Actualités Météo Paris 1er site météo pour Paris et sa région https://www.meteo-paris.com/actualites Tue, 21 Jul 2026 06:08:25 +0200 <![CDATA[La Méditerranée réunit les ingrédients d'une fin d'été à haut risque d’inondations]]>

Depuis le début de l'été et même depuis la fin du printemps, les régions méditerranéennes subissent une chaleur excessive et surtout durable avec de ce fait des températures de surface atteignant des niveaux particulièrement élevés.

 

 

Une mer excessivement chaude

 

Alors que la troisième canicule de l'été s'est terminée sur la majorité de la France ces derniers jours, les régions méditerranéennes n'en finissent plus d'avoir chaud. En effet, les températures restent excessives cette semaine sur ce secteur et la vigilance orange canicule est d'ailleurs maintenue par Météo-France de l'Hérault au Var et à la Corse en ce début de semaine.

Le pourtour méditerranéen et plus généralement une large partie du bassin méditerranéen subit ainsi une chaleur particulièrement marquée et surtout très récurrente depuis la fin du mois de mai, ce qui a pour effet de fortement réchauffer la surface de la mer sur ces régions.

Ainsi, une large partie ouest du bassin méditerranéen affiche des températures anormalement élevées, même pour une seconde quinzaine de juillet avec des anomalies atteignant voire dépassant les +4 à +6°C sur ces régions. Nos littoraux observent d'ailleurs les anomalies parmi les plus importantes du bassin actuellement.

 

Anomalies de températures de surface de la Méditerranée au 19 juillet 2026 – SOCIB

 

Ces anomalies de températures sont d'autant plus notables en prenant en compte le fait que la température de la mer Méditerranée atteint généralement son maximum entre la fin du mois d'août et le début du mois de septembre, soit dans plus d'un mois.

Compte tenu des prévisions encore très chaudes du mois d'août prochain, il semble donc acquis que la Méditerranée devrait emmagasiner encore de la chaleur, ce qui pourrait avoir des conséquences cet automne.

 

 

Un risque diluvien pour l'automne ?

 

On le sait, la fin de l'été et l'automne sont des périodes à hauts risques du côté des régions méditerranéennes. C'est en effet à cette période de l'année que des orages parfois virulents et surtout diluviens peuvent se produire, ceux-ci puisant leur énergie dans les eaux méditerranéennes surchauffées par la chaleur estivale.

En effet, plus l’eau est chaude, plus l’évaporation est importante. Cela signifie que l’air situé au-dessus de la mer peut se charger davantage en humidité et se montrer également davantage instable lorsque de l'air plus frais/froid et dépressionnaire parvient à se propager au-dessus de la mer.

Si des conditions dites « normales » sont déjà suffisantes pour engendrer des épisodes orageux violents et diluviens près de la Grande Bleue, une mer surchauffée favorise la survenue d'épisodes encore plus violents, un air plus chaud pouvant contenir encore plus d'humidité.

 

Une mer à +4 ou +6°C peut favoriser des épisodes pluvio-orageux destructeurs entre la fin de l'été et l'automne en Méditerranée

 

Il est toutefois important de noter que les températures excessives des eaux de surfaces ne suffisent pas à elles seules à provoquer ce type d'épisodes. Il est nécessaire que certaines conditions soient réunies pour que des épisodes méditerranéens et/ou cévenols se déclenchent sur le sud-est en cette période de l'année.

Lorsque arrive le mois de septembre, cela fait plus de deux mois que la durée du jour diminue. Aux hautes latitudes, l'air froid commence à s'accumuler, si bien que les flux de nord à nord-ouest ont de moins en moins de difficulté à nous amener un air très frais vers l'ouest de l'Europe.

Lorsque survient une coulée d'air frais venue du nord de l'Atlantique et que ce dernier atteint la Méditerranée, un gros conflit de masses d'air se produit, ce qui génère souvent des épisodes pluvio-orageux de forte intensité, causant parfois de gros dégâts, surtout lorsque la mer est encore anormalement chaude.

Néanmoins, si les conditions restent anticycloniques sur le bassin méditerranéen, alors la chaleur marine ne pourra pas être exploitée par les orages car ceux-ci ne retrouveront tout simplement pas les conditions pour se former.

 

Schéma d'une situation propice aux épisodes pluvio-orageux en Méditerranée en septembre - Météo Villes

 

Il conviendra néanmoins d'attentivement surveiller la situation de cet automne sur le sud-est. Les prévisions saisonnières font en effet état de conditions favorables à la survenue d'épisodes pluvio-orageux répétés près de la Méditerranée dans les prochains mois, en témoignent les anomalies de précipitations attendues entre août et octobre prochains.

 

Anomalies de précipitations sur l'Europe d'août à octobre 2026 – CFS

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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<![CDATA[Pourquoi le risque de nouvelles vagues de chaleur reste très élevé pour ce mois d'août]]>

Si les températures devraient rester raisonnables sur la majorité de la France pour cette dernière décade de juillet, le risque de vague de chaleur reste néanmoins marqué pour le mois d'août prochain.

 

 

Une fin juillet dans les normes ?

 

Depuis ce week-end les températures ont retrouvé des niveaux bien plus raisonnables sur la majorité de la France. En effet, l'arrivée d'air océanique a permis de faire baisser les températures, minimales comme maximales, sur la majorité de la France avec un ressenti devenant même plus frais en allant vers le nord-est du pays.

Cela ne veut néanmoins pas dire que la chaleur a totalement disparu. Celle-ci a en effet été repoussée vers le sud et surtout le sud-est du pays où des records de chaleurs ont de nouveau été battus ce week-end.

Dans les prochains jours, la situation n'évoluera que peu sur la France. En effet, le ressenti pourra rester frais pour cette fin juillet sur le nord et notamment le nord-est du pays alors que la chaleur résistera encore au sud, en témoignent les anomalies de températures attendues sur la France pour cette semaine du 20 au 26 juillet 2026.

 

 

Anomalies de températures en France pour la semaine du 20 au 26 juillet 2026 – ECMWF

 

Ainsi, à l'échelle de la France, pas de vague de chaleur à attendre pour cette fin juillet même si les températures resteront élevées sur la moitié sud, notamment entre Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Méditerranée.

 

 

Un nouveau risque de chaleur généralisée pour août ?

 

Si les températures retrouvent enfin des niveaux plus raisonnables de façon durable sur de nombreuses régions, cela ne veut néanmoins pas dire que celle-ci ne va pas revenir dans les prochaines semaines.

Le mois d'août semble en effet s'annoncer chaud à très chaud sur la France de façon similaire à ce que nous avons pu connaître depuis le début de l'été. Les principaux modèles saisonniers s'accordent en effet sur ce point avec des anomalies prévues notables sur la France dans les prochaines semaines.

 

 

Anomalies de températures envisagées sur la France pour le mois d'août 2026 – ECMWF et CFS

 

 

Le modèle européen mets d'ailleurs un avant un détail intéressant sur ses tendance. En effet, celui-ci envisage une situation de nouveau similaire à ce que nous avons pu connaître depuis le début de l'été et même depuis la fin du printemps, à savoir des anomalies de géopotentiels un peu plus basses entre les Açores et la péninsule ibérique.

Ce type de situation laisse imaginer l'isolement de zones dépressionnaires dans ce secteur alors que des conditions plus anticycloniques persisteraient plus à l'est et au nord, zones dépressionnaires ou gouttes froides qui feraient donc à nouveau office de « pompe à chaleur » vers la Franc durant ce mois d'août.

 

Anomalies de géopotentiels sur l'Europe pour le mois d'août 2026 – ECMWF

 

 

Les premières modélisations font d'ailleurs déjà état d'un début du mois d'août possiblement plus chaud à l'échelle du pays avec des températures bien au-dessus des normales de la période durant la première décade.

 

Anomalies de températures en Europe du 27 juillet au 9 août 2026 – ECMWF

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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<![CDATA[El Niño s’emballe : ses premiers effets sont déjà visibles]]>

El Niño s’emballe : les anomalies chaudes de la température de l'eau de mer sont déjà visibles entre la côte péruvienne et une zone de plusieurs milliers de kilomètres sur le centre du Pacifique

 

 

El Niño s’emballe : ce que cela pourrait changer en France

Alors qu’El Niño se renforce rapidement dans le Pacifique, les premières modifications de la circulation atmosphérique sont déjà observées à l’échelle tropicale. Ce phénomène situé à plusieurs milliers de kilomètres peut-il également influencer la météo en France ? Certains signaux envisagent un temps plus humide sur le sud de l’Europe et une circulation plus perturbée en début d’hiver, mais son influence sur notre pays demeure indirecte et très incertaine.

 

 

La France peut-elle réellement subir les effets d’El Niño ?

 

El Niño se déroule dans le Pacifique équatorial, à près de 10 000 kilomètres de la France. Malgré cet éloignement, un épisode suffisamment puissant peut modifier la circulation atmosphérique à l’échelle planétaire et influencer la position des courants-jets, ces puissantes rivières de vent qui orientent les perturbations.

Son influence est toutefois beaucoup plus nette autour du Pacifique qu’en Europe. En France, El Niño ne permet donc pas d’annoncer directement un automne pluvieux, un hiver doux ou au contraire une multiplication des vagues de froid. Son signal peut être renforcé, atténué ou totalement contrarié par la circulation sur l’Atlantique Nord, la température de l’océan, la position du jet-stream ou encore l’état du vortex polaire.

Les projections de l’Organisation météorologique mondiale et du centre européen de prévisions pour la période juillet-septembre 2026 montrent néanmoins une probabilité légèrement accrue de précipitations supérieures à la normale sur le sud de l’Europe. Le nord du continent pourrait au contraire connaître un temps plus sec (ce qui a déjà été observé au cours de la première partie de l'été). La cohérence entre les différents modèles reste cependant faible à modérée : il s’agit d’une tendance saisonnière, et certainement pas de la prévision d’une période continuellement pluvieuse.

 

Les modèles saisonniers entrevoient un contraste entre le sud et le nord de l’Europe, mais la fiabilité demeure limitée sur notre continent – ECMWF

 

 

Un début d’hiver potentiellement plus perturbé ?

 

Lors des épisodes El Niño les plus marqués, les observations historiques montrent parfois une circulation océanique plus dynamique sur l’ouest de l’Europe en automne et en première partie d’hiver. Le risque de périodes douces, humides et venteuses peut alors devenir plus important.

À l’inverse, certains épisodes ont été suivis d’une circulation plus calme et plus froide en seconde partie d’hiver sur le nord-ouest de l’Europe. Ces relations statistiques ne se vérifient cependant pas systématiquement. Deux El Niño d’intensité comparable peuvent produire des conséquences très différentes en France.

À ce stade, le phénomène constitue donc seulement un élément supplémentaire à surveiller pour la tendance de l’hiver 2026-2027. Il ne permet ni d’annoncer un hiver doux et pluvieux, ni d’écarter des épisodes froids. Les prévisions deviendront plus pertinentes à l’automne, lorsque l’évolution de l’Atlantique et du vortex polaire sera mieux connue. Analyse du Met Office

 

 

El Niño se renforce beaucoup plus vite que prévu

 

Si ses conséquences européennes restent incertaines, la montée en puissance d’El Niño dans le Pacifique ne fait plus guère de doute. Après une faible La Niña durant l’hiver dernier, les eaux équatoriales se sont rapidement réchauffées au cours du printemps.

À la mi-juillet, l’anomalie hebdomadaire atteignait +1,3 °C dans la région Niño 3.4, utilisée comme référence pour surveiller le phénomène. Elle approchait même +2,6 °C près des côtes de l’Amérique du Sud. Cette vaste langue d’eau anormalement chaude est désormais clairement visible entre le centre du Pacifique et le littoral sud-américain.

Le réchauffement se prolonge également en profondeur. Une importante réserve de chaleur s’est constituée sous la surface de l’océan et pourrait continuer à alimenter El Niño durant l’été et l’automne. La NOAA estime à 97 % la probabilité que le phénomène persiste jusqu’au début du printemps 2027. Suivi d’El Niño par la NOAA

 

Une spectaculaire langue d’eau anormalement chaude s’étend désormais le long de l’équateur, jusqu’aux côtes de l’Amérique du Sud.

 

 

Un risque très élevé d’épisode historique

 

Le terme « super El Niño » est régulièrement utilisé dans les médias, mais il ne correspond à aucune classification officielle. Les organismes météorologiques parlent plutôt d’un épisode faible, modéré, fort ou très fort.

Or, les dernières projections sont particulièrement impressionnantes. La NOAA estime désormais à 81 % la probabilité qu’El Niño atteigne la catégorie “très forte” entre octobre et décembre 2026. S’il se confirmait, cet épisode pourrait se classer parmi les plus puissants observés depuis le début des relevés modernes en 1950.

L’ensemble des modèles étudiés par l’Organisation météorologique mondiale envisage une anomalie moyenne proche de +2 °C dans le Pacifique équatorial dès la période juillet-septembre, avec une intensification susceptible de se poursuivre durant l’automne. L’intensité définitive reste toutefois à confirmer, car El Niño atteint généralement son maximum entre novembre et février.

 

La NOAA estime à 81 % la probabilité qu’El Niño devienne très fort à la fin de l’année 2026.

 

 

Ses premiers effets sont déjà observés

 

El Niño ne se limite plus au réchauffement de l’océan. L’atmosphère tropicale commence elle aussi à réagir, signe que le couplage entre l’océan et l’atmosphère est maintenant bien établi.

