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Chronique des évènements météo en France

2006

Les documents mentionnés ci-dessus sont le fruit d'une recherche personnelle de plusieurs années à Météo-France ainsi que dans la plus grande librairie de presse ancienne de France ("La Galcante"). Ce travail de très longue durée me permet désormais de possèder la plus importante banque de données en la matière (plus de 10 000 documents).
Grâce à ces informations, j'ai pu réaliser la rubrique "de temps antan", diffusée quotidiennement sur la Chaîne Météo, ainsi que plusieurs ouvrages sur les évènements météo en France, dont le livre « Quel temps ! - chronique de la météo de 1900 à nos jours » Éditions Hermé – auteur : Guillaume Séchet - il s’agit d’une chronique abondamment illustrée répertoriant les principaux événement météo année par année, en France depuis 1900.
Si vous avez des documents sur des évènements climatiques et que vous voulez les publier dans cette rubrique, n’hésitez pas à me contacter. Merci beaucoup.

IMPORTANT: Les cartes, photos et schémas ne sont pas libres de droit. Ces données, prises individuellement, sont du domaine public. Le travail consistant à les analyser et à les rassembler ne l'est pas. Ces informations ne peuvent pas être utilisées à des fins commerciales. Merci de me contacter préalablement à toute utilisation (cliquez ici) .

 

Compte tenu de l’immense travail réalisé pour permettre à cette chronique d’être mise en ligne gratuitement à disposition des internautes, il paraît logique que vous lui apportiez un minimum de soutien – merci d’avance

Guillaume Séchet

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Ecarts à la normale 2006

Evènements météo marquants de l’année

19 janvier: Après une période de douceur prolongée de quelques jours et surtout d’importantes chutes de neige, des avalanches se produisent sur le nord des Alpes , jusqu’en Isère. On dénombre 3 morts.
22 janvier : une puissante vague de froid concerne l?Europe de l’est et menace la France – les températures descendent aux alentours de -30° en Pologne, -35 en Ukraine ainsi qu’en Russie européenne, faisant plusieurs centaines de morts. Le 25 janvier, des chutes de neige commencent à se produire dans le nord-est de la France puis la moitié du pays est affectée le 26 janvier (du nord-est au Centre et à la région lyonnaise). Ces chutes de neige intéresse la région PACA, y compris la côte d’Azur en soirée. 27 janvier, le froid s’impose partout – la température ne dépasse pas les 0° sur une grande moitié nord avec un maxi de -6° à Strasbourg et -3 à -5° sur les régions du nord et du nord-est (dont l’IDF) – d’importantes chutes de neige ont lieu dans l’axe rhodanien où il tombe entre 10 et 30 cm. 28 janvier, de très fortes précipitations ont lieu sur un arc de cercle allant des régions méditerranéennes à la façade atlantique – il s’agit de neige dans l’intérieur et de pluie près des côtes méditerranéennes, hormis sur le Roussillon où d’abondantes chutes de neige ont lieu jusque sur le littoral – on mesure près de 20 cm entre Perpignan, Toulouse et Limoges – 15 à 50 cm entre Lyon et Montélimar – 3 à 10 cm du Poitou-Charentes à la Bretagne. Mais c’est surtout le département de l’Aveyron et les zones limitrophes qui sont touchées avec près d’un mètre de neige jusqu‘à 500 m d’altitude !! 40 bergeries s’effondrent.



St-Affrique (Aveyron) sous près d’un mètre de neige !
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Une tempête se déclenche par ailleurs sur les plateaux du Massif-Central et les Préalpes (115 km/h à Chamrousse et 122 km/h à Val-Thorens). 29 janvier, le froid régresse vers le sud-ouest mais de fortes chutes de neige ont toujours lieu sur le sud de l’Aquitaine et des pluies verglaçantes paralysent le sud du département du Tarn où 9000 foyers sont privés d‘électricité – ces coupures d‘électricité se poursuivent pendant 3 jours.


L’effet des pluies verglaçantes dans le Tarn
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20 000 foyers sont également privés d‘électricité dans l’Aude en raison de la neige et des inondations – 1 homme se noie dans la crue du Libron, dans l’Hérault.

