranéens.

 

Mois les plus pluvieux en France sur la période 1995-2024 - Météo-France et Le Parisien

 

Un début d’automne sec, même dans la continuité d’un été particulièrement déficitaire, ne signifie donc pas que la sécheresse va nécessairement se prolonger jusqu’à la fin de l’année. La situation pluviométrique peut en effet évoluer rapidement au cours de cette période, avec quelques épisodes suffisamment importants pour faire remonter fortement les cumuls et l'humidité des sols en l’espace de quelques jours.

 

C’est notamment le cas autour de la Méditerranée, où les épisodes de pluies intenses sont particulièrement fréquents entre septembre et la mi-décembre. En septembre 2020, près de 500 mm de pluie étaient par exemple tombés en seulement 12 heures à Valleraugue, dans le Gard. Quelques semaines plus tard, début octobre, la tempête Alex provoquait des précipitations exceptionnelles sur les Alpes-Maritimes, avec localement jusqu'à 500 mm en moins de 24h là aussi.

 

Le mois de novembre peut lui aussi être marqué par des épisodes particulièrement pluvieux, alors même que la France peut connaître des périodes beaucoup plus sèches au cours des semaines précédentes. Cette période de l’année correspond en effet à une transition progressive vers un régime plus perturbé sur une grande partie du pays, tandis que la Méditerranée reste suffisamment chaude pour favoriser encore la formation d’épisodes méditerranéens. En novembre 2019, deux épisodes méditerranéens successifs avaient notamment touché le Var et les Alpes-Maritimes, avec localement 200 à 300 mm de pluie en 48 heures. Dans le Sud-Ouest, le mois avait également été exceptionnellement arrosé, avec plus de 500 mm sur l’ensemble du mois à plusieurs stations. 

Cumuls de précipitations en novembre 2019 sur la France - Météo-France 

 

La sécheresse exceptionnelle observée en France depuis le printemps n’empêche donc absolument pas un changement rapide de situation au cours des prochaines semaines. Si cette première quinzaine de septembre se montre globalement sèche à l'échelle du pays, la situation pourrait évoluer avant la fin du mois. 

 

Pour le moment, les principaux modèles de prévisions à long terme envisagent une seconde moitié de septembre globalement sèche sur la France avec néanmoins quelques signaux plus humides en fin de mois près de la Méditerranée (risque d'épisode méditerranéen). Pour le reste de la France il serait donc nécessaire d'attendre le mois d'octobre pour que la sécheresse commence à s'atténuer avec l'instauration de conditions plus humides. 

Évolution des anomalies de précipitations du 14 septembre au 5 octobre 2026 - ECMWF

 

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<![CDATA[Aucun ouragan sur l’Atlantique : une situation exceptionnelle]]>

La saison cyclonique 2026 se montre pour le moment exceptionnellement calme sur l'Atlantique, mais la situation pourrait bien évoluer dans les prochaines semaines 

 

Saison cyclonique 2026 : pourquoi le calme de l’Atlantique pourrait être trompeur

La saison des ouragans est pourtant censée battre son plein, mais l’Atlantique reste désespérément calme. À cette période de l’année, une activité aussi faible est particulièrement inhabituelle. Au 10 septembre, cinq tempêtes ont bien été nommées depuis le début de la saison, mais aucune n’a encore atteint le stade d’ouragan. La dernière en date, Edouard, a notamment touché la Louisiane et le Texas au début du mois, provoquant de fortes pluies et des inondations, sans toutefois dépasser le stade de tempête tropicale.

 

En moyenne, trois ouragans sont déjà apparus dans l’Atlantique à cette date, contre aucun cette année. L’énergie cumulée des cyclones, ou ACE, n’atteint de son côté que 4,4, soit environ 92 % sous la normale sur la période 1991-2020. Selon les scientifiques, il s’agit même du début de saison le plus calme observé dans l’Atlantique depuis au moins 60 ans. Et alors que le 10 septembre correspond au pic climatologique de la saison, le National Hurricane Center n’observe actuellement aucun cyclone tropical actif dans l’Atlantique.

