Actualité
Pourquoi autant de difficultés à prévoir le temps en cette fin de semaine ? 12.08.2007
Le phénomène des nuages bas n'est pas très bien pris en compte
par les modèles de simulation de l'atmosphère qui sous-estiment
leur ampleur car ces nuages ne sont pas très épais. Comme deux
situations météo ne se ressemblent jamais et qu'il n'est pas
forcément évident de savoir que les modèles vont se tromper,
le prévisionniste est obligé de travailler à "l'aveuglette" (c'est-à-dire
en fonction de la situation du moment, en procédant de façon
empirique). Nous arrivons ici à la limite de la technique et
de ce que nous savons faire. La météo est une science extrêmement
complexe qui n'arrivera jamais à un degré d'exactitude de 100
% car une infinité de facteurs rentrent en jeu (nous sommes
dépendant de ce qui se passe sur l'ensemble du globe et à tous
les niveaux de l'atmosphère). Sur meteo-paris.com (comme sur
les 10 autres sites qui fonctionnent sur ce principe), nous
essayons d'être le plus réactif possible en suivant la situation
en permanence (ce service gratuit est unique). Mais cela ne
veux pas dire que nous ne nous trompons jamais... Lorsque le
temps est gris alors qu'il devait faire beau, il est vrai qu'il
est plus difficile de l'accepter. En revanche, si nous avions
pu prévoir la persistance de ces nuages bas, nous n'aurions
pas donné de faux espoirs, surtout après 3 journées sans soleil.

Image satellite NOAA du samedi 11 août vers 14h - les nuages bas recouvraient la moitié du territoire français, notamment l'IDF alors que plus au nord, le ciel était dégagé.
Un hiver 2005 - 2006 particulièrement long..
Si l'hiver météorologique 2005 - 2006 (1er décembre au 28 février) n'a pas été marqué par des vagues de froid exceptionnelles, les périodes de douceur ont en revanche été particulièrement rares, notamment dans le nord-est de la France. Le nombre de jours où la température a dépassé 10º y est exceptionnellement bas.
| Nombre de jours de températures supérieures à 10º entre le 15 novembre et le 15 mars |
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Sources: Météo-France - Réalisation : meteo-paris
La station météo de Paris-Montsouris dont les premiers relevés remontent à 1873 permet de comparer es données sur une période de plus d'un siècle.
L'on remarque que l'hiver 2005 - 2006 arrive en 3e position (après 1962-63 et 1894-95) ; 2005 - 2006 est l'un des hivers présentant le nombre le plus bas de jours de douceur...
Qui aurait cru que cela soit possible, dans un contexte de réchauffement climatique, d'autant que cet hiver fait suite à un autre hiver déjà assez froid. Au cours des prochaines années nous verrons s'il s'agit d'une vraie tendance au refroidissement ou si cela fait partie d'un cycle climatique.

Sources: Météo-France - Réalisation : Frédéric Dissard
Avec une température de 1º5 en-dessous de la normale (moyenne nationale), l'hiver 2005 - 2006 se classe en 11e position depuis 1951. Notez que le précédent (2004-05) était situé en 22e position.
| Ecart à la moyenne des températures - décembre 2005 , janvier et février 2006 | Classement des hivers depuis 1951 | ||
| années | rang | Températures / écart à la moyenne | |
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1962-63 | 1 | -5º1 |
| 1955-56 | 2 | -2º5 | |
| 1952-53 | 3 | -2º3 | |
| 1984-85 | 4 | -2º2 | |
| 1963-64 | 5 | -2º1 | |
| 1986-87 | 6 | -1º9 | |
| 1964-65 | 7 | -1º7 | |
| 1985-86 | 8 | -1º6 | |
| 1990-91 | 9 | -1º6 | |
| 1980-81 | 10 | -1º5 | |
| 2005-06 | 11 | -1º5 | |
| 1970-71 | 12 | -1º3 | |
| 1969-70 | 13 | -1º2 | |
| 1978-79 | 14 | -1º2 | |
| 1951-52 | 15 | -1º2 | |
| 1968-69 | 16 | -1º1 | |
| 1972-73 | 17 | -1º0 | |
| 1953-54 | 18 | -1º0 | |
| 1967-68 | 19 | -1º0 | |
| 1991-92 | 20 | -1º0 | |
| 1950-51 | 21 | -0º9 | |
| 2004-05 | 22 | -0º7 | |
| 1975-76 | 23 | -0º7 | |
| 1995-96 | 24 | -0º5 | |
| 1996-97 | 25 | -0º4 | |
| 1983-84 | 26 | -0º4 | |
Sources: Météo-France
Si l'on excepte les -20º relevés à Grenoble St Geoirs le 30 décembre, la température n'est jamais descendue très bas. En revanche, elle a souvent été en-dessous de la normale (en bleu), comme en témoignent ces deux graphiques élaborés par la météo américaine sur la période du 12 décembre 2005 au 12 mars 2006, à Strasbourg et à Agen.