Les alizés se sont affaiblis sur une partie du Pacifique équatorial. Dans le même temps, les pluies tropicales se sont déplacées vers le centre et l’est de l’océan. Depuis juin, les précipitations sont plus abondantes que la normale autour de la ligne de changement de date et dans le Pacifique est-central. Elles sont au contraire déficitaires autour de l’Indonésie, des Philippines et de la Papouasie–Nouvelle-Guinée.

El Niño commence également à peser sur les prévisions cycloniques. La NOAA évalue à 70 % le risque d’une saison plus active que la normale dans le Pacifique oriental, tandis que l’Atlantique présente 55 % de probabilité de connaître une activité inférieure à la normale. Le phénomène tend en effet à perturber la formation des ouragans sur l’Atlantique, mais à les favoriser dans le Pacifique.

 

Les pluies tropicales se renforcent sur le Pacifique central tandis qu’elles diminuent déjà autour de l’Indonésie – NOAA.

 

 

Une possible accélération de la chaleur mondiale

 

El Niño libère vers l’atmosphère une partie de la chaleur accumulée dans le Pacifique. Son développement entraîne généralement une hausse temporaire de la température moyenne mondiale, qui s’ajoute au réchauffement climatique d’origine humaine.

L’influence maximale d’El Niño se manifeste souvent plusieurs mois après son apparition. Le puissant épisode attendu à la fin de l’année pourrait donc avoir des conséquences particulièrement importantes en 2027. Le Met Office estime que la chaleur résiduelle libérée par le Pacifique pourrait faire de cette année une sérieuse candidate à un nouveau record mondial de température.

Cela ne signifie pas que toutes les régions seront continuellement plus chaudes, ni que chaque canicule pourra être attribuée à El Niño. Le phénomène augmente surtout la probabilité de températures moyennes très élevées et contribue à déplacer les zones exposées aux sécheresses, aux pluies intenses et aux autres événements extrêmes.

 

 

Ce qu’il faut retenir pour la France

 

El Niño est désormais bien installé et pourrait devenir l’un des plus puissants jamais observés. Ses premières conséquences sont déjà visibles dans le Pacifique, mais son influence sur la France reste beaucoup moins directe.

Un sud de l’Europe plus humide en fin d’été et un début d’hiver plus perturbé font partie des scénarios possibles. Ces tendances restent cependant fragiles et devront être confrontées à l’évolution de l’Atlantique au cours des prochains mois. El Niño peut influencer notre météo, mais il ne décidera pas, à lui seul, du déroulement de l’automne et de l’hiver en France.

 

Auteur : Guillaume Séchet

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<![CDATA[La France s’assèche : enfin de la pluie dès le week-end prochain ?]]>

Un scénario plus humide envisage le passage d’une perturbation pluvieuse sur une grande partie de la France à partir du week-end prochain.

 

La France s’assèche : enfin de la pluie dans une semaine ?

 

La sécheresse s’aggrave rapidement en France après un début de saison chaude marqué par des températures exceptionnellement élevées et des précipitations très insuffisantes. Les prochains jours resteront encore très secs, mais plusieurs scénarios entrevoient désormais le retour d’un courant océanique et de pluies plus étendues à partir du week-end prochain. Un changement encourageant, mais encore incertain et probablement insuffisant pour enrayer durablement la sécheresse.

 

Un bilan annuel trompeur, mais une sécheresse déjà historique

 

À première vue, le bilan pluviométrique depuis le 1er janvier paraît presque à l’équilibre, avec un déficit national limité à environ 4 % à la mi-juillet. Cette situation s’explique toutefois par les pluies abondantes tombées durant l’hiver et au début du printemps, qui ont permis de reconstituer une partie des nappes phréatiques profondes. Mais depuis le début de la saison chaude, le régime s’est brutalement inversé : les précipitations sont devenues très rares et le déficit atteint des proportions exceptionnelles depuis le début de l’été, avec seulement 3 mm à Bastia, 24 mm à Paris ou encore 33 mm à Dijon. Sous l’effet de la chaleur, de l’évaporation et de l’assèchement rapide des sols, le bilan hydrique se situe désormais à un niveau extrêmement bas, quasiment comparable à celui de la sécheresse historique de 1976. Près d’un quart des petits cours d’eau sont déjà à sec, soit deux fois plus qu’en 2022, une situation particulièrement préoccupante puisque ces ruisseaux et rivières alimentent ensuite les grands fleuves. À terme, les ressources utilisées pour l’alimentation en eau potable d’environ un tiers des Français pourraient ainsi être fragilisées. De nombreux départements ont d’ailleurs déjà atteint un niveau de crise élevé et sont soumis à d’importantes restrictions d’usage de l’eau.

 

Une sécheresse encore aggravée d’ici vendredi

 

La situation va continuer à se dégrader au cours des prochains jours. Jusqu’au vendredi 24 juillet, la France restera sous l’influence d’un temps largement ensoleillé et quasiment dépourvu de précipitations. Le vent de nord-est à nord, parfois sensible, transportera par ailleurs une masse d’air particulièrement sèche et accentuera l’évaporation ainsi que la perte d’humidité dans les couches superficielles des sols. La comparaison entre dimanche 19 et vendredi 24 juillet montre ainsi une nette extension des zones les plus sèches, notamment sur la moitié nord, l’ouest et une partie du centre du pays. Même si les températures seront temporairement moins élevées dans certaines régions, l’absence de pluie, l’ensoleillement et le vent suffiront à accélérer l’assèchement de la végétation.

 

Prévision de l’humidité des sols entre le dimanche 19 et le vendredi 24 juillet 2026, montrant une nette aggravation de la sécheresse sur une grande partie de la France.

 

 

Un changement de temps possible à partir du prochain week-end

 

Depuis quelques heures, les prévisions deviennent toutefois un peu plus encourageantes pour le week-end des 25 et 26 juillet. L’anticyclone pourrait se décaler suffisamment pour permettre à un courant d’ouest plus océanique de gagner la France. Une perturbation pluvieuse serait alors susceptible de traverser le pays, avec un axe de précipitations s’étirant du Sud-Ouest vers le Nord-Est. Selon le scénario actuellement envisagé, près des trois quarts du territoire pourraient recevoir de la pluie, même si la répartition et l’intensité de ces précipitations restent encore très incertaines à cette échéance. Certaines régions pourraient ne recevoir que quelques millimètres, tandis que des pluies plus soutenues, voire orageuses, seraient possibles localement, notamment vers l’est.

 

 

Des probabilités de pluie désormais significatives

Les prévisions d’ensemble du modèle européen AIFS confirment l’apparition d’un signal pluvieux à partir du vendredi 25 ou du samedi 26 juillet. À Paris comme à Bourges, la quasi-totalité des scénarios restent secs jusqu’au jeudi 24, avant qu’un nombre croissant de projections ne fasse apparaître des précipitations. Le signal semble même un peu plus marqué dans le centre du pays, où plusieurs scénarios envisagent des passages pluvieux ou orageux plus actifs. Cette dispersion importante montre néanmoins que le calendrier, l’intensité et la localisation exacte des pluies restent à préciser. Le retour d’un temps plus perturbé devient donc plausible, mais il n’est pas encore garanti dans les proportions actuellement suggérées.

 

Légende de l’illustration 3 : Probabilités de précipitations à Paris et Bourges selon les différents scénarios du modèle AIFS entre le 19 juillet et le 2 août 2026.

 

 

Des cumuls modestes, mais bienvenus pour la végétation

 

Le scénario européen HRES prévoit des cumuls généralement modestes d’ici au 3 août sur une grande partie de l’ouest et du centre de la France, souvent compris entre quelques millimètres et une quinzaine de millimètres. Les quantités pourraient devenir plus importantes en allant vers le Nord-Est et surtout près des reliefs de l’est, où les averses et les orages seraient susceptibles de déposer localement plusieurs dizaines de millimètres. Même faibles, ces précipitations apporteraient un répit bienvenu à la végétation, aux cultures et aux sols les plus superficiels. Elles pourraient aussi ralentir temporairement la baisse du débit de certains cours d’eau, mais leur effet resterait très variable selon leur intensité et leur régularité.

 

Cumuls de pluie envisagés en France d’ici au lundi 3 août 2026 selon le scénario européen HRES.

 

 

Un répit possible, mais certainement pas la fin de la sécheresse

 

Ce possible retour de la pluie constitue donc un signal encourageant après plusieurs semaines exceptionnellement sèches. Il ne suffirait cependant probablement pas à combler les déficits accumulés depuis le début de la saison chaude. Nous sommes au cœur de l’été, à une période où l’évaporation est très forte et où une partie importante de l’eau tombée est rapidement utilisée par la végétation ou renvoyée vers l’atmosphère. Pour améliorer durablement la situation des sols, des rivières et des nappes les plus réactives, il faudrait plusieurs épisodes pluvieux réguliers et suffisamment généralisés. La perturbation envisagée pour le prochain week-end pourrait donc offrir une première respiration, mais certainement pas mettre fin à la sécheresse.

 

Auteur : Guillaume Séchet

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/la-france-s-asseche-quand-la-pluie-va-t-elle-enfin-revenir
<![CDATA[À peine 10 °C le matin : un sérieux coup de frais va toucher ces régions]]>

Écarts à la normale des températures prévues pour lundi après-midi. 

 

 

Un sérieux coup de frais va toucher ces régions

Après trois épisodes caniculaires particulièrement intenses depuis le mois de mai, une partie de la France va connaître un changement d’ambiance notable. De l’air beaucoup moins chaud va s’engouffrer sur les régions septentrionales et orientales, faisant chuter les températures de 10 à 15 °C par rapport aux valeurs observées ces derniers jours. Le Sud-Ouest et les régions méditerranéennes resteront toutefois à l’écart de ce rafraîchissement.

 

Un flux de nord-est va rabattre un air beaucoup moins chaud

 

Un puissant anticyclone va gonfler sur le nord de l’Atlantique et étendre son influence vers les îles Britanniques. Sur son flanc oriental, un courant de nord à nord-est entraînera vers la France une masse d’air en provenance du nord de l’Europe, nettement moins chaude que celle qui recouvrait le pays durant la canicule. Cette configuration repoussera progressivement le dôme de chaleur vers la péninsule Ibérique, la Méditerranée et l’Afrique du Nord. Le rafraîchissement gagnera d’abord les Hauts-de-France, la Normandie et le Grand Est, avant de s’étendre vers l’Île-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et le nord d’Auvergne-Rhône-Alpes. Il ne s’agira pas d’un véritable « coup de froid », mais le contraste sera saisissant après les températures excessives de ces dernières semaines. Consulter les cartes du modèle GFS.

 

Situation atmosphérique prévue mardi 21 juillet

Situation atmosphérique prévue le mardi 21 juillet 2026 à 14 heures par le modèle GFS. L’anticyclone centré près des îles Britanniques dirige un air plus frais vers le nord et l’est de la France.

 

 

Lundi : parfois seulement 22 à 25 °C au nord

 

La baisse deviendra particulièrement sensible lundi après-midi. Le modèle ARPEGE envisage généralement entre 22 et 25 °C des côtes de la Manche aux Hauts-de-France, ainsi que sur les Ardennes, la Lorraine et l’Alsace. Les maximales pourraient se limiter à environ 22 °C à Lille, 24 °C à Nancy et 25 °C à Paris ou Strasbourg. Les températures resteront un peu plus élevées entre la Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Bourgogne et le nord du Massif central, avec le plus souvent 25 à 29 °C. Après des pointes de 35 à 40 °C lors de la canicule, la perte atteindra localement une quinzaine de degrés. Le ressenti pourra même paraître frais sous les passages nuageux et lorsque le vent de nord-est se renforcera. Consulter les cartes du modèle ARPEGE.

 

Températures prévues lundi 20 juillet

Températures à 2 mètres prévues le lundi 20 juillet 2026 à 14 heures par le modèle ARPEGE. Les valeurs les plus basses concernent le nord et le nord-est, tandis que la forte chaleur résiste dans le Sud.

 

 

Mardi matin : le thermomètre pourrait approcher 10 °C

 

Le changement se fera également sentir durant les nuits. Grâce à un air plus sec et à des éclaircies parfois durables, le thermomètre pourra fortement baisser entre lundi soir et mardi matin. Des minimales de 10 à 13 °C sont envisagées dans de nombreuses régions situées au nord de la Loire. On pourrait relever environ 12 °C à Lille et Nancy, 13 °C à Paris et jusqu’à 10 °C à Strasbourg. Dans certaines campagnes, vallées et zones abritées du Grand Est, de Bourgogne-Franche-Comté ou du Massif central, quelques valeurs inférieures à 10 °C ne sont pas exclues. Après les nombreuses nuits tropicales de juin et juillet, durant lesquelles le mercure ne descendait parfois pas sous 22 à 25 °C, il faudra donc ponctuellement retrouver une petite laine au lever du jour.

 

Températures prévues mardi matin

Températures prévues le mardi 21 juillet 2026 à 8 heures par le modèle ARPEGE. La fraîcheur matinale gagnera une grande partie de la moitié nord, avec seulement 10 à 13 °C sur de nombreux secteurs.

 

 

Une France coupée en deux, avec encore près de 40 °C au sud

 

Ce coup de frais ne concernera pas toute la France avec la même intensité. Dès mardi puis mercredi, les températures repartiront à la hausse sur la façade atlantique, le Centre et l’Ouest, où elles retrouveront souvent 27 à 31 °C. Le Nord-Est restera plus longtemps en marge de la chaleur, avec une ambiance parfois mitigée et des maximales généralement comprises entre 24 et 27 °C. À l’inverse, l’air très chaud restera solidement installé du Sud-Ouest à la Méditerranée. Toulouse pourrait encore atteindre 37 à 38 °C, Marseille 33 à 36 °C et des pointes proches de 40 °C demeureront possibles dans l’intérieur du Languedoc, de la Provence ou du Sud-Ouest selon les modèles. Le pays sera donc soumis à un contraste thermique particulièrement important, dépassant parfois une quinzaine de degrés entre les régions proches de la Manche et l’arc méditerranéen.