Comparaison de l'ACE sur l'Atlantique et le Pacifique en 2026 par rapport à la moyenne 1991-2020 - Phil Klotzbach/CSU via The Weather Channel

 

Cette activité particulièrement faible n’est toutefois pas vraiment une surprise pour les spécialistes. L’une des principales explications se trouve dans le développement d’El Niño, un phénomène climatique qui réchauffe anormalement les eaux de surface du Pacifique équatorial. Celui-ci modifie la circulation atmosphérique à grande échelle et favorise notamment un renforcement du cisaillement vertical des vents au-dessus de l’Atlantique tropical.

 

Ces vents, qui soufflent plus fortement ou dans des directions différentes selon l’altitude, perturbent l’organisation des systèmes orageux et limitent ainsi la formation et le renforcement des cyclones. À l’inverse, El Niño tend à favoriser une activité cyclonique plus importante dans le Pacifique, ce qui contribue à expliquer le contraste particulièrement marqué entre les deux bassins cette année.

 

Ce phénomène avait d’ailleurs été pris en compte dès le début de la saison par la NOAA. En juin, l’agence américaine estimait à 55 % la probabilité d’une saison moins active que la normale, en grande partie en raison du développement attendu d’un El Niño fort. Les conditions observées depuis le début de la saison semblent pour l’instant confirmer cette tendance, avec une activité largement inférieure aux normales. Mais ces prévisions ne permettent pas pour autant de déterminer à elles seules la suite de la saison.

Évolution de l'activité cyclonique sur l'Atlantique au fil des mois - NOAA

 

Cette faible activité ne signifie pas que la saison cyclonique est terminée. Septembre et octobre restent en effet des mois particulièrement propices à la formation de cyclones dans l’Atlantique, et les conditions peuvent encore évoluer rapidement au cours des prochaines semaines. Si de nouveaux phénomènes venaient à se former, leur trajectoire et leur évolution seraient alors à surveiller de près, y compris au-delà des zones directement concernées par les ouragans. Car certains de ces systèmes peuvent, plusieurs jours après leur formation, influencer le temps jusque sur l’Europe et la France.

 

Une situation à surveiller dans les prochaines semaines 

Si l’activité cyclonique venait finalement à reprendre dans l’Atlantique dans les prochaines semaines, ses conséquences pourraient toutefois dépasser largement les régions tropicales. Chaque année, certains cyclones remontent progressivement vers le nord avant de perdre leurs caractéristiques tropicales et de devenir des dépressions extratropicales. Ces systèmes peuvent alors continuer leur route vers l’Europe, parfois jusqu’aux abords des côtes françaises en provoquant des tempêtes parfois virulentes comme ce fut le cas en septembre 1993 lorsque l'ex-cyclone Floyd s'est échoué sur la France en provoquant des vents de plus de 150 km/h sur le nord-ouest du pays.

 

Évolution de la trajectoire de Floyd au mois de septembre 1993 - National Hurricane Center

 

Mais leur influence ne se limite pas nécessairement à leur trajectoire directe. En remontant vers le nord de l’Atlantique, ces anciens cyclones peuvent en effet modifier la circulation atmosphérique sur le nord du bassin. Leur interaction avec le courant-jet peut notamment modifier son comportement en entraînant le plus souvent une ondulation de celui-ci et favoriser une activité dépressionnaire plus importante sur l’ouest de l’Europe et la France. Cela peut alors se traduire par des perturbations plus fréquentes et parfois plus actives sur notre pays, quelques jours après le passage du système sur l’Atlantique.

 

Une reprise de l’activité cyclonique pourrait ainsi rendre la situation météorologique plus évolutive dans les semaines qui suivent. Selon la trajectoire et l’intensité des systèmes concernés, les conséquences sur la circulation atmosphérique peuvent être très différentes, avec notamment un courant-jet plus ondulé et des zones de basses pressions susceptibles de se renforcer sur l’Europe de l’Ouest. Pour la France, cela pourrait notamment favoriser le retour d’un temps plus perturbé, après les conditions particulièrement sèches et anticycloniques observées ces dernières semaines.

