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Banquise Arctique : une fonte anormalement rapide en juillet

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Article publié le 21/07/2019

Nous sommes actuellement en plein cœur de l'été dans l'Hémisphère Nord, et le mois de juillet correspond habituellement à une fonte marquée des glaces de l'océan Arctique. Or, après une fonte plutôt limitée au milieu du mois de juin, celle-ci s'est accélérée de façon soudaine et anormale depuis environ quatre semaines.

La fonte quotidienne a régulièrement dépassé les 100 000km2, atteignant parfois les 150 000km2 en tout début de mois (soit approximativement la superficie de la Nouvelle-Aquitaine et de l'Occitanie réunies. Une fonte rapide qui s'inscrit malheureusement dans la lignée des années précédentes : à titre de comparaison, au cours de la première moitié de juillet, l'étendue des glaces diminuait d'environ 80 000km2/jour sur la période 1981-2010.

Perte journalière des glaces de la banquise Arctique en 2019 (en km2) - Zachary Labe

 

La situation atmosphérique explique cette accélération notable, puisque les températures s'y sont retrouvées très douces au cours du début du mois de juillet (en moyenne 3°C au dessus des normales à 700m d'altitude, voire 5°C au niveau de la mer des Tchouktches et de la Sibérie orientale).

En témoigne la vague de chaleur historique en Alaska lors de la première décade (record absolu tous mois confondus à Anchorage avec 32.2°C, contre une moyenne habituelle de 18.3°C en juillet), ou bien les 21°C observés le 14 juillet à Alert, lieu habité le plus au nord de notre planète (moins de 1000km seulement du pôle Nord).

Anomalie de température (à 700m d'altitude) du 1er au 14 juillet 2019 sur la zone Arctique - NSIDC

 

Cette fonte n'est pas sans conséquence, puisque la superficie totale de la banquise s'en trouve actuellement très diminuée. Au 18 juillet, elle représentait 7.190 millions de km2, au second rang des plus bas niveaux mesurés, talonnant le record de juillet 2011.... et très loin des valeurs moyennes des précédentes décennies (10 millions dans les années 1980, 8,5 millions dans les années 2000) !

Etendue des glaces de l'Arctique (en million de km2) depuis juin 2019 et écarts aux précédentes décennies - Zachary Labe

 

Etendue des glaces de l'Arctique (en million de km2) depuis 2003 à la date du 18 juillet - Zachary Labe

 

Seul point positif (s'il y en avait à noter), les tendances n'envisagent pas un minimum annuel record pour cette année 2019. Ce niveau atteint en septembre 2012 (3.39 millions de km2) ne serait approché que dans la seule hypothèse de la poursuite d'un taux de fonte record.

Si cette fonte redevient un peu plus « normale » (soit celle observée en moyenne lors de ces 12 dernières années, entre 2007et 2018), les projections envisagent un minimum proche de 4 millions de km2 en septembre prochain. Ce qui resterait malheureusement parmi les plus basses valeur jamais mesurées depuis le début des observations satellitaire il y a 40 ans.

Prévisions de l'étendue minimale annuelle 2019 de la banquise Arctique - NSIDC

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