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Sources: NOAA (météo américaine)
D'une manière génrale, toute l'Europe est concernée par le froid, notamment la Pologne et la Russie affectées à plusieurs reprises par de très importantes vague de froid. Une situation qui contraste avec l'Amérique du nord où, au contraire, l'hiver a été extrêmement doux.
| Ecart à la moyenne des températures - décembre 2005 , janvier et février 2006 |
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Sources : NOAA (météo américaine)
Le froid constant n'est pas la seule caractéristique de cet hiver qui fut également très sec (carte de gauche) et gris (carte de droite). En raison des périodes anticycloniques assez fréquentes, les nuages bas ont en effet été très nombreux.
| Ecarts à la normale (décembre, janvier et février) | |
| Précipitations | Ensoleillé |
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Sources: Météo-France
Informations complémentaires
Suivi climatique sur le site de Météo-France
Bilan climatique en Europe sur le site de la NOAA (météo américaine)
Suivi des températures par station, sur l'Europe (météo américaine)
Suivi des précipitations par station, sur l'Europe (météo américaine)
Guillaume Séchet - 15/03/2006
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Le 2eme hiver consécutivement froid
Depuis des années, le thème du réchauffement climatique ne cesse d'alimenter les débats. Les tempêtes de décembre 1999 et la canicule de l'été 2003 ont marqué les esprits. En revanche, la situation que nous connaissons depuis la fin du mois de novembre et plus généralement depuis l'hiver 2004-2005 semble contredire ce processus. Cet hiver, la quasi-absence de période de douceur prolongée est surprenante. Les températures n'ont pratiquement jamais atteint les 10º dans le nord-est de la France. Et cette tendance semble même s'accentuer avec l'arrivée du mois de mars, à tel point que ce type de temps commence à sérieusement lasser une bonne partie de la population. Serions-nous en train de connaître une pause dans le réchauffement climatique, où est-ce simplement une petite parenthèse avant de nouveaux records de chaleur ? Il semble que l'Europe ait fait exception cette année, car l'Amérique du nord et une grande partie de l'Asie ont connu un hiver doux et parfois exceptionnel. En revanche, à en croire les prévisions de températures de Météo-France (modèle Arpège), cette pause pourrait se prolonger jusqu'en 2020. Il faut préciser qu'il ne s'agit que d'une simulation et essentiellement pour la Provence mais elle a le mérite d'être signalée.

Guillaume Séchet - 22/02/2006
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Réchauffement climatique synonyme de temps calme ?
Depuis des mois, il lamente la plupart de météorologistes et des agriculteurs : je veux parler de cet anticyclone qui reste bloqué sur le continent européen et qui accentue une sécheresse de plus en plus préoccupante. A croire que le réchauffement climatique favorise la remontée de l'anticyclone subtropical et multiplie les situations de blocage... En tout cas, ce phénomène a l'air de devenir plus fréquent depuis la fin des années 80, même si certaines années comme par exemple l'an 2000, échappent totalement à ce schéma. Ces périodes de temps très calme seront-elles de plus en plus fréquentes à l'avenir ? Si l'on considère que les zones climatiques remontent vers le nord et que les contrastes de températures entre les régions polaires et tropicales seront de moins en moins importants, on peut alors se le demander... Ce qui n'empêchent pas, bien entendu, à quelques phénomènes isolés mais extrêmement violents de se manifester (comme par exemple la tempête de 99).
Guillaume Séchet - 03/02/2006
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Ni chaud, ni froid...