 

Cette éventuelle influence intervient alors que la France sort d’une période particulièrement sèche et souvent dominée par des conditions anticycloniques. Une modification de la circulation sur l’Atlantique pourrait donc contribuer à remettre progressivement les perturbations sur le devant de la scène. La reprise de l’activité cyclonique reste toutefois encore incertaine, mais si de nouveaux systèmes venaient à se former dans les prochaines semaines, ils pourraient favoriser un temps de nouveau beaucoup plus perturbé sur la France.

 

Les prévisions à long terme semblent d'ailleurs pour le moment aller dans ce sens. Après un mois de septembre à nouveau très sec, la situation pourrait devenir plus perturbée en octobre et surtout en novembre avec la reprise du courant océanique sur notre pays et donc le passage de perturbations plus fréquentes et actives. Il est toutefois difficile de savoir pour le moment si cette reprise d'un temps plus perturbé serait liée à une activité cyclonique plus franche sur l'Atlantique. 

Anomalies de précipitations entre septembre et novembre 2026 sur l'Europe - CFS

 

El Niño peut lui aussi agir à distance sur le courant-jet et la circulation de l’Atlantique Nord, par l’intermédiaire de téléconnexions atmosphériques. Le réchauffement des eaux du Pacifique équatorial entraîne en effet des modifications de la circulation atmosphérique à grande échelle, qui peuvent se propager jusqu’à l’Europe. L’effet reste toutefois beaucoup moins direct et moins systématique que sur le Pacifique ou l’Amérique du Nord.

 

C’est surtout en hiver que cette influence peut devenir perceptible sur notre continent. Les épisodes d’El Niño sont associés à des modifications des régimes de circulation sur l’Atlantique Nord, qui peuvent notamment favoriser des vents d’ouest plus marqués et une circulation dépressionnaire plus active sur certaines parties de l'ouest l’Europe. Dans certaines configurations, cela peut donc favoriser un temps plus doux et plus humide, avec davantage de passages perturbés, même si le signal varie selon les années et entre le début et la fin de l’hiver.

 

Pour l’heure, les tendances à long terme semblent aller dans le sens d’un hiver plus perturbé en France, avec davantage de passages dépressionnaires et de perturbations atlantiques. Reste désormais à voir si ce scénario se confirme dans les prochains mois, en sachant que les prévisions à cette échéance peuvent encore largement évoluer.

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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<![CDATA[Neige en septembre : ces épisodes précoces qui ont marqué la France]]>

Il y a quelques jours encore, la France approchait les 40°C. Pourtant, septembre est aussi capable de basculer brutalement vers le froid : dans le passé, jusqu’à un mètre de neige est tombé dans certaines stations françaises dès ce mois.

 

Peut-il déjà neiger en France au mois de septembre ?

En France, le mois de septembre peut déjà être le théâtre d'épisodes neigeux marquants en montagne. Il est souvent associé aux premières descentes d'air frais en provenance du nord de l'Atlantique. Au siècle dernier, certains épisodes majeurs avaient d'ailleurs marqué les esprits au cours de ce mois.

Parmi les épisodes les plus marquants, on peut citer celui des 24 et 25 septembre 1974. Une neige très abondante s'était abattue sur les Alpes avec une limite pluie/neige descendant autour de 1000 mètres. Dans les Savoie, il était tombé jusqu'à un mètre de neige dans les stations !

Cette neige abondante et précoce avait piégé certains troupeaux dans les alpages. Le 7ème bataillon de chasseurs alpins avait dû intervenir avec un hélicoptère pour sauver les moutons piégés dans l'épais manteau neigeux, véritablement digne de la saison hivernale !