 

Températures prévues le mercredi 22 juillet 2026 à 14 heures par le modèle ARPEGE. Une hausse se dessine dans l’Ouest, mais le Nord-Est reste plus tempéré tandis que les fortes chaleurs persistent au sud.

 

Ce rafraîchissement offrira donc un répit appréciable, notamment des Hauts-de-France au Grand Est en passant par l’Île-de-France. Il restera néanmoins temporaire et très inégal : la chaleur continuera de dominer dans les régions méridionales, tandis que les scénarios divergent encore sur son éventuel retour vers le nord du pays durant la fin du mois de juillet.

 

Auteur : Guillaume Séchet

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<![CDATA[Après le rafraîchissement, le dôme de chaleur peut-il frapper une quatrième fois ?]]>

Vers une quatrième offensive du dôme de chaleur en France ?

Après un troisième épisode caniculaire particulièrement intense, la situation va enfin évoluer sur la France. L’installation d’un anticyclone au nord-ouest des îles Britanniques favorisera l’arrivée d’un air moins chaud par le nord, tandis que les températures retrouveront des niveaux plus proches des normales saisonnières sur une large moitié nord du pays. Ce rafraîchissement ne signifiera toutefois pas la disparition du dôme de chaleur : l’air brûlant restera solidement installé sur l’Afrique du Nord et le bassin méditerranéen, prêt à tenter une nouvelle remontée vers la France avant la fin du mois de juillet.

 

 

1. Le dôme de chaleur repoussé vers le sud

 

La troisième canicule de l’été 2026 va progressivement prendre fin grâce à l’arrivée d’un courant plus frais en provenance du nord de l’Europe. Cette masse d’air moins chaude gagnera d’abord les régions septentrionales, puis une grande partie du pays au cours du week-end. Les températures redeviendront alors plus respirables, parfois proches des normales de saison entre les côtes de la Manche, le bassin parisien et le nord-est. En revanche, le recul du dôme de chaleur restera relatif : son cœur se décalera vers la péninsule Ibérique, l’Afrique du Nord et la Méditerranée, où les températures demeureront particulièrement élevées. La France se retrouvera donc à proximité immédiate de cet immense réservoir d’air chaud, ce qui entretiendra la menace d’une nouvelle remontée vers le nord si la circulation atmosphérique venait à s’orienter de nouveau au sud ou au sud-ouest.

 

 

2. Une chute sensible des températures d’ici dimanche

 

L’évolution des températures maximales entre le jeudi 16 et le dimanche 19 juillet illustre l’ampleur du changement attendu. Après des valeurs encore souvent comprises entre 30 et 35 °C sur de nombreuses régions jeudi après-midi, la chaleur reculera nettement par le nord et l’ouest. Dimanche, les températures maximales pourront parfois rester sous les 25 °C sur une grande moitié nord, avec une ambiance bien plus supportable qu’au cours des journées précédentes. La chaleur résistera davantage dans le Midi, notamment près de la Méditerranée, mais sans atteindre partout les niveaux extrêmes observés durant la canicule. Cette baisse marquera une véritable pause thermique, accompagnée d’un temps souvent sec sous l’influence de l’anticyclone britannique. Elle ne constituera cependant pas nécessairement un changement durable pour toutes les régions, car l’air très chaud restera présent à faible distance au sud de la France.

 

Entre jeudi 16 et dimanche 19 juillet, les températures maximales chutent nettement sur la moitié nord de la France, tandis que la chaleur persiste davantage dans le Midi.

 

 

3. Une remontée chaude possible autour du 27 juillet

 

Certains scénarios envisagent une nouvelle tentative de remontée du dôme de chaleur vers la France autour du lundi 27 juillet. Dans cette hypothèse, l’air très chaud présent sur l’Espagne et l’Afrique du Nord progresserait temporairement vers le nord, atteignant notamment le sud, le centre et potentiellement une partie de la moitié nord du pays. Cette configuration pourrait provoquer une hausse rapide des températures, voire le retour de très fortes chaleurs dans plusieurs régions. Toutefois, le scénario représenté reste lointain et doit être considéré avec prudence. Le même modèle envisage d’ailleurs un basculement rapide vers un courant océanique beaucoup plus frais dès le jeudi 30 juillet, rejetant l’air brûlant vers la Méditerranée et l’Europe du Sud-Est. À ce stade, l’option qui semble la plus crédible serait donc celle d’une offensive chaude brève, rapidement interrompue par le retour d’un flux d’ouest ou de nord-ouest plus tempéré et potentiellement plus durable.

 

Le modèle GFS envisage une remontée temporaire de l’air très chaud vers la France le lundi 27 juillet, avant un net rafraîchissement océanique autour du jeudi 30 juillet.

 

 

4. Le risque de très fortes chaleurs reste présent fin juillet

 

Les différents scénarios de températures prévus à Paris, représentatifs d’une grande partie de la moitié nord de la France, confirment l’importante incertitude pour la dernière semaine de juillet. La majorité des courbes maintient des températures relativement proches des normales saisonnières après le rafraîchissement du week-end, mais la dispersion augmente nettement à partir du 25 ou du 26 juillet. Plusieurs scénarios font alors remonter les températures au-dessus de 30 °C, certains approchant même 35 à 40 °C à Paris. Ces solutions très chaudes ne sont pas majoritaires, mais elles sont suffisamment nombreuses pour que le risque ne puisse pas être écarté. La moyenne des scénarios ne suggère pas encore une quatrième canicule durable et généralisée, mais elle souligne la possibilité d’un nouveau pic de chaleur, potentiellement intense mais éphémère. La présence de scénarios beaucoup plus frais confirme également que l’évolution dépendra de la position exacte de l’anticyclone et de la capacité du courant océanique à se maintenir sur l’Europe occidentale.

 

Les scénarios pour Paris divergent fortement après le 25 juillet : la majorité reste modérée, mais plusieurs simulations envisagent le retour de températures comprises entre 35 et 40 °C.

 

 

Une menace à surveiller, mais aucun scénario caniculaire encore établi

 

Le rafraîchissement attendu à partir du week-end offrira donc un répit bienvenu après cette troisième canicule. Sur la moitié nord, les températures pourraient même rester agréables durant plusieurs jours. Toutefois, la chaleur extrême ne disparaîtra pas à l’échelle de l’Europe : elle demeurera concentrée entre le Sahara, la péninsule Ibérique et la Méditerranée.

Une nouvelle remontée vers la France demeure possible durant la dernière semaine de juillet. À ce stade, les scénarios privilégiant un épisode chaud bref, suivi d’un courant océanique plus frais, sont plus nombreux que ceux annonçant une quatrième canicule durable. Néanmoins, les simulations les plus chaudes, notamment pour Paris et la moitié nord, sont suffisamment marquées pour que ce risque soit suivi avec attention au cours des prochaines actualisations.

 

Auteur : Guillaume Séchet

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<![CDATA[Orages meurtrier jeudi en France : tornade, grêlons géants et vents destructeurs]]>

Tornade, grêlons géants, puissantes rafales, inondations, les orages ont été particulièrement virulents à travers la France ces derniers jours

 

 

Mercredi 15 juillet : grêlons géants sur le centre-est

 

La journée du 15 juillet s'est montrée très instable à travers la France avec des orages parfois virulents concernant notamment une partie du nord-ouest et le centre-est du pays.

En début de journée, un virulent orage supercellulaire a par exemple concerné la Charente-Maritime en s'accompagnant notamment de fortes chutes de grêle dépassant localement les 3 à 4 cm de diamètre. Ceux-ci ont engendré de nombreux dégâts à la végétation mais également aux infrastructures.

 

Gros grêlons en début de journée du 15 juillet à Jarnac-Champagne (17) – Photos : Jiif Ellav

 

En cours de matinée, une partie de la Bretagne fut également concernée par des orages très pluvieux engendrant localement des inondations, notamment du côté des Côtes d'Armor où les cumuls se sont montrés localement importants.

On a par exemple pu relever jusqu'à 46,6 mm à Ploubazlanec, 37,8 mm à Pommerit-Jaudy ou encore 30,4 mm à Lanleff.

 

Inondations locales en matinée du 15 juillet 2026 dans les Côtes d'Armor suites aux orages - Doudouanto Morfoisse via Météo – Bretagne

 

À la mi-journée, c'est principalement du Massif Central aux reliefs de l'est que les orages les plus virulents étaient observés avec plusieurs cellules très pluvieuses et très venteuses balayant ces régions jusqu'en début d'après-midi.

 

Grêlons de grosse taille à Murat-le-Quaire dans le Puy-de-Dôme à la mi-journée du 15 juillet 2026 – Photographie : Béatrice Auberger

 

C'est néanmoins du côté de l'Ardèche en cours d'après-midi que l'orage le plus violent de la journée a pu être observé. Un orage en V particulièrement virulent s'est en effet développé sur les reliefs du département, produisant une intense activité électrique (plus de 200 éclairs par minute), de puissantes rafales de vent et surtout des grêlons dépassant localement les 7/8 cm de diamètre dans la région d'Aubenas, localement jusqu'à 10 cm de diamètre sur les secteurs les plus touchés.

Ces grêlons géants ont engendré de très nombreux dégâts sur le secteur, tant à la végétation qu'aux infrastructures et aux véhicules. 

 

Grêle géante en Ardèche en fin de journée du 15 juillet 2026 - Via Keraunos 

 

 

En soirée, ce fut au tour de la ville de Dijon d'être balayée par un violent orage supercellulaire produisant des pluies diluviennes, de puissantes rafales et surtout une nouvelle-fois des chutes de grêle dommageables avec des grêlons dépassant les 4/5 cm en pleine agglomération. Là encore, de nombreux dégâts ont été observés. 

 

Grêlons et dégâts associés en fin de journée du 15 juillet 2026 à Dijon - Photographie : Sand Ogéas

 

Au total, plus de 93 000 éclairs ont été relevés à travers le pays durant cette journée, en faisant l'une des plus orageuses de l'année pour le moment. 

 

 

Jeudi 16 juillet : orages parfois violents et tornade dans la Loire 

 

Si la matinée du 16 juillet fut relativement calme avec simplement quelques averses résiduelles sur la France, l'instabilité s'est nettement renforcée en seconde partie de journée avec la formation d'orages parfois forts une nouvelle-fois, concernant d'abord le centre-ouest du pays et la Bretagne en s'accompagnant notamment de pluies localement intenses et de chutes de grêle une nouvelle-fois dommageables. 

Ce fut notamment le cas en milieu d'après-midi à la frontière entre la Charente et la Charente-Maritime avec la circulation d'un violent orage supercellulaire sur ce secteur, produisant des grêlons de plus de 4 à 5 cm de diamètre sur le secteur de Sonnac (17). 

 

Grêlons de grosse dimension à Sonnac (17) en après-midi du 16 juillet 2026 - Photo : Elodie Lassaire 

 

Cet orage supercellulaire s'est ensuite décalé vers la Haute-Vienne tout en gardant une intensité particulièrement virulente, s'accompagnant de chutes de grêle dommageables mais aussi de puissantes rafales de vent. Malheureusement, cet orage engendrera la mort d'une femme sur ce département lors de son passage, celle-ci ayant été victime de la chute d'un arbre. 

Arrivée de l'orage supercellulaire en fin d'après-midi du 16 juillet à l'ouest de Limoges - Photographie : La Météo en Haute-Vienne

 

Dans le même temps, un autre violent orage supercellulaire s'est développé plus à l'est, entre le Puy-de-Dôme et la Loire, s'accompagnant rapidement de chutes de grêle là aussi dommageables avec des grêlons atteignant localement les 6/7 cm de diamètre sur le département de la Loire. 

 

Orage supercellulaire et grêlon de 7 cm de diamètre dans la Loire en fin de jorunée du 16 juillet 2026 - Via Keraunos et Meteo43

 

Cet orage s'est ensuite peu à peu décalé vers le nord de Saint-Étienne tout en gardant un intensité particulièrement virulente. C'est d'ailleurs sur ce secteur qu'il produira le plus de dégâts puisqu'une tornade s'est en effet formée près l'A72 au nord-est de la ville, renversant un poids lourd, arrachant de nombreux arbres et abîmant plusieurs bâtiments du secteur. 

 

Tornade au nord-est de Saint-Étienne en fin de journée du 16 juillet 2026 - Francky Hay

 

Bien heureusement, cette tornade ne fut que de courte durée et n'a engendré aucune victime. 

Cet orage a ensuite continué sa course vers le sud de l'agglomération lyonnaise et le nord de l'Isère, engendrant des dégâts dus à la grêle sur son passage avant de finalement s'estomper à la tombée du jour. 

Par la suite, en soirée et nuit suivante, les orages sont restés localement virulents entre le centre-est et la Bourgogne puis plus tardivement entre le sud-ouest et le Massif Central, s'accompagnant une nouvelle-fois de pluies intenses, de fortes rafales de chutes de grêle et d'une intense activité électrique. Ceux-ci ont malheureusement provoqué une nouvelle victime en Isère, un homme ayant péri sur la commune de Dolomieu dans l'incendie de son atelier suite à un impact de foudre. 