Le phénomène passe pratiquement inaperçu car il n'est pas spectaculaire. Il faut pourtant savoir que depuis le début du mois de novembre aucune période de grande douceur n'a pour le moment eu lieu en France. Si l'on excepte les petites vagues de froid de la fin des mois de novembre et décembre, la saison froide ne présente pas de caractère extraordinaire. En revanche, lorsque l'on regarde la situation d'une manière plus globale, on s'aperçoit que l'Europe occidentale est en permanence située dans une vaste zone de temps froid, contrairement à l'Amérique du nord, où les températures sont plus élevées que la moyenne. Tout se passe comme si l'influence océanique qui repousse habituellement l'air froid était plus faible cette année. L'air glacial d'origine continentale concerne essentiellement les régions situées à l'est de l'Oural, qu'il ne peut franchir.
Or, si l'on considère que, actuellement, le Gulf stream a du mal à jouer son rôle régulateur, on imagine alors ce qui se passerait si de telles masses d'air glaciales réussissaient à s'infiltrer à l'ouest de l'Oural. Elles menaceraient alors directement nos régions, comme ce fut par exemple le cas en février 1956...
Guillaume Séchet - 08/01/2006
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Le cyclone Epsilon retarde-t-il l'arrivée du froid en Europe occidentale ?
La saison cyclonique 2005 dans l'Atlantique nord restera mémorable.
Le 29 novembre, Epsilon ( 30eme système tropical et 14eme
cyclone de la saison ), se forme à mi-chemin entre l'Europe
et l'Amérique du nord...un record ! Une situation d'autant
plus surprenante qu'il est rare qu'un cyclone sévisse
aussi tardivement dans cette zone assez septentrionale.
En tout cas, les modèles de prévisions météo
n'ont apparemment pas trop apprécié. L'air tropical
véhiculé par le cyclone est en effet très
important, dynamisant le courant perturbé d'ouest et
repoussant l'air froid plus à l'est. Au cours de cet
automne, la présence d'un cyclone tropical a déjà
"déboussolé" les modèles météo
et les prévisions ont parfois été un véritable
casse-tête.
Méfions-nous des cyclones, même lorsqu’ils
sont situés à plusieurs milliers de kilomètres
de nos côtes... ;^)
Vous me direz, si l'on part du principe que tout est lié
sur terre et que les battements d'ailes d'un papillon en France
peuvent provoquer une tornade aux USA, alors méfions-nous
de tout ce qui bouge !
Guillaume Séchet - 05/12/2005
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Les chutes de neige de la fin du mois de novembre sont-elles exceptionnelles ?
La situation que nous connaissons en ce moment n'est pas si exceptionnelle que cela.
Elle le serait davantage si nous étions au début du mois de novembre car entre le 1er et le 30 novembre, la température baisse en moyenne de 4 à 5º . Il ne faut pas oublier que de la neige a déjà été observée à Paris à la fin du mois d'octobre, et si l'on prend la moyenne de tous les mois de novembre, il y neige 1,3 fois...Cette année, le mois d'octobre et le début du mois de novembre ont d'ailleurs été particulièrement chauds, ce qui explique le fait que notre organisme n'ait pas eu le temps de s'habituer à ces températures basses. Enfin, l'histoire de la météo nous enseigne qu'une "vague de froid" à la fin du mois de novembre n'est pas forcément synonyme d'hiver précoce et glacial. Nombreux sont les exemples où cette période de temps froid a été suivie d'une période très douce, même si ce n'est pas toujours le cas.
Voici quelques fin novembre hivernales en France et en particulier à Paris:
1890 : Une vague de froid s'abat sur la France du 26 novembre au...20 janvier, mais les chutes de neige sont rares.
15 au 23 novembre 1902 : températures minimales de –12º à Charleville Mézières, -11º à Nancy, -9º à Paris (où l’on observe 4 jours sans dégel) et -3º à Marseille.
30 novembre 1903 : une tempête de neige paralyse de nombreuses régions.
