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Météo en France

L'automne en France

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Article publié le 21/11/2009

Dans nos régions tempérées de l’hémisphère nord, l’automne est une période de transition entre la saison chaude (dont le point culminant se situe au début du mois d’août) et la saison froide (avec un maximum vers le 10 janvier). Entre le 23 septembre (1er jour de l’automne et moment durant lequel la durée de la nuit est égale à celle du jour) et le 21 décembre (1re jour de l’hiver, et moment où le soleil est à la verticale à la latitude la plus méridionale c’est-à-dire au-dessus du tropique du capricorne), les conditions météo sont très différentes...

A la fin du mois de septembre, l’ambiance reste parfois estivale, et il n’est pas rare que les températures dépassent 25 et parfois 30 degrés, au moins sur la moitié Sud. Certaines années, des épisodes de fortes pluies concernent les régions Méditerranéennes (épisodes cévenoles). Quelques anciens cyclones tropicaux peuvent s’échouer jusque sur nos régions sous forme de tempêtes accompagnées de fortes pluies et de douceur remarquable. A la fin du mois de septembre se produisent souvent les premières chutes de neige en haute montagne (au-dessus de 2000m), mais celles-ci sont généralement très éphémères.

En octobre, la température ne cesse de baisser et l’on perd en moyenne 5 degrés du début à la fin du mois. Les 25 degrés ne peuvent quasiment plus être dépassés à partir du 15 octobre (même si cela dépend des régions) et il n’est pas rare que des gelées matinales fassent leur apparition jusqu’en plaine à partir de cette date (même s’il arrive qu’elles apparaissent dés la mi-septembre). Les journées sont de plus en plus courtes, le soleil a de moins en moins d’énergie, et les brouillards matinaux ont parfois beaucoup de mal à se dissiper. Lors des épisodes de temps perturbé, les dépressions sont de plus en plus creuses et le risque de tempêtes augmente au fur et à mesure que l’on s’avance dans la saison froide. Toutefois, il arrive aussi qu’un anticyclone s’installe durablement et que les journées restent malgré tout encore agréables (comme en octobre 2005). On dit alors qu’il s’agit d’une « belle arrière-saison » ou de « l’été indien ». D’autres années, les conditions peuvent devenir franchement hivernales, et l’on a déjà observé des flocons jusqu’en plaine dès la mi-octobre. Ils n’annoncent pas forcément un hiver rude et disparaissent très rapidement. De véritables vagues de froid avec des températures ne dépassant pas les 3°C l’après-midi peuvent avoir lieu à partir de la fin du mois.

En novembre, la baisse des températures se poursuit quasiment à la même vitesse qu’en octobre (on perd en moyenne 4°C entre le 1er et le 30 novembre). Les conditions météo deviennent plus difficiles et les belles journées ensoleillées et douces sont de plus en plus rares, d’autant que la durée du jour est de plus en plus courte. Toutefois, ce mois n’est pas forcément synonyme de temps perturbé et froid (ceci varie énormément d’une année sur l’autre). Pour les années les plus chaudes, on peut encore dépasser facilement 15°C sur presque toute la France jusqu’à la fin du mois (comme c’est le cas en 2009). D’autres années, la neige fait parfois son apparition. Elle ne tient au sol qu’épisodiquement au début du mois (1919, 1966, 1980, 1985) et de manière conséquente durant plusieurs jours, à la fin du mois (comme en 1993). C’est d’ailleurs à partir de ce moment là que les vraies vagues de froid en provenance de Russie, avec des températures minimales inférieures à -10°C et un gel permanent peuvent se produire (les plus importantes ont eu lieu en 1788 et en 1890). Le risque de tempête n’est pas forcément plus important qu’en octobre mais lorsqu’elles se produisent, elles sont souvent plus violentes.

La neige de début novembre 1919 à Paris

La neige de début novembre 1919 à Paris

 

En météorologie, le mois de décembre est classé parmi les mois d’hiver, alors qu’en astronomie, on est encore en automne jusqu’au 20 décembre. Les températures continuent de baisser, mais la baisse est moins sensible au fur et à mesure que l’on se rapproche de la fin du mois (ceci est une moyenne et n’est pas forcément vrai tous les ans). Le mois de décembre est parfois glacial et très « hivernal » (comme en 1879 ou 1933) mais il peut être le prolongement d’un automne doux, et il arrive souvent qu’aucune chute de neige ni forte gelée ne se produisent (au moins en plaine). Il s’agit d’un mois généralement très gris car les journées sont très courtes et le soleil est si bas, que la différence de température entre le matin et l’après-midi n’est pas très importante. Si les vents sont faibles, les sols restent d’ailleurs humides, même après une semaine de temps sec ; et lorsqu’un anticyclone s’installe, il n’est pas rare que les brouillards ou la grisaille persistent toute la journée.

Guillaume Séchet, meteo-villes.com

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