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Bilan météo et climatique de septembre 2021 : de la chaleur et de gros orages !

mercredi 6 octobre 2021

Comme à chaque début de mois, nous vous proposons un bilan climatologique du mois écoulé. Place donc au bilan cartographié du mois de SEPTEMBRE 2021 en termes de température, pluviométrie et ensoleillement sur un panel de 73 stations*.

 

Le cœur de l'été s'est montré bien maussade sur notre pays, avec des températures à peine dans les moyennes voire légèrement en deçà entre les mois de juillet (-0.1°C) et d'août (-0.5°C). Mais ce mois de septembre 2021 récemment écoulé à été d'une saveur plutôt estivale !

Avec une température moyenne à l'échelle nationale de 19.3°C, l'anomalie a atteint +2.0°C. Il s'agit du 5e mois de septembre le plus chaud observé en France métropolitaine depuis l'après-guerre, derrière les mois de septembre 1949 (record avec +2.9°C), 1961, 2006, 2016 et à égalité avec 1987.

Température moyenne en septembre depuis 1947 - écart à la moyenne 1981-2010 - Twitter Gaetan Heymes / Météo-France

 

 

Le début du mois avait encore un beau goût d'été. En effet, une vague de chaleur tardive s'est produite du 5 au 9 septembre avec des températures dépassant les 35°C sur la côte Atlantique, ceci jusqu'au Pays de la Loire (>>). Durant la nuit du 6 au 7, la température ne s'est pas abaissée sous les 26.3°C à Ciboure (Pointe de Socoa - Pyrénées-Atlantiques), établissant un nouveau record national de douceur nocturne pour un mois de septembre.

 

La seconde décade a elle aussi été très clémente et chaude. Il aura fallu attendre la dernière décade du mois pour observer des températures plus conformes aux moyennes de saison. La neige est apparue en haute montagne sur les Alpes lors de la journée du 19 septembre (>>), tandis que les toutes premières gelées blanches de la saison ont eu lieu en matinée du 30 septembre, marquant réellement le début de la saison froide et l'installation de l'automne (>>).

 

Évolution des températures minimales et maximales quotidiennes en septembre 2021 par rapport à la moyenne 1981-2010 - Météo-France

 

 

Le constat est simple : l'ensemble des stations du territoire ont observé un excédent thermique au cours de ce mois de septembre. Sur notre panel, aucune station ne descend même sous les +1°C d'anomalie (anomalie minimale de +1.0°C à Montpellier). Des Pays de la Loire aux Hauts-de-France d'une part, ainsi que du Midi-Toulousain à l'Auvergne d'autre part, l'anomalie y dépasse même les +2°C en moyenne.

Notons pour les valeurs les plus élevées jusqu'à +2.6°C d'anomalie pour les stations de Poitiers, La Roche-sur-Yon, Ajaccio, Brive ou encore Bourges, et même +2.8°C à Nevers pour le maximum de notre panel. Pour Paris, le bilan monte à +2.4°C.

 

 

Au niveau des précipitations, nous notons un très léger déficit à l'échelle nationale d'environ -8% sur notre panel de stations au cours de ce mois de septembre 2021. Pourtant, toutes les régions n'ont pas été logées à la même enseigne. En effet, les précipitations ont été très hétérogènes, en raison de multiplies passages pluvieux et orageux parfois très importants selon les secteurs, au cours des deux premières décades notamment. Notons par exemple un orage diluvien dans la région de Montpellier le 3 (>>), de violents orages dans le Sud-Ouest le 8 et plus particulièrement sur la ville d'Agen (>>), un épisode Méditerranéen très intense le 14 sur le département du Gard (>>), ainsi qu'un nouvel épisode pluvieux dans le Sud-Est lors de la journée du 26 (>>).

 

Au final, l'ensemble du Sud-Ouest du pays, le Languedoc-Roussillon, l'Auvergne ainsi que la Bourgogne, la région Centre et l'Ile-de-France ont été relativement servies en termes de pluie. En raison de ces pluies orageuses, certaines villes ont récolté le double voire localement le triple de leur moyenne mensuelle : jusqu'à +111% à Clermont-Ferrand, +123% à Carcassonne, +125% à Bourges, et même +246% à Agen (soit 3.46 fois la moyenne habituelle de septembre) en raison de l'orage diluvien de la soirée du 8 septembre. Pour Paris, l'excédent atteint +20% au parc Montsouris.

 

A l'inverse, un grand quart Nord-Ouest, la plupart des régions au nord de la Seine, mais surtout la Corse n'ont reçu que très peu d'eau, avec des déficits qui chutent sous les -50% en Poitou-Charentes, Pays-de-la-Loire, Alsace ou Hauts-de-France. Parmi les déficits les plus marquants du panel, notons -67% à Angers, -72% au Touquet, -75% à Calais, -76% à Strasbourg, -90% à Ajaccio et même -95% à Bastia.