Au début du mois de février, le temps se calme mais l’anticyclone maintient le froid dans les basses couches de l’atmosphère.
Les 2 et 3 février sont des journées très froides. Comme la grisaille ne se dissipe pas, les températures maximales restent largement inférieures à 0° du bassin parisien au nord-est à la région Rhône-Alpes. Le 3 février, il ne fait pas plus de -2 à 3° en région parisienne, -4 à -5° dans le nord-est, -2° dans la lyonnais. En revanche, le temps est très doux en montagne ainsi que sur les régions méditerranéennes. Le 1er février, il fait par exemple 22° à Bormes les mimosas et le 2 février, 15° à Mende (contre 0° à Clermont-Ferrand).

Le 12 février, confrontée à l’air froid qui recouvre une grande partie de l’Europe continentale, la perturbation en provenance des Iles-britanniques provoque de la neige sur le Nord-Pas de Calais et l’est de la Picardie. Ces chutes de neige concernent ensuite une partie de l’Ile-de-France, la Champagne-Ardennes et la Bourgogne dans la nuit du 12 au 13.02.

Après un épisode très perturbé et temporairement plus doux vers la mi-février (très localement 120 mm de pluie sur le 06 et vent de 107 km/h à Biarritz dans la journée du dimanche 19 février), le temps redevient froid par la suite.

L’après-midi du 23 et la matinée du 24 février, une petite dépression longe la Manche et provoque de la neige sur tout le nord-ouest. On mesure en général, 1 à 3 cm sur NPC, Picardie, Normandie et Bretagne mais jusqu‘à 10 cm sur le Perche et 8 cm dans le centre de la Bretagne. Quelques flocons jusque sur Paris.Mardi 28 février, le courant s’oriente au nord-ouest et devient plus perturbé. Quelques chutes de neige se produisent sur un grand quart nord-est, jusqu’en IDF et en Picardie. On mesure 1 à 8 cm de l’IDF à la Franche-Comté mais il ne s’agit que de pluie et neige mêlées. Cette perturbation est suivie par des giboulées de neige sur presque la moitié de la France et de nouvelles chutes de neige plus conséquentes se produisent dans le nord-ouest en soirée (1 à 3 cm en Normandie, Picardie, IDF puis Champagne et nord-est).Le 3 mars, une dépression circule de la Bretagne à l’IDF, aux régions du nord. D’abondantes chutes de neige ont lieu au nord de cette dépression, c’est-à-dire sur la Normandie, la Picardie, le nord du Val-d’Oise, la Champagne-Ardennes, le nord de la Lorraine et de l’Alsace – on mesure 5 à 10 cm voire davantage. D’autres chutes de neige ont lieu en soirée sur le Loiret, le sud de la Champagne, le nord de la Bourgogne et le nord de la Lorraine.Le 4 mars, la zone de conflit se déplace vers le sud – d’abondantes chutes de neige se produisent en Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charente, Centre (sud de la Loire), Bourgogne, sud de la Lorraine, Alsace, Franche Comté – dans la soirée, la neige gagne le nord de l’Aquitaine, le limousin, le nord de la région Rhône-Alpes. Dans le même temps, la température dépasse 13° sur toute la moitié sud de la France et le contraste avec les régions plus au nord est très impressionnant – il fait jusqu‘à 18/20° en Aquitaine et à l’ouest de la région Midi-Pyrénées. La neige gagne d’ailleurs ces 2 régions dans la nuit du 4 au 5 où la baisse des températures atteint 15 à 18° ! Les chutes de neige se poursuivent dans l’est et il tombe jusqu‘à 60 à 70 cm en 24h et pratiquement en plaine sur le territoire de Belfort, une partie de la Haute-Saône, le sud de l’Alsace, le Doubs où le toît d’un bâtiment s’effondre. On mesure 10 à 15 cm dans la Vienne, 20 cm au nord du Massif-Central, 25 à 30 cm à Dijon, 35 cm au Creusot… Des centaines d’automobilistes sont pris au piège en arrivant dans les stations des Alpes du nord, notamment aux Ménuires et à Val-Thorens. Des avalanches se déclenchent et le risque est maximum.

Le 5 mars, la tramontane et le mistral se déchaînent. Des rafales à plus de 150 km/h se produisent sur le Roussillon (170 km/h au Cap Béar) – on mesure 135 km/h à Leucate, 130 km/h à Narbonne…4300 foyers sont privés d‘électricité.