 

Arrivée d'un violent orage sur le Beaujolais en soirée du 16 juillet 2026 - Photographie : Sky Will

 


Cette journée du 16 juillet est ainsi devenue la journée la plus orageuse de l'année pour le moment avec des orages touchant de nombreuses régions jusque tard dans la nuit. Ceux-ci ont d'ailleurs engendré des cumuls localement importants, notamment sur le centre-est, la Bretagne et une partie du Massif Central avec jusqu'à : 

  • 69.7mm à Saint Poncy (15)
  • 64.7mm à Grammond (42)
  • 60.9mm au Reposoir (74)
  • 55.8mm à Novel (74)
  • 54.1mm à Ploërmel (56)
  • 53.3mm à Saint-Come-d'Olt (12)
  •  

Cumuls de précipitations sur la France entre le 16 et le 17 juillet 2026 - Meteo60

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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<![CDATA[Derniers violents orages ce vendredi soir : grêle et fortes rafales attendues dans ces régions]]>

Les orages les plus actifs devraient circuler du Centre-Ouest au nord-est de la France ce vendredi après-midi et en soirée.

 

Orages de grêle ce vendredi soir : quelles régions sont les plus menacées ?

 

Après plusieurs journées marquées par des orages particulièrement violents, parfois meurtriers et dévastateurs, l’instabilité restera encore importante sur une partie de la France ce vendredi 17 juillet. Des orages de grêle et de fortes rafales sont attendus entre l’après-midi et la soirée, principalement du Centre-Ouest aux frontières de l’Est. Cette dégradation devrait toutefois constituer l’un des derniers soubresauts de cet épisode.

 

Un axe orageux du Centre-Ouest jusqu’au nord-est

 

Les orages se multiplieront à partir du milieu d’après-midi, généralement entre 15 heures et 22 heures. Ils devraient principalement circuler selon un axe s’étendant du Poitou, des Charentes et des Pays de la Loire jusqu’au Grand Est, en passant par le Centre-Val de Loire, la Bourgogne, la Franche-Comté et une partie de l’Auvergne-Rhône-Alpes. Leur répartition restera toutefois irrégulière : certaines localités pourront subir un orage violent tandis que d’autres, situées à seulement quelques kilomètres, resteront presque au sec. Le risque semble plus limité près de la Manche, sur l’extrême Sud-Ouest ainsi que dans les régions méditerranéennes.

 

 

Des orages fréquents entre 15 heures et 22 heures

 

C’est entre la fin de l’après-midi et le début de soirée que l’activité électrique devrait atteindre son maximum. Les orages pourront être fréquents dans le Centre-Ouest, le Centre, le Massif central, la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est. La chaleur et l’humidité encore présentes près du sol fourniront suffisamment d’énergie pour alimenter des cellules parfois vigoureuses. Celles-ci pourront provoquer de fortes pluies en peu de temps, avec un risque de ruissellements ou d’inondations ponctuelles, notamment dans les secteurs récemment touchés où les sols sont parfois saturés. L’activité devrait ensuite progressivement diminuer en cours de nuit.

 

zones où les orages devraient être les plus fréquents ce vendredi, principalement entre 15 heures et 22 heures.

 

 

Un risque de grêle du Poitou à l’Alsace

 

La grêle constituera une nouvelle fois l’un des principaux dangers de cette dégradation. La zone la plus exposée s’étirera du Poitou et des Charentes vers le Centre, la Bourgogne-Franche-Comté, la Lorraine et l’Alsace. Des chutes de grêle pourront également concerner ponctuellement les Pays de la Loire et le nord de l’Auvergne. Les grêlons devraient généralement rester compris entre 1 et 3 cm de diamètre sous les cellules les plus actives. Ces dimensions sont bien inférieures aux grêlons géants observés lors des journées précédentes, mais elles restent suffisantes pour provoquer localement des dommages aux cultures, aux véhicules ou aux installations les plus fragiles.

 

risque de grêle ce vendredi soir, avec des grêlons pouvant localement atteindre 1 à 3 cm du Centre-Ouest aux frontières de l’Est.

 

 

Des rafales de 60 à 80 km/h, localement 90 km/h

 

Outre la grêle et les pluies intenses, de brusques rafales de vent accompagneront certains orages. Des pointes de 60 à 80 km/h sont possibles du Centre-Ouest à la Bourgogne et au Grand Est. Très localement, notamment sous une cellule particulièrement organisée ou lors de son effondrement, une rafale proche de 90 km/h ne peut être exclue. Ces coups de vent pourront casser quelques branches, déplacer des objets légers ou occasionner des dégâts ponctuels. Le phénomène devrait toutefois rester moins généralisé et moins violent que lors des épisodes orageux les plus sévères de ces derniers jours.

 

rafales maximales envisagées sous les orages vendredi soir, souvent comprises entre 60 et 80 km/h et pouvant localement approcher 90 km/h dans l’Est.

 

 

La fin progressive d’un épisode orageux dévastateur

 

Cette nouvelle dégradation intervient après plusieurs journées d’orages particulièrement virulents. Tornade, grêlons géants, rafales destructrices, pluies diluviennes et inondations soudaines ont provoqué d’importants dégâts dans plusieurs régions. Certains phénomènes ont également entraîné des victimes, donnant à cet épisode un caractère aussi exceptionnel que dramatique.

La situation atmosphérique est néanmoins en train d’évoluer. Le puissant dôme de chaleur remonté du Sahara se décale progressivement vers l’est de l’Europe, emportant avec lui le cœur de l’air le plus chaud et le plus instable. Dans le même temps, un anticyclone se renforce sur le nord de l’Atlantique et étend peu à peu son influence vers la France.

De l’air moins chaud, plus sec et surtout plus stable va ainsi gagner une grande partie du pays au cours du week-end. Les orages deviendront nettement plus rares et les températures retrouveront des niveaux plus respirables, notamment sur la moitié nord. Les régions méridionales conserveront une chaleur plus marquée, mais sans atteindre les excès observés ces derniers jours.

Les orages de ce vendredi devront donc encore être surveillés avec attention, principalement du Centre-Ouest au Grand Est. Ils devraient cependant représenter le dernier acte notable d’une séquence orageuse particulièrement longue, violente et destructrice.

 

>>> Cartes de suivi des orages en temps réel 

 

Auteur : Guillaume Séchet

 

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<![CDATA[Une tornade cause des dégâts sur le nord de Saint-Étienne ce jeudi !]]>

Tornade sur le nord de Saint-Étienne (42) ce jeudi 16 juillet 2026 en fin d'après-midi - image Mathis Tosalli

 

Supercellule et tornade au nord de Saint-Étienne

En fin d'après-midi, un orage particulièrement virulent s'est déclenché dans le département de la Loire. Au sein d'une masse d'air très chaude et humide, l'orage a bénéficié d'une instabilité très importante et a très vite gagné en intensité, adoptant une structure supercellulaire.

Ces orages développent un mésocyclone, comme une petite dépression au centre du cumulonimbus. Ainsi, un mouvement rotatif se met en place au sein du nuage, pouvant faciliter les grosses grêles en raison des puissants courants ascendants mais aussi générer des tornades.

C'est ce qui s'est produit au nord de Saint-Étienne ce jeudi 16 juillet 2026 aux alentours de 18 heures. La tornade s'est formée au sud de la supercellule, dont les echos radar montrent des intensités remarquables ! C'est dans le secteur de l'hôpital Nord de Saint-Étienne que la tourbillon a été observé.

 

Image radar dans la Loire le jeudi 16 juillet 2026, au moment de la tornade - meteociel.fr

 

 

Plusieurs habitants ont photographié la supercellule avant qu'elle n'atteigne le nord de la région stéphanoise. On observe une structure particulièrement impressionnante avec une colonne nuageuse particulièrement haute et un mouvement rotatif typique des orages supercellulaires.

Ce que l'on voit à la base du nuage est la signature en "queue de castor" de la supercellule. Il s'agit pas de la tornade mais de la zone d'alimentation de la supercellule. Celle-ci aspire l'air chaud près du sol pour se nourrir et se renforcer. En s'élevant et s'approchant de la base du cumulonimbus, cet air chaud et humide se condense et engendre cette formation nuageuse caractéristique.

Les photographes présents sur place ont également attesté d'un mouvement rotatif particulièrement important, révélant le potentiel tornadique. La base du nuage s'est abaissée très près du sol, favorisant la formation de la tornade au nord de Saint-Étienne.

 

Image de la supercellule au nord-ouest de Saint-Étienne dans la Loire (42) ce jeudi 16 juillet 2026 - Météo 42

 

 

Les images de la tornade

Un internaute s'est retrouvé au plus près de la tornade aux alentours de 18 heures ce jeudi 16 juillet 2026. Depuis son véhicule, il a filmé la tornade et ses vents tourbillonnaires au nord de Saint-Étienne, à proximité immédiate de l'hôpital Nord, sur le territoire de la commune de Saint-Priest-en-Jarez.

Comme le montrent les images ci-dessous, les rafales de vent ont été particulièrement puissantes et la tornade a soulevé avec elle plusieurs débris. Selon les témoignages sur place, la tornade a occasionné des dégâts en arrachant des arbres et endommageant des toitures.

Deux camions ont également été renversés sur l'A72, non loin de là. Il est probable que la tornade ait parcouru plusieurs kilomètres avant que la cellule orageuse n'atteigne le département du Rhône, où de violentes chutes de grêle ont été observées.

 

Tornade à hauteur de l'hôpital Nord de Saint-Étienne à Saint-Priest-en-Jarez (42) ce jeudi 16 juillet 2026 - Mathis Tosalli

 

 

La tornade a occasionné des dégâts sur le nord de l'agglomération stéphanoise, notamment sur le territoire de la commune de Saint-Priest-en-Jarez. Sur le parking d'un centre commercial, les puissantes rafales de vent ont couché plusieurs arbres, dont certains sont tombés sur des voitures.

Notons que cet orage supercellulaire a également engendré de très gros grêlons sur le nord de la région de Saint-Étienne. Plusieurs communes situées au nord immédiat de la ville ont subi des dégâts conséquents avec des grêlons ayant atteint voire dépassé les 5 centimètres de diamètre.

La dégradation orageuse se poursuit en cette soirée du jeudi 16 juillet 2026. Météo France maintient 30 départements du centre et de l'est de la France en vigilance orange aux orages jusqu'au cours de la nuit prochaine. La prudence est de mise !

 

Dégâts de la tornade à Saint-Priest-en-Jarez (42) ce jeudi 16 juillet 2026 - Yvette Granger

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Grêlons géants et probable tornade : les orages deviennent extrêmes]]>

Très gros grêlons tombés à Aubenas en Ardèche (07) le mercredi 15 juillet 2026 - "Lorenzo" sur X

 

Météo France a placé plusieurs régions françaises en vigilance orange aux orages ce jeudi 16 juillet 2026. On redoute de violentes chutes de grêle avec des grêlons susceptibles d'atteindre des dimensions remarquables et dommageables.

 

Orages violents et gros grêlons ce jeudi

Une importante dégradation orageuse va se mettre en place ce jeudi 16 juillet 2026. Les orages vont se multiplier en cours d'après-midi et de soirée, pouvant se prolonger jusque durant la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet. De nombreuses régions françaises sont exposées.

Les orages pourront se montrer forts de la Bretagne au bassin parisien et à la Lorraine ainsi que sur l'arrière-pays méditerranéen. Les plus nombreux et les plus violents sont prévus des Pyrénées à l'Alsace en passant par une vaste partie centre-est de la France.

Sur les régions pré-citées, on redoute notamment de violentes chutes de grêle avec des grêlons de grosse taille pouvant engendrer des dégâts importants. Des rafales de vent tempétueuses (loc. 100-120 km/h), une très forte activité électrique et des pluies diluviennes seront également possibles.

 

Carte du risque orageux pour ce jeudi 16 juillet 2026 - Météo Villes

 

 

La situation était déjà propice aux orages violents dès le mercredi 15 juillet 2026. Certains de ces orages - ayant causé des dégâts importants - ont donné une indication quant au potentiel de grêle qui se développera de nouveau au cours des prochaines heures.

Dans l'Ardèche, Aubenas a été touchée par une supercellule particulièrement violente mercredi. Celle-ci a provoqué la chute de très gros grêlons, dont certains ont atteint 6 à 7 centimètres de diamètre ! De gros dégâts ont été constatés dans toute la zone, notamment sur les véhicules et les toitures.

En soirée de mercredi, un autre orage supercellulaire s'est abattu sur la ville de Dijon en Côte-d'Or. Là aussi, la grêle a fait de gros dégâts. Des grêlons atteignant 5 centimètres sont tombés sur la ville, endommageant des centaines de véhicules ! C'est ce risque qu'il faut surveiller attentivement ce jeudi.

 

Grêlons géants et dégâts importants à Aubenas (07) le mercredi 15 juillet 2026 - photos amateurs

 

 

Risque de grêlons géants

Si plusieurs phénomènes violents pourront accompagner les orages de ce jeudi 16 juillet 2026, le paramètre le plus menaçant est la grêle. Avec une masse d'air particulièrement instable, le risque d'observer des orages de nature supercellulaire est très élevé. Ces supercellules sont susceptibles d'avoir une longue durée de vie.

Les orages supercellulaires sont ceux qui génèrent les plus violentes chutes de grêle. Plus leur durée de vie est importante avec un mouvement rotatif important au sein du nuage (mésocyclone) et plus la taille des grêlons peut être importante. Ce jour, tous les paramètres sont réunis pour observer de la grosse grêle.