 

Les secteurs les moins arrosés de la moitié Nord n'ont cumulé que 15 à 20mm seulement au cours de ce mois de septembre, parfois moins (19mm à Poitiers, 18mm à Angers, 16mm à Calais, 15mm à Strasbourg). Mais la Corse, dans la continuité d'un été aride, reste en tête des régions les plus sèches avec seulement 5mm à Ajaccio et 4mm à Bastia.

 

A contrario, du Languedoc et des Pyrénées jusqu'aux régions centrales, la succession d'épisodes pluvieux et orageux a porté les cumuls au delà des 100mm (et bien davantage sur les Cévennes). Sur notre panel, les valeurs atteignent jusqu'à 111mm à Nevers, 129mm à Montpellier, 135mm à Bourges, 139mm à Clermont-Ferrand, 161mm à Aurillac, 163mm à Nîmes et même 205mm à Agen (dont 128mm tombés en seulement 3h sous orage durant la soirée du 8 septembre). Malgré l'excédent, la capitale n'a pas atteint ce seuil des 100mm, récoltant au total 57mm de précipitations.

 

Au niveau de l'ensoleillement, le bilan national très légèrement excédentaire de +6% sur notre panel cache là également un très grand contraste géographique.

 

Le bilan montre une France véritablement coupée en deux, entre une moitié Nord ayant bénéficié d'un ensoleillement très généreux, notamment dans le Nord-Est où l'excédent dépasse +20 à +30% (jusqu'à +28% à Paris-Montsouris, +36% à Nancy et +37% à Saint-Quentin ainsi qu'à Colmar). Il faut basculer au sud de la Loire pour basculer dans le bleu, avec un déficit d'ensoleillement se creusant de plus en plus en direction de l'Occitanie et surtout de la barrière Pyrénéenne. Sur ces secteurs, l'écart atteint souvent les -15%, et chute même à -30% du côté de Saint-Girons et -35% pour la ville de Tarbes.

 

Un tel déficit sur la moitié Sud combiné à un fort excédent sur la moitié Nord : le bilan est alors assez étonnant et peu habituel traduit en durée totale d'insolation. En effet, contrairement à l’accoutumée, les régions méridionales ne se détachent pas. Mieux encore, une grande majorité des villes situées au nord de la Loire ont dépassé les 200 à 220 heures d'ensoleillement (215h à Paris, 223h à Langres, 229h à Nantes, 233h à Colmar, 235h à La Roche-sur-Yon), seuils qui n'ont pas été atteints dans le Sud-Ouest ou même sur le Languedoc et le Roussillon (208h à Montpellier, 205h à Nîmes, 172h à Perpignan) ! Au pied des Pyrénées, les villes de Saint-Girons et de Tarbes n'ont pu profiter respectivement que de 132h et 123h de soleil au total.

 

La Provence, la Côte d'Azur ainsi que la Corse sont toutefois légèrement sortis du lot, et ont bénéficié d'un ensoleillement correct et conformes aux moyennes habituelles, permettant d'approcher voire de franchir les 250 heures. Notons 251 heures pour la ville de Nice, et 257 heures à Ajaccio pour le maximum du panel.

 

Récapitulatif : 

 

PANEL DE 73 STATIONS

Température – pluviométrie – ensoleillement :
Agen, Ajaccio, Albi, Alençon, Angers, Aurillac, Bastia, Beauvais, Bergerac, Besançon, Biarritz, Bordeaux, Bourg-Saint-Maurice, Bourges, Brest, Brive, Caen, Calais, Carcassonne, Charleville-Mézières, Chartres, Château-Arnoux-Saint-Auban, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Cognac, Colmar, Dijon, Embrun, La-Roche-sur-Yon, Langres, Le Mans, Le-Puy-en-Velay, Le Touquet, Limoges, Lorient, Luxeuil, Lyon-Bron, Mâcon, Marseille-Marignane, Melun, Millau, Mont-de-Marsan, Montélimar, Montpellier, Nancy-Essey, Nantes, Nevers, Nice, Nîmes-Courbessac, Niort, Orléans, Paris-Montsouris, Perpignan, Poitiers, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Etienne, Saint-Dizier, Saint-Geoirs (Grenoble), Saint-Girons, Saint-Quentin, Strasbourg, Tarbes, Toulouse-Blagnac, Tours, Troyes.

 

Température – pluviométrie (absence de données d’ensoleillement) :
Abbeville, Cherbourg, Hyères, Lille, Metz, Romorantin, Rouen.

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