Dans la nuit du 11 au 12 mars, de très fortes pluies se produisent sur les Pyrénées-Atlantiques – il tombe 60 à 80 mm en 24h en Béarn et en Pays basque. Ces pluies se sont accompagnées d’un vent violent d’ouest allant jusqu‘à 111 km/h à Socoa, près de Saint-Jean-de-Luz. Cet épisode pluvieux se conjugue avec un fort risque d’avalanche en montagne. En raison des inondations, jusqu‘à 32.000 personnes sont privées d‘électricité. Une coulée de boue traverse une maison à Saint-Etienne de Baïgorry, et une autre à Lasseube. Le réseau secondaire du Béarn est coupé en de nombreux endroits par des inondations.Une cinquantaine de touristes ont été bloqués en début de nuit dans leurs voitures sur la route d’accès à la station de ski de La Pierre Saint-Martin.Le 11 mars et après quelques jours de redoux et de temps très perturbé et très pluvieux, les cours d’eau du Doubs débordent en raison de la fonte des neiges. Une tornade provoque d’importants dégâts sur la commune des Echelles (Savoie).Le dimanche 12 mars, de l’air très froid envahit tout le nord et l’est du pays – les températures maximales atteignent 0 à -2° dans le nord-est. Le mistral souffle jusqu‘à 110 km/h à Marseille et 115 km/h à Toulon. Le 13 mars, les températures minimales atteignent -18 à -19° au nord de l’Allemagne – en France, il fait -5 à -8° sur toute la moitié est.

Lundi 20 mars au soir, une cellule orageuse liée à un centre dépressionnaire provoque des dégâts près de Brest – 500 foyers sont privés de courant. EDF parlait toutefois d’un “événement mineur”.

Mardi 21 mars de l’air froid déjà présent depuis quelques jours sur l’Europe du nord, s’infiltre sur un tiers nord de la France. Le contraste de températures est important entre Paris où il ne fait pas plus de 3° l’après-midi et Bourges, où l’on dépasse les 16°. Quelques chutes de neige ont lieu sur le Nord-Pas de Calais et le département de l’Aisne.

Mercredi 22 mars, une perturbation remonte vers le nord. Confrontée à l’air froid, elle provoque des chutes de neige (notamment en matinée) sur le Calvados, l’Orne, une partie du Cotentin, l’Eure, l’Eure-et-Loir et une partie de l’IDF (hors agglomération). On mesure localement plus de 5 cm sur les collines de Normandie et la Beauce.

Dimanche 26 mars: le printemps arrive enfin…Les températures sont comprises entre 20 et 25° sur toutes les régions situées au sud de la Loire (hormis le littoral Méditerranéen) – on atteint 27° à Pau et Mont-de-Marsan et l’on se baigne sur la côte basque. Lundi 27 mars: le temps reste très doux mais plus perturbé – la première vague orageuse de la saison, touche le pays. De violents orages éclatent sur le sud-ouest, le nord et le nord-est où les chutes de grêle sont parfois importantes. De violentes rafales de vent (80 à 100 km/h) balayent les régions du nord-ouest.

Mercredi 5 avril : Une perturbation circule des Pays de la Loire aux régions de l’est. En contact avec l’air froid qui descend sur toute la moitié nord, la pluie se transforme en neige sur une partie de la Bourgogne, la Franche-Comté et le sud de l’Alsace – on mesure 5cm à partir de 200 m d’altitude sur le sud du Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et le Doubs.

Du 24 au 26 avril: le temps est particulièrement chaud près de la Méditerranée, notamment sur la Basse vallée du Rhône où les températures atteignent quotidiennement 26 à 28° – le mois d’avril 2006 sera d’ailleurs un mois très chaud sur ces régions avec un excédent thermique de 2 à 3°.

Dimanche 30 avril : les gelées sont fréquentes en matinée, notamment sur le Centre ainsi que du nord-est au Massif-Central. Les températures minimales atteignent -3° à Aurillac, Luxeuil-les-bains, -2° à St Geoirs, le Puy, Orléans, St-Dizier et -1° à Chartres. De fortes averses parfois orageuses se produisent sur le Nord-Pas de Calais, la Picardie et les Ardennes. La neige apparaît jusqu’en plaine sur le nord de la Lorraine, les Ardennes, et une partie du Nord-Pas-de-Calais.

