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Le risque d’averses a été finalement surévalué par les modèles numériques. Malgré des nuages assez nombreux, le temps est resté sec, et devrait le rester ce soir. La température est tout de même bien plus fraiche, avec 4° de moins qu’hier.

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Les chroniques météo de l'année 1976...

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Ecarts à la normale 1976

Repères historiques

mars : le onze de France fait peau neuve avec l’arrivée d’Hidalgo et de Platini
4 juillet : les Etats-Unis d’Amérique fêtent leurs 2 siècles d’existence
17 juillet : ouverture des jeux olympiques de Montréal
25 août : Jacques Chirac démissionne - Raymond Barre le remplace


Evènements météo marquants de l’année

Nuit du 2 au 3 janvier : une courte mais violente tempête secoue la région Nord-Pas de Calais - les vents atteignent 137 km/h à Lille.


Caravanes renversées par la tempête, près de Lille

Du 23 janvier au 3 février : le temps est froid et il neige fréquemment - le 29 janvier, la thermomètre affiche -18° à Nancy, -17° à Metz, -12° à Strasbourg et Troyes - les 30 et 31 janvier, la neige recouvre la Normandie, l’Ile de France, la Champagne, la Bourgogne et l’Alsace.


Nuit du 12 au 13 mars : une violente tempête s’abat sur les régions du nord-ouest et provoque plusieurs naufrages en Manche et en Atlantique.


Le printemps 1976
est le plus sec depuis au moins 100 ans sur une grande moitié nord de la France.


Les 23 et 24 avril : il fait très froid et de fréquentes averses de neige ont lieu sur les régions du nord et de l’est - le 24 avril, il ne fait pas plus de -1° à Château Chinon, +1° à Grenoble et +2° à Lyon où il neige toute la journée - cette neige très lourde provoquent de sérieux dégâts dans les vergers (les fleurs des arbres sont déjà sorties).


Du 6 au 9 mai : vague de chaleur très précoce - cette chaleur concerne surtout la moitié nord et accentue la sécheresse qui a débuté à l’automne 1975 - les 7 et 8 mai, il fait plus de 30° sur la Normandie, la Picardie, la Région parisienne, la Champagne et la Lorraine - en revanche, les températures ne dépassent pas 14 à 17° près de la Méditerranée - on se baigne sur les Côtes de la Manche.


Chaleur précoce à Paris, sur les quais de la Seine, le 6 mai 1976

Chaleur record dans le nord

Au cours de l’été 1976, on assiste à une situation très paradoxale - la sécheresse atteint des sommets dans tout le nord-ouest alors que les régions méditerranéennes ont droit à un temps plus humide que la moyenne - ceci est dû à la présence d’un anticyclone qui reste vissé sur l’Europe du nord pendant plusieurs mois, lequel empêche les perturbations atlantique de circuler sur la France - les régions méditerranéennes sont moins protégées par cet anticyclone, d’où la présence d’orages souvent violents.


Du 6 au 15 juin : 2ième vague de chaleur - la sécheresse devient inquiétante sur la moitié nord où, durant 6 jours, les températures dépassent 30°.



La sécheresse dans les Côtes d’Armor

Du 22 juin au 8 juillet : 3ième vague de chaleur - entre le 23 juin et le 7 juillet (soient pendant 2 semaines consécutives), les températures atteignent ou dépassent 35° sur toutes les régions du nord et du nord-ouest - en revanche, la valeur maximale observée en France ne dépasse jamais 37° et on peut dire que ces très fortes chaleurs concernent le tiers du pays - à Paris, l’effet de ville maintient des températures très élevées en cours de nuit - le 4 juillet
le minimum ne descend pas au-dessous de 24° à la station de Paris-Montsouris, ce qui constitue un record absolu (à cette époque).