27 novembre 1911 : il tombe 5 à 15 cm de neige dans le nord et l’est (7cm à Paris).
novembre 1919 : le mois de novembre le plus froid depuis au moins 1 siècle – de fréquentes et très précoces chutes de neige se produisent un peu partout entre le 1er et le 3 novembre – une véritable tempête de neige paralyse la moitié nord le 14 novembre – on mesure 24cm à Paris et 25cm à Besançon – il s’agit des chutes de neige les plus abondantes pour cette période de l’année depuis 1887.
1921 : de l’air glacial envahit tout le pays entre le 11 et le 14 novembre - les températures affichent des niveaux incroyablement bas pour la saison – on relève –10º à Vannes, -11º à Montélimar et Toulouse, -12º à Bordeaux – il neige dans le nord-ouest – une nouvelle vague de froid déferle sur le pays entre le 25 et 30 novembre et la neige concerne la moitié sud – la température descend à –13º à Evreux et –11º en banlieue parisienne.
26 au 28 novembre 1922 : la températures descend entre –5 et –10º et la couche de neige atteint 10cm en plaine sur de nombreuses régions.
28 novembre 1923 : une tempête de glace (pluies verglaçantes) provoque de gros dégâts à Belfort et St Etienne où les communications sont interrompues.
1925 : du 11 au 13 novembre, des chutes de neige se produisent sur toute la moitié nord, y compris sur les côtes de la Manche. Du 25 novembre au 7 décembre, l’est est paralysé par la neige – on mesure 30cm à Epinal et 20cm à Nancy – la neige tombe jusqu’à Nice – les températures atteignent –16º à Mulhouse – la Loire charrie des glaçons à Tours et la Meurthe est totalement gelée à Nancy.
23 au 30 novembre 1942 : un froid glacial et très précoce pour la saison envahit notamment le sud de la France – il gel absolument partout, y compris sur la Côte d’Azur et en Corse – la température descend à –12º à Clermont Ferrand, -11º à Vichy, -8º à Toulouse et Bordeaux, -5º à Montpellier et –4º à Marseille.
28 novembre au 2 décembre 1947 : d’abondantes chutes de neige sont observées du Poitou à la vallée du Rhône – la neige atteint Montélimar où les routes sont bloquées.
17 au 20 novembre 1952 : des chutes de neige parfois abondantes et précoces pour la saison blanchissent une bonne partie de la France, notamment la région parisienne.
1962 : A partir du 11 novembre, de l’air froid descend sur une bonne partie de la France et annonce l’arrivée d’un des hivers les plus longs de l’histoire – les chutes de neige deviennent très fréquentes, notamment dans la matinée du 21 novembre où elles provoquent de nombreux accidents sur le Nord-Pas de calais, la Picardie, l’Ile de France et toutes les régions de l’est.
25 novembre au 12 décembre 1969 : l’hiver arrive par la grande porte et la neige recouvre peu à peu les trois quarts de la France – dans la nuit du 7 au 8 décembre, les chutes de neige paralysent le Nord Pas de Calais, la Haute Normandie, la Picardie, l’Ile de France, le Centre et le Limousin –les températures descendent à –15º à Reims, -11º à Rouen, -10º à Lille, Orléans et Beauvais.
19 au 23 novembre 1971 : une invasion d’air polaire provoque de fréquentes averses de neige – il tombe 20 à 50 cm en Côte d’Or et à Limoges – la température descend à –24º dans le Jura – des poids lourds sont bloqués à Mont Cenis (Savoie) et au tunnel du Mont Blanc.
Nuit du 28 au 29 novembre 1973 : des chutes de neige concernent tout l’est de la France – on mesure 8 cm à Grenoble et Macon, 6cm à Besançon, 5cm à Nancy.
1977 : le 21 novembre, au passage d’une dépression, de fortes chutes de neige se déclenchent sur la Picardie et l’Ile de France. Du 27 au 30 novembre, il gèle sur tout le pays et il neige dans le midi, notamment à Toulouse.
25 novembre au 2 décembre 1978 : temps très froid sur toute la France – les premières neiges apparaissent en plaine le 25 novembre, puis les températures baissent et il gel pratiquement en permanence pendant près d’une semaine – dans l’après-midi du 30 novembre, la température ne dépasse pas –4º à Rouen et Abbeville, -3º à Beauvais –2º à Chartres.