A partir du 2 mai, la tendance s’inverse très brutalement – le 3 mai les températures atteignent ou dépassent 25° sur une grande partie de la France – il s’agit du 1er épisode estival de la saison
Le 4 mai, les 26° sont atteints ou dépassés sur le 1/3 des stations avec une moyenne de 25° sur la France et des pointes à 27°.
La chaleur s’estompe lentement par la suite mais les orages prennent le relais. Ils sont parfois violents le samedi 6 mai, lorsqu’une zone se forme des Pyrénées au Massif Central et au Nord-Pas-de-Calais. Il tombe parfois l‘équivalent d’un mois de précipitations en une journée sur le sud de la région Midi-Pyrénées, le Loiret, l’Essonne, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne et la Somme (pour ne citer que quelques exemples). Des inondations éclair sont parfois observées notamment autour de Paris. Voici quelques valeurs de précipitations : 32 mm en 1 h à Roissy, 30 mm en 30 minutes à Meaux (77), 60 mm à Nangis (77) avec grêle, 47 mm en 2h à Abbeville (80), 55 mm à Pamiers (09).

Les 8, 9 et 10 mai, sont des journées particulièrement froides dans les Alpes où d’importantes chutes de neige ont lieu au-dessus de 800 à 1300m – le 9 mai, la température ne dépasse pas 8 à 9° en Lorraine et 11 à 12° en IDF.

Le samedi 13 mai, une nouvelle vague orageuse traverse la France – de violents orages éclatent dans le courant de l’après-midi en Ile-de-France – ils sont particulièrement forts sur le plateau de St-Quentin en Yvelines, les Hauts de Seine, la Seine-St-Denis et l’est immédiat de Paris – en revanche, la ligne de grain se scinde en deux lorsqu’elle passe sur Paris. D’autres violents orages sont localisés sur le Puy de Dôme et le nord de l’Alsace. Mardi 16 mai: Le temps reste très orageux, notamment sur la partie centrale de la France. Plusieurs lignes de grains accompagnées d’une activité électrique intense, d’importantes chutes de grêle et de violentes rafales de vent balayent successivement le Poitou-Charentes (notamment Cognac), le nord du Limousin et de l’Auvergne (notamment Thiers) puis une partie de la région Rhône-Alpes. On constate de gros dégâts dans certains secteurs.

Mercredi 17 mai: De l’air très chaud concerne temporairement un grand quart sud-ouest où les températures dépassent 30°. On atteint 33° à Pau et 34° à Mont-de-Marsan.

Samedi 20 mai: Une dépression assez creuse (985 hpa) circule très rapidement sur le sud des Iles britanniques, occasionnant un temps très mouvementé sur quasiment tout le pays. Sur les régions du nord, les vents atteignent en général 80 à 110 km/h sur le littoral comme dans les terres avec des pointes à 126 km/h au cap de la Hève, 104 km/h à Melun. Quelques arbres sont déracinés jusque dans Paris où les parcs ferment au public.

Dimanche 28 mai: Les températures atteignent des valeurs très élevées sur le Roussillon, la Basse vallée du Rhône et le Var avec des pointes à 35/36°. Des records sont battus.

A partir du lundi 29 mai, la situation change radicalement. Un flux de nord s‘établit et les températures sont en chute libre.
Le maximum du froid est atteint les 30 et 31 mai où les températures ne dépassent pas 15° sur toute la moitié est de la France. Le 30 mai, on enregistre seulement 11° à Lille et Reims, 12° à Metz et Rouen, 15° à Paris. Il neige à partir de 800m sur les Vosges et le Jura, 1000 à 1200m sur les Alpes. Des averses de grésil sont signalées en Belgique, dans les Ardennes, sur les plateaux du nord-est et à Grenoble.

