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2001 - 2010 : une décennie d'extrêmes climatiques

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Article publié le 05/07/2013

Le monde a connu des phénomènes climatiques extrêmes à fort impact pendant la décennie 2001-2010, la plus chaude qui ait été constatée depuis le début des mesures systématiques en 1850. Faisant suite à une longue période caractérisée par un réchauffement prononcé du climat, cette décennie a vu plus de records nationaux de température battus que n'importe quelle autre décennie précédente selon un nouveau rapport publié par l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Intitulée "The Global Climate 2001-2010 - A Decade of Climate Extremes", cette étude porte sur les températures et les précipitations mondiales et régionales et sur les phénomènes extrêmes tels que les vagues de chaleur qui se sont abattues sur l'Europe et la Fédération de Russie, l'ouragan Katrina et le cyclone tropical Nargis qui ont balayé respectivement les États-Unis d’Amérique et le Myanmar, les sécheresses qui ont sévi dans le bassin de l'Amazone et en Afrique de l'Est et les inondations qui ont frappé le Pakistan.


Températures : 

La température moyenne à la surface des terres émergées et des océans pour la décennie 2001-2010 est estimée à 14,47°C, soit un écart de +0,47°C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 et de +0,21°C par rapport à la moyenne de la période 1991-2000 (avec un facteur d'incertitude de ± 0,1°C).



Le rythme décennal d'augmentation de la température à l'échelle du globe s'est accéléré entre 1971 et 2010, atteignant, en moyenne estimative, 0,17°C durant cette période, contre 0,062°C par décennie sur toute la période 1880-2010. En outre, l’augmentation de 0,21°C entre la température moyenne de la décennie 1991-2000 et celle de la décennie 2001-2010 est plus marquée que celle qui a été constatée entre les décennies 1981-1990 et 1991-2000 (+0,14°C).

À l'exception de 2008, chacune des années de la décennie 2001-2010 compte parmi les dix plus chaudes jamais enregistrées, le record étant détenu par 2010, qui présente une anomalie positive de la température moyenne de 0,54°C par rapport à la normale calculée pour la période de référence 1961-1990 (14,0°C), suivie de près par 2005.
 
La plupart des régions du monde ont connu des températures supérieures à la normale pendant la décennie 2001-2010, en particulier aux hautes latitudes de l'hémisphère Nord. C'est au Groenland que la moyenne décennale des températures a accusé l'anomalie la plus forte (+1,71°C), l'écart par rapport à la normale atteignant +3,2°C en 2010. En Afrique, chacune des années de la décennie a été caractérisée par des températures supérieures à la normale.
 
D'après les résultats de l'enquête menée par l'OMM, la décennie 2001-2010 est la plus chaude qu'aient connue près de 94% des pays sondés et aucun pays n'a signalé une moyenne décennale de la température inférieure à la normale au niveau national.

C'est entre 2001 et 2010 que des records de chaleur nationaux ont été enregistrés dans environ 44% des pays sondés, et entre 1991 et 2000 dans 24% d'entre eux. À l'inverse, alors que dans près de 32% des pays sondés, les records de froid remontent à la période 1961-1970, ce pourcentage n'est plus que de 11% en ce qui concerne la décennie 2001-2010.

Cette chaleur record s'est accompagnée d'un recul rapide de la banquise de l'Arctique et d'une perte accélérée de masse nette des inlandsis du Groenland et de l'Antarctique et des glaciers de la planète. En raison de cette fonte généralisée de la neige et de la glace et de l'expansion thermique de l'eau de mer, le niveau moyen de la mer a augmenté au rythme de quelque 3 mm par an, soit environ le double de celui qui a été constaté au XXe siècle (1,6 mm par an). Moyenné sur la décennie, le niveau de la mer accusait une hausse d'environ 20 cm par rapport aux années 1880 selon cette étude.

En raison de la variabilité naturelle du climat, qui résulte en partie des interactions entre l'atmosphère et les océans, les phénomènes El Niño et La Niña en sont une illustration, certaines années sont plus froides que d'autres. Aussi l'évolution interannuelle des températures mondiales n'est-elle pas régulière, mais sur le long terme, la tendance est clairement à la hausse. La décennie 2001-2010 n'a pas connu d'épisode El Niño de grande ampleur, associé en général avec un réchauffement du climat mondial (comme ce fut le cas par exemple en 1998, année qui battait alors tous les records de chaleur). La majeure partie de cette période a été marquée par des épisodes La Niña, qui ont normalement pour effet de refroidir le climat, ou par des conditions neutres, si l'on excepte l'épisode El Niño 2009/10 dont l'intensité était modérée à forte.