Le risque de grêlons géants est important du sud-ouest de la France jusqu'à l'Alsace. En cas d'orage supercellulaire, des grêlons atteignant 5 à 8 centimètres de diamètre pourront être observés ! Avec une telle dimension, la grêle peut faire des ravages et le risque doit être pris très au sérieux.

 

Probabilités de grêle sous orage pour ce jeudi 16 juillet 2026 - ESSL

 

 

D'ailleurs, certaines modélisations sont encore plus inquiétantes quant à la dimension potentielle des grêlons pouvant s'abattre sur le sud de la France ce jeudi 16 juillet 2026. En après-midi et soirée, les paramètres sont au plus haut pour autoriser des grêlons géants.

Sur la carte ci-dessous, on note que la taille potentielle maximale que pourrait atteindre les grêlons grimpe entre 7 et 10 centimètres de diamètre dans le sud de la France, des départements pyrénéens en direction de la moyenne vallée du Rhône !

Même si cette modélisation n'est qu'une projection théorique de ce que pourraient être les plus gros grêlons, elle confirme un potentiel notable de grêlons géants, susceptibles d'occasionner de lourds dégâts là où circuleront les orages supercellulaires.

 

Dimension maximale potentielle des grêlons en cas d'orage ce jeudi 16 juillet 2026 - meteologix.com

 

 

Un risque de tornades également présent

 

Outre la grêle géante et les rafales destructrices, le risque de tornades ne doit pas être négligé sous les supercellules les plus vigoureuses. Un phénomène tourbillonnaire très probablement tornadique a d’ailleurs été filmé au nord de Saint-Étienne dans la Loire ce jeudi soir. Les images montrent un imposant cône reliant la base de l’orage au sol. Une enquête et l’analyse d’éventuels dégâts seront toutefois nécessaires pour confirmer officiellement la tornade et en déterminer l’intensité. Cet événement illustre l’extrême instabilité de la masse d’air : d’autres phénomènes tourbillonnaires très localisés restent possibles en soirée et durant la nuit, principalement sous les orages supercellulaires. Il convient donc de s’éloigner des fenêtres et de rejoindre un bâtiment solide à l’approche d’un orage violent.

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Après un début d’été torride, la chaleur va-t-elle persister ?]]>

La troisième canicule de l'été approche de son terme. Alors que les organismes sont éprouvés par ces fortes chaleurs durables, faut-il redouter un quatrième épisode caniculaire ? Quelles sont les dernières tendances pour la deuxième partie de l'été ?

 

Risque de canicule revu à la baisse la semaine prochaine

Alors que la canicule actuelle n'est même pas terminée, l'inquiétude était déjà présente pour la semaine prochaine. En effet, cela fait plusieurs jours que certains modèles projetaient des scénarios caniculaires pour la semaine prochaine, du 20 au 26 juillet 2026.

Les dernières modélisations, en cette mi-juillet, sont moins inquiétantes. Il semble acquis que le cœur de l'anticyclone restera positionné au large sur l'Atlantique tandis qu'une dépression circulera au dessus de la Mer Baltique. Dans cette configuration, un flux de nord-ouest devrait se maintenir en France.

Si ce flux de nord-ouest sera anticyclonique et apportera donc un temps sec, il devrait permettre de tempérer la chaleur et d'éviter aux masses d'air excessivement chaudes présentes sur l'Espagne et le Portugal de remonter vers notre territoire. Ainsi, nous devrions échapper à une nouvelle canicule, du moins pour le moment.

 

Situation météorologique en Europe pour le jeudi 23 juillet 2026 - tropicaltidbits.com

 

 

Malgré tout, la proximité de l'anticyclone et l'air très chaud présent sur l'Espagne apportera des températures largement estivales en France, en particulier dans les régions du sud. C'est au sud-ouest que l'écart à la normale devrait être le plus net, atteignant +3 à +5°C sur la semaine.

Ainsi, il faut s'attendre à des températures maximales souvent comprises entre 30 et 35°C de l'Aquitaine à la Provence et à la Corse, tandis que les régions du centre et du nord de la France bénéficieront d'une chaleur bien plus modérée et de nuits relativement fraîches.

Même s'il fera chaud dans le midi, les dernières prévisions envisagent des températures quelques degrés sous les seuils de canicule, que ce soit durant les nuits ou les journées. Il n'est donc, à ce jour, pas véritablement prévu de quatrième épisode de canicule, du moins pas à une échéance de 7-10 jours.

 

Anomalie thermique modélisée en semaine du lundi 20 au dimanche 26 juillet 2026 - met.hu

 

 

Une menace toujours présente pour la suite de l'été

Même si la menace d'une quatrième canicule en cette saison chaude 2026 ne semble pas imminente, il faut tout de même rester très vigilant. Les scénarios des derniers jours, qui envisageaient la remontée de l'air très chaud sur la France, montre que cette possibilité ne peut être écartée.

De plus, on constate que l'air bouillant se situera aux portes de notre pays au cours de la semaine prochaine. Les masses d'air attendues au dessus de l'Espagne et du Portugal s'annoncent particulièrement chaudes, en provenance directe du nord de l'Afrique.

Si le flux de nord-ouest semble vouloir nous maintenir à l'écart de cet air surchauffé, ce dernier sera géographiquement proche de nous et un simple décalage des centres d'action pourrait suffire à faire remonter ces grosses chaleurs vers la France, surtout dans les régions méridionales.

 

Masse d'air vers 1500 mètres pour le mercredi 22 juillet 2026 - wxcharts.com

 

 

D'ailleurs, les tendances à long terme vont toujours dans le sens d'une deuxième partie d'été 2026 bien chaude. Les récentes modélisations pour le mois d'août misent sur une forte anomalie chaude sur la France, qu'il s'agisse du modèle américain ou du modèle européen

Le modèle européen ci-dessous projette une anomalie thermique mensuelle qui atteindrait +2 à +3°C sur une grande partie du territoire français. Même si ces projections ne donnent que les grandes lignes et ne peuvent déceler une canicule ou quelques jours de fraîcheur, elles montrent que la chaleur reste largement privilégiée.

Si cette anomalie chaude au cours du mois d'août 2026 venait à se vérifier, il serait difficile d'échapper - à un moment ou à un autre - à une quatrième canicule au cours de cette année 2026. D'ailleurs, la première partie de l'été fut d'ores et déjà la plus chaude jamais observée, bien devant le fameux été 2003...

 

Anomalie thermique mensuelle en août 2026 selon le modèle européen - meteologix.com

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Orages de grêle mercredi et jeudi : le risque de phénomènes violents s’étend]]>

L'instabilité augmente nettement en France et de violents orages éclatent. Ils vont se multiplier au cours des prochaines heures en s'accompagnant d'un risque de gros grêlons. Notre article fait le point sur les régions les plus menacées.

 

Déjà de gros grêlons ce mercredi

Les orages ne se sont pas fait attendre. Les premiers ont éclaté durant cette nuit du mercredi 15 juillet 2026 en Aquitaine, provoquant de gros grêlons dans le Béarn et le Médoc. En matinée de mercredi, ils se sont poursuivis dans les Charentes avant de se décaler vers l'Auvergne-Rhône-Alpes.

Le risque orageux va croître dans l'après-midi, sur un axe allant de la Bretagne aux frontières de l'est. Les orages seront nombreux et souvent forts, accompagnés de pluies intenses, de rafales de vent et d'une activité électrique soutenue, au sein d'une atmosphère chaude et très lourde.

Toutefois, le risque principal est la grêle. Toutes les régions pré-citées sont soumises à un risque important avec des grêlons pouvant atteindre 3 à 5 cm de diamètre du nord-ouest de la France aux régions centrales. Il existe une probabilité non-négligeable de grêlons de plus de 5 cm sur le centre-est, notamment sur l'Auvergne-Rhône-Alpes et jusqu'au sud de l'Alsace.

 

Probabilités de grêle sous orage pour le mercredi 15 juillet 2026 - ESSL

 

 

Ce potentiel grêligène s'est déjà illustré au cours de la nuit dernière et durant cette matinée du mercredi 15 juillet 2026. En Aquitaine, des grêlons de plusieurs centimètres de diamètre sont tombés dans plusieurs localités, en particulier dans le Béarn et le Médoc.

Ce mercredi matin, les plus gros grêlons ont été observés dans les Charentes, en lien avec le passage de plusieurs orages de nature supercellulaire. Par endroits, des grêlons de 3 à 5 centimètres ont été observés, engendrant des dégâts parfois notables.

Certains vignobles charentais ont été touchés par ces importantes de grêle avec des dégâts considérables dans les vignes, notamment dans le secteur de Jarnac-Champagne où ont été prises les photos ci-dessous en première partie de matinée.

 

Grêlons de 4 à 5 cm de diamètre à Jarnac-Champagne (17) ce matin du mercredi 15 juillet 2026 - Jiif Ellav

 

 

Des risques encore plus élevés ce jeudi !

Le potentiel orageux augmentera encore d'un cran ce jeudi 16 juillet 2026. Les orages vont se multiplier en cours de journée, notamment en après-midi et soirée entre le sud-ouest et le nord-est de la France, tout en incluant une vaste partie centrale du pays.

Au sein d'une masse d'air particulièrement instable, le risque de phénomènes violents apparaît très important. On redoute des pluies diluviennes, des rafales de vent pouvant atteindre voire dépasser les 100 km/h ainsi qu'une très forte activité électrique.

Toutefois, le paramètre le plus dangereux sera de nouveau la grêle. Les modélisations du potentiel grêligène sont inquiétantes avec de fortes probabilités d'observer des grêlons supérieurs à 5 centimètres de diamètre du sud-ouest au nord-est de la France !

 

Probabilités de grêle sous orage pour le jeudi 16 juillet 2026 - ESSL

 

 

En se penchant plus en détail sur la France, on constate que le potentiel grêligène sera maximal en ce jeudi 16 juillet 2026. Certaines modélisations projettent des grêlons susceptibles d'atteindre 5 à 8 centimètres de diamètre au passage des orages les plus violents, notamment du sud-ouest de la France à la Bourgogne-Franche-Comté.

Seules les régions les plus au nord, entre la Manche et la Belgique, échapperont à cette menace de violents orages de grêle. Le risque est également très faible en Méditerranée car malgré des paramètres atmosphériques propices aux gros grêlons, l'éclosion d'orages est peu probable dans ces régions.

Il est important de préciser que la carte ci-dessous montre la taille que pourraient atteindre les plus gros grêlons en cas d'orages. Elle témoigne d'un potentiel mais il ne s'agit aucunement d'une garantie d'être touché par les orages de grêle. Nul ne peut prévoir précisément où tomberont les plus gros grêlons et il y aura toujours des secteurs épargnés par les orages.

 

Taille maximale potentielle des grêlons sous orage pour le jeudi 16 juillet 2026 - meteologix.com

 

 

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<![CDATA[Plus de 2000 hectares : un incendie détruit 10% de la forêt de Fontainebleau]]>

Les pompiers luttant contre le feu dans la forêt de Fontainebleau (77) en nuit du 12 au 13 juillet 2026 - SDIS77

 

Depuis dimanche soir, la forêt de Fontainebleau est en feu en Seine-et-Marne. ll s'agit de l'un des plus grands incendies de l'histoire moderne de l'Île-de-France, mobilisant des moyens inédits ! Plus de 200 hectares ont déjà été détruits.

 

Le feu a touché 10% de la forêt !

Le feu a démarré en fin de journée du dimanche 12 juillet 2026 dans la forêt de Fontainebleau et les pompiers ne sont pas parvenus à stopper sa progression au cours des dernières 48 heures. Les images étaient déjà très impressionnantes dès la soirée de dimanche.

Sous des températures très élevées, un air très sec et un vent sensible, le feu n'a eu aucun mal à progresser. Les flammes ont atteint plusieurs mètres de haut, se propageant à une vitesse folle. Le manque de pluie et les canicules à répétition ont totalement desséché la végétation, devenue très inflammable.

Rapidement, des colonnes entières de pompiers ont été mobilisées avec le renforts des pompiers des départements voisins. Jusqu'à 850 pompiers ont été engagés sur le terrain, un chiffre remarquable pour l'Île-de-France, une région très peu habituée aux incendies de grande ampleur.

 

La forêt de Fontainebleau (77) en proie aux flammes en nuit du 12 au 13 juillet 2026 - SDIS77

 

 

Ce mardi 14 juillet 2026, jour de Fête Nationale, certains pompiers qui devaient défiler sur les Champs Élysées sont restés au plus près des flammes. Grâce à une météo plus favorable, après des averses nocturnes et avec un vent plus faible, et à une mobilisation majeure des pompiers, la progression du feu s'est considérablement réduite.

Cependant, l'incendie n'était toujours pas fixé en fin d'après-midi de mardi, d'autant que deux brasiers bien distincts sont en cours : l'un au cœur de la forêt et l'autre en bordure de la commune de Fontainebleau, à deux pas du château.

Au total, 2.250 hectares de végétation ont d'ores et déjà été parcourus par le feu, ce qui en fait l'une des plus graves incendies de l'histoire de l'Île-de-France. Cela correspond à 10% de la superficie totale de la forêt ! L'autoroute A6, qui traverse la forêt de Fontainebleau, est toujours coupée et pourrait le rester encore plusieurs jours.

 

Carte montrant l'étendue des incendies dans la forêt de Fontainebleau (77) - Le Monde

 

 

Des moyens inédits en Île-de-France

Face à un tel brasier, plus de 850 pompiers ont été mobilisés pour lutter contre les flammes. De très importants moyens aériens ont également été déployés. Pour la toute première fois, plusieurs canadairs ont été engagés sur un incendie se produisant en Île-de-France.