Jeudi 1er juin, les températures minimales sont très basses, notamment sur le Centre, les Pays de la Loire, l’Ile-de-France et la Normandie. Le record pour un mois de juin est battu à Orly (3°1 contre 3°2 le 4 juin 1975), à Orléans (0°8 contre 1°9 le 2 juin 1962), à Nantes (3°8 – record du 3 juin 1975 égalé), à Auch (2°6 contre 3°6 le 6 juin 1986). Des gelées sous abri sont localement observées en Eure et Loire ainsi que dans le Loir-et-Cher (-0°2 à Romorantin). Dans la soirée, la neige se mêle à la pluie à Gerardmer (600m).
Vendredi 2 juin: Les températures restent basses sur la moitié est. Il fait 0 à 1° sous abri, en Champagne (0°9 à Reims). La Corse connaît un temps exceptionnellement froid et perturbé. Sous les orages, les températures s’abaissent à 13° sur la côte et la neige fait son apparition au-dessus de 1100 m d’altitude !

Les gelées au matin du 2 juin, vues de la webcam du plateau de l’Arselle (Chamrousse, 1550m d’altitude)
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A partir du 5 juin, le temps s’améliore, notamment dans l’ouest, puis sur toute la France et une période de plus en plus chaud affecte le pays. Cette vague de chaleur persitera jusqu‘à la fin du mois de juillet ou au début du mois d’août, selon les régions. Il s’agira de la plus longue vague de chaleur de l’histoire de la météo…

Le 9 juin, la période de temps très ensoleillé et vraiment très agréable (ciel bleu limpide) se poursuit dans l’ouest et gagne peu à peu le reste de la France. Les températures atteignent des niveaux très élevés en Bretagne et sur toute la façade atlantique avec 29° à Brest (record quotidien) et 32° à St-Nazaire, Niort, Dax et bien d’autres villes…

Du 11 au 13 juin, on dépasse 30° sur plus de la moitié du pays avec quelques pointes à 34 ou 35°, notamment dans le sud-ouest (33 à 34° en Ile-de-France). Le lendemain, les températures baissent de 11° en 24h sur la Normandie.

Les 14 et 15 juin, la fraîcheur s’installe momentanément dans le nord ce qui contraste avec la chaleur de la moitié sud (14° à Lille contre 32° à Clermont-Ferrand).

16 juin: un violent courant de sud-ouest en altitude fait remonter du sable du Sahara jusque sur le sud-est de la France. Le ciel prend un aspect jaunâtre, notamment vers Grenoble où l’on signale de la pluie de boue.

19 juin au soir : une cellule orageuse à caractère tropical se développe sur la région Midi-Pyrénées. De gros dégâts sont signalés dans le Tarn-et-Garonne où des milliers d’arbres sont déracinés. Certains d’entre eux tombent sur des maisons et les occupants sont relogés.

20 juin : un coup de chaleur se produit sur Corse. Le Sirocco fait grimper la température à plus de 35° en fin de matinée, à Ajaccio.

25 juin: de très violents orages éclatent de la moyenne vallée du Rhône à l’Alsace – de la grêle est signalée sur de nombreuses communes et une vigilance orange est lancée par Météo-France – la température passe de 30/33° à 15/18° sous les orages. D’autre part, une petite dépression remonte sur les régions du nord-ouest où le temps est execrable toute la journée. Les températures ne dépassent pas 17 à 19° et il tombe entre 20 et 100mm de pluie en 12h sur la Normandie (96,5mm à Caen), l’ouest de l’IDF et la Picardie.

A partir du 26 juin: Une période de fortes chaleurs touche le pays, à commencer par les régions du sud.

Du 26 au 28 juin, les fortes chaleurs ont lieu notamment dans le département du Vaucluse où l?on atteint quotidiennement 35°.
Le 27 juin au soir, un très violent orage occasionne de fortes rafales de vent et des dégâts à Albertville.

Les 29 et 30 juin: Ces fortes chaleurs gagnent la basse vallée du Rhône ? on relève par exemple 36° à Nîmes.
1er juillet: Les 35° sont dépassés de l?Aquitaine à la basse vallée du Rhône avec un maximum de 37° à Carcassonne, 35° à Bordeaux, Angoulême, 34° à Nantes, 30°5 à Brest. Ces fortes chaleurs s?étendent ensuite à une grande partie de la France.
2 juillet: la température atteint 39° à Carpentras, 38° à Orange, 37° à Nîmes et Carcassonne et Toulouse, 36° à Angoulême. Une vigilance à la canicule est lancée sur l?agglomération parisienne et la région lyonnaise.
3 juillet: La chaleur s?estompe dans l?ouest mais on atteint encore 33° en région parisienne et 34 à 35° dans la vallée du Rhône.
4 juillet: on dépasse de nouveau les 30° sur les trois-quarts du pays (il fait encore 36° à Carpentras et 35° à Lyon).

