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Mars 2026 fut un mois déséquilibré dans le temps et l'espace

Ce mois de mars fut un mois très déséquilibré dans le temps et l'espace...

 

 

Températures : douceur en première moitié de mars avant une période plus froide

 

Un nouveau mois au dessus des moyennes. Avec un indicateur thermique national de 9.98°C, ce mois de mars 2026 s'est terminé sur une anomalie thermique de +0.91°C par rapport à la moyenne 1991-2020. Nous restons toutefois à bonne distance des records observés pour les mois de mars 1957 et 2017 (+1.9°C). 

Un mois au-dessus des moyennes en raison d'une première moitié de mars particulièrement douce voire déjà printanière (températures souvent comprises entre 17 et 20°C dans la moitié Nord l'après-midi). Entre le 1er et le 13 mars, l'anomalie national a même atteint +3.0°C
Si les températures ont quelques peu fluctué en seconde décade, alternant fraîcheur et douceur, ce sont bien des conditions plus froides qui se sont imposées en toute fin de mois, avec le retour des gelées, occasionnant des dégâts sur l'agriculture (non pas en raison des gelées classiques en cette période de l'année, mais de l'état avancée de la végétation consécutive au mois de février et au début du mois de mars très doux).

 


Moyenne de l'indicateur thermique national en mars depuis 1946 & Indicateur thermique quotidien en mars 2026 - Infoclimat & Météo-France

 

 

Un très grand quart Nord-Ouest a bénéficié de températures bien au-dessus des moyennes, avec un excédent supérieur à +1°C, voire proche de +2°C au nord de la Seine (+1.9°C à Paris, Abbeville ou encore Saint-Quentin). Certaines stations secondaires dépassent même les +2°C avec jusqu'à +2.6°C pour la ville de Banogne-Recouvrance (Ardennes).


Des Pyrénées aux Alpes en passant par le Massif-Central, les températures ont été plus conformes aux moyennes classiques de mars, avec un excédent assez anecdotique. De rares stations passent même en faible déficit, avec -0.1°C à Bergerac, -0.3°C à Saint-Etienne, et jusqu'à -0.9°C Bellegarde-en-Diois (Drôme) sur le réseau secondaire.

 

 

 

Pluviométrie : assez peu arrosé à l'exception de la Méditerranée

 

Le mois de mars a été relativement sec puisque le bilan fait état d'un déficit pluviométrique de -23%. Un mois qui contraste de manière saisissante avec février historiquement pluvieux (+115%).

Les conditions ont été dans l'ensemble assez anticycloniques sur le pays au cours du mois de mars. Les 3/4 de la France n'ont pas atteint leur moyenne pluviométrique mensuelle, avec un déficit qui chute parfois sous les -50% en Alsace (-62% à Strasbourg et Colmar), en Bretagne (-53% à Rennes et -56% à Lorient), dans le Pas de Calais (-69% à Calais) ou encore de l'Aquitaine aux Alpes (-67% à Clermont-Ferrand,-59% à Agen, -55% à Bourg-Saint-Maurice). Ceci se traduit par des cumuls localement inférieurs à 30 voire 20mm (15mm à Strasbourg, 14mm à St-Etienne, 13mm à Calais). Le minimum national est de 8.6mm à Clermont-Ferrand.


Des conditions radicalement opposées par rapport au pourtour Méditerranéen, une nouvelle fois pas épargné par l'humidité. Sur le Languedoc-Roussillon et le littoral provençal, il n'est pas rare d'avoir observé deux voire trois fois le cumul moyen de mars (+107% à Nîmes, +171% à Marseille-Marignane, +236% à Hyères, +291% à Montpellier). Les cumuls y dépassent alors les 100mm, avec par exemple 162mm à Montpellier, et même jusqu'à 220mm pour les stations de Cambon-et-Salvergues (Hérault) et du Tech (Pyrénées-Orientales) sur le réseau secondaire.

 

 

 

Ensoleillement : remarquablement ensoleillé sur la moitié Nord

 

Sous ces conditions globalement peu agitées et anticycloniques, l'ensoleillement a été assez généreux sur une bonne partie du pays, permettant de terminer en excédent de +26% sur notre panel national.

 

La moitié Nord pèse fortement dans la balance avec des conditions remarquablement ensoleillées pour un mois de mars. Au nord de la Loire, l'excédent est souvent compris entre +30 et +50%, localement davantage (+56% à Paris, +57% à Charleville-Mézières, +68% à Rouen). Si l'excédent est plus faible dans le Sud-Ouest et en Rhône-Alpes (+10 à +20%), l'humidité près de la Méditerranée s'est donc accompagnée d'une forte nébulosité. Le déficit y atteint -5 à -15% dans le quart Sud-Est (-11% à Saint-Auban et -13% à Nîmes). 

 

Fait rare, ceci se traduit par une durée d'ensoleillement plutôt homogène, et des maximums qui ne sont pas enregistrés sur les bords de la Méditerranée ! En effet, les 200 heures sont franchis de l'Aquitain à l'Alsace, avec parfois plus de 220h en Poitou-Charente et Val de Loire. La ville la plus ensoleillée en mars est La Rochelle avec 246 heures. Nous notons 229h à Tours, 228h à Cognac, 218h à Troyes ou encore 211h à Paris, soit autant qu'à Perpignan, Montpellier ou encore Nice ! Côté minimums, nous chutons à 163h au Puy-en-Velay, et 145 heures à Brest.

 

 

 

Récapitulatif : 

 

 

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Auteur : Guillaume Séchet

Photo de Guillaume SECHETHistoire du site Météo Paris