Les habitants ont donc observé un bal de canadairs dans le ciel francilien, une scène qui n'était encore jamais arrivée. Ce sont d'ailleurs les eaux de la Seine qui servent aux canadairs et aux hélicoptères bombardiers d'eau, donnant des images surprenantes.

Ces très importants moyens ont permis de considérablement ralentir la progression des flammes durant cette journée de la Fête Nationale, même si les autorités précisent que la lutte durera encore quelques jours. Même lorsqu'il sera fixé, le feu devra rester sous haute surveillance pour éviter toute reprise.

 

Pour la première fois, des canadairs ont été déployés en Île-de-France, utilisant l'eau de la Seine - SDIS77

 

 

Les premières images à l'intérieur de la forêt de Fontainebleau montrent des paysages entièrement calcinés, dans lesquels absolument tout a brûlé. Un dixième de la forêt de Fontainebleau, véritable joyau naturel d'Île-de-France, a été ravagé par les flammes.

En plus des dégâts sur la végétation, cet incendie a également fait de nombreuses victimes chez les animaux. La forêt de Fontainebleau est le lieu de vie de nombreuses espèces, dont certaines ont été piégées par la violence des flammes.

Cet incendie majeur est d'origine criminelle. Le Préfet a indiqué que deux individus ont été arrêtés et sont passés aux aveux durant la journée du mardi 14 juillet 2026. L'un des deux individus est un pompier. Ces derniers jours, une soixantaine d'incendiaires ont été arrêtés aux quatre coins de la France.

 

La forêt de Fontainebleau (77) calcinée après l'incendie ce mardi 14 juillet 2026 - AFP

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Un épisode de violents orages de grêle se prépare : où et quand ?]]>

La canicule vit ses derniers jours. Les orages vont se multiplier en France, notamment du mercredi 15 au vendredi 17 juillet 2026. On redoute des phénomènes forts avec grêle et rafales de vent. Notre article fait le point sur les régions menacées.

 

Risque de violents orages dès ce mercredi

L'instabilité s'apprête à se renforcer sur la France. Encore discret ce 14 juillet, le risque orageux augmentera considérablement durant la journée du mercredi 15 juillet 2026. On redoute des orages parfois forts, se déclenchant du nord-ouest de la France en direction des frontières de l'est.

Ces orages ne seront pas généralisés mais ils pourront générer des phénomènes forts entre la Bretagne et le nord des Alpes. On redoute notamment des pluies intenses, des chutes de grêle pouvant atteindre plusieurs centimètres de diamètre et de fortes rafales de vent.

Comme souvent dans les situations caniculaires, les orages disposeront d'une forte énergie latente, ce qui contribue à engendrer une importante activité électrique. Le foudroiement peut donc être intense et occasionner des dégâts au passage des orages les plus actifs.

 

Carte du risque d'orages pour le mercredi 15 juillet 2026 - Météo Villes

 

 

Les situations orageuses caniculaires sont également propices aux puissantes rafales de vent, du fait du contraste important entre les fortes chaleurs près du sol et l'air très froid présent au sein du cumulonimbus. Il faudra donc surveiller attentivement ce paramètre ce mercredi 15 juillet 2026.

Le modèle AROME projette des rafales de vent importantes sous les orages de ce mercredi, notamment dans le centre-est de la France. Il envisage des bourrasques pouvant atteindre voire dépasser les 100 km/h, en particulier entre le nord de l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Bourgogne-Franche-Comté.

Notons que la carte ci-dessous est fournie à titre indicatif. Il n'est pas possible de connaître avec précision où se produiront les plus fortes rafales de vent. Ces phénomènes sont localisés et ne peuvent être anticipés qu'à très court terme, une fois l'orage formé. Ils nécessitent un suivi en temps réel.

 

Modélisation des rafales de vent sous orage pour le mercredi 15 juillet 2026 - Météo Villes

 

 

Nouveaux orages violents jeudi et vendredi

Le risque orageux se poursuivra et montera encore d'un cran durant la journée du jeudi 16 juillet 2026. Comme la veille, les orages les plus forts sont attendus en cours d'après-midi et de soirée, où ils s'annoncent plus nombreux avec plusieurs salves attendues.

Les régions exposées au risque d'orages forts sont nombreuses. Elles s'étirent de la Bretagne et de la Normandie en allant jusqu'aux frontières de l'est et aux Pyrénées. Puisqu'on attend le passage de plusieurs salves orageuses, certaines régions sont susceptibles d'être touchées à plusieurs reprises.

Les phénomènes redoutés sont des précipitations intenses, des chutes de grêle pouvant atteindre plusieurs centimètres de diamètre, des bourrasques de vent susceptibles d'atteindre voire de dépasser les 100 km/h ainsi qu'une activité électrique importante. On redoute donc des dégâts locaux.

 

Carte du risque d'orages pour le jeudi 16 juillet 2026 - Météo Villes

 

 

L'instabilité commencera à se résorber le vendredi 17 juillet 2026. Toutefois, le risque d'orages forts sera toujours présent dans le centre et l'est de la France, notamment de la région Centre vers l'Alsace et le nord des Alpes. Les plus forts sont attendus en après-midi.

Comme les jours précédents, on redoute des pluies intenses, des chutes de grêle, de fortes rafales de vent et une activité électrique soutenue. Toutefois, la menace de phénomènes violents s'annonce un peu moins élevée que mercredi et jeudi, du fait d'une masse d'air moins chaude.

Notons que des averses orageuses plus locales pourront aussi se déclencher dans le grand ouest de la France mais dans ces zones, le risque de phénomènes forts deviendra faible avec la progression d'une masse d'air océanique moins chargée en instabilité.

 

Carte du risque d'orages pour le vendredi 17 juillet 2026 - Météo Villes

 

Ensuite, le temps calme et anticyclone se généralisera de nouveau dès le samedi 18 juillet 2026. Les cumuls de pluie apportés par ces orages seront parfois importants mais ils seront locaux et la sécheresse persistera dans la majeure partie des régions.

 

 

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Auteur : Alexandre Slowik

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<![CDATA[Une 4e vague de chaleur menace-t-elle déjà la France ?]]>

Si la troisième vague de chaleur de l'été devrait prendre fin cette semaine sur la majorité des régions françaises, est-il possible qu'une quatrième vague de chaleur menace déjà notre pays ?

 

Déjà trois vagues de chaleur depuis mai

 

La saison chaude avait commencé sur les chapeaux de roue en France. En effet, dès la fin du mois de mai, une première canicule exceptionnellement précoce et intense avait concerné la France, apportant une pluie de records de chaleur à travers le pays et des températures inédites en cette période de l'année sur de nombreuses régions.

 

Après un court répit, celle-ci fut très vite suivie par une nouvelle période caniculaire particulièrement marquée sur notre pays durant la dernière décade de juin, avec là encore de très nombreux records de chaleur sur la majorité du pays.

 

Alors que l'été calendaire venait à peine de commencer, la France avait donc déjà subit deux périodes caniculaires exceptionnelles en entamant le mois de juillet, mois de juillet qui allait d'ailleurs continuer dans cette lancée anormalement chaude avec la survenue d'une troisième période caniculaire avant la fin de la première décade, période caniculaire qui atteint d'ailleurs un pic en ce début de semaine.

Évolution de l'indicateur thermique national depuis le mois de mai 2026 – Via infoclimat.fr

 

En seulement un mois et demi, ce sont donc trois canicules qui se sont succédées sur notre pays alors même que nous n'avons même pas atteint la mi-juillet. Une récurrence inédite en France.

 

Depuis le mois de mai, des situations particulièrement propices à ces périodes de chaleur intense semblent en effet se succéder sur notre pays avec une période de retour particulièrement courte. Si des différences sont observées à chaque période caniculaire, on note tout de même des similitudes particulièrement frappantes entre ces trois périodes exceptionnellement chaudes.

 

D'une part, on retrouve ces hautes pressions récurrentes entre le nord-ouest de l'Europe, plutôt autour des îles britanniques, et la France permettant de maintenir un temps majoritairement sec et ensoleillé sur notre pays et de « bloquer » la situation sur l'ouest du continent européen.

 

D'autre part, on retrouve également ces zones dépressionnaires plus ou moins imposantes entre les Açores et les abords de la péninsule ibérique, servant de « pompe à chaleur » et permettant de faire basculer le flux au sud/sud-ouest en altitude sur notre pays et donc de faire remonter une masse d'air particulièrement chaude du nord-ouest de l'Afrique vers la France.

Comparaison des situations ayant engendré les trois canicules de ces dernières semaines – Via meteociel

 

Une véritable récurrence semble donc s'être mise en place cet été sur l'ouest de l'Europe et la France avec une succession impressionnante de situations favorables à de la chaleur intense sur notre pays, ce qui explique d'ailleurs pourquoi les mêmes régions, et notamment l'ouest et une partie du nord de la France, sont particulièrement touchées à chaque fois.

 

Ainsi, sauf changement synoptique majeur, il est statistiquement probable que ce type de situation se rencontre à nouveau une ou plusieurs fois cet été, reste maintenant à savoir quand.

 

 

Une nouvelle canicule déjà prévue ?

 

Alors que la canicule de cette première quinzaine de juillet prendra fin dans les prochains jours avec l'arrivée d'une goutte froide apportant un air plus océanique sur notre pays. Si les températures ne redeviendront pas fraîches pour autant, celles-ci devraient ainsi retrouver des niveaux plus raisonnables sur la majorité du pays d'ici le week-end.

Malheureusement, ce retour de températures au moins de saison pourrait rester très temporaire. Les signaux du retour d'une chaleur plus intense sont de nouveau présents en France dès la semaine prochaine.

En effet, une situation similaire aux précédentes canicules pourrait à nouveau se mettre en place sur l'ouest de l'Europe, à savoir un anticyclone venant de nouveau s'ancrer autour des îles britanniques et une énième goutte froide s'isolant entre les Açores et la péninsule ibérique. Comme lors des précédentes canicules, cette situation favoriserait de nouveau la remontée d'air très chaud vers la France, le tout sous un temps majoritairement sec et ensoleillé.

Le modèle européen ECMWF envisage par exemple une nouvelle remontée d'air très chaud vers l'ouest de la France dès le milieu de semaine prochaine, tandis que l'est du pays conserverait des températures bien moins chaudes sous l'influence d'un flux de nord-est. Si cette situation ne serait pas favorable à une nouvelle canicule généralisée et marquée, le moindre décalage vers l'ouest changerait la donne.

 

Nouvelle situation caniculaire sur la France pour la semaine du 20 au 26 juillet 2026 – Modèle ECMWF via WX CHARTS

 

Pour le modèle américain GFS, les températures resteraient plus raisonnables dans un premier temps, les centres d'action se retrouvant plus à l'ouest que sur son compère américain. Néanmoins, un regain de chaleur bien plus net pourrait de nouveau être observé à la fin du mois.

Un retour possiblement plus tardif de la chaleur selon le modèle américain GFS – Via WX CHARTS

 

Il est de toute façon difficile d'être plus précis à une telle échéance mais il est également inquiétant de voir que la situation n'évoluera pas vraiment à grande échelle dans les prochaines semaines.

Les éléments ayant favorisé la survenue des précédentes canicules sont en effet toujours présents entre l'Atlantique et l'ouest de l'Europe et les signaux sont déjà là pour la survenue d'une quatrième vague de chaleur/canicule durant la seconde quinzaine de juillet 2026. Il conviendra donc de suivre attentivement l'évolution des prévisions dans les prochains jours.

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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<![CDATA[Les températures vont chuter de 15 °C : voici où et quand]]>

La baisse des températures pourra se montrer spectaculaire en seconde partie de semaine en France

 

Bientôt un changement de temps !

 

En ce début de semaine, les températures sont encore particulièrement élevées sur la France. Cette troisième période caniculaire atteint en effet un pic sur notre pays depuis ce week-end avec des températures parfois records de jour comme de nuit, notamment sur l'Ouest, le Centre et une partie du Sud.

 

En effet, la goutte froide s'étant isolée au large du Portugal engendre la mise en place d'un puissant flux de sud/sud-ouest sur l'Europe, flux faisant remonter une masse d'air particulièrement chaude vers la France, notamment sur le sud et l'ouest du pays où les températures sont les plus élevées ces derniers jours.

 

Situation atmosphérique sur l'Europe en ce lundi 13 juillet 2026 – Modèle ECMWF via WX CHARTS

 

Si la situation n'a que peu évolué depuis la semaine dernière à l'échelle de l'Europe, un changement de temps va tout de même s'opérer cette semaine. En effet, le blocage anticyclonique situé entre le nord des îles britanniques et la Scandinavie va peu à peu se retirer plus à l'ouest vers l'Atlantique.

 

De ce fait, la goutte froide stagnant depuis la semaine dernière au large de la péninsule ibérique et nous apportant ce temps de nouveau normalement chaud va enfin pouvoir se « décrocher » et se diriger peu à peu plus à l'est au fil de la semaine.

 

D'après la majorité des scénarios, celle-ci devrait atteindre la France par l'Atlantique en seconde partie de semaine, apportant donc un changement de temps bienvenu sur notre pays après une nouvelle période excessivement chaude.

 

Situation atmosphérique envisagée sur l'Europe le jeudi 16 juillet 2026 – Modèle ECMWF via WX CHARTS

 

Une baisse parfois spectaculaire des températures

 

Si cette goutte froide apportera un regain d'instabilité sur la France, comme souvent dans ce genre de situation, elle s'accompagnera également du retour d'un air plus océanique au moins sur une partie de la France.