5 juillet: Les températures sont moins élevées mais une vague orageuse touche les régions du sud-ouest à la Champagne-Ardenne – Les Landes et le Lot-et-Garonne sont parmi les premiers touchés. Des toitures sont endommagées par des grêlons à Mimizan. 1000 hectares de pruniers sont endommagés ? on recueille des grêlons de 190 g à Ste Livrade où les rafales atteignent 140 km/h. En Champagne, quelque 1.800 hectares de vignes sont endommagés par des averses de grêle. En 24h, on relève 46 mm de pluie à Clermont-Ferrand et 69 mm à Reims.
6 juillet: De nouveaux orages affectent la vallée du Rhône (notamment les Bouches-du-Rhône où la sécheresse est très importante), le nord de la région Rhône-Alpes et le nord-est de Paris (inondations à Livry- Gargan). Il tombe 33 mm de pluie à Istres, 35 mm à Chambéry, 48 mm à Ambérieu et 50 mm à Lyon Satolas.

A partir du 10 juillet: la chaleur s’intensifie de nouveau par le sud. La vigilance canicule concerne de plus en plus de département du sud-est. Il fait par exemple 37° à Carcassonne.
11 juillet: il fait plus de 30° sur une moitié est du pays avec des pointes à 38° à Carpentras.
12 juillet: les valeurs sont comprises entre 32 et 38° sur le quart sud-est.
A partir du 13 juillet: les fortes chaleurs remontent jusqu?à la Loire.
15 juillet: les 30° sont dépassés sur les 4/5e du territoire avec 34° à Nantes, 35° à Bordeaux et 36° à Dax.
16 juillet: les 35° sont dépassés au sud de la Loire : Nîmes – Courbessac 36.8 °C Bordeaux 36.3 °C Orange 36.3 °C Toulouse-Francazal 36.3 °C Toulouse-Blagnac 36.1 °C, Carpentras 35.8 °C La Rochelle 35.8 °C Cognac 35.7 °C Niort 35.3 ° Nantes 34.8 °C.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet, les températures minimales sont de 26.7 °C à Martigues – La Rochelle 23.2 °C, Bordeaux 23.2 °C.
17 juillet: la chaleur s?accentue encore avec 33° à Paris, 35° à Rennes et 37° à Bordeaux. Le 18 juillet, on dépasse 35° sur les 2/3 de la France avec 35° à Paris, 37° à Nantes, 38° à Bordeaux et 39° à Cazaux ? les hôpitaux de l?ouest sont bondés.
19 juillet: les très fortes chaleurs concernent surtout le bassin parisien, les régions du nord et du nord-est. La température maximale est mesurée à Dunkerque avec 38°3, alors qu?il fait 37°0 à Dieppe! Il fait 37 à 38° en région parisienne après une nuit où les minimas ne descendent pas au-dessous de 20 à 24°. De violents orages se produisent sur la région Midi-Pyrénées et en Normandie.

Le 26 juillet, une ligne de grain particulièrement musclée, balaye l’ouest du Bassin parisien. De très violentes rafales de vent, accompagnées de grêle et d’une chute des températures de 15° en quelques minutes se produisent sur la partie ouest de l’Ile-de-France, notamment à Paris. Ceci met fin à cette vague de chaleur exceptionnellement longue. Ce mois de juillet 2006 est le plus chaud jamais enregistré à Paris-Montsouris (au moins 150 ans) et le plus chaud depuis au moins 50 ans sur toute la France. Il s’agit du deuxième mois le plus chaud de l’histoire après août 2003 (24°0 contre 24°2 en moyenne sur l’ensemble de la France).