1980 : une vague de froid accompagnée de neige envahit la France dés le 3 novembre. Elle persiste jusqu'au 12 novembre puis la neige et le froid réapparaîssent à la fin du mois.
Nuit du 26 au 27 novembre 1982 : une tempête de neige collante paralyse par surprise le Lyonnais et la région de St Etienne –la neige qui tombe par des températures de 0 à +1º est très lourde, ce qui provoque d’importants dégâts – le réseau électrique est particulièrement touché et des milliers de foyers sont privés d’électricité – dans la matinée du 27 novembre, on mesure 41cm de neige à St Etienne et plus d’un mètre sur le massif du Pilat qui est coupé du reste du monde pendant plusieurs jours.
17 au 28 novembre 1985 : le froid prend sa
revanche – la neige apparaît un peu partout et les
gelées sont quasiment permanentes, sauf sur le littoral
– on relève
–11º à Dijon, le 27 novembre et –13º
au Puy le 28.
20 au 25 novembre 1988 : une vague de froid touche l’est et le sud du pays – le 22 novembre, il tombe 4cm de neige à St Raphaël – cette chute de neige est l’une des plus précoces jamais observée – la température descend à –4º à Marseille, -2º à Ajaccio et –1º à Calvi – il fait par ailleurs –10º à Mont de Marsan et St Girons (Ariège).
26 et 27 novembre 1989 : les températures descendent en-dessous de –10º dans le nord-est (-13º à Luxeuil les bains).
18 novembre au 1er décembre 1993 : Les gelées se généralisent dés le 18 novembre, puis elles s’accentuent pour atteindre –10 à –12º dans le centre et le nord-est entre le 22 et le 24 novembre (-12º à Clermont Ferrand et Nevers, -11º à Vichy, -10º à Belfort) – quelques flocons de neige à partir du 21 novembre sur la moitié nord – pluies verglaçantes sur le Lyonnais le 24 novembre – aucun dégel n’est observé sur presque toute la moitié nord le 28 novembre, – températures maximales de –4º à Boulogne sur mer, -3º à Beauvais, S Quentin et Reims, -2º à Rouen et Chartres, -1º à Paris – un redoux est accompagné de pluies verglaçantes le 30 novembre – véritable patinoire rendant la circulation presque impossible sur le Nord pas de Calais, la Picardie, l’Ile de France et le Centre – 2 à 8cm de neige dans le nord-est le 1er décembre – comme celle du début de l’année, cette vague de froid est une véritable catastrophe pour les SDF.
23 au 27 novembre 1996 : fréquentes chutes de neige sur la moitié nord de la France – le 27 novembre, des axes routiers sont bloqués dans l’Essonne.
20 au 26 novembre 1998 : vague de froid sec – gelées généralisées, sauf sur le littoral de la Corse, la Côte d’Azur et la pointe de la Bretagne – de nombreux records de températures sont battus le 23 novembre - on descend jusqu’à –13º à Nancy, -12º5 à Châtillon sur Seine (Côte d’Or), -11º à Vichy, Clermont Ferrand, Troyes et Nevers, -10º à Mont de Marsan (Landes), -9º au Luc en Provence – il neige sur toute la Corse et une partie du Languedoc mais cette neige ne tient pas sur la côte - les SDF sont une fois de plus les premières victimes du froid dans les grandes villes.
16 au 22 novembre 1999 : on assiste pratiquement au même scénario qu’en 1998 – gelées presque généralisées mais un peu moins fortes que l’année précédente – en revanche, les chutes de neige sont plus fréquentes –les Alpes de Haute Provence, les Bouches du Rhône, le Var et le Vaucluse et toute la moyenne vallée du Rhône sont paralysés les 20 et 21 novembre – on mesure 60cm à Montélimar, 35cm à Malaucène, 30cm à Valréas, Roquevaire, 23cm à Orange et 15cm à Aix en Provence – cette neige très lourde provoque de très importants dégâts – 5000 foyers sont privés d’électricité – des milliers d’automobilistes sont une nouvelle fois piégés sur l’autoroute A7, entre Valence et Montélimar.
| Vous aurez davantage de renseignements sur l'histoire des évènements météo depuis 1900, en France avec surtout de très nombreuses illustrations dans l'ouvrage "Quel temps ! chronique de la météo de 1900 à nos jours " - éditions Hermé - auteur : Guillaume Séchet. Cet ouvrage est notamment en vente chez Nature et Découverte ainsi qu'à la FNAC. S'il n'est pas disponible sur place, vous pouvez de toutes façons le commander. Ceci est un parfait cadeau de Noël. Voici quelques précisions en cliquant sur la couverture du livre. |
Guillaume Séchet - 26/11/2005
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Une saison cyclonique intense en Atlantique nord a-t-elle une influence sur l'hiver qui suit, en France ?
