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Bilan météo et climatique de juillet 2022 : excessivement chaud et le plus sec jamais mesuré !

lundi 1 août 2022

Comme à chaque début de mois, nous vous proposons un bilan climatologique du mois écoulé. Place donc au bilan cartographié du mois de JUILLET 2022 en termes de température, pluviométrie et ensoleillement sur un panel de 73 stations*.

Les statistiques sont calculées sous la nouvelle moyenne climatique officielle de la période 1991-2020, en lieu et place de l'ancienne période utilisée jusqu'au mois de mai (1981-2010).

 

Une nouvelle fois, ce sont les fortes chaleurs qui ont dominé au cours des dernières semaines. Dans la lignée d'un mois de juin déjà excessivement chaud (+2.2°C), ce mois de juillet à présenté une anomalie thermique similaire de +2.3°C (par rapport à la période 1991-2020).

 

Avec un indicateur thermique national atteignant 23.18°C, juillet 2020 se classe au 3e rang des plus chauds mesurés depuis l'après-guerre, a égalité avec juillet 2019. La première place est occupée par un historique mois de juillet 2006 (24.42°C) suivi de juillet 2018 (23.26°C).

 

Hormis une très brève et insignifiante période fraîche lors des 3 premiers jours du mois, nous sommes restés en excédent thermique durant la quasi-intégralité de juillet. Entre le 10 et le 26 juillet s'est notamment produite la seconde vague de chaleur de cet été 2022, avec en point d'orgue le pic caniculaire exceptionnel et la vigilance rouge du 19 juillet marqué par des records absolus à la pelle sur la moitié Ouest du pays (plus de 40°C en Bretagne, jusqu'à 42°C en Aquitaine et dans les Pays de la Loire >>).



Température moyenne quotidienne en juillet 2022 en France - écart à la moyenne 1991-2020 - Infoclimat

 

De ce fait, aucune station de notre panel ne présente une anomalie thermique inférieure à 1°C pour ce mois de juillet. Les anomalies les plus modérées se situe principalement le long des côtes de la Manche, dans les Ardennes ou encore près de la région Centre (+1.1°C à Charleville-Mézières, +1.3°C à Nevers et Châteauroux, +1.4°C à Lille et Brest). Une anomalie qui grimpe rapidement au dessus des +2°C au sud de la Seine (+2.0°C au parc Montsouris à Paris).

 

La chaleur s'est montré encore plus remarquable sur l'ensemble du mois de l'Occitanie aux Alpes, avec une anomalie qui y dépasse parfois les +3°C. Parmi les excédents les plus élevés, notons jusqu'à +3.2°C à Montélimar, Albi et Nice, +3.3°C à Bourg-Saint-Maurice,  +3.5°C à Saint-Auban et +3.7°C à Embrun. La région PACA a d'ailleurs vécu son mois de juillet le plus chaud depuis 1947 (début des mesures fiables). A l'aéroport de Nice, la température ne s'est abaissée sous les 25°C qu'à une seule reprise entre le 18 et le 28 juillet.

 

Malgré la chaleur, si l'on devait véritablement mettre un mot pour résumer ce mois de juillet, il serait le suivant : ARIDE ! Avec un déficit pluviométrique de -84% sur notre panel de stations, jamais un mois de juillet n'avait été aussi sec sur l'ensemble du pays depuis le début des mesures homogènes en 1959 ! Avec un cumul moyen homogénéisé de 9.7mm seulement, il s'agit même du 2e mois le plus sec jamais mesuré en 63 ans, à peine devancé par mars 1961 (7.8mm).

Pas d'eau et de fortes chaleurs, des conditions qui ont favorisé une aggravation sensible de la sécheresse sur tous nos départements (>>), mais également la multiplication d'incendies d'une rare intensité, notamment en Gironde où plus de 20.000 hectares de forêts sont parties en fumée (>>).

 

Parmi notre panel de station, seules deux villes ont récolté au moins la moitié du cumul habituellement mesuré au mois de juillet : il s'agit de Limoges (-47%) et de Carcassonne (-48%). Les rares pluies orageuses anecdotiques du 19-20 juillet du Limousin au Centre-Val-de-Loire représentent la seule réelle séquence pluvieuse de ce mois.

 

Partout ailleurs, le déficit est exceptionnel, entre -80 et -100% sur la plupart des villes. De la Bretagne à l'Aquitaine, des Hauts-de-France aux Alpes, aucune région n'a été épargnée par cette sécheresse. Pour la capitale, ce déficit atteint -86% au parc Montsouris. Avec à peine quelques gouttes insignifiantes, il est même maximal sur certaines villes : -97% à Agen, Aurillac et Brive, -98% à Rennes, Nîmes et Saint-Etienne, -99% à Lyon, Albi et Mont-de-Marsan... et -100% à Marseille-Marignane ainsi qu'à Ajaccio (où il n'a pas plus une seule goutte).