Août 2006 contraste énormément avec le mois précédent. Les températures sont presque constamment inférieures aux normales de saison, notamment au début du mois ainsi qu’au cours du week-end du 12 et 13 août où le temps est particulièrement maussade, pluvieux et frais sur les régions du nord et de l’est. Avec la proximité d’une dépression, les pluies sont parfois très abondantes et des inondations ont lieu sur le Pas-de-Calais. Le 12 août, les températures ne dépassent pas 14 à 18° du nord-est à la Normandie et le 13 août, on enregistre 14° à Reims et Rouen, 15° à Abbeville et 16° à Paris. Il neige au-dessus de 1800 à 2000m sur le nord des Alpes.

Le mois d’août se termine comme il a commencé, c’est-à-dire dans la fraîcheur et l’humidité. Les températures sont particulièrement basses les 28 et 29 août avec des maxi de 13 à 17° dans le nord-est le 28 et 13 à 15° dans le nord et le nord-est (15° à Paris) le 29 où une petite dépression traverse la France et provoque de fortes pluies. Une tornade se forme au-dessus de la forêt de St-Germain-en-Laye, dans les Yvelines.

Le début du mois de septembre est beaucoup plus chaud et de nouveau estival. Le 5 septembre, les températures dépassent 35° dans le sud-ouest (37° à Dax). Le 6 septembre, cette chaleur gagne les régions du nord. Le 9 septembre, il fait de nouveau plus de 35° sur le Pays basque et le 11 septembre, on atteint 33° à Caen et 31° à Paris.

A partir du 12 septembre, les orages gagnent le pays. Une vigilance orange aux fortes pluies est lancée près de la Méditerranée le 13 septembre (1er épisode de la saison).
Le 14 septembre, les pluies sont de nouveau très fortes autour de la Méditerranée, surtout à au sud-est de la Corse. Il tombe par exemple plus de 410 mm en 10h entre Aléria et Solenzara. Ces pluies provoquent des inondations, coupant des routes et bloquant quelque 500 voitures. On compte 1 victime.

Le 17 septembre, des retours de nord provoquent d’importantes précipitations dans le nord-est. En 24h, on mesure 88mm à Epinal, 55mm à Luxeuil, 50mm à Besançon, 44mm à Mulhouse, 43mm à Strasbourg et Belfort.

Les 24 et 25 septembre de nouvelles pluies diluviennes se produisent du Massif central au Languedoc et à la région PACA. Le sud de l’Alsace est également concerné. Des inondations sont observées dans le Var. Parmi les valeurs les plus élevées en 24h, on peut citer 184.6 mm au Mont-Aigoual, 158.4 mm au Cap Cépet, 137.4 mm à Toulon.

Le mois de septembre se termine dans la douceur. Il s’agit d’un des mois de septembre les plus doux jamais enregistré. Le 30 septembre une trombe marine arrive sur le port du Guilvinec (29) et emporte plusieurs véhicules.

Le 3 octobre, une dépression alimentée par de l’air tropical se creuse dans le golfe de Gascogne. Vers 8h, le centre dépressionnaire passe au nord du bassin d’Arcachon où les vents dépassent 150 km/h (151 km/h à Biscarosse et 166 km/h au Cap Féret). Des arbres sont déracinés par miliers, jusqu‘à Bordeaux où les rafales atteignent 115 km/h. Cette dépression 995 hpa est propulsée par un puissant courant jet et traverse tout le pays, du sud-ouest vers le nord-est. Une ligne de grain particulièrement violente balaye le Massif central et la région Rhône-Alpes. De très fortes pluies provoquent des inondations dans le nord-est où il tommbe souvent 50 à 100mm en 24h.

Les 11 et 12 octobre, de fortes pluies se produisent sur la région Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon. Il tombe plus de 70mm en 24h à Toulouse et 123mm à Sètes.

Les 19 et 20 octobre, un épisode très pluvieux concerne le sud-est. Il tombe plus de 300mm en 24h entre la Lozère et l’Ardèche puis les orages se décalent vers la Corse et l’on relève 157mm à Porto-Vecchio. Des routes sont coupées dans les Cévennes.

Nuit du 23 au 24 octobre : Une dépression 978 hpa circule rapidement de la pointe du Finistère au sud-est de l’Angleterre. DEs vents très forts balayent tout le quart nord-ouest mais il s’agit d’une tempête tout à fait de saison. Les rafales atteignent 135 km/h au sud de la Bretagne et 90 km/h à Melun, 95 km/h à St Maur, 94km/h à St Arnoult (Oise) et 130 km/h au sommet de la Tour Eiffel. Le bilan est de 1 mort. Un porte conteneur échoue également au large de La Rochelle. D’autre part, une tornade ravage une partie de la commune d’Arques, près de Saint-Omer (Pas-de-Calais), à l’arrivée de l’air chaud d’altitude propulsé par la dépression dans la soirée du 23.