A Paris, les bassins du Trocadéro sont assaillis


Record de chaleur et joie des enfants dans les bassins de La Défense (92)



Températures maximales du 28 juin 1976 et minimales du 29 juin 1976

Il va sans dire qu’au cours de cette période, la sécheresse accable le milieu agricole, notamment dans des régions qui ne sont pas habituées à ce genre de phénomène (Normandie, Picardie et Bretagne).




Les 15 et 16 juillet : la chaleur redevient accablante - il fait 38° en Aquitaine - 37 ° à Toulouse et 36° en Lorraine.


18 juillet : de très violents orages provoquent des inondations dans le Var - il tombe 178mm de pluie à Grimaud.


Les 21 et 22 juillet : une courte période de temps très frais concerne toute la France - alors que la sécheresse reste le premier sujet de préoccupation, les température ont du mal à dépasser les 15° l’après-midi - on enregistre même des records de froid en Lorraine et en Bourgogne avec seulement 13 à 14°.


26 juillet : la Côte d’Azur est un peu oubliée par l’été, ce jour-là - il ne fait pas plus de 17° à Nice, constituant un record de froid.


Août 1976
reste très sec sur la plupart des régions, notamment sur la moitié nord - les incendies, très nombreux depuis le début de l’été, le sont encore davantage, notamment dans l’ouest et le nord - il fait chaud mais ces chaleurs ne sont jamais exceptionnelles - les températures restant souvent comprises entre 27 et 30°.
Le déficit hydrique de décembre 1975 à août 1976 atteint 60% sur le Bassin Parisien, la Bretagne et la Basse-Normandie, ce qui est considérable sur une telle période.
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14 octobre : après un été particulièrement sec sur la moitié nord, une première tempête balaye tout l’ouest du pays - un pétrolier s’échoue près de l’île de Sein et provoque une marée noire.


Les 30 novembre et 2 décembre : 2 autres tempêtes secouent le pays - celle du 2 décembre est extrêmement violente - une dépression de 963hpa descend sur Paris et les rafales de vent atteignent le stade de l’ouragan sur toute la façade atlantique et le sud-ouest de la France - les dégâts sont très importants - on mesure 181 km/h à la pointe du Raz, 176 km/h à Quimper, 174 km/h à l’île de Ré, 167 km/h à St Brieuc, 159 km/h à Millau, 152 km/h à Pau, 139 km/h à Bordeaux et 133 km/h à Toulouse.

Comparatif entre les tempêtes du 2 décembre 1976 et du 11 février 1990 (rafales maxi en km/h)


Inondations dans les Landes après la tempête et les pluies diluviennes

Du 27 au 30 décembre : courte vague de froid. La température atteint -17° à Grenoble, -14° à Reims -13° à Troyes, -12° à Paris et -10° à Lyon - une fine pellicule de neige recouvre le bassin parisien dans la journée du 28 décembre.


Ecarts à la normale 1976


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Les graphiques présentés ci-dessus sont le fruit d'un très long travail personnel. Il s'agit des écarts à la moyenne des températures et des précipitations, calculés en moyenne pour l'ensemble de la France. Les noms des régions indiquent les extrêmes. Ces informations ne peuvent pas être utilisées à des fins commerciales.  Guillaume Séchet


Les documents mentionnés ci-dessus sont le fruit d'une recherche personnelle de plusieurs années à Météo-France ainsi que dans la plus grande librairie de presse ancienne de France ("La Galcante"). Grâce à ce travail de très longue durée nous possédons la plus importante banque de données en la matière (plus de 10 000 documents). Ainsi, entre 1999 et 2007, j'ai pu réaliser la rubrique "de temps antan", diffusée quotidiennement sur la Chaîne Météo et plusieurs ouvrages sur les évènements météo en France, dont le livre « Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé - il s’agit d’une chronique abondamment illustrée répertoriant les principaux événement météo année par année, en France depuis 1900. Si vous avez des documents sur des évènements climatiques et que vous désirez les publier dans cette rubrique, n’hésitez pas à me contacter. Merci beaucoup. Guillaume Séchet.
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