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Bilan des tempêtes de l'hiver 2014 : étude des surcôtes

vendredi 23 mai 2014
Le littoral Atlantique-Manche-Mer du Nord a été balayé par une série de tempêtes assez remarquables cet automne-hiver 2013-2014. Une étude du REFMAR a permis de caractériser l’intensité des sept évènements de tempête qui se sont produits entre octobre 2013 et début février 2014. Des périodes de retour ont pu être indiquées pour chaque observation portuaire pour chaque évènement ; les évènements ont pu être comparés entre eux, et les situations les plus exceptionnelles en terme de hauteurs atteintes (GODEHART, XAVER, dépression du 1-2 février) ou d’intensité de pics de surcote (CHRITIAN, GODEHART, XAVER, QUMAIRA) ont été identifiées. 

Les hauteurs remarquables observées sur le littoral ne sont pas toujours liées à des pics de surcote importants (XAVER) ou à la concomitance des maxima de surcote avec l’instant de pleine mer (GODEHART), mais systématiquement au contexte de marée de vive-eau qui permet même à de faibles surélévations de la mer provoquées par le passage des dépressions de produire des hauteurs remarquables (dépression du 1-2 février). Parmi les sept évènements, XAVER se distingue largement des autres par le caractère très exceptionnel des hauteurs observées sur le littoral Nord-Pas de Calais (jamais mesurées jusque là, et de période de retour estimée supérieure à 100 ans). L’analogie directe avec la tempête XYNTHIA n’a été faite pour aucun évènement de cet automne-hiver, les évènements ayant des caractéristiques radicalement différentes de XYNTHIA (tempête violente très localisée), et les hauteurs observées sur le littoral charentais et vendéen ayant été bien inférieures à celles atteintes pendant l’évènement de février 2010. 

Image d'illustration pour Bilan des tempêtes de l'hiver 2014 : étude des surcôtes
 
Toutefois, ces résultats ne peuvent pas être directement mis en relation avec les dégâts relatés à la côte, pour plusieurs raisons.
- la houle générée lors de ces dépressions successives a été très forte, et les observations marégraphiques ne prennent pas en compte la surcote liée au déferlement des vagues. Les observatoires se situent dans des ports, à des emplacements souvent abrités, et la mesure se fait dans un puits/tube de tranquillisation qui filtre les effets de clapot et de houle. Les dégâts à la côte peuvent être provoqués par d’autres processus que la submersion par débordement, où la houle a un rôle très important : submersion par franchissements discontinus (« paquets de mer »), submersion par rupture du système de protection (action mécanique des vagues), … 
- les dégâts sont également dépendants de la configuration du littoral, et de son état de fragilisation (rémanence du littoral aux tempêtes successives) ; 
- dans certaines zones littorales également sous influence fluviale, le contexte de crue des cours d’eau est un facteur aggravant.
 
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