Septembre et octobre 2006 sont extrêmemement doux. La période de douceur qui débute le 1er septembre, se prolonge au-delà du mois d’octobre. Le 26 octobre est une journée encore plus exceptionnelle que les autres. Un nuage de sable survolle tout le sud-ouest de la France et les températures atteignent des valeurs extraordinaires : 32° à Echirolles (banlieue de Grenoble), 31° à La Parata et Ajaccio (Corse), 31° au Versoud (agglo. de Grenoble), 28° à Marseille, 27° à Lyon, 26° à Colmar, Lons-le Saunier, Besançon et Mâcon.
Le 28 octobre, on relève plus de 26° des Pyrénées à la Méditerranée avec une pointe à 30° au Luc en Provence et à Calvi.

Les 15 et 16 novembre, la douceur revient en force car une puissant courant de sud s’installe du Maroc à la Scandinavie. Le 17, les températures dépassent largement 15° sur toute la France, atteignant 17/18° en IDF, 18/20° dans le nord-est et 20 à 24° dans le sud-ouest (24° à St-Girons). Le 18 novembre, une tempête de sud se déclenche sur les préalpes (rafales à 120km/h à Chamrousse – température de 21° dans la nuit à Grenoble) et de fortes pluies ont lieu dans la vallée du Rhône. Plusieurs routes sont coupées dans le Gard.

Les 24 et 25 novembre, un puissant courant de sud s’installe de nouveau sur notre pays, véhiculant de l’air chaud à tel point que des records sont pulvérisés. Il fait jusqu‘à 19° à Paris et sur un grand quart nord-est, 20° à Clermont et Lyon, 22 à 23° à Grenoble et 24° à St Girons. Les vents dépassent 100 km/h dans le nord-ouest et l’axe rodanien (110 km/h à Macon, 125 km/h à Chamrousse et 130 km/h sur le Vercors).

3 décembre: De fortes pluies orageuses provoquent des inondations sur la Côte d’Azur et l’est de la Provence, notamment à Fréjus et dans l’Estérel. Il tombe près de 230mm d’eau en une nuit à St Raphaël. Par ailleurs, un fort coup de vent a lieu dans le nord-ouest (rafales de 130km/h dans le Finistère, 115km/h sur le sud de la Bretagne et le littoral du Nord Pas de Calais). Une éolienne tombe dans la banlieue lilloise.

8 décembre: Une dépression en provenance du Golfe de Gascogne remonte rapidement vers la Haute-Normandie. Les vents dépassent 100 km/h sur le Poitou-Charente, les Pays de la Loire, le Centre, l’IDF. On relève 148km/h près de Nantes, 122 km/h à Paris-Montsouris, 119 km/h à Roissy et au Bourget (1 personne est écrasée par une pancarte publicité à Paris), 114 km/h à Orléans et 112 km/h à Tours. De très fortes pluies se produisent sur la Normandie et la Bretagne. Une tornade se forme sur les Monts du Lyonnais. Le vent de sud atteint parfois 150 km/h sur le plateau du Vercors.

15 décembre: De fortes pluies orageuses provoquent des inondations à l’est de la Corse où il tombe localement 400 à 500mm en une journée.

25 décembre: Avec les conditions anticycloniques qui persistent depuis plus d’une semaine, les inversions thermiques sont très nettes. Les températures maximales restent négatives sur les trois-quarts de la France (parfois -4 à -5° à l’ouest du Massif central) alors qu’en montagne, il fait parfois plus de 10 voire 15° au-dessus de 800m d’altitude (16° à Embrun).

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Ecarts à la normale par mois


Les graphiques présentés ci-dessus sont le fruit d'un très long travail personnel. Il s'agit des écarts à la moyenne des températures et des précipitations, calculés en moyenne pour l'ensemble de la France. Les noms des régions indiquent les extrêmes. Ces informations ne peuvent pas être utilisées à des fins commerciales. Guillaume Séchet

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