 

Moutons bloqués par un mètre de neige au-dessus de Bourg-Saint-Maurice (73) le 24 septembre 1974 - livre Un Siècle à Bourg-Saint-Maurice

 

 

Il n'est pas nécessaire d'attendre la dernière décade du mois de septembre pour observer les premières offensives du froid et de la neige en montagne. Dans les archives, on retrouve la trace de plusieurs épisodes particulièrement précoces dès le début du mois.

L'un des plus marquant est sans doute la coulée d'air froid survenue au tout début du mois de septembre 1965. Dès le 1er septembre, une masse d'air en provenance du Groenland atteint la France et les températures s'enfoncent très nettement sous les normales jusqu'au 3 septembre.

Ces premiers jours de septembre 1965 sont marqués par des chutes de neige sur tous les reliefs français et la limite pluie/neige s'abaisse jusqu'à 1200 mètres, un niveau très bas si tôt dans la saison. Ce coup de froid fait la une des journaux de l'époque et la rentrée scolaire se déroule sous une pluie froide.

 

Réanalyse de la masse d'air du 1er septembre 1965 et coupure de presse - meteociel.fr et Chronique Météo Villes

 

 

Des exemples récents en septembre

Il n'y a pas besoin de remonter très loin dans les archives pour retrouver la trace de chutes de neige en montagne à cette saison. Le mois de septembre est régulièrement le théâtre des premières coulées d'air frais. Ce fut le cas il y a tout juste deux ans, au début de la deuxième décade du mois de septembre 2024.

Du 11 au 15 septembre 2024, un flux de nord-ouest amène une masse d'air en provenance d'Islande sur la France. Les températures s'enfoncent largement en dessous des normales saisonnières avec un pic atteint lors de la journée du 13 septembre.

Cette fraîcheur est accompagnée de précipitations, donnant de la neige sur les sommets des Vosges et du Jura. Les stations des Alpes sont recouvertes de plusieurs centimètres de neige. Côté suisse, certaines stations reçoivent jusqu'à 30 cm. En Autriche, il neige dès 700 mètres et il tombe 1 mètre dans certaines stations !

 

Avoriaz (74) recouverte par la neige à 1800 mètres le 13 septembre 2024 - skaping

 

 

Il y a 6 ans, la France avait vécu un mois de septembre particulièrement contrastée. Après une vague de chaleur remarquable à la mi-septembre 2020, une descente d'air froid plonge sur le pays lors de la dernière décade. Les températures s'enfoncent sous les normales du 24 au 28 septembre.

La neige se met à tomber sur l'ensemble des montagnes et s'invite parfois dès 1000 mètres d'altitude. Dans les stations, les cumuls sont importants avec plus de 20 cm dans le nord des Alpes dès 1500 mètres d'altitude. Les paysages prennent des airs d'hiver alors que l'automne calendaire vient juste de débuter.

Le 27 septembre 2020, une dépression se forme sur le nord de l'Italie et engendre un retour d'occlusion qui fait tomber des records de froid dans l'est de la France. Le thermomètre ne dépasse pas 8°C à Annecy et 8,7°C à Besançon, des valeurs 10 à 12°C sous les moyennes de saison.

 

Chamrousse (38) sous un épais manteau de neige le 26 septembre 2020 - photo Jérôme Narcy

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Après le coup de frais, plus de 30°C sur de nombreuses régions]]>

La fraîcheur ne va pas s'éterniser. La chaleur fera un retour en force dès ce week-end des 12 et 13 septembre 2026. Le pic devrait être atteint en début de semaine prochaine avec des températures pouvant atteindre 30 à 35°C.

 

Nouveau pic de chaleur en début de semaine prochaine

Les températures fraîches que nous connaissons actuellement ne vont pas durer. Une dorsale anticyclonique est en train de s'étendre des Açores vers la France. Elle va conduire à un réchauffement progressif de la masse d'air en fin de semaine et notamment ce week-end des 12 et 13 septembre.