 

Après être resté pendant plusieurs jours orienté au sud/sud-ouest, permettant donc à cet air particulièrement chaud de remonter une nouvelle-fois vers la France depuis le nord-ouest de l'Afrique, le flux va basculer plus à l'ouest en seconde partie de semaine sur la France, permettant donc à de l'air bien moins chaud de concerner notre pays.

 

Ainsi, si les températures seront encore situées très largement au-dessus des normales de la période en milieu de semaine sur la majorité du pays, une nette baisse pourrait s'opérer entre jeudi et vendredi avec des températures repassant cette fois-ci en-dessous des normales sur de nombreuses régions.

 

Anomalies de températures sur la France entre mercredi 15 et vendredi 17 juillet 2026 – Via meteologix

 

Les températures pourront donc chuter de plus de 10°C entre le début et la fin de semaine sur certaines régions, notamment sur le nord et l'ouest où on pourra localement perdre 15°C.

 

Comme souvent dans ce type de situation, la chaleur devrait persister plus longuement en allant vers l'est et notamment le sud-est où les valeurs pourraient d'ailleurs rester très élevées jusqu'au week-end.

 

Ailleurs néanmoins, la baisse de températures s'annonce importante et surtout bienvenue sur la majorité du pays avec des valeurs devenant de nouveau bien plus raisonnables d'ici la fin de semaine.

 

Évolution des températures maximales sur la France du 13 au 18 juillet 2026 – Météo-Villes

 

Quelques incertitudes persistent néanmoins sur les régions les plus touchées par cette baisse des températures et son ampleur. En effet, ces paramètres dépendront principalement du placement exact de la goutte froide débordant de l'Atlantique, ce qui est difficile à appréhender pour les modèles de prévisions même à une échéance de seulement quelques jours.

 

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Auteur : Tristan Bergen

 

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<![CDATA[Jusqu'à 130 km/h en soirée : ces régions menacées par un brutal et violent coup de vent]]>

Un couloir de très fortes rafales pourrait remonter rapidement du Pays basque vers l’Aquitaine et le Poitou-Charentes dans la soirée et la nuit.

 

 

Jusqu'à 130 km/h en soirée : ces régions menacées par un brutal et violent coup de vent

Un brusque coup de vent est attendu ce dimanche soir sur la façade atlantique, entre le Pays basque, l’Aquitaine et le Poitou-Charentes. Ce phénomène, appelé galerne, sera provoqué par l’arrivée soudaine d’un air océanique nettement plus frais au contact de l’air caniculaire présent sur les terres. Les rafales pourraient localement dépasser 100 km/h selon le modèle AROME, notamment entre la Gironde et la Charente-Maritime. D’autres modèles se montrent toutefois sensiblement moins alarmistes.

 

Un brutal coup de vent entre le Pays basque et la Vendée

La situation va rapidement évoluer en fin de journée sur le littoral aquitain. Après plusieurs heures de chaleur intense, le vent d’ouest à nord-ouest se renforcera brutalement avec l’arrivée de l’air océanique. Le phénomène débutera près du Pays basque avant de remonter le long de la côte aquitaine, puis vers la Charente-Maritime et la Vendée au cours de la nuit.

Le renforcement pourra être soudain, avec un changement rapide de direction du vent et une baisse parfois spectaculaire des températures. Les secteurs littoraux seront les premiers concernés, mais les rafales pourront également pénétrer dans l’intérieur des terres, notamment en Gironde, dans les Landes, en Charente-Maritime et dans l’ouest des départements voisins.

 

 

Un contraste thermique particulièrement marqué

 

Ce coup de vent sera directement lié au très important contraste de températures présent entre l’océan Atlantique et le continent. Alors que l’air océanique affichera environ 24 à 25 °C, les températures atteindront encore 35 à 37 °C sur une partie de l’Aquitaine et des régions situées plus à l’est.

L’air frais, plus dense, s’engouffrera sous la masse d’air très chaude accumulée sur les terres. Cette poussée océanique formera un front étroit, le long duquel le vent pourra brusquement accélérer. Une chute de température de plusieurs degrés en peu de temps accompagnera son passage, après une journée particulièrement chaude.

Ce contraste de plus de 10 °C sur une distance réduite explique le caractère potentiellement brutal du phénomène. Le refroidissement pourra ainsi être aussi remarquable que le renforcement du vent, notamment près du littoral aquitain.

 

L’arrivée d’un air océanique à 24 ou 25 °C se heurtera à l’air très chaud, encore proche de 35 à 37 °C sur le continent.

 

 

ARÔME envisage localement de 100 à 130 km/h

 

Le modèle à maille fine AROME présente le scénario le plus préoccupant. Il prévoit une bande de rafales particulièrement puissantes longeant la côte aquitaine et remontant vers l’estuaire de la Gironde, puis la Charente-Maritime. Dans ce scénario, les pointes dépasseraient fréquemment 80 km/h, avec des valeurs locales comprises entre 100 et 130 km/h.

Les rafales les plus violentes seraient possibles au nord de Bordeaux, près de l’estuaire de la Gironde, sur le Médoc et en direction de la côte charentaise. Le relief côtier, les effets locaux liés aux orages ou au passage très resserré du front pourraient ponctuellement accentuer le vent.

Ces valeurs correspondent toutefois à un scénario de modélisation particulièrement dynamique. L’intensité exacte du phénomène dépendra notamment de l’écart réel de températures, de la position du front et de la capacité de l’air frais à progresser rapidement vers l’intérieur des terres.

 

Le modèle ARÔME prévoit des rafales supérieures à 80 km/h et localement comprises entre 100 et 130 km/h, surtout au nord de Bordeaux.

 

 

Une progression très rapide du sud vers le nord

 

Le front de galerne devrait atteindre le littoral basque aux alentours de 19 heures. Le vent se renforcera alors brutalement près de Biarritz et de la côte sud des Landes, avant de progresser vers le nord à une vitesse soutenue.

Il atteindrait ensuite le littoral girondin et les environs de Bordeaux vers 21 heures, puis remonterait vers le Médoc et la Charente-Maritime autour de 23 heures. La Rochelle et le sud de la Vendée pourraient être concernés aux alentours de 1 heure du matin, avec quelques décalages possibles selon la vitesse réelle de progression du front.

Le phénomène sera donc mobile et relativement bref en un lieu donné. Les rafales les plus fortes devraient se produire au passage du front et immédiatement derrière celui-ci. Le vent restera ensuite sensible, mais avec une intensité généralement moins brutale.

 

Le front de rafales atteindrait le Pays basque vers 19 heures, Bordeaux vers 21 heures, la Charente-Maritime vers 23 heures et le sud de la Vendée après minuit.

 

 

ARPÈGE et ECMWF se montrent moins alarmistes

 

Une incertitude notable demeure concernant l’intensité maximale des rafales. Contrairement à AROME, les modèles ARPÈGE et ECMWF envisagent un scénario plus modéré, avec des pointes généralement comprises entre 60 et 80 km/h sur le littoral aquitain et aux abords de l’estuaire de la Gironde.

Ces modèles simulent bien le passage d’un front venteux du sud vers le nord, mais sans reproduire les valeurs extrêmes dépassant largement 100 km/h. Cette différence peut s’expliquer par leur résolution moins fine, mais également par une estimation différente de la vigueur du contraste thermique et de la poussée de l’air océanique.

La survenue d’un coup de vent semble donc assez probable, tandis que son intensité précise reste plus incertaine. Le scénario le plus violent ne doit pas être considéré comme acquis, mais il justifie une surveillance attentive, notamment entre le nord de la Gironde, la Charente-Maritime et le littoral vendéen.

 

 

Pourquoi la galerne peut-elle devenir violente ?

 

La galerne correspond à l’irruption brutale d’un air océanique frais et humide sous une masse d’air beaucoup plus chaude présente sur les terres. Plus dense, cet air maritime avance près du sol et soulève l’air chaud situé devant lui. Ce mécanisme peut former un front très étroit, accompagné d’un brusque changement de vent et parfois de fortes rafales.

Dans la situation de ce dimanche soir, l’écart entre l’air océanique et l’air continental sera particulièrement important. Les rafales les plus fortes devraient se concentrer sur le front et juste derrière celui-ci, dans un couloir remontant du Pays basque vers la Gironde, la Charente-Maritime et le Poitou.

Les déplacements devront être effectués avec prudence à l’approche du phénomène. Les fortes rafales pourront notamment faire tomber des branches, déplacer des objets légers et rendre les conditions difficiles sur les plages, les ports, les campings et les axes exposés. Il conviendra également de s’éloigner des arbres fragilisés et de sécuriser les équipements extérieurs avant l’arrivée du front.

 

L’air océanique plus frais s’engouffrera sous l’air très chaud, provoquant une baisse rapide des températures et de fortes rafales au passage du front de galerne.

 

Auteur : Guillaume Séchet

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<![CDATA[Canicule : l’accalmie de la fin de semaine prochaine pourrait être très brève]]>

Après le reflux temporaire de l’air saharien, une nouvelle remontée de chaleur pourrait rapidement concerner la France.

 

Canicule : l’accalmie de la fin de semaine prochaine pourrait être très brève

Alors que les conditions caniculaires persistent sur une grande partie de la France, avec des températures atteignant encore localement 39 à 40 °C ce vendredi 10 juillet, un changement de masse d’air devrait progressivement intervenir au cours de la semaine prochaine. Cette évolution apporterait enfin une baisse des températures à l’approche du week-end des 18 et 19 juillet. Toutefois, cette accalmie pourrait n’être qu’une courte parenthèse : plusieurs scénarios envisagent déjà une nouvelle remontée d’air saharien vers l’Europe occidentale durant la semaine suivante.

 

1. Une accalmie qui pourrait n’être qu’une courte parenthèse

Après plusieurs jours dominés par un dôme de chaleur particulièrement puissant, l’air brûlant présent sur la France devrait progressivement refluer vers le sud. Un courant plus océanique gagnerait alors le pays par l’ouest et le nord-ouest en fin de semaine prochaine. Cette évolution permettrait de retrouver une situation plus classique pour la saison, avec des températures moins excessives sur une grande partie du territoire. Il ne s’agirait cependant pas nécessairement d’un véritable épisode frais, notamment dans les régions méridionales, où la chaleur pourrait rester marquée. Surtout, les dernières modélisations laissent entrevoir la possibilité d’une remontée rapide de l’air très chaud après cette accalmie.

 

Le courant océanique gagnerait la France en fin de semaine prochaine

La comparaison des masses d’air prévues entre le lundi 13 et le samedi 18 juillet illustre nettement ce changement. En début de semaine, l’air très chaud venu d’Afrique du Nord recouvrirait encore largement la France et une grande partie de l’Europe occidentale. Quelques jours plus tard, de l’air océanique moins chaud pourrait progresser depuis l’Atlantique et repousser le cœur du dôme de chaleur vers la Méditerranée et le sud-est de l’Europe.

Cette baisse devrait être particulièrement sensible sur les régions de l’Ouest, du Nord et du Centre. Elle pourrait également favoriser une atmosphère plus instable et quelques passages orageux. Dans le Sud-Est et près de la Méditerranée, le recul de la chaleur serait probablement moins marqué. Cette évolution constituerait néanmoins une respiration appréciable après une nouvelle séquence de températures exceptionnellement élevées.

 

Entre le lundi 13 et le samedi 18 juillet, l’air océanique moins chaud pourrait progressivement remplacer le dôme de chaleur sur une partie de la France. Source : ECMWF METEOCIEL 

 

 

3. Une nouvelle remontée du dôme saharien dès la semaine suivante ?

 

Cette accalmie pourrait toutefois être de courte durée. Dans leurs sorties du vendredi 10 juillet, plusieurs scénarios des modèles météorologiques européen et américain envisagent une nouvelle pulsion d’air saharien vers l’Espagne puis la France au cours de la semaine du 20 juillet. Le mécanisme ressemblerait alors à celui observé à plusieurs reprises depuis le mois de mai : après une brève intrusion océanique, le flux basculerait de nouveau au sud et ferait remonter une masse d’air extrêmement chaude depuis l’Afrique du Nord.

Sur certains scénarios, le dôme de chaleur se rapprocherait de la péninsule Ibérique et du sud de la France autour du mardi 21 juillet. Il pourrait ensuite gagner une grande partie du territoire vers le jeudi 23 juillet. La progression exacte de cet air brûlant demeure encore très incertaine, mais la récurrence de ce signal dans plusieurs simulations mérite d’être surveillée.

 

Certains scénarios envisagent le retour du dôme de chaleur saharien entre les 21 et 23 juillet, avec une propagation possible vers le nord de la France. Source : ECMWF METEOCIEL 

 

 

4. Plus de 35 °C au sud, puis une chaleur intense gagnant tout le pays

 

Si cette hypothèse venait à se confirmer, les températures maximales pourraient rapidement bondir. Dès le lundi 20 juillet, les régions méridionales pourraient de nouveau dépasser fréquemment les 35 °C, avec des pointes proches ou supérieures à 38 °C dans le Sud-Ouest, la vallée du Rhône et l’arrière-pays méditerranéen.

Trois jours plus tard, le jeudi 23 juillet, la très forte chaleur pourrait s’étendre vers le Centre, l’Ouest, le bassin parisien et le Nord-Est. Certains scénarios déterministes affichent même des températures proches de 40 °C sur plusieurs régions et localement davantage dans le Sud. Ces cartes étant établies à une échéance encore lointaine, elles ne doivent évidemment pas être interprétées comme des prévisions locales précises. Elles illustrent avant tout le potentiel thermique particulièrement élevé de la masse d’air qui pourrait remonter vers la France.

