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> Vigilance orange en raison des fortes chaleurs allant crescendo. L’Ile de France est entre deux influences, l’une fortement caniculaire en direction de la Bourgogne et l’autre nettement plus raisonnable en direction de la Normandie et se la Picardie. Globalement, ce vent de Nord-Est nous permet tout de même d‘échapper aux températures extrêmes que l’on pouvait craindre et qui, finalement, devraient se produire un peu plus au Sud (>>).

> Les records mensuels et absolus à Paris Montsouris sont respectivement de 37,6°C le 26/6/1947 et 40,4°C le 28/7/1947 concernant les maximales, 23,7°C le 22/6/2017 et 25,5°C le 12 août 2003 concernant les minimales. Suivez l‘évolution de cette canicule via notre article (>>). Une cartographie des îlots de fraîcheur est disponible (>>).

> La circulation différenciée est activée (>>, >>) et le stationnement résidentiel est gratuit à Paris aujourd’hui (>>) en raison d’un pic de pollution à l’ozone.

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Mai 2019 : frais en Europe, mais le 3e plus doux dans le monde

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Article publié le 08/06/2019

Après un bilan pour Paris et l'Ile-de-France (>>), ainsi que pour la France (>>), voici désormais le bilan climatique de mai 2019 à l'échelle européenne et mondiale.

Selon le dernier communiqué du programme européen de surveillance de la Terre Copernicus, mai 2019 est devenue le troisième mois de mai le plus chaud à l'échelle mondiale, avec une anomalie positive de +0.518°C (par rapport à la moyenne 1981-2010). Ce mois de mai est à peine devancé par celui de 2016, record en la matière (+0.576°C), et celui de 2017 (+0.533°C).

Les zones les plus douces voire chaudes ont été nombreuses. Ces anomalies douces les plus marquées ont été observées sur le Groenland, en mer de Weddell (près de l'Antarctique, et par rapport responsable d'une très faible couverture de glace), en Alaska, sur l'ouest du Canada, le sud-est des Etats-Unis, l'est ainsi que l'extrême ouest de l'Asie, ou encore le sud-ouest de l'Afrique pour ne citer que quelques secteurs.

A l'inverse, quelques territoires sortent néanmoins du lot avec des températures plus fraiches que la normale. Citons entre autres une large bande s'étendant du sud-ouest des Etats-Unis à l'est canadien, l'Asie centrale, diverses parties de l'Antarctique, mais aussi … une grande partie de l'Europe, dont la France (nous l'avons tous remarqué) !

Anomalie de température en mai 2019 par rapport à la moyenne 1981-2010 - ERA-Interim / ECMWF Copernicus CCS

 

Sur le continent Européen, l'anomalie mensuelle est pourtant à peine négative, voire quasiment à l'équilibre avec -0.003°C malgré des températures 2 à 3°C sous les normes dans de nombreux pays centraux du continent. Cette valeur semblant au premier abord biaisée, s'explique par la zone d'étude assez étendue considérée comme « Européenne », dont l'anomalie positive pèse fortement dans la balance (Russie Occidentale, Turquie, Groenland). A noter que mai 2019 n'est que le 21e mois avec anomalie froide sur l'Europe depuis le début de la décennie (soit sur 113 mois).

Ces températures fraiches sur l'Europe centrale se sont corrélées à des pluies récurrentes et abondantes (humidité des sols bien au-dessus de la moyenne). Ces précipitations avaient même provoqué des inondations et des glissements de terrain en Italie et en Roumanie, atteignant des niveaux records à certains endroits.

Anomalies de pluviométrie, humidité de l'air et des sols, et de température en mai 2019 en Europe, par rapport à la moyenne 1981-2010 - ERA-Interim / ECMWF Copernicus CCS

 

La température mondiale moyenne sur les 12 derniers mois glissants (de juin 2018 à mai 2019) possède quasiment la même anomalie que ce seul mois de mars, avec un excédent positif de +0.504°C (par rapport à la moyenne 1981-2010). Il faut remonter à 2001 pour obtenir une année glissante en dessous des normes, preuve irréfutable réchauffement continu de la température à la surface de la planète. Il s'agit d'un niveau élevé, mais toujours inférieur au pic record observé lors de la période d'octobre 2015 à septembre 2016 (+0.642°C).

Du côté du continent Européen, cette anomalie sur les 12 derniers mois est encore plus élevée, atteignant +1.192°C par rapport à la norme 1981-2010. Une tendance toutefois en baisse, après le pic absolu observé très récemment, au cours de la période d'avril 2018 à mars 2019 (+1.543°C).

Anomalie de température lissée sur 12 mois dans le monde et en Europe (par rapport à la moyenne 1981-2010) - ERA-Interim / ECMWF Copernicus CCS

 

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