Ainsi, l'air très chaud en provenance du nord-ouest de l'Afrique sera soulevé en direction de la France d'ici au début de la semaine prochaine. Les modèles envisagent des températures atteignant 15 à 18°C à 850 hPa (vers 1500 mètres d'altitude) pour les lundi 14 et mardi 15 septembre 2026.

Une telle masse d'air est favorable au retour des fortes chaleurs avec des températures pouvant atteindre et dépasser aisément la barre des 30°C en cas de temps ensoleillé. Il faut donc s'attendre à un nouveau pic de fortes chaleurs sur l'hexagone, bien que moins intense que celui du début de mois.

 

Masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) pour le mardi 15 septembre 2026 - wxcharts.com

 

 

Le réchauffement se mettra en place au cours du week-end avec des températures qui dépasseront le seuil de chaleur (25°C) sur une grande partie de la France dès l'après-midi du samedi 12 septembre avant d'atteindre les 30°C dans le sud-ouest dès dimanche.

Toutefois, c'est en début de semaine prochaine qu'est prévu le véritable pic de chaleur. Cette dernière va s'accentuer le lundi 14 septembre avec souvent 30°C et plus au sud de la Loire. On prévoit 32°C en moyenne du golfe du Lion vers l'Aquitaine. Dans le nord, on attend 25 à 29°C.

Il devrait faire encore plus chaud le mardi 15 septembre avec 34°C prévus en région toulousaine et 30 à 32°C sur une vaste partie centrale de la France. Seules les régions bordant la Manche devraient connaître une nouvelle baisse des températures.

 

Températures maximales prévues du samedi 12 au mardi 15 septembre 2026 - Météo Villes

 

 

Pic à la mi-septembre avant une nouvelle chute

Comme évoqué, le pic de chaleur aura lieu en début de semaine prochaine. Le dernier pic devrait se produire durant la journée du mardi 15 septembre 2026, au cours de laquelle les 30°C pourraient être atteints et dépassés sur les deux tiers de la France.

Certains scénarios sont plus chauds que d'autres. C'est par exemple le cas du modèle anglais (carte ci-dessous) qui projette des températures atteignant 35°C jusqu'en région Centre et des pointes autour de 37°C dans le département de l'Aude, des niveaux remarquables mi-septembre !

Notons que des températures nettement plus fraîches concerneraient les régions bordant la Manche avec seulement une vingtaine de degrés près des côtes. En effet, il semble de plus en plus probable qu'une perturbation pluvieuse arrive par la Manche dès cette journée du mardi 15 septembre.

 

Températures maximales du mardi 15 septembre 2026 selon le modèle anglais - meteologix.com

 

 

La perturbation arrivant par la Manche le mardi 15 septembre annonce un changement de masse d'air. En effet, il apparaît probable que ce front traverse le pays la nuit suivante et durant la journée du mercredi 16 septembre. S'il sera probablement très peu actif, il amènera avec lui l'air océanique.

Comme l'illustre la carte ci-dessous, le changement de masse d'air s'annonce assez drastique entre mardi et mercredi. Une masse d'air issue du nord de l'Atlantique devrait chasser la masse d'air très chaude en direction du bassin méditerranéen, causant une chute importante des températures.

Mercredi 16 septembre, la température de la masse d'air vers 1500m chuterait autour de 5°C vers la Manche et sous les 10°C sur les 3/4 de la France. Au sol, on pourrait donc perdre 10 à 15°C en l'espace de 24 heures avec maximales retombant autour d'une vingtaine de degrés mercredi après-midi.

 

Masse d'air à 850 hPa (vers 1500m) pour le mercredi 16 septembre 2026 - wxcharts.com

 

Ce regain de chaleur ne va donc pas s'inscrire dans la durée. Il semble désormais plus que probable qu'un net rafraîchissement se produise le mercredi 16 septembre après le pic de chaleur atteint lors des après-midi des lundi 14 et mardi 15 septembre. En revanche, la sécheresse n'est pas près de s'effacer...

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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