La durée de cet éventuel épisode sera également déterminante. Une ou deux journées très chaudes ne suffiraient pas nécessairement à caractériser une nouvelle vague de chaleur à l’échelle nationale. En revanche, si les températures restaient très élevées durant plusieurs jours et si les nuits redevenaient tropicales, les critères d’une quatrième vague de chaleur depuis le début de la saison pourraient être atteints.

 

Selon l’un des scénarios envisagés, la chaleur intense concernerait d’abord le sud de la France le 20 juillet avant de gagner une grande partie du pays autour du 23 juillet. Source : ECMWF METEOCIEL 

 

 

5. Des scénarios très chauds encore minoritaires, mais suffisamment nombreux pour alerter

 

Le diagramme d’ensemble du modèle européen permet de mieux apprécier le niveau d’incertitude. La moyenne des scénarios, représentée en rouge, prévoit bien une remontée des températures autour des 21, 22 et 23 juillet, mais celle-ci demeure pour le moment relativement modérée. En revanche, le scénario déterministe, le scénario de contrôle et plusieurs simulations individuelles font apparaître une hausse beaucoup plus franche de la température de la masse d’air.

Les scénarios les plus extrêmes ne sont donc pas majoritaires. Il serait prématuré d’annoncer dès maintenant une nouvelle canicule certaine ou de retenir les valeurs les plus élevées affichées sur certaines cartes. Néanmoins, le nombre de simulations envisageant un retour de la chaleur est suffisamment important pour que ce signal soit pris au sérieux. Plus les courbes se dispersent à longue échéance, plus l’incertitude est importante : les prévisions d’ensemble servent précisément à représenter cet éventail de possibilités plutôt qu’à privilégier une seule simulation.

 

La moyenne des scénarios prévoit une remontée modérée des températures, tandis que plusieurs simulations envisagent un nouveau pic de chaleur intense autour des 22 et 23 juillet. Source : ECMWF METEOCIEL 

 

Une tendance à surveiller au fil des prochaines actualisations

L’accalmie attendue vers la fin de la semaine prochaine semble donc de plus en plus probable, même si son ampleur variera selon les régions. La véritable interrogation concerne désormais sa durée. Les signaux d’un nouveau réchauffement apparaissent entre les 20 et 23 juillet, mais d’importantes incertitudes subsistent encore sur l’intensité, l’étendue et la persistance de cette possible nouvelle offensive saharienne.

Les prochaines actualisations permettront de déterminer si cette tendance se renforce et devient majoritaire ou si le courant océanique parvient finalement à résister plus durablement. À ce stade, une quatrième vague de chaleur n’est donc pas annoncée avec certitude, mais le risque d’une accalmie très brève ne peut plus être écarté.

 

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Auteur : Guillaume Séchet 

 

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https://www.meteo-paris.com/actualites/apres-une-pause-en-fin-de-semaine-prochaine-une-4e-vague-de-chaleur-se-profile-deja
<![CDATA[Alerte aux violents orages de grêle ce samedi : voici les zones à risque]]>

Des orages parfois forts sont attendus ce samedi, avec un risque de grêle particulièrement marqué dans le sud-est de la France.

 

 

Alerte aux violents orages de grêle ce samedi : voici les zones à risque

 

Après plusieurs journées de chaleur intense, l’atmosphère va devenir particulièrement instable ce samedi 11 juillet (même si des orages ont déjà éclaté vendredi soir). La combinaison d’un air très chaud et parfois humide près du sol, d’un air sensiblement plus froid en altitude et de l’influence des reliefs pourrait provoquer des orages localement très violents. Grêle, fortes rafales, pluies intenses et activité électrique soutenue sont redoutées, principalement dans le sud-est de la France.

 

Une menace orageuse étendue, mais très irrégulière

 

Les orages devraient commencer à se développer au cours de l’après-midi, notamment à proximité des reliefs, avant de gagner certains secteurs de plaine. Comme souvent dans ce type de situation, leur répartition restera très hétérogène : certaines localités pourront subir un violent orage tandis que d’autres, situées à quelques kilomètres seulement, resteront presque au sec. Le risque concernera surtout un axe allant du sud du Massif central aux Alpes, mais quelques cellules pourront également éclater plus à l’ouest et jusqu’en Bretagne.

 

 

Jusqu’à 35 à 38 °C avant l’arrivée des orages

 

La chaleur constituera le principal carburant de cette dégradation. Avant le déclenchement des premières cellules, les températures maximales atteindront fréquemment 35 à 38 °C dans l’intérieur du pays, notamment du Sud-Ouest au Centre et à la vallée du Rhône. Cet air surchauffé accumulera une grande quantité d’énergie près du sol. Dès qu’un mécanisme permettra à cette masse d’air de s’élever, les nuages pourront se développer très rapidement et atteindre une importante extension verticale.

 

Les températures pourront dépasser 35 °C sur une grande partie du pays, fournissant une énergie considérable aux futurs orages.

 

 

Une combinaison explosive entre chaleur, air froid et reliefs

 

À environ 5 000 mètres d’altitude, les températures seront beaucoup plus basses, proches de −15 à −20 °C. Ce contraste marqué avec la chaleur présente au sol favorisera de puissants courants ascendants au sein des cumulonimbus. Les Alpes et le Massif central renforceront encore ces mouvements verticaux en obligeant l’air chaud à s’élever le long des versants. Dans les cellules les plus vigoureuses, les grêlons pourront rester longtemps en suspension avant de retomber, tandis que de fortes rafales descendantes, des pluies intenses et de nombreux impacts de foudre seront également possibles.

 

L’air très chaud au sol, l’air plus froid en altitude et le soulèvement provoqué par les reliefs réunissent les conditions favorables à des orages violents.

 

 

La vallée du Rhône et le sud du Massif central en première ligne

 

Selon le Keraunos, le risque le plus important se concentrera entre le sud du Massif central, la vallée du Rhône, les Cévennes, les Alpes et une partie de la Provence. C’est dans cette zone que les orages pourraient être les plus organisés et produire les phénomènes les plus sévères, notamment de fortes chutes de grêle et des rafales parfois brutales. Un risque plus diffus s’étendra également du Centre-Ouest à la Bretagne, où des cellules localement fortes ne sont pas exclues. La prévision restera toutefois délicate jusqu’au dernier moment, car la localisation précise des orages dépendra de leur déclenchement et de leur déplacement.

 

 

Le risque maximal se situe dans le sud-est, notamment entre la vallée du Rhône, le sud du Massif central et les Alpes, tandis qu’un axe orageux plus diffus pourrait remonter vers le Centre-Ouest et la Bretagne. Source : Keraunos

 

 

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<![CDATA[47°C en France : ce scénario est-il vraiment crédible ?]]>

Les scénarios extrêmes en terme de chaleur se font de plus en plus récurrents sur la France ces dernières semaines, faut-il leur apporter du crédit ? 

 

Des scénarios extrêmes

 

La France subit depuis maintenant plusieurs jours la troisième canicule de l'été alors que nous ne sommes qu'à la fin de la première décade du mois de juillet. Même si une vigilance rouge a de nouveau été déclenchée par les services de Météo-France, les valeurs maximales restent en-deçà de ce que notre pays a pu connaître à la fin du mois de juin, du moins pour le moments.

 

En effet, certains scénarios font état de températures véritablement extrêmes à échéance plus ou moins lointaine depuis le début du mois de juillet. Le 7 juillet dernier par exemple, le modèle américain GFS envisageait des températures maximales impressionnantes pour la journée du 14 juillet sur une large partie de la France avec des pointes à plus de 45°C sur l'ouest du pays.

 

Selon ce scénario, des pointes à 47°C et plus auraient même été envisageables sur le centre-ouest de la France, soit plus que le record national absolu de chaleur (46°C à Vérargues le 28 juin 2019).

 

Si ce type de modélisation pourrait rester isolé, résultant d'un scénario extrême ou d'une configuration « parfaite » pour de la chaleur record, force est de constater que ce type de modélisation devient de plus en plus récurrent. Depuis le début du mois de juillet, bon nombre de modélisations ont envisagé des pointes à plus de 45°C sur la France à échéance plus ou moins lointaine. Au début du mois, les réseaux sociaux se sont par exemple affolés car le modèle américain GFS envisageait des pointes à 50°C sur le sud-ouest de la France autour de la mi-juillet, une situation qui semble inimaginable, et pourtant.

Différents scénarios extrêmes en France pour ce mois de juillet 2026 selon le modèle GFS - via meteociel

 

Doit-on accorder du crédit à ce type de scénario ?

 

Le simple fait que les modèles de prévisions intègrent aujourd'hui ce type de scénario est préoccupant. Il y a encore quelques années, des prévisions de températures à plus de 45°C par un modèle à plusieurs jours d'échéance n'auraient même pas été prises en compte. Les prévisionnistes auraient en effet directement mis ce scénario de côté, le considérant comme trop extrême et donc irréalisable. Aujourd'hui, 45°C et plus en France deviennent du domaine du possible.

 

Lors de la canicule de la fin du mois de juin, certaines modélisations envisageaient également des températures extrêmes sur une large partie ouest de la France plusieurs jours à l'avance, des modélisations qui auraient pu être considérées comme trop extrêmes et donc trop isolées. Pourtant, les 23, 24 et 25 juin ont été des journées historiquement chaudes sur notre pays et de nombreuses stations ont dépassé les 40-42°C, parfois même 43 voire 44°C sur les secteurs les plus exposés, ce qui se rapprochait donc des scénarios les plus extrêmes quelques jours auparavant.

Comparaison entre scénario « extrême » du modèle Arpège et les valeurs observées le 24 juin 2026 – via meteociel

 

Il faut de toute façon prendre en compte que notre climat est en train d'évoluer et que les limites du possible en terme de températures maximales sont en train d'être réévaluées ces dernières années.

 

Longtemps, le seuil des 40°C a constitué une véritable exception en France. Avant la canicule historique de 2003, de telles températures n'étaient observées que très ponctuellement, lors d'épisodes de chaleur particulièrement remarquables.

 

L'été 2003 a profondément rebattu les cartes en faisant tomber de nombreux records et en démontrant que de telles valeurs pouvaient être atteintes sur une vaste partie du territoire. Malgré tout, cet événement est longtemps resté perçu comme un véritable « ovni » climatique, tant son intensité semblait hors normes au début des années 2000.

 

Vingt ans plus tard, le constat est tout autre : sous l'effet du réchauffement climatique, les 40°C ne constituent plus une anomalie exceptionnelle. Ce seuil est désormais atteint quasiment chaque été en France, parfois à plusieurs reprises au cours d'une même saison, illustrant la nette intensification des vagues de chaleur observée ces dernières années.

Franchissement du seuil de 40°C en France ce 1951 à 2026 – Météo-France

 

À ce jour, les 46°C de Vérargues du 28 juin 2019 sont eux aussi un véritable « ovni » météorologique, mais l'augmentation constante de l'intensité et de la fréquence des canicules sur notre pays nous font accorder un minimum de crédit à des scénarios aussi extrêmes que ceux cités au début de l'article, sans pour autant que ceux-ci soient considérés comme acquis.

 

En effet, la plupart du temps, ces scénarios extrêmes restent relativement isolés et apparaissent surtout à des échéances lointaines (une semaine ou plus). Pour le scénario a 45/47°C, le modèle envisageait des températures aussi extrême dans l’hypothèse où une goutte froide d’altitude se rapprocherait de la France en début de semaine prochaine. Cette configuration aurait pu agir comme une véritable pompe à chaleur, en faisant remonter vers nos régions une masse d’air brûlante venue du Maroc et de l’Algérie, avec des températures proches de 30°C en altitude jusque sur le Sud-Ouest.

 

Le rôle d'un prévisionniste dans cette situation est donc d'expliquer pourquoi de telles valeurs sont modélisées et seraient surtout du domaine du possible de nos jours, tout en précisant que le degré de probabilité d'un tel scénario reste très faible, surtout à une échéance aussi lointaine.

 

Faut-il publier ce type de carte ?

 

De nos jours, publier une carte montrant des températures extrêmes, voire simplement caniculaires, en France sur les réseaux sociaux ou dans les médias s'accompagne souvent d'une vague d'incompréhension, de critiques, voire d'accusations de sensationnalisme. Dans ce cas, faut-il publier ce type de carte sur les réseaux sociaux, au risque d'inquiéter ou d'être mal compris ? Ou faut-il au contraire éviter d'en parler ?

 

En réalité, aucune de ces deux approches n'est satisfaisante. Ignorer un scénario potentiellement marquant sous prétexte qu'il pourrait être mal interprété reviendrait à priver le public d'une information pertinente. À l'inverse, diffuser une carte spectaculaire sans la moindre explication risque d'alimenter la confusion, voire de favoriser des réactions excessives.
 

Le rôle d'un prévisionniste ne consiste pas seulement à montrer des cartes, mais surtout à les décrypter. Une projection à plusieurs jours d'échéance n'est pas une prévision définitive : elle traduit un scénario parmi d'autres, avec un niveau d'incertitude qui diminue ou augmente selon l'échéance. Il est donc essentiel d'expliquer ce que la carte représente réellement, sa probabilité, les autres scénarios possibles et les limites inhérentes aux modèles numériques.

 

 

En définitive, la question n'est pas de savoir s'il faut publier une carte extrême, mais comment le faire. Accompagnée d'un contexte clair et d'explications pédagogiques, elle devient un outil d'information précieux. Présentée seule, sans recul ni mise en perspective, elle peut au contraire induire le public en erreur. La transparence et la pédagogie sont donc les meilleurs remparts contre les malentendus.

 

 

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Auteur : Tristan Bergen

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