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> Vigilance orange en raison des fortes chaleurs allant crescendo. L’Ile de France est entre deux influences, l’une fortement caniculaire en direction de la Bourgogne et l’autre nettement plus raisonnable en direction de la Normandie et se la Picardie. Globalement, ce vent de Nord-Est nous permet tout de même d‘échapper aux températures extrêmes que l’on pouvait craindre et qui, finalement, devraient se produire un peu plus au Sud (>>).

> Les records mensuels et absolus à Paris Montsouris sont respectivement de 37,6°C le 26/6/1947 et 40,4°C le 28/7/1947 concernant les maximales, 23,7°C le 22/6/2017 et 25,5°C le 12 août 2003 concernant les minimales. Suivez l‘évolution de cette canicule via notre article (>>). Une cartographie des îlots de fraîcheur est disponible (>>).

> La circulation différenciée est activée (>>, >>) et le stationnement résidentiel est gratuit à Paris aujourd’hui (>>) en raison d’un pic de pollution à l’ozone.

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Tempête Miguel en plein mois de juin

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Article publié le 06/06/2019

Après les aléas orageux et finalement neigeux sur les Pyrénées et le Massif Central des 4 et 5 juin (>>), une tempête a concerné la France ce vendredi 7 juin, un phénomène assez inhabituel pour cette époque de l'année. Le creusement dépressionnaire a débuté ce jeudi 6 au large de la Galice en direction de la Bretagne, de la Manche puis de la Mer du Nord.




Des rafales parfois supérieres à 120km/h ont été relevées à son passage sur les côtes Charentaises, Vendéennes et Bretonnes, voire très localement dans les terres (122km/h à Arbrissel, près de Rennes). Sous certaines averses, les bourrasques ont également dépassé les 100km/h dans l'intérieur des terres sur le Poitou, le Val de Loire et le Centre (102km/h à Poitiers et Romorantin). Plus globalement, c'est l'ensemble du quart Nord-Ouest de la France qui a subit de fortes rafales, assez inahbituelles pour un début juin.


 

 

L'océan s'est montré déchainé avec une mer forte à très forte et une houle d'Ouest de 2 à 4 mètres. Ceci n'aura pas été sans conséquence, avec un lourd bilan (3 décès) aux Sables d'Olonne (Vendée) lors du chavirage d'une vedette des Sauveteurs en Mer (SNSM) qui s'en allait porter secours à un bâteau de pêche en difficulté.

Sauvetage des marins du bateau de la SNSM aux Sables-d’Olonne - vendredi 7 juin 2019 - AFP

 

Au maximum de l'évèmenent (le venredi soir vers 18h30), 73 500 foyers étaient privés d'électricité dans le grand Ouest suite à de nombreuses chutes de branches ou d'arbres sur les lignes électriques (il faut rappeler que les arbres sont désormais feuillus, contrairement aux tempêtes de périodes hivernales, accentuant le risque de chute).

Le samedi matin, la situation n'était pas encore revenu à la normale avec encore près de 28 000 foyers sans électricité, principalement en Gironde et Normandie.

Arbre ayant cédé à Paris, quai Louis Blériot - 7 juin 2019 - Jean-Rémi Baudot

Chute d'arbre à Clénord (Loir-et-Cher) - 7 juin 2019 - Jérôme Dutac via La Nouvelle République

 

Par le passé, on se remémore 4 tempêtes remarquables au mois de juin. Les 1er et 2 juin 1938, 12 hommes ont disparu dans un naufrage vers l’île de Molène et deux promeneurs sont morts à Paris.


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Des forêts ont été dévastées dans le Sud-Ouest le 26 juin 1958 où les rafales ont atteint 185 km/h au Puy de Dôme, 140 km/h à Toulouse-Blagnac et 137 km/h à Bordeaux-Mérignac (selon les mesures des anémomètres de l'époque ayant sans doute surévalué les valeurs).


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Une tempête s'est creusée très rapidement en Manche le 16 juin 1965, provoquant de nombreux dégâts au Nord de la France sous l'effet de rafales poussant jusqu'à 155 km/h à Langres (selon les mesures des anémomètres de l'époque ayant sans doute surévalué les valeurs). Notre chronique >>


Tempête du 16 juin 1965 à Boulogne sur Mer - Isabelle Girardin / INA

Le 7 juin 1987 (>>, >>, >>), dimanche de Pentecôte, la tempête a surpris les plaisanciers et les touristes sur la côte Aquitaine avec 126 km/h à Biscarosse et 122 km/h au Cap Ferret. Neuf morts, une cinquante de blessés et d’importants dégâts furent à déplorer : arbres déracinés, coupures d’électricité, échafaudages couchés, chapiteaux emportés, campings dévastés et de nombreux voiliers retournés, notamment sur le bassin d’Arcachon.


Arrivée de la tempête du 7 juin 1987 à St Jean de Luz - Michel ANDRE pour Sud-Ouest


Dégâts à Bordeaux après la tempête du 7 juin 1987 - A. DANE et J.L. DUZERT pour Sud-Ouest


Spectateurs écrasés lors du Grand Prix automobile de Pau le 7 juin 1987 - P. VIGNEAU pour Sud-Ouest

De manière moins spectaculaire mais plus récemment, une dépression baptisée Ingraban avait engendré des rafales de 132 km/h à Camaret (29), 117 km/h à la Pointe de Chamoulin (44) et 116 km/h au Cap Gris Nez les 5 et 6 juin 2017.



Retrouvez ces évènements et bien d'autres sur notre chronique (>>) et notre almanach (>>). 


 

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