 

Les orages du 19-20 juillet ont permis de récolter entre 10 et 25mm en moyenne du Limousin à la région Parisienne, en passant par le Centre-Val-de-Loire qui est la région la moins sèche de ce mois de juillet... Sur notre panel de stations, seules deux stations ont tout juste atteint les 30mm cumulés : il s'agit de Besançon (36mm) ainsi que de Limoges (33mm).

 

Les pluies ont été absentes partout ailleurs, avec de rares millimètres récoltés de ça et là. Parmi nos 73 stations, près de la moitié (35) n'ont pas dépassé le seuil des 5mm seulement. Certaines villes n'ont même pas pu bénéficier d'un millimètre de précipitations : 1.0mm à Rennes, 0.8mm à Bastia, 0.6mm à Nice et Nîmes, 0.4mm à Lyon, Hyères et Albi ... et aucune pluie (0.0mm) pour Ajaccio ainsi que Marseille-Marignane !

 

 

Des conditions anticycloniques à l'origine de la chaleur et de la sécheresse... mais également d'un très fort ensoleillement. Là également, toutes les régions sans exception ont pu bénéficier d'un ensoleillement optimal voire record au cours de ce mois de juillet où la nébulosité s'est faite absente. L'excédent d'ensoleillement sur notre panel de station atteint +40% à l'échelle nationale pour juillet 2022.

 

Un ensoleillement que l'on pourrait considéré comme anormalement élevé sur la moitié Nord, dépassant souvent les +50 à +60% : jusqu'à +72% à Nantes, +62% à Rouen, +55% à Rennes et Brest, +54% à Angers, +52% à Paris.

 

Il faut aller dans le Sud-Est, entre Languedoc, Provence, Côte d'Azur ainsi que Corse pour retrouver des écarts à la moyenne plus limités, entre +10 et +15% de manière générale (minimum sur notre panel de +9% pour l'aéroport d'Ajaccio). Un excédent restant toutefois très notable sur ces régions aux moyennes mensuelles d'ensoleillement extrêmement élevées durant l'été.

 

355 heures, c'est la moyenne de la durée d'ensoleillement constatée sur notre panel de stations au cours de ce mois de juillet, soit légèrement au delà des moyennes de nombreuses villes Méditerranéennes (moyenne en juillet de 345h à Montpellier, 347h à Bastia ou encore 349h à Nice), et 100 heures de plus que la norme nationale habituelle (255h).

 

Rares sont les villes à ne pas avoir dépassé les 300 heures, situées principalement le long des côtes de la Manche, ainsi qu'au pied des Pyrénées : 299h au Touquet, 285h à Saint-Brieuc, 283h à Saint-Girons, 278h à Brest, et un minimum de 266 heures à Tarbes.

 

Plusieurs villes du quart Sud-Est peuvent se targuer d'avoir battus leurs records absolus en atteignant une barre exceptionnelle : celle des 400 heures d'ensoleillement mensuel. Il s'agit de Nice (401.9h), Montélimar (403.2h), Millau (404.8h), Bastia (405.8h), Montpellier (405.9h), Ajaccio (406.9h), et surtout Marseille-Marignane avec 420h52 ainsi que l'Ile du Levant (Var) et ses 421h15. Il s'agit pour cette dernière de la station avec la durée d'ensoleillement mensuelle la plus élevée jamais observée en France !

 

Récapitulatif : 

 

PANEL DE 73 STATIONS

Température – pluviométrie – ensoleillement :
Agen, Ajaccio, Albi, Alençon, Angers, Aurillac, Bastia, Beauvais, Bergerac, Besançon, Biarritz, Bordeaux, Bourg-Saint-Maurice, Bourges, Brest, Brive, Caen, Carcassonne, Charleville-Mézières, Chartres, Château-Arnoux-Saint-Auban, Châteauroux, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Cognac, Colmar, Dijon, Embrun, La-Roche-sur-Yon, Langres, Le Mans, Le-Puy-en-Velay, Le Touquet, Limoges, Lorient, Luxeuil, Lyon-Bron, Mâcon, Marseille-Marignane, Melun, Millau, Mont-de-Marsan, Montélimar, Montpellier, Nancy-Essey, Nantes, Nevers, Nice, Nîmes-Courbessac, Niort, Orléans, Paris-Montsouris, Perpignan, Poitiers, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Etienne, Saint-Dizier, Saint-Geoirs (Grenoble), Saint-Girons, Saint-Quentin, Strasbourg, Rouen, Tarbes, Toulouse-Blagnac, Tours, Troyes.

 

Température – pluviométrie (absence partielle ou totale de données d’ensoleillement) :
Abbeville, Calais, Hyères, Lille, Metz, Romorantin.

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