Cette année, nous connaissons une saison cyclonique particulièrement intense en Atlantique nord et l'on peut se demander si cette anomalie est susceptible d'engendrer un hiver anormal sur nos régions. Pour en avoir le coeur net, j'ai réalisé une recherche valable pour la période 1920 - 2004 et en voici le résultat:
- 50 % des saisons cycloniques intenses dans l'Atlantique nord* ont été suivi par un hiver "normal" en France
- 25 % ont été suivi par un hiver plus froid que la normale
- 25 % par un hiver plus chaud que la normale
A priori, aucun lien de cause à effet ne peut donc être établi, même si la saison cyclonique exceptionnelle de l'année 1933 a été suivi par un mois de décembre extrêmement froid...
*(plus de 12 phénomènes cycloniques)
Guillaume Séchet - 18/11/2005
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Le mois d'octobre le plus chaud à Paris
Avec une température moyenne légèrement supérieure à 16º, le mois d'octobre 2005 est le plus chaud jamais enregistré à Paris depuis l'ouverture de la station de Montsouris, en 1873. Mais à en croire les relevés de températures de la station météo du Bourget, il s'agirait du mois d'octobre le plus chaud depuis les premiers relevés qui ont eu lieu en...1781 !!!
Même s'il n'a pas été spectaculaire, nous venons donc de connaître un événement majeur - le 3eme depuis la tempête du 26 décembre 1999 et la canicule du mois d'août 2003.
Voici les mois d'octobre les plus chauds enregistrés à Paris :
année |
Tº mini moy. |
Tº maxi moy. |
Tº moyenne |
1969 |
10º1 |
18º8 |
14º4 |
1921 |
9º6 |
20º6 |
15º1 |
1995 |
11º7 |
19º5 |
15º6 |
2001 |
12º4 |
19º1 |
15º8 |
2005 |
12º6 |
19º5 |
16º1 |
Comme on peut le constater, les températures maximales du mois d'octobre 1921 ont été plus élevées que cette année mais à cette époque, l'effet urbain était moins présent et les températures nocturnes, plus basses. C'est la raison pour laquelle, à Paris, octobre 2005 est beaucoup plus chaud qu'en 1921, pourtant une référence pour le reste de la France.
Guillaume Séchet - 04/11/2005
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Un automne chaud...
Cette année, l'automne est assez particulier - les masses d'air tropicales qui circulent sur l'Europe sont beaucoup plus importantes que d'habitude - les réserves en air froid ont du mal à se reconstituer aux latitudes élevées - le nombre des cyclones atteint des chiffres records et des puissances encore jamais égalées dans la zone Caraïbes. Bref, le processus de réchauffement climatique semble entrer dans une nouvelle phase et la période de douceur que nous connaissons actuellement est tout à fait inédite. Cet "emballement" est assez inquiétant et dans les prochains mois il faudra surveiller la moyenne des températures de l'ensemble de la planète, même si des vagues de froid restent localement et épisodiquement tout à fait possibles.
Si la relative vague de chaleur que nous connaissons depuis pratiquement une semaine n'a pas intéressé grand' monde dans les médias, c'est que ce phénomène n'est jamais spectaculaire en cette saison. Et pourtant... il y a de quoi se préoccuper car jamais les températures n'avaient atteint des valeurs aussi élevées de façon aussi durable. Il faut savoir que cette situation est semblable à celle du mois d'août 2003 et si elle avait eu lieu en été, les températures auraient de nouveau flirté avec les 40º. Ce type d'évènement autorise à penser qu'une nouvelle canicule de type "août 2003" se reproduira vraisemblablement dans les prochaines années.
Guillaume Séchet - 29/10/2005