Précipitations : 

La décennie 2001-2010 se classe au deuxième rang des plus arrosées depuis 1901, et 2010 est l'année la plus pluvieuse qui ait été enregistrée à l'échelle du globe depuis le début des relevés instrumentaux.


 
Les précipitations ont été supérieures à la normale un peu partout dans le monde pendant cette décennie. L'est des États-Unis d’Amérique, le nord et l'est du Canada et de nombreuses régions d'Europe et d'Asie centrale ont connu des précipitations particulièrement abondantes.


 
D’après les données dont dispose l’OMM, les inondations représentent le phénomène extrême le plus fréquemment observé tout au long de la décennie. L’Europe orientale a été particulièrement touchée en 2001 et 2005, l’Inde en 2005, l’Afrique en 2008, l’Asie (en particulier le Pakistan où 20 millions de personnes ont été sinistrées et 2 000 ont trouvé la mort) en 2010 et l’Australie également en 2010.
 
Des sécheresses persistantes et particulièrement dévastatrices ont frappé l’Australie (notamment en 2002), l’Afrique de l’Est (en 2004 et 2005, entraînant des pertes en vies humaines à grande échelle) et le bassin de l’Amazone (en 2010), avec des conséquences néfastes pour l'environnement.


Les cyclones tropicaux : 

À l'échelle du globe, un total de 511 tempêtes a été observé pendant la décennie 2001-2010. Elles ont fait près de 170 000 victimes et plus de 250 millions de sinistrés, et provoqué des dommages estimés à 380 milliards de dollars.
 
D'après l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA), la décennie 2001-2010 est celle où l'activité cyclonique dans le bassin de l'Atlantique Nord a été la plus marquée depuis1855. La moyenne annuelle de tempêtes baptisées s'établit à 15 pour cette décennie, contre 12 pour la période 1981-2010.
 
C’est dans le nord de l’océan Indien qu’a pris naissance le cyclone tropical le plus meurtrier de la décennie, Nargis, qui s’est abattu sur le Myanmar en 2008, au début du mois de mai. Plus de 138 000 personnes ont été tuées ou portées disparues lors du passage du cyclone, qui a fait 8millions de sinistrés et détruit des milliers de foyers.


Conséquences : 

Entre 2001 et 2010, plus de 370 000 personnes ont trouvé la mort en raison de conditions météorologiques et climatiques extrêmes telles que vagues de froid ou de chaleur, sécheresses, tempêtes et inondations, selon les données fournies par le Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED), soit une hausse de 20% par rapport à la décennie 1991-2000.

Cette situation est due essentiellement aux vagues de chaleur qui ont frappé l'Europe en 2003 et la Fédération de Russie en 2010 et qui ont participé à l'augmentation exponentielle (plus de 2000%) du nombre de victimes imputables aux vagues de chaleur à l'échelle du globe (de moins de 6000 pour la période 1991-2000 à 136000 pour la période 2001-2010).
 
En revanche, tempêtes et inondations ont fait moins de victimes. La baisse de 16% et de 43% observée respectivement est due en grande partie à l'amélioration des systèmes d'alerte précoce et des mesures de prévention, alors même que les régions exposées aux catastrophes sont de plus en plus peuplées. Selon le bilan mondial 2011, entre 1970 et 2010, l’effectif moyen de la population exposée aux inondations chaque année a augmenté de 114 % à l’échelle du globe, alors que la population mondiale augmentait de 87 %, passant de 3,7 milliards à 6,9 milliards. Le nombre de personnes exposées aux fortes tempêtes a presque triplé dans les régions sujettes aux cyclones, soit une hausse de 192 %.

De nombreux travaux de recherche portent sur la question de savoir s'il est possible d'imputer des phénomènes extrêmes isolés au changement climatique plutôt qu'à la variabilité naturelle du climat. Les scientifiques arrivent de plus en plus souvent à la conclusion que la hausse généralisée des températures a sans doute nettement accru la probabilité d'une vague de chaleur comme celle qui a frappé l'Europe en 2003. Il importe par conséquent d'approfondir ces recherches afin de consolider la science du climat et d'aider la société, grâce à des services climatologiques de meilleure qualité, à s'adapter au changement climatique.

Le rapport peut être téléchargé en intégralité et en français ici.
 

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